Perceuse à main. La présente invention a pour objet une perceuse à main, dans laquelle l'outil est ac tionné à partir d'une manivelle à main lat$- rale commandant un jeu d'organes mobiles comprenant des pignons et. un engrenage à. vis sans fin, le tout aboutissant. à une broche porte-outil. Généralement l'ensemble de ces organes est soutenu par un châssis destiné à résister aux efforts et fermé par des couvercles qui ne participent, en rien à la résistance de l'en semble.
L'invention a pour but de réaliser une construction telle que le carter forme arma ture de support des organes mobiles, ce qui permet d'alléger la perceuse par une meil leure utilisation de la. matière.
Dans ce but, l'enveloppe est constituée par deux coquilles en forme de cuvettes, en réali sant un corps creux indéformable ne néces sitant pas une armature de support..
Suivant des formes d'exécution particu lières de l'objet de l'invention, les axes des organes mobiles sont. montés dans des roule ments à billes, afin d'améliorer le rendement de la transmission et de permettre une gamme de vitesses plus grande entre la broche porte-outil et la manivelle. L'outil peut com porter deux on trois vitesses multipliées ou réduites, permettant ainsi une meilleure uti lisation des outillages et une moindre fatigue pour l'opérateur. Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, différentes formes de réalisation de l'in vention.
La fi-. 1 est. une vue d'ensemble à grande échelle d'un porte-foret ou chignole , les deux parties du carter étant écartées et sépa rées des axes et paliers du mécanisme.
Les fi-. 2 à 11 montrent diverses va riantes de réalisation du carter.
La fig. 12 montre un exemple de réalisa tion des paliers des axes du mécanisme.
La fig. 13 est une vue partielle d'une va riante du dispositif de retenue des billes d'un palier.
La fig. 14 montre une autre variante d'un dispositif de ce genre, et les fil-. 15 à 19 montrent diverses va riantes de l'assemblage du carter.
En se référant à la fi-. 1, on a représenté, en 1 et 2, deux coquilles ou corps creux en forme de cuvettes, destinés à s'assembler suivant. la ligne de joint<I>AB, AB'</I> pour for mer un carter rigide. Ces coquilles comportent des bossages 3, 4, 5, 6 destinés à augmenter la rigidité du carter. En outre, les bossages 3 et 6, qui sont à fond plein, sont destinés à recevoir l'un des paliers î d'un axe 8 (lu mé canisme et l'un des paliers 9 d'un autre axe <B>10</B> dudit mécanisme, ces axes portant des pignons en prise 11 et. 12 et l'axe 10 portant en outre une roue hélicoïdale 13, engrenant avec une vis tangente 14, solidaire de l'axe 15 du mandrin dans lequel est. serré l'outil.
Le bossage à fond perforé 4 reçoit l'autre palier 17 de l'axe 10 et livre passage à un embout polygonal 18, sur lequel peut être fixée la manivelle de commande de l'outil. De même, le bossage à fond perforé 5 reçoit l'autre palier 19 de l'axe 8 et livre passage à un second embout polygonal analogue 20.
On a représenté en 21 et 22 les joints des tinés à empêcher les fuites de lubrifiant et l'accès de la poussière et en 23 une bague de renfort destinée à consolider l'assemblage des deux coquilles 1 et 2.
Suivant que la manivelle de commande est fixée sur l'embout 18 ou l'embout 20, l'outil est entraîné en prise directe ou à vitesse sur multipliée (en raison du train d'engrenages 11, 12).
Bien entendu, comme ,on le verra d'ail leurs à la fig. 12, les embouts 18, 20 peuvent se trouver du même côté du carter, à condi tion que la manivelle soit convenablement contre-coudée.
Les coquilles 1 et 2, qui peuvent être en métal moulé ou embouti ou en matière plas tique moulée, s'assemblent suivant le plan de joint<I>AB, AB'</I> et permettent ainsi de libérer ou d'emprisonner tous les organes intérieurs du carter par leur simple écartement ou leur simple rapprochement. Le carter de la fig. 1, représenté seul, a été schématisé à la fig. 2.
A la fig. 3, le plan de joint CD est per pendiculaire au précédent, c'est-à-dire con tient les axes des paliers 5, 6.
A la fig. 4, les coquilles du carter sont formées chacune de deux pièces 24, 25 fixées rigidement l'une à l'autre par rivetage, sou dure ou incrustation de pièces logées dans la masse de l'une des coquilles. Le tout forme un ensemble léger et rendu très rigide par l'espacement des éléments 24, 25 formant des caissons cloisonnés difficilement déformables à la torsion et à la flexion, en raison de l'aug mentation des moments d'inertie et de la ré sistance de toutes les parties de l'ensemble.
Des nervures, telles que celle représentée en 26 et des cordons de renfoncement tels que 27 forment des points d'appui, de fixation ou d'accrochage des éléments 24, 25 et servent en outre à absorber .les efforts tranchants et de cisaillement. s Les fig. 5 et 6 représentent des carters de matière moulée. A la fig. 5, le carter est dis symétrique et comprend une coquille princi pale 28, comportant les alésages 29 et 30 rece vant le support de l'outil et L'axe du man drin et une coquille latérale 31, vissée sur le côté de la coquille 28. Dans la fig. 6 la dis position est symétrique avec plan de joint mé dian AB.
La fig. 7 représente un carter mixte com portant une tôle très mince, emboutie 32, dans laquelle de la matière moulée 33 est logée par endroits pour lui donner la résistance néces saire. On obtient ainsi le maximum d'allége ment, la matière pouvant être distribuée selon la répartition des fatigues, e1; l'épaisseur de l'enveloppe n'étant pas limitée par des ques tions de facilité de moulage et de fragilité.
La matière moulée peut également être remplacée par des nervures et bossages en tôle mince, emboutis et soudés, quand les ma tériaux utilisés s'y prêtent. Le rivetage des nervures est possible dans le cas de métaux non soudables ou de matières plastiques.
Les logements des éléments mobiles peuvent ne pas faire partie intégrante des coquilles, mais peuvent être rapportés suivant les facilités de construction.
Les fig. 8 à 11 montrent différentes réa lisations de logements\ pour les paliers oii coussinets.
A la fig. 8, une douille 34, jouant le rôle du bossage 4, est sertie dans la paroi. A la fig. 9, un chapeau embouti 35, jouant le rôle du bossage 3, s'appuie simplement par un rebord 36 sur la paroi interne de la coquille et se trouve maintenu en place après assem blage par l'un des axes du mécanisme.
A la fig. 10, le bossage 3 reçoit une ro tule perforée 37, maintenue par une patte rivée ou boulonnée 38, et servant de palier à l'axe, la rotule permettant l'alignement cor rect du palier.
A la fig. 11, le bossage 3 se réduit à urne légère collerette 38 formée au poinçonnage du trou de passage de la manivelle. Suivant une autre forme d'exécution, les paliers 7, 9, 17, 19 des axes du mécanisme sont établis de façon que les cuvettes à billes ne puissent, pas être retirées de l'arbre sans une opération spéciale ne pouvant se pro duire intempestivement au cours des manipu lations du montage ou du démontage de l'en semble.
Dans l'exemple de la. fig. 12, la cuvette 39 de l'un des paliers est emmanchée à force sur l'embout polygonal 18' et tombe dans un loge ment décolleté 40 de l'axe<B>10,</B> de dimensions telles qu'il. assure la rotation libre de la cu vette sur les billes 47. et ne permet pas un recul suffisant de ladite cuvette 39 pour libé rer les billes, de sorte que celles-ci restent toujours prisonnières dans leur logement.
La cuvette 42 de la fig. 12 et la cuvette 43 de la fig. 13 sont maintenues en place res pectivement par une rondelle 44 forcée dans la cuvette et par un jonc ou un ressort rond ou carré 45 logé dans une gorge de ladite cuvette.
Un autre dispositif (le sécurité est repré senté par un ressort 46 serré dans une gorge en bout de l'axe 10. Ce ressort. peut être rem placé par une rondelle, écrasée clans sa gorge à la manière des ceintures d'obus.
A la partie inférieure de la fig. 12 les billes sont disposées sur une pièce de cen trage 47 portant une rondelle de retenue 48 maintenant en place la cuvette 49. Le tout est maintenu sur l'axe par un ressort 50 serré dans une gorge de l'axe et assurant la position axiale correcte du roulement. La cu vette 51 du roulement de l'autre extrémité est maintenue en place par un épanouissement. 52 empêchant la cuvette 51 de se dégager.
La fig. 1.4 montre une disposition dans la quelle une entretoise tubulaire 53 s'appuie dans une gorge 54 de l'une des cuvettes 5 5 et sur une contre-cuvette 56, emprisonnant les billes dans la cuvette 57, de facon à main tenir les cuvettes à. écartement fixe et < < les centrer sur le même axe. Des écrous 58 ser vent à régler le jeu des billes, afin de per mettre une rotation très libre et. pratique ment sans jeu. Cette disposition convient particulière- ment au montage de l'axe 15 du mandrin recevant l'outil.
Dans ce cas, la, cuvette 57 et la contre-cuvette 56 absorbent. la poussière produite par la pénétration des outils (foret, fraise, etc.) et la cuvette 55 retient l'arbre lorsqu'un outil s'engage dans l'ouvrage et per met de le retirer, tout en tournant, si be soin est.
La fig. 1 montre que l'on peut poser sépa rément les axes 8, 10, 15 avec les éléments qui en sont solidaires dans l'une des coquilles 1. et poser ensuite l'autre coquille 2, qui em prisonne et détermine la position du tout.
L'assemblage peut se faire par vis, frettes, emboîtement, jonc, rivets, soudure, etc. Sui vant que l'on désire un ensemble démontable ou non, on utilisera l'un des quatre premiers moyens ou une combinaison de ces moyens, ou, au contraire, des rivets ou soudures, ou ces deux moyens concurremment.
Cette dernière solution peut être recher chée en vue d'empêcher l'introduction des poussières ou de corps étrangers.
On peut encore envisager un assemblage par sertissage pour assurer l'étanchéité de l'ensemble, des joints tels que 21, 22 et 16 pouvant être logés au passage des arbres.
La fig. 15 représente la fermeture étanche par un jonc 59 et un joint 60 qui peut être supprimé dans certains cas.
Les fig. 16 et 17 représentent des ferme tures par embrèvement 61 et des vis 62 ou 63. A. la fig. 18, le bord 64 de l'une des co quilles est rabattu sur l'autre et forme ainsi un assemblage solide.
Enfin, la fi;g. 19 représente une ferme ture par vis 65 traversant un bossage 66 dans le cas d'un carter moulé (tel que celui de la fig. 6).