Procédé pour la transmission des signaux d'appel à basse fréquence. La présente invention se rapporte à un procédé pour la transmission des signaux d'appel à basse fréquence par une installation de transmission téléphonique utilisant une fréquence plus élevée que cette fréquence d'appel, caractérisé par la sélection. d'une fréquence relativement basse pouvant être facilement éliminée de la gamme de fréquence destinée à être transmise et l'utilisation du moyen amplificateur d'une telle installation en vue d'effectuer la transmission de tels signaux d'appel à basse fréquence pendant des intervalles pendant lesquels il ne fonc tionne pas comme moyen amplificateur, et une installation pour la mise en couvre dudit procédé.
L'installation peut comprendre un circuit de transmission comportant une lampe à vide à grille-écran tel que ladite lampe puisse fonctionner alternativement sous une com mande extérieure, en amplificatrice élimi nant sensiblement une bande étroite de fré quences et en oscillatrice engendrant des cou rants correspondant à cette bande étroite de fréquences.
On peut insérer dans la connexion de grille- écran d'une lampe amplificatrice à décharge électronique un circuit accordé sur une fré quence prédéterminée, qui présente une impé dance élevée à cette fréquence, et on prévoit, dans le montage amplificateur, un dispositif commutateur susceptible sous un contrôle extérieur, électrique (ou mécanique), de mo- difier les connexions de cette lampe de telle manière que l'ensemble des électrodes cathode- grille de commande-grille-écran fonctionne en oscillat.rice à la fréquence dudit circuit accordé.
On sait que, dans les systèmes de trans missions téléphoniques comportant des ampli ficateurs, ou plus généralement des lampes à décharge, les appels à fréquence très basse, de l'ordre de 20 p. p. s. par exemple, ne peuvent être transmis qu'au moyen de dispo sitifs transformant cet appel à très basse fré quence en un appel à une fréquence plus élevée, susceptible d'être transmise dans le système et qui est alors acheminée au même titre que les composantes des signaux de com munication. Toutefois, ce mode de transmis sion des signaux d'appel exige certaines pré cautions pour la discrimination, à l'arrivée, entre les composantes de signaux de commu nication et les signaux d'appel,
ce qui se tra duit par l'emploi d'un appareillage onéreux et encombrant. Si, au contraire, on transforme, selon un procédé connu, l'appel à baisse fréquence en un appel à une fréquence où les composantes des signaux transmis, de la. voix par exemple, n'ont, qu'une amplitude faible ou peuvent être facilement éliminées, de l'ordre de <B>135</B> p. p. s. par exemple pour un système de transmissions téléphoniques, la transmission est en général satisfaisante et la discrimina- Lion peut être faite par simple différence d'amplitude.
La fig. 1 représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention. La fig. 2 représente une variante du montage de la lampe à grille-écran utilisée dans le circuit de la fig. 1.
Se référant à la fig. 1, une lampe pen- tode 8 placée dans le circuit d'émission est normalement connectée en amplificatrice par les contacts de repos du relais 6. Cette lampe contient, dans son circuit d'écran, un circuit accordé 9-10 à la fréquence d'appel sur le système, par exemple 135 p. p. s., et présente donc une grande impédance à cette fré quence.
On sait que, dans ces conditions, cette fréquence, ainsi que les fréquences voisines sont mal transmises par la lampe, ce qui aura pour résultat, dans le système de signa lisation considéré, de. réduire sensiblement l'amplitude des composantes de la voix de cet ordre de fréquence.
Lorsqu'un appel à très basse fréquence, 20 p. p. s. donné par magnéto par exemple, arrive du circuit à deux fils 1, le courant est redressé par le pont de redresseurs 5, le relais 6 vient aii travail et transforme la cathode, la grille de commande et la grille- écran de la pentode 8 en un ensemble oscilla teur à 135 p. p. s. La plaque de la pentode, séparée par l'électrode suppresseuse, ne sert que d'électrode de sortie et ne réagit pra tiquement pas sur la fréquence de l'oscilla teur. Une émission à 135 p. p. s. est ainsi envoyée sur le circuit à quatre fils 13, par l'intermédiaire du transformateur 12.
En condition de transmission de signaux de communication, les signaux arrivant par la ligne 1 sont transmis par le transfor mateur 4 et les contacts de repos du relais 6 à la lampe amplificatrice qui les envoie sur la ligne de transmission 13. Le condensateur 3 empêche le courant à 20 p. p. s. d'atteindre le transformateur 4.
En 11 est indiqué un condensateur d'ar rêt du courant continu, en 32 la batterie de polarisation de la lampe 8. Dans la fig. 1, on a indiqué un montage du type $artlay pour l'oscillateur inclus dans la lampe 8. Il est clair toutefois que tout, autre montage peut être utilisé, par exemple le montage de la fig. 2, dans lequel l'induc tance 10 du circuit accordé de grille-écran constitue le secondaire d'un transformateur.
En outre, le relais 6, en fonctionnant, met à la masse la grille de la lampe de réception d'appel 21, dans le but d'empêcher des har moniques du courant d'appel à 20 p. p. s. d'atteindre cette lampe à travers le transfor mateur différentiel 2, le condensateur 15 et le circuit 16, 18 et 19 et, par suite, de provoquer un fonctionnement intempestif du relais de réception locale 22.
D'autre part, le relais 6 ouvre, à son con tact de repos, la boucle du circuit à quatre fils. Il peut arriver en effet, en particulier, dans le cas d'une liaison par radio, que, lorsque les circuits à deux fils ne sont pas connectés à des postes téléphoniques, des oscillations connues sous le nom d'amorçage en boucle se produisent par défaut d'équi librage dans l'ensemble de la liaison à quatre fils. De telles oscillations risqueraient d'empê cher la transmission des appels; l'ouverture de la boucle les fait cesser et assure ainsi la transmission correcte des signaux d'appel.
Si, maintenant, un signal à 135 p. p. s. arrive sur les fils de réception 14 du circuit à quatre fils, il sera en partie arrêté par le condensateur 15 placé en série avec le secon daire du transformateur différentiel 2. Le système formé par la self-inductance 16, le condensateur 17 et. la partie de l'autotrans- formateur 18, placés aux bornes du conden sateur 17, constitue un circuit résonnant à 135 p. p. s. Il se crée donc, aux bornes du condensateur 17, une surtension à la fré quence du signal reçm, qui est transmise, mul tipliée par le rapport de transformation de l'autotransformateur 18, à la grille de coin mande de la lampe de réception 21 à travers le condensateur 19.
Celui-ci se charge, ren dant la grille fortement négative, ce qui a pour effet de .faire relâcher le relais de plaque 22. Ce relais est, dune part, shunté par la résistance 23, en position de travail, afin de faciliter son relâchement et, par suite, nécessiter une tension négative iïioindre sur la grille, mais son retour au travail est faci lité à la fin de l'appel par la suppression du slirmt. D'autre part., un condensateur électro lytique 24, de forte valeur, est placé aux bornes de son enroulement, et retarde le relais au relâchement de manière que, lorsque un appel est émis sur la ligne 1,
le relais 6 ait le temps de mettre la grille de la lampe \..'1 à 1a masse pour bloquer\ cette lampe.
Le relais de plaque 22, en retombant à l'arrivée d'un appel entrant, met- en action, par son contact de repos, le relais 25 alimenté par la batterie 31, qui se met à battre du fait de la disposition clés connexions et de son réglage de 20 p. p. s. environ. Il inverse à cette cadence le courant dans le primaire du transformateur d'appel 26, dont le point mi lieu est relié à la masse à travers la résis tance 27.
Par ailleurs, le relais 28 vient au travail et connecte le secondaire du transformateur d'appel 26 au point milieu du transforma teur différentiel 2, qui est représenté avec son réseau équilibreur 2r30. Le courant d'appel est ainsi transmis à 20 p. p. s. sur la ligne à deux fils 1.
D'autre part, ce relais 28 ouvre le circuit de réception afin due les harmoniques du courant d'appel ne viennent perturber le fonctionnement de la lampe 21 du récepteur d'appel par l'intermédiaire du secondaire du transformateur différentiel, l'équilibrage n'étant pas assuré à la fréquence de 20 p. p. s.