Emballage avec ruban de déchirure.
Invention concerne un emballage avec ruban de déchirure, comportant une enveloppe formée d'une feuille mince et flexible de matière plastique, et un ruban de déchirure appliqué sur la surface intérieure de ladite enveloppe et se prolongeant au-delà d'un de ses bords, de manière à pouvoir être saisi pour provoquer la déchirure de l'enveloppe; cet em battage est caractérisé en ce que le ruban de déchirure comporte une feuille de forme allongée en matière plastique, cette matière étant apparente sur une face au moins du ruban, et une feuille en une matière présentant une résistance à la traction plus forte que ladite matière plastique réunie à ladite première feuille.
Le ruban de déchirure sert à ouvrir l'em- ballage quand la feuille formant ladite enveloppe est très difficile à déchirer, par exemple quand ladite feuille est en chlorhydrate de caoutchouc, en en polyéiliylène, en copolymère de chlorure de vinyle et de chlorure de vinylidène, etc.
La matière plastique du ruban de déchi- rure peut être la même que celle qui constitue l'enveloppe. La surface du ruban de déchirure du côté de l'enveloppe peut être en matière plastique et les matières plastiques du ruban de déchirure et de l'enveloppe sont, de préférence, collées l'une sur l'autre à chaud, quoiqu'on puisse former le joint par une colle ou un solvant. La matière de forte résistance à la traction contenue dans le ruban de déchirure est, de préférence, de la cellulose régénérée.
D'autres matières de forte résistance à la traction pouvant être employées sont le papier, le tissu, le canevas, le fil, etc. Si le ruban de déchirure est laminé, la feuille de matière plastique et la feuille de forte résistance à la traction sont réunies par une colle ou de toute autre manière appropriée.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution différentes de rubans de déchirure et un paquet muni de ce ruban.
Les fig. 1 à 4 sont des coupes transversales de rubans de déchirure de formes différentes.
La fig. 5 est une vue en perspective d'un paquet enveloppé dans une feuille de chlorhydrate de caoutchouc et comportant un ruban de déchirure suivant l'invention.
La fig. 6 est une vue en perspective du même paquet, ouvert en partie.
L'invention est décrite plns particulièrement dans son application à une enveloppe en chlorhydrate de caoutchouc et à un ruban de déchirure constitué par une feuille de chlorhydrate de caoutchouc collée sur une feuille de cellulose régénérée, lé chlorhydrate de caoutchouc du ruban de déchirure étant collé à chaud sur l'enveloppe.
La feuille de chlorhydrate de caoutchouc de l'enveloppe et la feuille de chlorhydrate de caoutchouc du ruban de déchirure n'ont pas besoin d'avoir la même composition. Par exemple, l'enveloppe peut ne pas comporter de pigment et contenir un plastifiant, stabiliseur, etc., pour lui faire acquérir les propriétés qni conviennent à ime opération d'emballage spéciale, par exemple à l'emballage de produits alimentaires congelés, et le chlorhydrate de caoutchouc du ruban de déchirure peut être pigmenté et peut être plastifié avec un autre plastifiant que celui de l'enveloppe, ou avec une quantité différente du même plastifiant, ou ne pas être plastifié et contenir ou non nu stabiliseur, etc.
La principale fonction du chlorhydrate de caoutchouc du ruban de déchirure consiste à réunir ce ruban à l'enveloppe. On emploie généralement une feuille non plastifiée à cause de sa forte résistance à la traction et de son faible allongement.
Les enveloppes en chlorhydrate de caout- choux et autres matières plastiques sont spécialement employées lorsqu'il est nécessaire d'opposer une forte résistance au passage de la buée produite par l'humidité. En général, l'épaisseur est comprise entre 0,0175 mm et 0,0625 mm. Les feuilles les plus minces peuvent être obtenues en étirant une feuille plus épaisse chauffée et l'étirage augmente la ré sistance à la traction de la feuille dans la direction dans laquelle elle a été étirée.
Les paquets enveloppés avec des feuilles de ehlorhydrate de caoutchouc d'épaisseur de cet ordre sont difficiles à ouvrir, sauf s'ils sont enveloppés avec des feuilles qui ont été étirées, auquel cas la feuille se déchire assez facilement dans la direction dans laquelle elle a été étirée. En raison de la difficulté d'ouvrir les paquets enveloppés avec des feuilles de chlorhydrate de caoutchouc et autres matières plastiques, telles que celles qui ont été indiquées, et surtout les paquets enveloppés avec des feuilles non étirées, il convient de prévoir des rubans de déchirure permettant de les ouvrir facilement. Les matières plastiques seules ne donnent pas satisfaction dans la fabrication des rubans à cause de leur tendance à s'étirer lorsqu'elles sont soumises à une traction.
La cellulose régénérée, adjointe au chior- hydrate de caoutchouc ou autre matière plastique en vue de fabriquer le ruban de déchirure suivant l'invention, peut être ou non recouverte d'nue couche d'un vernis à l'épreuve de l'humidité. Si elle est recouverte, la couche de vernis peut être appliquée sur une face ou sur les deux faces de la feuille de cellulose régénérée et l'une ou l'autre des faces peut être collée sur la matière plastique.
La feuille de cellulose régénérée a, en général, une épaisseur de 0,025 à 0,050 mm. Le type de ruban auquel on donne la préférence se compose d'nue feuille de chlorhydrate de caoutchouc mince laminée avec une feuille de cellulose régénérée épaisse, de façon à obtenir la résistance maximum à la traction et un prix minimum. Par exemple, on obtient un ruban donnant satisfaetion en collant une feuille de chlorhydrate de caoutchouc de 0,025 mm avec une feuille de cellulose régénérée de 0,0375 millimètres.
Le ruban de déchirure de la fig. 1 est complètement plat et se compose de feuilles de cellulose régénérée C et de chlorhydrate de caoutchouc D; les feuilles sont réunies par une colle appropriée, non représentée, et de façon que la cellulose régénérée soit apparente sur ime face du ruban.
La fig. 2 représente une autre forme de ruban de déchirure dont les deux bords sont repliés par-dessous. Le chlorhydrate de caoutchouc du ruban de déchirure, quelle que soit la forme de celui-ci, est collé sur la surface intérieure de l'enveloppe en chlorhydrate de caoutchouc. Pour se servir de ce ruban, on colle sur l'enveloppe soit la surface extérieure des extrémités A et B repliées par-dessons, soit l'autre surface du ruban. Les surfaces de cellulose régénérée des extrémités A et B peuvent être réunies aux surfaces avec lesquelles elles sont en contact par une colle ou, si elles sont recouvertes d'une couche de nitrocellulose ou autre matière pouvant être collée à chaud, on peut les coller à chaud.
Le ruban de déchirure de la fig. 3 est obtenu en repliant sur elle-même la double feuille de chlorhydrate de caoutchouc et de cellulose régénérée. Une des faces du chlorhydrate de caoutchouc est collée sur la surface intérieure de l'enveloppe. Les deux sur faces de cellulose régénérée qui sont ainsi amenées en contact sont réunies par nne colle, ou si les surfaces en contact de la cellulose régénérée sont recouvertes de nitrocellulose, ou autre matière pouvant être collée à chaud, on peut les coller en les soumettant à la chaleur et à la pression.
La fig. 4 représente un autre type de ni- ban de déchirure partieulièrement résistant.
Il comporte une feuille de cellulose régénérée, intercalée entre deux feuilles de chlorhydrate de caoutchouc. Les feuilles de chlorhydrate de caoutchouc sont réunies à la cellulose régé nérée au moyen d'une colle appropriée.
Le paquet de la fig. 5 est une boîte de cigarettes ou d'objets analogues, enveloppée dans une feuille 1 de chlorhydrate de caoutchouc. Cette feuille est appliquée de la manière ordinaire en la faisant passer autour des quatre côtés de la boîte et en la repliant sur les arêtes latérales 2 et 3 de la partie su périenre (ainsi qu'on peut le voir) et de la partie inférieure de la boîte. Les deux extrémités 4 et 5 de l'enveloppe se recouvrent le long d'une face de la boîte. La surface de eblorbydrate de caoutchouc du ruban de dé chinure 6 est collée à chaud sur la surface intérieure de l'enveloppe, avant d'envelopper la boîte dans cette feuille, et on laisse dépasser une extrémité du ruban de déchirure au-delà d'un bord de l'enveloppe (ainsi qu'il est représenté).
On réunit entre elles les surfaces de l'enveloppe le long des plis de la partie supérieure et de la partie inférieure et du pli latéral en les soumettant à la chaleur; si on le préfère, on peut aussi se servir d'un solvant ou d'une colle.
La forme de ruban à laquelle e on donne la préférence est celle de la fig. 1, car l'une de ses surfaces, à savoir la surface de cellulose régénérée, ne colle pas sur l'enveloppe lors (lu 'on forme le joint latéral du paquet entre les bords 4 et 5 qui se recouvrent, en soumettant le joint à une pression exercée par un organe chauffé.
Cette solution est avantageuse parce que lorsqu'on ouvre le paquet, cette sur- face du ruban de déchirure peut être facilement détachée de la partie recouverte de l'ex trémité 4 de l'enveloppe. Si l'on désire empêcher qu'il existe une ouverture non collée entre la bande étroite de cellulose régénérée et cette partie de l'enveloppe, on peut appliquer une goutte de cire ou d'une autre colle ramollissant à chaud sur la surface extérieure de la partie intérieure de l'enveloppe, en face du rnban de déchirure. On a montré une goutte de cire 7 servant à cet effet sur le paquet ouvert en partie représenté en perspective à la fig. 6.
Il est avantageux de l'appliquer sur la feuille avant de commencer l'opération d'emballage et, de préférence, elle doit être assez large pour recouvrir toute la largeur du ruban et le coller sur le paquet. La cire peut aussi être appliquée sur la surface intérieure du ruban de déchirure. On peut l'appliquer sous forme de couche continue ou par points.
L'application de la cire ou autre colle sur le ruban de déchirure est limitée, de préférence, à la surface qui recouvre la partie intérieure de l'enveloppe, c'est-à-dire entre les bords 4 et 5 de la fig. 5. La surface intérieure de la languette 8 du ruban (qui est l'extrémité du ruban de déchirure qui se prolonge au dehors du bord de l'enveloppe) peut recevoir une goutte de cire et être ainsi réunie d'une manière amovible à l'enveloppe, mais de préférence on la laisse libre.
Pour amorcer plus facilement la déchirure, le bord extérieur 5 de l'enveloppe peut être entaillé, aux points 9, 9, de chaque côté du ruban de déchirure. Ces entailles peuvent être réalisées sous forme de simples fentes ou une partie de la feuille peut être enlevée.
On donne la préférence à des rubans de couleur, qu'on peut obtenir en employant nue matière plastique, une colle ou une matière de renforcement de couleur, ou des eombinai- sons de ces matières.