Procédé pour construire un corps monolithe. La présente invention se rapporte à un procédé pour construire un corps monolithe en formant un espace renfermé délimitant la forme chi corps, en remplissant sensiblement tout l'espace d'un agrégat, et en faisant cou ler une laitance (le ciment hydraulique dans les vides dle l'agrégat par lun ou plusieurs conduits d'amenée de laitance se prolongeant dans l'intérieur de la masse d'agrégat.
Suivant l'invention, ce procédé est carac térisé en ce qu'un emploie un agrégat trié en ce qui concerne les dimensions des particules, de sorte que la dimension maximum des par- tieules les plus larges ne dépasse pas en un point quelconque environ un quart de la di- nension minimum (le l'espace à ce point et qlue les espaces entre les grandes particules sont sensiblement remplis de particules plus petites possédant une dimension minimum va riant entre environ 6,35 et 15,8 mm, en ce qu'on tasse l'agrégat pendant la mise en place, afin tee réduire ait minimum les vides dans eelui-ci,
et en ce qu'on force la laitance dans la masse dl'agrégat sous une pression supérieure à la pression atmosphérique, afin<B>(le</B> remplir sensiblement tous les vides restants clans la nmasse, ladite laitance étant une suspension, dans (le l'eau de ciment hydraulique, d'un remplisseur inorganique finement divisé con tenant (le la silice acidique colloïdale, et d'un agent lubrifiant et de suspension permettant à la laitance de couler librement sans sensible ment se fixer,
la mise de la laitance sous pres- sion ayant pour but de produire une masse monolitlhe possédant une plus grande densité et une plus grande solidité et une contraction sensiblement moindre qu'un béton fabriqué à partir du même ciment et des mêmes consti tuants du remplisseur mélangés d'avance avec l'agrégat dans les mêmes proportions avant la mise en place. La description suivante du procédé est illustrée, à titre d'exemple, par les dessins dans lesquels les pièces ana logues sont indiquées dans les diverses vues par les mêmes numéros de référence.
La fier. 1 est une coupe verticale d'une partie d'ouvrage désagrégée dont on a retiré les parties défectueuses avant d'entreprendre sa réparation.
La fig. 2 est une vue analogue à la fig. 1, montrant la cavité partiellement remplie d'un mélange en vrac maintenu par un coffrage convenable.
La fig. 3 est une vue de face (le la partie d ouvrag'e représentée à la fig. 2, montrant comment on peut fier le coffrage sur la cavité.
La fig. 4 est une vue en élévation avec arraellenients partiels d'un appareil, et elle montre schématiquement, à titre d'exemple, comment on peut remplir la cavité en y refou lant une matière à travers le mélange.
La fig. 5 est une coulpe analogue à la fig. -1 montrant une cavité qu'on a \complètement remplie et comment. on peut employer un rac cordement pour maintenir la pression sur les matières remplissant la cavité, afin de les maintenir en place et pour en extraire l'eau jusqu'à ce qu'elles soient suffisamment fermes pour demeurer en place.
La fig. 6 est une coupe verticale d'une partie d'ouvrage neuf en voie de construction. Les fig. 7 et S sont des vues analogues à )a fig. 6 et illustrent certaines phases du pro cédé de coinstiruction.
Suivant le procédé dont il s'agit ici, on a créé la cavité à remplir en enlevant au ciseau oul d'autre manière les parties désagrégées, défectueuses ou branlantes de la surface d'un ouvrage ancien et délimitant la cavité ainsi formée an moyen d'un coffrage, ou en déli mitant au moyen d'éléments de coffrage une cavité à l'eniplacemient de laquelle il s'agit (le construire un ouvrage ou une partie d'ou vrage. Si les circonstances sont telles qu'il est utile on nécessaire d'enlever tout un pan d'un ouvrage ancien, on peut délimiter la cavité par des parois convenables de coffrage appli quées sur les parties saines de l'ouvrage.
Polur simplifier, on va décrire l'invention de façon détaillée par l'exemiple de la réparation d'uine partie désagrégée d'un mur de béton dans le quel la cavité à combler est formée par l'en lèvement dles matériaux inutilisables et reeou- verte par un eoffrage.
Après qu'on a enlevé les parties mauvai ses de l'ancien ouvrage, on ferme la cavité à parois désormais saines au moyen d'un cof frage et on la remplit d'un mélange sans con sistance. Afin de réduire au minimiium les vides qui subsistent entre les particules du mélange et d'augmenter la densité (lu rem plissage de la cavité. on peut danser ou vibrer convenablement ce mélange pendant ou après qu'on l'a coulé, et l'on injecte dans la cavité une eoniposition solidifiante sous pression des tinée à combler les vides existant entre les éléments du nmélange et entre ceux-ci et les parois de la cavité.
Lorsque la cavité est déli- imitée en partie par une portion de l'ancien ouvrage, on peut aussi injecter la composition par les vides ou interstices qui peuvent subi- sister dans l'ouvrage au voisinage de la cavité et qui communiquent avec elle. Lorsque la composition s'est solidifiée, les conistitnanits du mnélange se trouvent liés en un bloc et le contenu de la cavité est lié dans son ensemble avec l'ancien ouvrage.
Du fait due la cavité se trouve remplie d'un mélange déjà solide et que ses vides sont réduits à ceux qui exis tent entre les eonstituants dlu mélange, le re trait du contenu de la cavité lie fient se pro- (luire, due dans la comnposition solidifiante ein- ployée polir remplir ces vide. D)e ee fait, l'en semble élu contenu dle la cavité lie subit pas de retrait appréciable à la suite de la dessie- cation dle la composition solidifiante.
Il est souvent désirable cille la pièce on coffrage qui sert à délimiter lat cavité soit de nature poreuse ou absorbante, de façon qu'une fois qu'on a refoulé la composition solidi- fiante dans la cavité, on puisse, dl'une manière convenable quelconque, en retirer une partie de l'eau à travers le coffrage. Lorsque la com position comprend du ciment hydraulique, on peut ainsi diminuer sensiblement le rapport entre l'eau et le ciment dans tonte l'étendue de la zone dle réparation, ce qui se traduira par une augmientation considérable dle la résis tance de la composition après prie.
De plus, la diminution du rapport entre l'eau et le ci ment à la surface du contenu de la cavité voi- szine dit coffrage peut être relativement grande, de sorte qu'on obtient une surface extrêmement dure et éiminemmnent résistiantc eux intempéries et anl craquèleiment.
Considérant plus particulièrement les des sins, dans un ouvrage dle béton 1 dont on voit la surface cil 2 et dans lequel on a formé une cavité 3 en enlevant des matériaux (le mau- vaise qualité ou (lésagrégés. on perce des troua -1 convenablement disposés pour le scellcinent de boulons<B>(le</B> retenue 5 dont l:
i résistance et l'espacement sont calculés (le manière il assu rer la retenue d'un coffraze indiqué dans son ensemble en 6 contre la face on surface ?<B><I>(le</I></B> l'ouvrage (le béton 1. (le manière à bouclier la cavité 3 et à foi-nier avec elle une chambre C.
Comme on le voit sui\ les dessins, le cof frage 6 comprend des éléments 7, 3. 9, 10 et 11 qui peuvent être des planches d'une ]on- gueur et d'une largeur convenable polir re- couvrir complètenment la cavité 3 et dles tra- vcrses (le serrage 12 percées de trous pour le passage des boulons 5 et destinées à retenir les planches 7, S, 9, 10 et 11 rigidement contre la surface (le l'ouvrage voisine de la cavité 3.
Les boulons on tirants 5 peuvent être du type à coin expanseur qu'on petut engager clans les trous 4 et y dilater, (le manière à les y rete nir par1 frottement, ou bien ils peuvent être di'ulnt antre type convenable quelconqne. Au besein, on peut prévoir un joint étanche au- lotur dle la périphérie dlut coffraze entre ce dernier et l'ouvrage. Un tel joint peut comn- nprendre une masse dle sable fin maintenue serrée entre le coffrage et l'ouvrage préexis tant.
Polur la réparation dl'une paroi verticale d'un ouvrage, ont peut supprimer la planche out outre élément supérieur 11 du coffrage jpusqu'au moment où la majeure partie dle la cavité C soit pleine dle mélange e,ii vrac. An ras oit l'on supprime cet élément 11 ainsi qu'on le voit sur la fi g. '2, ont peut couler le mélange 14 dans la cavité Cnl quantité suffi sante pour qu'elle en soit à peu près remplie, et ce qu'il reste (le vide peut être comblé à mesure qu'on introduit l'élément supérieur sous les organes de retenue 12.
Lorsqu'on travaille en plafond , le cof frage 6i peut couvrir complètement la cavité et l'on petut remplir celle-ci en y projetant lc mélange au moyen d'anl violent jet d'air comprimé on par tout autre procédé conve nable.
Les éléments (lu coffrage peuvent être faits d'une matière poreuse, mais en égard à la fragililté deC ceuix dont on dispose ces élé- metnts seront plus souvent faits de bois et recouverts dl'une matière poreuse convenable. Comme on peut le voir d'après la fig. 2, la surface intérieure dles éléments dle coffrage tournée vers la cavité est recouverte de feuil les dle matières poreuses et absorbantes 13, par exemple faites d'une matière fibreuse comprimée, (le caontclhoue mousse, etc.
De préférence, le nmélange qu'on aura in troduit dans la cavité sera tassé on vibré de façon àl réduire au minimum les vides entre les particules du mélange. La fig. 2 montre en A un appareil vibreur ou tasseur appliqué contre l'extérieur dles éléments du coffrage, de manière à faire subir des chocs au mé lange et ainsi à le tasser.
Après due la cavité C telle qu'elle est re présentée aux fi g. '2 et 3 a été remplie de nié- lange en vrac entassée on vibrée, elle est prête pour l'introduction d'une composition soli- difiante. A cet effet, on peut munir l'un dles éléments, par exemple l'élément 9, dl'un pas sage 15 aboutissant dans la cavité et poturvu (le raccords pour établir la communication avec un appareil capable d'infuser la compo sition clans la cavité.
Ce passage 15 peut communiqtuer avec l'alé sage dl'un embout 16 fileté en vue dle soln rac- eordement avec une source d'alimentation et pourvu (l'une bride 17 grâce à laquelle ont peut fier rigidement l'embout 16 à l'élément 9 qui recouvre la surface (le la cavité. Cela permet d'établir une communication entre l'embout 16 et un appareil destiné à refouler une composition solidifiante entre les éléments nu mélange ainsi qu'entre ce dernier et les parois massives de la cavité avec lesqluelles il est en contact.
An lien de traverser le eof- frage, le passage par lequel la composition solidifiante est introduite peut être pratiqué obliquement à travers une partie dle l'ouvrage préexistant.
La fig. 4 montre un appareil pour le re- foulement d'une matière dans la cavité.
On peut mélanger la composition et la tenir en réserve clans un récipient 18 pourvu d'une vanne 19 commandant le passage (le la matière entre le réservoir et le cylindre '30 d'une pompe à déplacement positif.
Le piston 21 refoule la matière du cylindre ?0 par un clapet de refoulement 22 clans un conduit rigide ou souple 23 auquel on peut raccorder l'embout 16.
Au besoin, les clapets 19 et '?'? peuvent être commandés automatiquement pour que l'afflux de matière du réservoir clans le cylindre 20 et de celui-ci clans la con duite 23 puisse s'effectuer aux instants con- venables. De cette façon, afin de refouler<B>(le</B> la matière dans la cavité 3, il suffit de rein- plir le réservoir 18 de matière et de mettre la pompe en marche grâce à quoi il se pro duit un refoulement dle matière par la con duite 23,
l'embout 16 et le passage 15 dans la cavité, ce qui comble les vides subsistant entre les divers éléments dit mélange. Ensuite, lors- qulie la cavité a été rein plie dle composition soli- difiante, on peut enlever une partie appré- riable dle l'eau présente dlans la composition.
Par exemple, on plat maintenir la pres sion de fluide agisssint sur la composition en reliant lute conduite dl'air nou de graz coin- primié à l'embout 16. Pour faciliter cette liai son, tilt robinet 24l est relié à l'embout 16 au moyen d'un raccord 25.
Le robinet 24 l est à son tour relié à un second robinet 26 par un raccord 27, le robinet 26 étant fixé à la con duite 2s dl'amenée (le la composition. Lors- quli'on désire passer de la conduite 23 à une conduiite 28 par où arrive l'air ou le Raz com- prinié, on petit fermer les robinets 24 et 26 polir enipêclher la composition solidifiante de s'écliapper et, après avoir (iévissé le raccord 27, on lent retirer le robinet 26 et la con duite 2-'23 etl relier la conduite 28, an robinet 24' ait moyen du raccord 27 éivoir fig. 5).
On liait ensuite ouvrir le robinet 24 pour faire communiquer la pressioit (le fluide régnant dans la conduite 283 avec la compoiisition soli- dlifiante présente dans la cavité et chasser l'eau contenue dlans cette compiosition à tra vers la matière poreuse 13.
Une antre façon dle diminuer la teneur en teau tic la coimposition conusiste às secouer ou vibrer celle-ci après sa nuise en place dlans la canvité. On petut y parvenir en appliquant un apparcil vibreur contre le coffrage, (le ma- iliière qulle les szecousses ou vihrations se coin- mluiliquiient à la composition et qulle l'eau qulle ceste dernière contient s'écouile àl travers le coffrage poreux. Au besoin, on peut effec tuer cette opération en complément du1t main- tion dle la pression dle fluide sur la composi tion solidifiante.
On peut envisager d'appli- quercr le traitement vibratoire pendant le refou- lenient (le la composition solidifiante dans la cavité. C'est un procédé avantageux parce que la diminution de la teneur en eau est plus rapide, la composition solidifiante pénètre mieux dans les menus vides existant dans les éléments du mélange et entre ceux-ci et l'otu- vrage préexistant, et les vibrations tendent a consolider la composition pendant qu'on di minue la teneur en eau.
On peut aussi effectuer cette diminution en appliquant par decs moyens convenables un vide à l'extériceur dlui coffrage poreux. Ce pro- eécdé est analogue à celui qui consiste, ainsi qu'il ai été dit àl maintenir la pression du fluide sur la composition. car on engendre ainsi entre la pression à l'intérieur (le cette composition et la pression atmosphérique à l'extérieur dlu cof frage, une différence qui produit l'écoule ment de l'eau à travers ce dernier.
Assurément, il n'est pas nécessaire que l'eau présente dans la composition solidifiante soit éliminée. Lorsque la cavité est délimitée en partie par lui ouvrage de béton, une partie (le cette eau petit passer à travers les pores dle ce béton et l'on aboutit au même résultat. En d'autres cas, une composition possédant plie résistance suffisante salis élimination dl'eau est à conseiller.
Dans la mise en #uvre de la présente in vention, on petit employer des mélanges très divers et leur choix dépend des caractéristi- qtues de la cavité et du type d'ouvrage qu'on bâtit ou répare, sans perdre de vue qulle les risques dle retrait (le l'ensemble du remplis sage diminue lorsque l'espiace vide total entre les éléments tin mélange est minimum111. Pour réparer des parties désagrégées d'ouvrages de béton, ainsi qulle le imontrc le dessin, il y a gé- péralemenit intérêt à ce que les éléments dit mélange soient dle faibles dimensions, et clos exemples (le matériaux convenables sont la pierre coneassée, le gravier, etc.
Sans être restrictives, les indications ci- apriès seront lun guide dans le chois d'un mé lange. Polir (lui travail couranit, la grosseur ininillillin est celle (1'111l matériel traversant un erihle à mailles (le fi nim, et la grosseur maximum correspond au quart (le la profon- (lcur de la cavité.
fit la cavité à boucher est relativement grande et profonde, la grosseur minimum. du matériel sera (le 12 mm. Ou petut employer n'importe quelle com position solidifiante ne risquant pas d'obs truer les tuyaux et susceptible de remplir les interstices entre les éléments du mélange et les parois (le la cavité. La composition peut comprendre du ciment de Portland, de l'eau, 1une charge contenant en suspension tin peu de silicc acidique colloïdale et une substance elséagineuse choisie dans le groupe composé clos acides, esters et sels grnas, comme le stéa- rate d'ammonium, etc.
Ou mélange ces ingrédients en propor tions convenables pour fermer une bouillie, la silice acide colloïdale intervenant pour retar der la gélification du ciment et la substance eléaginetuse comme plastifiant et lubrifiant. Par exemple, on a obtenu d'excellents résul tats avec un mélange contenant 1 partie de eiment de Portland, et 1,5 partie de laitier de haut-fourlneau éteint dl l'eau, granulé et broyé assez finement pour qu'il traverse un tamis de 40 mailles au centimètre et une surface d'an moins environ 2200 ont2 au gramme. A ce lmélange, ou ajoute 55 à 68 litres d'eau par sac de ciment et une quantité suffisante d'une émulsion contenant un sel alcalin (le l'acide stéarique pour qu'il y ait 500 à 700 g de stéa- rate par sac de ciment.
On a obtenu de bons résultats en employant en parties égales, du ciment (le Portland et des cendres volantes àl faible teneur en carbone, dont la finesse exprimée par la surface rapportée au poids variait (le 2500 à 3500 ont2 par gramme ou mime plus.
Dans l'exemple précédent, on peut avan- tagellsement remplacer lat scorie de haut- fourneau par une matière silielcetuse chimi- quelment active quelconque, (le nature volca- piqlue ou dliatomacée, comme les cendres vol- camictues, le tut, lal terre d'infusoires et ic schiste out ll'autires matériaux possédant les muêmes propriétés.
On peut ajouter ces ma t ières soit au clinker et les broyer en même templs que le ciment, soit les ajouter au ci- nment sous forme finement pulvérisée.
Bien qu'on puisse employer n'importe qluel ciment Portland du commerce, on a trouvé qu'on a obtenu les meilleurs résultats avec un ciment plutôt pauvre en aluminate tricalcide et dont la surface est au moins de 1600 à 1800 cmn2 au gramme, ses particules traversant un tamis de 40 mailles au centi mètre et sa teneur en particules ayant un dia mètre moyen inférieur à 5 raierons étant rela tivement faible.
Il va sans dire que la quantité d'eau à em ployer variera beaucoup suivant la dimen sion des vides existant entre le mélange et les rides existant dans l'ouvrage préexistant qui délimite la cavité. Il y a intérêt à employer aussi peu d'eau que possible pour obtenir une consistance permettant à la composition (le couler facilement et de remplir les vides et interstices de la cavité.
Dans certains cas, il s'est révélé éminem ment utile d'employer dans la composition solidifiante du sable fin en outre des cons tituants énumérés ci-dessus. L'emploi de sa ble dans la composition solidifiante donne un mortier moins rieche en ciment et de ce fait moins enclin à se retirer. De même, comme il a déjà été dit, les éléments de contact du nmé- lange présent clans le coffrage tendent à di- mninuer le retrait, de sorte que les ouvrages construits par le procédé décrit ici ont un retrait relativement faible.
On envisage également d'appliquer la pré sente invention à la construction d'ouvrages neufs tels que murs, baraques, piles de ponts, édifices, réservoirs, etc. Pour la construction de parois armées relativement minces et d'autres ouvrages dont la configuration ou la position rendent difficile la mise en place chu béton, le présent procédé peut permettre une construction mieux réussie, et cela à des elm- placements où elle n'était pas possible jus- (tu'à ce ,jour.
Les fig. 6 à 8 montrent comment ce pro cédé (le construction petit être mis en aeuvre pour la confection d'un ouvrage tel qu'un mur. On délimite une cavité G au moyen de parois de coffrage 30 qu'on a représentées comme étant faites (le bois et revêtues d'une matière poreuse absorbante 13.
Ces parois sont placées dans une position convenable et couronnées d'un coffrage de faîte 31 dans le- quel sont ménagées une ou plusieurs ouver tures 32. Les parois 30 sont maintenues en position par des supports 33 entretoisés par des tirants 34. Alors que la cavité est vide, on peut introduire par les ouvertures 32 chi coffrage (le faite 31 des buses 35 qui sunit reliées à sles conduites 36 et qui descendent jusqu'au voisinage du bas de la cavité. Un peut introduire le mélange d'une manière qtuelconque suit en le refoulant par les buscs 35, soit en le déversant palr ries ouvertures pra tiquées clans le coffraze lie faite 31.
Après qu'onl a rempli la cavité de mélange, on peut le vibrer par des moyens indiqués en A, afin dec le tasser et (le réduire au minimum l'en- semnble rdes vides qlui sulbsistent dlans la cavité (voir la fisg. G), villes qlui seront comblllés par dle la composition solidifiante.
O)il petit ensuite refouler la composition solidlitiante clans la cavité entre les éléments du nmélange par les hues 35i. A mesure que la composoition solidifiante remplit la cavité, on peut retirer les luises, en veillant à ce qlue le niveau dle la composition soit iiu-dessus (le l'orifiee dles buses (voir tig. 7). Onl peut in troduire la composition solidifiante dlans la cavité uiinsi qu'on l'a représenté à la fig. 6. Dans les parois (le coffrage 30, on peut pré voir uln1 certain nombre d'embout, ou rae- cords 37 qu'on peut raccorder à des source convenables (lion figurées).
On peut relier la source dle composition solidifiante d'abord au raccord situé le plus bas, et à mesure que le niveau dle composition solidifiante s'élève clans la cavité (', on petit raecorder la source successivement avec les raccords situés plus lhant. En commençant par le ba3 l'introduc tion (le eomposiition solidifiante et opérant (le lias en haut ou du dedans en dehors, on sup prime la possibilité dl'entraînement d'air. Après que la cavité a été remplie et qu'on a retiré les buses si l'on en a enmployé, on peut diminuer la teneur en eau de la composition ainsi qu'il a été dit. La fig. 8 montre la cavité après que la composition solidifiante a été re foulée dans les vides et alors qu'on se sert (le l'appareil vibratoire A polir diminuer la te neur en eau de la composition.
Une fois achevé, un mur construit suivant le présent procédé est un bloc solide et dense sensiblement sans vide ou porosité à l'inté rieur. Le retrait à la prise est très faible et l'on peut donner à l'ouvrage une résistance eomparable ou même supérieure à celle des ouvrages construits par les procédés conmnus. 0n peut aussi envisager dle econstituelr les pa rois rdu coffrasse par une série de dalles de béton préfabriquées et jrointées. De cette ma nière, lorsque l'ouvrage est terminé, on lent les laisser en place et elles sont solidenment reliées à la masse par la conmpositiuon solidi- ftante.
Une autre application du procédé décrit ci-dessus est la construction lie brise-lames, jetées, fendations dle quai, etc., dans lesquels une partie dle l'ouvrauge peut être immecrgée. Pour l'application dlit procédé à la construc tion dle tels ouvrages, on petut monter le, cof- fragees clans leur position convenable et rem plir la cavité d'tun mélange approprié. )On petut, ensuiite, reteuler la eonmposition solidi- fiante dans les vides du mélange ait moyen de buses ou conduites disposées dans le mé- lallge et descendant jusqyu1'au voisinalge dle la base (le l'ouvrage.
A mesure que la composi tion solidifiante monte et déplace l'eau qui peut ,e trouver dans la cavité, on peu't re monter les conduites par lesquelles arrive la composition.
On petit aussi appliquer le présent pro cédé à la production dle surfaces décoratives sur des ouvrasses (le lbéton ou autres. D)ansl, cette variante cdu procédé, les coffrages em ployés auront, (le préiérence, une surface élas tique située ait voisinage dle la cavité et l'on pourra introduire dans celle-ci uelle quantité (le mélange ,utiisantec pour déprimer la ,sur face élastique (111 eoffrmxe. Lorsqu'on illtl'o- duit la conipo,iti@ln solidifiante clans les vide,
du mélange présent. (laits la cavité, elle rem- plit sensiblement tous les vides et e,llaces entre le mélange et les parois dit coffrage sauf là où le mélange a repoussé la surface du coffrage. Après que la composition s'est solidifiée et qu'on a retiré le coffra- on petit laisser le mélange voisin<B>(le</B> la surface (le ]'ou- vrage saillir légèrement, mais il est solidement noyé dans la surface et il procure une appa rence plaisante et décorative.
En variant le titmelinge eimployé et ajoutant des piments coiivenables à la composition solidifiante, on p ,eut colorer à sa guise la surface. Evidem- iiment, dails tette application de l'invention les paroi, dle coffrage employées peuvent être po- lrilses ou ilbsorbantes en même temps que pré- seliteir titre suirface élastique au voisinage de la cavité, (le manière qu'après que la comipo- sition solidifianite n été refoulée dans la cavité, on puisse en diminuer la teneur en eau ainsi qu'il a été dlit.
Un revêtement de coffrage conlvenalle pour te genre dle travail est 1un cao)lltclioulc 1moullsse lie qualité t assez ferme.
On l Meut construire dles hiablitations, bàti- ments, mlulrs, décorations, etc., cil fabriquant des dalles dle béton relativement minces dlu type précité dans lesquelles le mélange fait quelque peu saillie àl la surface et en enm- plloyant etnsiuite ces dalles colmlme coffrage pouir mtt lter le's murs dle l'oulvrage collfolrlmé- ment ait procédé préeédetimlment drécrit. Les dalles coinstituent une suriilte décorative, filais sont tel même i temlps solidement liées à l'ou vrage.
l'intériét du présent procédé résille eu ce qile les remplissages ainsi effectués sont com pacts, robustes, durables et très résistants aux iinteimpléries. Ils lie subissent qu'un faible re trait grâce à l'emploi d'un i mélange en vrac dloin les éléments sont tris serrés, leur com pacité pouvant être encore augmentée par uni traitement vibratoire. Quant à la composition solidifiante, elle a dl'excellentes propriétés dle fluidité péniiétranit à travers les moindres pas sages et interstices sans que ces constituants se séparent,( soli retrait est faible et lors même qu'en li nl'en l diminue pal la telleur en eau ainsi qu'il z été dlit, la solidité (lit reuiplissage peut déplasser celle dles bétons actuellement en usalge.
Lorsque la cavité à remplir est délimitée en partie par dles portions d'un ouvrage pré- eistaiit, le renmplissage est solidement lié à l'ouvrage ancien du fait que la composition solidifiante peut être refoulée dans les villes et interstices de ces ouvrages qui avoisinent la cavité ou communiquent avec elle, et la com position se solidifie et adhère fortement à l'ouvrage ancien. On a constaté que cette composition solidifiante refoulée dans la ca vité pénètre relativement loin dans les inter stices de l'ouvrage dlui communiquent avec la cavité.