CH272377A - Aéromoteur. - Google Patents

Aéromoteur.

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CH272377A
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Societe D Etudes Des P Deville
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Soc Et Des Procedes Chevreau E
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    • F03MACHINES OR ENGINES FOR LIQUIDS; WIND, SPRING, OR WEIGHT MOTORS; PRODUCING MECHANICAL POWER OR A REACTIVE PROPULSIVE THRUST, NOT OTHERWISE PROVIDED FOR
    • F03DWIND MOTORS
    • F03D7/00Controlling wind motors 
    • F03D7/02Controlling wind motors  the wind motors having rotation axis substantially parallel to the air flow entering the rotor
    • F03D7/0244Controlling wind motors  the wind motors having rotation axis substantially parallel to the air flow entering the rotor for braking
    • F03D7/0252Controlling wind motors  the wind motors having rotation axis substantially parallel to the air flow entering the rotor for braking with aerodynamic drag devices on the blades
    • YGENERAL TAGGING OF NEW TECHNOLOGICAL DEVELOPMENTS; GENERAL TAGGING OF CROSS-SECTIONAL TECHNOLOGIES SPANNING OVER SEVERAL SECTIONS OF THE IPC; TECHNICAL SUBJECTS COVERED BY FORMER USPC CROSS-REFERENCE ART COLLECTIONS [XRACs] AND DIGESTS
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Description


  Aéromoteur.    Une des difficultés de l'utilisation prati  que du vent par des aéromoteurs provient  des grandes variations, lentes ou rapides, de  la vitesse de celui-ci. Il en résulte, en effet, de  grandes variations de la vitesse et de la  puissance de tels aéromoteurs.  



  Pour y remédier, on a proposé des     aéro-          moteurs    dont le pas des pales qu'ils compor  tent est commandé soit par la force centri  fuge, soit par une surface mobile de réglage,  soumise à la pression du vent. Dans ces dis  positifs connus, le réglage du pas     s'effectue,     comme dans les hélices d'avion à pas réglable,  par rotation des pales sur elles-mêmes. Ce  dispositif ne convient qu'à des aéromoteurs  ayant des hélices de diamètre relativement  faible, par exemple de l'ordre de 4     m    au  maximum.  



  La présente invention a pour objet un       aéromoteur    comprenant une hélice à vitesse  maintenue constante par l'utilisation de  l'action du vent. Le perfectionnement ap  porté par l'invention permet la réalisation  d'aéromoteurs à grande puissance, par exem  ple comprenant une hélice de 50 m de  diamètre pour fournir une puissance de  250 CV. pour une vitesse de vent de g m/sec.,  avec une vitesse de rotation de 15 t/min.  Un tel aéromoteur à hélice à deux pales pèsera  environ 11 tonnes, soit ô tonnes par pale.  



  Cet     aéromoteur    est caractérisé par le fait  que chaque pale d'hélice comporte une partie  fixe solidaire du moyeu et au moins une    partie mobile dont la position est réglée  par l'action du vent.  



  Suivant un premier mode d'exécution, la  pale comprend un ou plusieurs bords d'atta  que articulés sur la partie fixe et à braquage  commandé par une surface mobile soumise  à l'action du vent: suivant un second mode  d'exécution, la pale comprend un ou plu  sieurs ailerons de fuite     articulés    sur la  partie fixe et commandés comme les bords  d'attaque; enfin, suivant un mode d'exécu  tion préféré, la pale comprend, articulés sur  sa partie fixe, des bords d'attaque et des  ailerons de fuite associés par deux, chaque  jeu d'un bord d'attaque et d'un aileron de  fuite étant associé à une surface commune  soumise à l'action du vent.

   La partie centrale  fixe, solidaire du moyeu, peut être réalisée  d'une façon très robuste ; c'est ce qui permet  d'envisager la     réalisation    d'aéromoteurs à  hélices de très grande dimension, comme  indiqué ci-dessus.  



  au dessin annexé, on a illustré, à titre  d'exemple, plusieurs formes d'exécution de  l'objet de l'invention.  



  Les     fig.    1 et     \?    représentent schématique  ment, en deux positions     différentes,    en  perspective avec coupe transversale à la  pale, une pale d'hélice     aéromotrice    munie  d'un bord d'attaque et d'un volet de fuite  articulés, cette pale étant vue en position  horizontale.      La fig. 3 représente, en perspective, l'ex  trémité d'une pale munie d'un dispositif per  fectionné qui sera décrit ci-après.  



  Les fig. 4, 5 et 6 représentent, en coupe  verticale transversale, une pale d'hélice en  position horizontale avec son bord d'attaque  et son aileron de fuite, respectivement dans  trois positions correspondant à des valeurs  différentes de la vitesse du vent. Ces figures  montrent avec son épaisseur réelle la pale  représentée schématiquement sans épais  seur en fig. 1 et 2.  



  Les fig. 7, Ibis et 8 représentent schéma  tiquement deux variantes du dispositif de  commande des parties mobiles de la pale.  



  La fig. 9 montre les courbes représentant  les différentes valeurs que doit avoir l'angle  d'attaque de la pale aux     différents    points de  son rayon R.  



  La fig. 10 représente schématiquement un  train d'engrenages multiplicateur permettant  d'entraîner une génératrice électrique par un  aéromoteur à faible vitesse de rotation.  



  Les fig. 11 à 27 sont des schémas explica  tifs dont la description sera donnée au cours  de ce qui suit  Les fig. 28 et 30 sont relatives à un perfec  tionnement pour supprimer l'effet perturba  teur de la force centrifuge sur le palpeur de  vent.  



  Suivant le dispositif représenté en fig. 1  et 2, chaque pale de l'hélice à axe horizontal,  de moyeu M, est constituée par une partie  médiane fixe 1-2 sur laquelle est articulé,  à l'avant, en 1, un bord d'attaque mobile  1-3 et, à l'arrière, sur un axe 4 supporté  par une plaquette 4', un volet de fuite 5-6.  Un plan régulateur 7 normal au vent est  monté sur une tige 8-9-18 guidée dans  des paliers 10-11 portés par une plaquette 7'  solidaire de la partie médiane fixe 1-2 de  la pale.  



  Un     point    9 de cette tige est relié par une  biellette 9-12 au bord de fuite 5-6. Celui-ci  est     maintenu    à sa position braquée par un  ressort 13-14 dont le point d'attache 14  fixé sur la plaquette 7' est solidaire de la  partie médiane fixe 1-2 de la pale.    En un point 15 de la plaquette 7' solidaire  de la partie médiane fixe 1- 2 de la pale est  pivoté un levier à sonnette 16-17 dont l'ex  trémité 16 est reliée à l'avant du bord d'at  taque mobile 1-3 par une biellette 16-3  et dont l'autre extrémité 17 se trouve sur le  chemin parcouru par le plan régulateur 7  lorsque celui-ci se déplace en arrière sous la  poussée du vent représenté par la flèche     T.     



  En cas de besoin, la commande de bra  quage des bords articulés 1, 3-5, 6 par le  plan 7 pourra être réalisée avec un servo  moteur intermédiaire. Le fonctionnement de  ce dispositif est le suivant  Lorsque le vent est faible, les organes se       trouvent    dans la position représentée en       fig.    1. L'angle A de la direction du vent avec  la ligne qui joint le bord avant et le bord  arrière de la pale est maximum; la poussée  reçue par la pale pour une vitesse de vent  donnée est maxima. Lorsque la vitesse  du vent augmente, la pression sur le plan  régulateur 7 augmente et celui-ci se déplace  dans le sens du vent.

   Ce déplacement a. pour       effet,    d'abord de relever le bord de fuite  5-6, de     manière    à diminuer l'angle d'at  taque A, puis, à partir d'un certain moment,  lorsque le plan régulateur 7 atteint l'extré  mité 17 du levier à sonnette pivoté en 15,  la biellette 16-3 relève également le bord  d'attaque 1-3.  



  Par un choix convenable des surfaces de  la partie médiane fixe 1- 2 de la pale, de son  bord d'attaque et de son bord de fuite, de  l'emplacement des points de pivotement de  ceux-ci et des liaisons avec le plan régula  teur,     il    est possible de réaliser une variation  continue de l'angle d'attaque suivant la  vitesse du vent, qui permettra d'obtenir pour  l'aéromoteur une vitesse et une puissance  sensiblement constantes.  



  Le pas de l'hélice doit être adapté en cha  cun de ses points non seulement à la vitesse  du vent, mais également à la vitesse     circon-          férentielle    de l'hélice en ce point, car c'est  la résultante de ces deux vitesses (vent rela  tif) qui détermine le régime de l'aéromoteur.  Dans une hélice d'avion de petit diamètre,      on admet qu'il suffit d'adapter exactement  le pas en lun point de la pale qui se trouve aux  trois quarts du rayon à partir du moyeu.

    Par contre, dans une hélice de 50 m de dia  mètre, les différences des vitesses     circonféren-          tielles    dles différents points de la pale attei  gnent des valeurs telles qu'en adaptant le  pas de l'hélice en un seul point, ume partie  de l'hélice aura un effet accélérateur, tandis  que l'autre partie exercera un     effet    de frei  nage très prononcé. Cela résulte clairement  de la fig. 9 dont les courbes C1 et C2 représen  tent, respectivement, pour des vitesses du  vent de 8 m/sec. et 20 ni /sec., les valeurs  que doit avoir l'angle d'attaque A de l'hélice  (abscisses) aux différents points de son rayon  R (ordonnées).

   L'hélice étant construite  sans bords articulés suivant la courbe C1  correspondant à une vitesse du vent de  8 m/sec., si on veut l'adapter, par rotation  de ses pales sur elles-mêmes, à une vitesse  du vent de 20 n/ ',sec., on obtient, en opérant  l'adaptation exactement pour le point M  se trouvant aux ¹ du rayon, la courbe C'1,  parallèle à l1 et passant par M. En effet,  faire tourner la pale sur elle-même reviept  à augmenter (ou diminuer) uniformément  son angle d'attaque en tous ses points,     c'est-          à-dire    à déplacer la courbe C1 parallèlement à  elle-même.

   Si donc on veut que l'adaptation  soit rigoureuse pour le point     M,    on fait  tourner la pale d'un angle tel qu'il corres  ponde au déplacement de la courbe C1  dans la position C''1 où elle coupe la courbe  C2 au point M dont l'ordonnée correspond  à la valeur R = 18,5 m, c'est-à-dire aux trois  quarts d'un rayon de 25 m. On voit alors  que la partie de l'hélice se trouvant au-delà  de M tend à accélérer l'hélice et la partie  se trouvant en-deçà de M tend à la freiner.  



  Le réglage de l'angle d'attaque de l'hélice  doit être     différent    pour les ponts de l'hélice  qui sont plus ou moins éloignés du moyeu.  A cet effet, le bec d'attaque et l'aileron de  fuite de chaque pale de l'aéromoteur sont  divisés (fig. 3) en un certain nombre de sec  tions indépendantes 23-24-25-26...     19-          20-21-22...    ayant par exemple chacune    une longueur (le i m, et munies chacune  d'un dispositif (le réglage séparé. Si, dans ces  conditions, on considère sur la courbe C1 les  tronçons C3, C4, C5, C6 correspondant à ces  sections de 5 m, on comprend que le réglage  individuel de l'angle d'attaque de ces sec  tions revient à un déplacement individuel,  parallèlement à eux-mêmes, de ces tronçons  de courbe.

   Si le réglage est déterminé de  façon que l'adaptation de l'angle d'attaque  soit rigoureuse pour les points milieux m,  m', m'', m''' de ces sections, on obtiendra  pour une vitesse du vent de 20 m/sec. les  courbes C''3, C'4, C''5, C''6 qui s'écartent     relat-          venent    peu de la courbe C'2 passant par les  points<I>in,</I>     7n',   <I>m.", m"'</I> qui correspond à une  adaptation rigoureuse en tous les points de  la pale.  



  Il est.     intéressant    de pouvoir changer la,  valeur de la     vitesse    et de la puissance cons  tantes débitées par l'hélice; pour cela, il       suffit    de modifier un des éléments d'où ré  sulte le réglage du braquage des bords arti  culés. Par exemple, on peut incliner plus ou  moins le plan régulateur î sur la direction  du vent;     dans    ce cas, on     prendra    de préfé  rence deux plans égaux à inclinaisons contra- ;       riées,    ou un plan à persiennes dont la moitié  des persiennes s'inclineront dans un sens et  l'autre moitié dans l'autre.

      Le même résultat est obtenu par l'intro  duction de cames dans la commande de  braquage, le changement de came modifie       l'effet.    de la     transmission    sur le braquage.  



  Suivant une forme d'exécution particu  lière de l'objet; de l'invention, la pression du  vent sur le plan régulateur 7 peut également  servir à. commander par une transmission,  mécanique ou électrique, l'orientation du  support. de     l'aéromoteur    par rapport à. la  direction du vent, ce qui permet d'en faire  varier la surface utile.  



  On va décrire maintenant certains perfec  tionnements qui ont notamment pour but  de faciliter le démarrage de l'aéromoteur par  vent faible, de permettre une meilleure adap  tation du pas des pales d'hélice aux varia-      Lions qui permet le maximum de puissance,  etc.  



  Il est utile de rappeler d'abord les notions       d'aérodynamique    suivantes  Un vent de vitesse relative V, par rapport  à une surface S qu'il frappe sous un angle i,  dit  angle d'incidence  ou  angle d'attàque ,  exerce sur cette surface une poussée P qui  est le produit de S et du carré V2 de la vitesse  par la poussée unitaire, laquelle est déter  minée par certains coefficients qui sont     eux-          mêmes    fonction de i. On a coutume de dé  composer (fig. 11) la poussée unitaire en une  composante dite  portance  perpendiculaire  au vent V, et une composante dite      trai-          nance      située dans le prolongement de V.  



  Le coefficient de la portance qui s'ex  prime classiquement par
EMI0004.0006  
   est prati  quement proportionnel à i dans un large  intervalle, de par exemple 0  à 15  ou 20  ou  même un peu plus. La courbe représentant  la     variation    du coefficient de     portance    en  fonction clé celui de la trainance (lui-même  exprimé par
EMI0004.0009  
   courbe qu'on dénomme   polaire , a l'allure que représente la fig. 12,  et qui - particularité notable - comporte  un maximum pour des angles de l'ordre d' une  quinzaine ou une vingtaine de degrés.  



  Un profil donné d'aile A (fig. 11) qui, au  lieu de se limiter à une simple surface S, est  un corps d'une certaine épaisseur, se trouve  ainsi caractérisé par sa polaire. On constate  que la     portance    est nulle quand le vent relatif  est parallèle à une certaine direction ou   corde  a-b propre au profil considéré, posi  tive quand le vent frappe l'aile au-dessous  de cette corde, et négative quand il la frappe  par en dessus.  



  Bien entendu, si le profil est lui-même  en mouvement comme c'est le cas pour une  pale d'aéromoteur en rotation, la direction  et la vitesse des filets d'air qui agissent sur  elle sont (fig. 13) celles du vent relatif W  par rapport à cette pale en mouvement.    (La fig. 13 représente la section horizontale  d'une pale ayant pour axe de moyeu X-X et  supposée en position verticale; cette section  étant faite à la distance r de l'axe).

   Par  exemple, pour une section de pale située à la  distance r de l'arbre X-X autour duquel elle  tourne au régime de n tours/seconde, donc  avec la vitesse circonférentielle     2n#r,    tandis  que le vent souffle à la vitesse V parallèle  à l'arbre X-X, la vitesse relative est l'hypo  ténuse W du triangle rectangle formé sur  les côtés V et     2n#r,    et l'angle d'incidence  par rapport à la corde de portance nulle  a-b est i.  



  Le vent relatif varie donc en grandeur et  direction: en grandeur depuis V au moyeu  jusqu'à
EMI0004.0013  
   en -bout de pale       (R    étant le rayon extrême), et en direction  depuis la direction de l'arbre du     moulin     jusqu'aux     environs    de la     perpendiculaire    à  cet arbre.

       Ainsi    s'explique la forme tordue  que doit avoir la pale pour se     visser    correcte  ment dans l'air, lequel exerce à son égard le  rôle d'un écrou animé, sans rotation, d'une  vitesse d'avancement V suivant son axe, tan  dis que la pale tourne, relativement au vent,       sans    avancer et c'est ce qui explique aussi  que, pour être correcte, cette torsion     devrait     être adaptée à chaque valeur particulière  momentanée du vent, et dans toutes les  sections de la pale.  



  Comme visible en     fig.    4, chaque pale       d'hélice    déjà exposée en     fig.    1 et          se com  pose d'une partie centrale 101 rigidement       fixée    sur le moyeu et ayant en chaque  région de la longueur de la pale l'angle  d'attaque optimum     établi    pour une vitesse  du vent donnée, par exemple 5     m/sec.,    ainsi  que d'un bec d'attaque 102 et d'un aileron  de     fuite    103, articulés sur des supports 104,  105, solidaires de la partie centrale 101.  Ces parties mobiles 102 et 103 de la pale sont.

    commandées par une surface de réglage mo  bile 106,     soumise    à la pression du vent et qui  est, par exemple, pivotée en 107 sur le sup  port 104. Cette surface agit par l'intermé  diaire d'un levier 108, qui en est solidaire,      et d'une bielle 109, sur le bec d'attaque 102,  lequel transmet le mouvement par une bielle  110 à l'aileron de fuite 103.

   Un ressort de  rappel 111 fixé sur la bielle 110, d'une part,  et sur la partie centrale fixe 101 de la pale,  d'autre part, tend à ramener les parties  mobiles 102 et 103 dans la position de  vent nul représentée en fig. 4, c'est-à-dire le  bec 10l2 braqué en avant (dans le vent) et  l'aileron (le fuite 103 en arrière (en sens in  verse du bec.)  Dans ces conditions, on voit que quand  le vent est nul ou faible (fig. 4), les ailerons  102 et 103 redoivent, sous l'action du ressort  de rappel 111, un braquage maximum, l'un  en avant, l'autre en arrière, par rapport à  la partie centrale 101.

   Afin d'augmenter  davantage l'effort utile, en particulier par  vent faible, et principalement au démarrage,  le bord d'attaque 102 peut être pourvu d'une  fente 112, ayant la forme de l'intervalle entre  deux aubes de turbine, qui crée lorsque le  vent s'y engouffre une forte dépression sur  la face dorsale du profil, ce qui est un moyen  connu de déterminer une composante Cz  très importante.  



  Lorsque la vitesse du vent augmente, le  déplacement de la surface mobile 106 contre  l'action du ressort 111 fait pivoter dans le  sens des flèches f, f' les ailerons 102 et 103  qui viennent se placer dans le prolongement  de la partie centrale 101 lorsque la vitesse  du vent atteint la vitesse de base, par exem  ple 5 m/sec. (position représentée en fig. 5).  



       Lorsque    la vitesse du vent     dépasse    la  vitesse (le base à laquelle est adapté l'angle  d'attaque de la pale, l'action du vent sur la  surface mobile 106 provoque un braquage  en arrière du bec d'attaque 102 et un bra  quage en avant (le l'aileron de fuite 103  (fig. (6).  



  Si on examine ce qui se passe plus en  détail, on constate ce qui suit: En régime de  rotation de n tours/seconde, la vitesse rela  tive W s'écarte de l'arbre d'un angle a qui,  pour un même vent     V,    est d'autant plus  grand (fig. 14 et fig. 15), que le régime n  est lui-même plus grand, et que le rayon    ou distance au moyeu     r    de la section de  pale considérée est aussi plus grand. Si, par   ailleurs, le vent V varie, l'angle a varie en  sens inverse, c'est-à-dire est d'autant plus  petit que Y est plus grand.

   Et, par suite  enfin, le calage de construction (a     -I-    i), pour  une section de pale considérée, à la distance       r    du     moyeu    et par un vent     V    déterminé, est  d'autant plus grand que (a une fois choisi)       n.    et r sont plus grands et V plus faible; en  définitive, calage d'autant plus grand que  l'expression classique
EMI0005.0010  
   (d désignant  le diamètre de l'hélice au point considéré) est  plus faible.

   En fait
EMI0005.0011  
    En particulier, au démarrage, n étant  nul, donc aussi<I>a,</I> et ceci à toute distance<I>r</I>  du moyeu, il serait rationnel, d'avoir un  calage     (#.c    .'-     i)    faible et de même ordre de  grandeur pour toutes les sections, c'est-à-dire  qu'il serait rationnel de coucher les sections  sur l'arbre<I>X- X</I> et, de préférence, de les  coucher à peu près de même angle à toutes  les distances du moyeu.  



  Au contraire, en pleine marche, il serait  rationnel de pouvoir donner un calage (a     +        i)          notablement    plus fort partout, et de plus en  plus fort à mesure que les sections sont  elles-mêmes plus distantes du moyeu.  



       i#utrernent    dit, la solution complète et  universelle serait, ayant incliné par construc  tion les diverses sections d'angles faibles con  venant pour le démarrage, de tordre la pale  en marche, cette torsion étant d'autant plus  accentuée que le régime de marche est plus  rapide, que la distance de la section consi  dérée à l'arbre est plus grande et que le vent  actuel plus faible, en un mot que l'argument  
EMI0005.0018  
   est plus faible.

   ("est dire qu'une pale  rigide et rigidement     fixée    ne peut qu'être  mal adaptée partout sauf peut-être, par ha  sard, en une seule section dès que l'argument  actuel
EMI0005.0020  
   diffère de l'argument de base, et  c'est dire encore qu'une pale. rigide, mais sus  ceptible d'une certaine rotation tout. d'un      bloc dans son moyeu, pourra recevoir une  adaptation momentanée qui sera correcte  pour une section choisie au mieux, mais  pour celle-là seule, l'adaptation des autres       sections    n'étant alors qu'approchée, et même,  doit-on dire, grossièrement approchée, par  défaut vers le moyeu, et par excès vers le  bout de la pale.  



  La solution idéale consisterait à décom  poser la pale en un nombre infini de sections  susceptibles chacune de l'orientation indi  viduelle convenable. Mais cette solution  étant irréalisable, on s'en approche en utili  sant deux artifices    1   On construit la pale en quelques  tranches orientables, susceptibles chacune de  l'adaptation individuelle convenable pour sa  section moyenne (par exemple pour une  pale de 25 m, une première tranche de  0 à 5 m, rigide et indéformable, tranche qui  est pratiquement inactive même en bonne  adaptation, puis une deuxième de 5 à 10 m  adaptable sur la section située à 7,5     m,     une troisième de 10 à 15 m adaptable sur la  section située à 12,5 m, etc.).

   De la sorte,  l'incorrection d'adaptation des sections de  chaque tranche autres que la section  moyenne étant très réduite, l'adaptation de  l'ensemble sera très proche de l'adaptation  générale correcte.  



  2  Au lieu de prétendre imprimer à  chaque tranche tout entière une rotation de  toute sa section, on maintient, conformément  à la disposition décrite, la partie centrale  fixe et rigide, et on applique à la partie avant  (le bec) et à la partie arrière (l'aileron), les  quelles prennent appui sur cette partie cen  trale solide, les rotations inverses qui sont  commandées par les surfaces de réglage 106,  et dont les effets sont détaillés ci-après  Au démarrage, la direction de la vitesse  relative W du vent se confond avec la vitesse  V (fig. 16).

   Son incidence i sur la corde de  portance nulle a-b du profil pur, c'est-à-dire  sans braquage, serait alors considérable et  dépasserait notablement l'incidence de por  tance maxima, de sorte que la composante    de portance Cz qui se confond en ce moment  avec la force de rotation, serait très faible,  d'où l'impossibilité ou tout au moins  l'extrême difficulté de démarrer.  



  Au     contraire,    le double braquage du bec  et de l'aileron (fig. 17) a pour effet d'incliner       sensiblement    sur le vent (confondu avec  l'arbre du moulin) la corde de portance nulle  orientée maintenant selon     a'-b',    et, par con  séquent, il     diminue    d'autant l'incidence, qui  devient<I>i',</I> sensiblement     moindre    que<I>i,</I> d'où  il résulte que i' dépassant l'angle de portance  maxima sensiblement moins que i, ou bien  même bombant, au-dessous de cet. angle de  portance maxima, la composante devient       Cz'    bien plus forte que     Cz,    et, pour un même  calage de la partie centrale, constitue ainsi.

    une force de rotation bien plus active que la  précédente.  



  On voit ainsi     l'extrême    utilité pour le  démarrage de la déformation du profil par  le double braquage. Il faut noter en passant.  que c'est le pied de la pale, c'est-à-dire la  région la plus rapprochée de l'arbre, qui  procure pour le démarrage les forces par  tielles de rotation les plus     efficaces,    en raison  de la réduction de l'incidence i' à des valeurs  pas trop excessives (en fait moindres que  l'angle     i'    de la     fig.    17), tandis que les portions  voisines du bout de la pale fournissent des  forces partielles de rotation pratiquement  inexistantes du fait de la     grandeur    excessive  de l'incidence ï"     (fig.   <B>18)

  </B> encore beaucoup  trop forte en dépit du- double braquage.  



  La présente explication donnée à l'occa  sion du démarrage fait comprendre que le  double braquage du bec et de l'aileron sur  la partie centrale restée     fixe    équivaut à une  rotation fictive de tout le profil. qui     serait     égale à     (i-i'),    rotation dont on peut juger  l'ampleur par la comparaison des     fig.    16 et  17 qui se rapportent à un même calage de la  partie centrale fixe.  



  Ensuite, une fois le moulin démarré, la  vitesse de rotation intervient pour modifier  en grandeur et direction la v     iteee    relative<B>IF</B>      et réduire l'incidence i à une valeur qui va  pouvoir tomber -désormais au-dessous de  l'incidence de portance maxima. Alors Cz et  Cx (fig. 19 et fig. 20) fournissent des     comnpo-          sautes    de rotation M et N opposées, dont la  différence (M- N), qui est la force de rota  tion, atteint une valeur importante.  



  Sous l'effet de cette force, le moulin  accélère sa rotation jusqu'à un certain ré  gime n où il se stabilise tant que le vent reste  lui-même constant. Il y a lien (le remarquer  qu'on aura établi les caractéristiques de  construction en vue d'un résultat précis, par  exemple en vue d'obtenir, pour ce régime  normal, la puissance maxima, ce qui corres  pond à un angle i prédéterminé, propre à la  section considérée et peut être assez fort,     mais     cependant inférieur à l'angle de portance  maxima.  



  Si alors, ce régime normal une fois atteint,  le vent vient à croître (fig. 21), la vitesse  relative qui était jusqu'ici W deviendra W'  plus écartée de la corde actuelle de portance  nulle a-b, ce qui tendra à provoquer un  accroissement de i vers i'. Si, ce qui peut  arriver clans certains cas, i' dépassait l'inci  dence de portance maxima, Cz tendrait ainsi  à diminuer en s'opposant alors à une accélé  ration du régime, donc en exerçant une  autorégulation partielle pour celles dles sec  tions qui comporteraient une incidence aussi  importante.  



  En même temps, il est vrai, même avec  le régime maintenu, la vitesse relative w',  déjà accrue dul simple fait de l'augmentation  de V, exercera sur la surface de réglage 106  une action plus forte et, par conséquent, ten  dra à amener le bec dans le vent (et concur  remment l'aileron en sens inverse), donc à  réduire l'angle d'incidence entre i' et i. Cette  compensation de lai précédente tendance à  l'accroissement (le i a ainsi l'effet heureux (le  tempérer la brutalité d'action résultant d'une  brusque variation éventuelle du vent.  



  Mais cette étape, intermédiaire, qui     peut-          être    même ne se réalisera pas, cédera   (dans le cas où l'augmentation de vitesse  du vent serait durable, au moins provisoire-    ruent, au lieu d'être instantanée) - la place  à une étape stabilisée par la nouvelle valeur  du vent V''. Cette étape stabilisée correspon  dant à une puissance fournie par le vent  proportionnelle à V'3 au lieu de l'3, le moulin  (s'il actionne une machine à couple sensible  ment constant) aura tendance à emballer  jusqu'à un régime nouveau n', tel que le rap  port -
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   sera (le l'ordre de
EMI0007.0007  
   ce qui implique  due l'accroissement relatif de la vitesse de  rotation sera plus fort que l'accroissement re  latif de la vitesse du vent (de L'ordre du  triple).

   Par suite, la nouvelle incidence  stabilisée i'' sera plus faible non seulement  que l'incidence intermédiaire i', mais même  que l'incidence initiale i.  



  On voit ainsi qu'une augmentation du  vent aura d'abord pour effet une tendance  modérée à l'augmentation de l'incidence,  destinée à se transformer en une ten  dance à la réduction de l'incidence, ré  duction d'incidence elle-même     concomit-          tante    d'une accélération du régime. Ces  alterni ances auront pour effet accessoire  un amortissement de la tendance finale à  l'accélération de régime qui, aidé d'ailleurs  par l'inertie de la masse des pales du moulin,  laissera largement le temps au dispositif de  réglage d'agir sur le braquage du bec et de  l'aileron vers la position adaptée à l'angle  correct 1 qui correspondra au maintien du  régime n.  



  On pett citer, à titre indicatif, l'exemple  d'un moulin adapté pour vent de s m/sec.  au régime de<I>'il,</I> de tour/sec. avec incidence  de î       .tu    rayon r = 20 m. Si le veut s'élève  à 9     m/sec.,    il tendra momentanément à une  incidence de     8 4i'    environ, puis à atteindre  une puissance 1,42 fois la précédente     ait     régime de     0,367/sec.    avec incidence de     3 4.ï'     environ.     La,    puissance et le régime     initiaux    se  maintiendront en ramenant l'incidence à 6   environ, soit une augmentation d'un peu plus  de -' , par braquage du bec en arrière et de  l'aileron en avant.

   Avec le profil de cet exem  ple, le     braquage    de l'aileron serait de l'ordre  (le     .ï'        (fi(r:.'0).         La     man#uvre    réalisant ce braquage se  comprend immédiatement par la fig. 24 où  les traits pleins représentent les positions  initiales (vent V) et les pointillés les     positions     finales (vent V' plus fort).  



  Bien entendu, ce maintien du régime par  vent accru implique qu'on sacrifie le surplus  de puissance inclus dans ce vent plus fort.  



  Le fonctionnement du système dans le  cas de baisse du vent     s'expliquerait    de ma  nière toute semblable. Toutefois, si le rende  ment en     régime    normal par vent de base V  est optimum, il sera forcément impossible de  le maintenir quand le vent faiblira, puisque  alors l'énergie fournie, et donc aussi l'énergie  rendue, est inférieure à la précédente. Pour  pouvoir maintenir le régime, il faudra qu'on  ait consenti un rendement     moindre    pour le  vent de base V que pour le vent le plus faible  V'.

   Dans ce cas, la correction d'incidence  s'effectuera en     sens    inverse de la correction  par vent accru, c'est-à-dire en abattant le  bec vers l'avant, mouvement qui résultera  du     mollissement    de la poussée du vent sur  la plaque 106.  



  Moyennant des réglages appropriés, mo  difiant au besoin les proportions des lon  gueurs des diverses pièces de la tringlerie ou  leurs angles mutuels, ces jeux de braquage  permettraient d'autres résultats qu'on peut  éventuellement rechercher, par exemple cer  taines variations du régime liées aux varia  tions du vent par des relations fixées d'a  vance, en particulier l'exploitation partielle  ou totale du surplus de puissance disponible  quand le vent dépasse la vitesse de base. Au  besoin, on pourrait intercaler dans le sys  tème de la tringlerie des cames permettant  la réalisation plus facile ou plus stricte des  relations fixées d'avance.    On peut encore doser ou même inverser  ces résultats en modifiant le moment de  l'action du vent sur la plaque de commande  106, susceptible à cet effet de pivoter sur son  axe 129.  



  La fig. 25 montre la plaque en plein tra  vers agissant pour pousser les tiges 108 et    109 en vue de relever le bec en arrière. La  fig. 26 la montre en position de neutralisation  où elle n'a aucune action. La fig. 27 la montre  en plein travers agissant pour tirer les tiges  108 et 109 en vue d'abaisser le bec en avant.  



  Les diverses mises en position de la  plaque 106 pourraient d'ailleurs être com  mandées à volonté d'un poste extérieur à la  pale de moulin, par exemple un poste à  terre, grâce à des renvois appropriés.  



  La forme de réalisation décrite plus haut  pour la commande des parties articulées 102  et 103 de la pale par la surface de réglage  mobile 106 peut être encore perfectionnée,  soit comme il vient d'être expliqué au moyen  des fig. 25, 26, 27, soit par des moyens per  mettant de régler le calage de la surface  mobile 106 par rapport au levier 108, ce qui  modifie la longueur de la tringlerie et mo  difie, pour un vent donné, les valeurs des  angles de braquage du bord d'attaque 102  et de l'aileron 103, soit par des dispositifs  inspirés de ces deux modes de moyens.

   Sui  vant la fig. 7, ce résultat est obtenu en arti  culant la surface 106 sur la bielle 109 par un  levier coudé 113, 113'', dont le bras 113' peut  être solidarisé à l'aide d'une goupille     11.1     avec un bras 115 solidaire de la surface<B>1.06</B>  et présentant plusieurs trous 116 pour cette  goupille. Selon qu'on utilise l'un ou l'autre  trou, l'angle de calage de la surface 106 par  rapport à la transmission se trouve modifié.  Ce dispositif peut d'ailleurs être remplacé  par un tendeur réglable, représenté     fig.        Ibis,     monté entre la surface 106 et le point. d'arti  culation du levier 113' avec la bielle 109.  



  Dans l'exemple décrit, la commande est.       continue,        c'est-à-dire    que pour un même  sens de déplacement de la surface mobile 106,  le braquage des parties mobiles 102 et 103  varie toujours dans le même sens. Il peut y  avoir toutefois intérêt dans certains cas, par  exemple quand l'angle d'attaque est aux  environs de l'angle de portance maxima, à  ce que le sens de braquage s'inverse.

   Ce  résultat est obtenu par un calage convenable  de la surface 106 par     rapport    à la transmis  sion 108, 109, ainsi qu'on le voit en     fig.    8,      dans laquelle, pour une augmentation du  vent au-delà de la valeur correspondant à la  position 106', 108', 109', 102', la variation de  l'angle de braquage du bec 102 (et de l'aileron  103) change de sens après avoir atteint une  position limite 102'.  



  Un dernier perfectionnement concerne  un ensemble de deux hélices, identiques ou  non, tournant en sens inverse et un engrenage  multiplicateur permettant d'entraîner avec  un tel aéromoteur à faible vitesse de rotation  (par exemple 15 t/min.) une génératrice élec  trique de type normal tournant par exemple  à 1500 t/min. en réalisant ainsi une très  forte multiplication à l'aide d'un dispositif  d'un poids et d'un encombrement assez fai  bles pour être admissibles. A cet effet, on  utilise deux hélices coaxiales tournant en  sens inverse l'une de l'autre et entraînant  respectivement deux organes d'un train  d'engrenage multiplicateur épicycloïdal dont  l'organe mené est accouplé à la génératrice.

    Suivant la forme de réalisation représentée  en fig. 10, les deux hélices entraînent en sens  inverse deux couronnes 117, 118 montées  folles sur l'arbre de sortie, ou arbre mené 119,  de l'engrenage. La couronne 118 est solidaire  d'un tambour 120 qui porte un ou plusieurs  satellites 121 qui sont en prise, d'une part,  avec une denture intérieure 122 de la cou  ronne 117 et, d'autre part, avec un pignon  123 calé sur l'arbre mené 119. Des dentures  extérieures coniques 124, 125 des couronnes  117, 118 sont de préférence en prise toutes  les deux avec un pignon compensateur 126  monté fou sur un tourillon     fixe   <B>127</B> monté sur  le carter 128, disposition quia pour effet  de rendre rigoureusement égales et opposées  les vitesses de rotation de ces deux couronnes  entraînées par les hélices.  



  Cet ensemble de deux hélices tournant en  sens inverse s'oriente     automatiquement    sous  l'action du vent.  



  L'on peut réaliser, par exemple, avec des  dimensions pratiques, une multiplication de  30 à 35 par ce système, en même temps qu'on  peut réduire au tiers les efforts sur les dents  en plaçant trois satellites.    Il suffit alors d'un dernier engrenage  supplémentaire pour atteindre la multipli  cation
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   et cela dans d'excellentes  conditions pratiques.  



  Un dernier perfectionnement. a pour objet  de supprimer les     effets    nuisibles de la force       centrifuge    sur le dispositif palpeur du vent..  En effet, la position prise par celui-ci dépend  non seulement de l'action du vent sur lui,  mais également de celle de la force centrifuge.  



  Ce perfectionnement     consiste    à annuler  l'action de la force centrifuge sur le palpeur  en lui associant une masse mobile égale à la  sienne et recevant un effort centrifuge égal  et opposé à celui que reçoit le palpeur     lui-          même.    Ainsi l'effort centrifuge et l'effort  compensateur s'annuleront sur le palpeur.  



       Suivant    la forme de réalisation de ce  perfectionnement représentée en     fig.    28 à 30,  la     partie    fixe de pale 130, solidaire du  moyeu, est pourvue d'un élément de bord de  fuite 131 articulé. Le braquage de ce bord  de fuite est commandé par un palpeur de  vent relatif 132 constitué par un aileron à  surface gauche monté en girouette sur un  axe 133, tenu à l'avant du bord d'attaque et  parallèlement à sa direction     moyenne,    par  deux montants 134-135.  



  On voit sur la     fig.    29, qui est une sec  tion schématique, transversale à la pale 130,  par le plan     XXIX    de la     fig.    28, que la gi  rouette 132 fait un angle i avec la direction       IH    de portance nulle. C'est cet angle<I>i</I> qui  est l'angle d'attaque du vent relatif: ses  variations, ou des valeurs qui leur sont reliées,  par exemple les variations de l'angle dont  tourne la girouette, sont employées à com  mander le braquage du bord de fuite 131  par. toute transmission appropriée, directe,  ou avec interposition. de servomoteur de  puissance, éventuellement avec interposition  de cames interchangeables pour modifier la  loi de braquage.  



  Toutefois, pour que la commande soit  correcte, il ne faut pas que l'orientation de la  girouette 132 dépende de l'effort d'orienta  tion dû à la force centrifuge du fait que l'axe      133, parallèle au bord d'attaque de la pale  130, n'est pas exactement perpendiculaire au  moyeu de l'hélice. Pour y remédier, on dis  pose (fig. 30), par exemple à l'intérieur de la  pale 130, un deuxième axe 136 parallèle à  celui 133 de la girouette; ces deux axes por  tent deux doigts, ou deux secteurs, parallèles,  137, 138, réunis par un câble 139; l'axe 136  porte une masse 140 disposée par rapport à  lui en position symétrique de celle du centre  de     gravité    141 du palpeur 132 par rapport  à son axe 133 et d'un poids égal à celui du  palpeur.

   Les moments de rotation dus à la  force centrifuge sur le palpeur et sur sa  masse d'équilibrage sont égaux et de sens  contraire; la girouette est donc soustraite  à cet effort d'orientation de la force centrifuge  et sa direction donne exactement celle du  vent relatif.

Claims (1)

  1. REVENDICATION: Aéromoteur comprenant une hélice à vitesse maintenue constante par l'utilisation de l'action du vent, caractérisé par le fait que chaque pale d'hélice est constituée par une partie fixe solidaire du moyeu et par au moins une partie mobile dont la position est réglée par l'action du vent. SOUS-REVENDICATIONS 1. Aéromoteur suivant la revendication, caractérisé par le fait que chaque pale com porte une partie centrale fixe solidaire du moyeu et un bord d'attaque articulé sur la partie centrale fixe et â braquage commandé par une surface mobile soumise à l'action du vent. 2.
    Aéromoteur suivant la revendication, caractérisé par le fait que chaque pale com porte une partie centrale fixe solidaire du moyeu et un aileron de fuite articulé sur la partie centrale fixe et à braquage commandé par une surface mobile soumise à l'action du vent. 3.
    Aéromoteur suivant la revendication, caractérisé par le fait que chaque pale com prend une partie centrale fixe solidaire du moyeu et au moins un bord d'attaque et un aileron de fuite articulés sur la partie centrale fixe et à braquage commandé par une surface mobile soumise à l'action du vent. 4. Aéromoteur suivant la revendication et la sous-revendication 3, caractérisé par le fait qu'au repos le bord d'attaque et l'aileron articulés des pales sont placés par des ressorts de rappel en position de braquage maximum dans des directions opposées. 5.
    Aéromoteur suivant la revendication et la sous-revendication 1, caractérisé par le fait que le bord d'attaque articulé est sec tionné en plusieurs parties, du moyeu à l'extrémité de la pale, et que chacune de ces parties est munie d'une surface mobile de commande de braquage soumise à l'action du vent relatif. 6. Aéromoteur suivant la revendication et la sous-revendication 2, caractérisé par le fait que l'aileron de fuite articulé est. sectionné en plusieurs parties, du moyeu à l'extrémité de la pale, et que chacune de ces parties est munie d'une surface mobile de commande de braquage soumise à l'action du vent relatif. 7.
    Aéromoteur suivant la revendication et les sous-revendications 2 et 6, caractérisé par le fait que chaque partie du bord d'at taque est associée à une partie de l'aileron de fuite, et que chaque jeu de deux telles parties est associé à une surface mobile de commande de braquage soumise à l'action du vent relatif.
    S. Aéromoteur suivant, la revendication et les sous-revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que le dispositif de braquage et le ressort de rappel sont déterminés de façon que, pour la vitesse du vent correspondant à. l'angle d'attaque de la partie centrale fixe de la pale, le bord d'attaque et l'aileron de fuite se placent sensiblement dans l'aligne ment de cette partie fixe.
    9. Aéromoteur suivant la revendication et les sous-revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que la commande du braquage est telle qu'une vitesse de vent supérieure à celle correspondant à l'angle d'attaque de la partie fixe provoque un braquage en arrière du bord d'attaque et un braquage en avant de l'aileron de fuite. 10. Aéromoteur suivant la revendication et les sous-revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que la commande du braquage est telle que le sens de pivotement du bord d'attaque et de l'aileron de fuite se trouve inversé à partir d'une certaine valeur critique de l'angle d'attaque, de façon à les ramener vers leur position de repos pour une augmen tation de l'angle d'attaque au-delà de cette valeur critique. 11.
    Aéromoteur suivant la revendication et les sous-revendications 1, 2, 3, 5 et 6, caractérisé par le fait que le pivotement des parties mobiles de la pale est commandé par la surface de réglage mobile, par l'intermé diaire d'une transmission comprenant des renvois à sonnettes et des bielles, le calage de ladite surface de réglage, par rapport à la transmission, étant réglable au moyen d'un bras réglable reliant cette surface mobile à un renvoi à sonnette. 12.
    Aéromoteur suivant la revendication et les sous-revendications 1, 2, 3, 5 et 6, caractérisé par le fait que le pivotement des parties mobiles de la pale est commandé par la surface de réglage mobile, par l'intermé- diaire d'une transmission comprenant des renvois à sonnettes et des bielles, le calage de ladite surface de réglage, par rapport à la transmission, étant réglable au moyen d'un tendeur reliant cette surface mobile à un renvoi à sonnette. 13.
    Aéromoteur suivant la revendication pour l'entraînement d'une génératrice élec trique, caractérisé par le fait qu'il comprend deux hélices identiques tournant en sens inverse l'une de l'autre et que les deux hélices attaquent respectivement deux organes d'un train d'engrenage multiplicateur épicycloïdal dont l'arbre mené entraîne ladite génératrice. 14. Aéromoteur suivant la revendication et les sous-revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'à ladite surface mobile est associée une masse mobile qui reçoit un effort centrifuge égal et opposé à celui de la surface mobile. 15.
    Aéromoteur suivant les sous-revendi- cations 1, ? et 14, caractérisé par le fait que la surface mobile est constituée par une gi rouette dont l'axe, qui en est solidaire, est muni d'un doigt relié à un autre doigt soli daire d'un deuxième axe identique et paral lèle au premier, ce deuxième axe étant soli daire d'une masse égale à celle de la girouette.
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Cited By (4)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
US2716460A (en) * 1952-02-28 1955-08-30 Raymond A Young Blade and control mechanism for helicopters
US3134444A (en) * 1961-08-23 1964-05-26 Kaman Aircraft Corp Aircraft rotor-propeller
DE3018211A1 (de) * 1980-05-13 1981-11-26 Eisenwerke Kaiserslautern Entwicklungsgesellschaft mbH, 6750 Kaiserslautern Windrad
US4692095A (en) * 1984-04-26 1987-09-08 Sir Henry Lawson-Tancred, Sons & Co. Ltd. Wind turbine blades

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