Appareil pour projeter des matières pulvérulentes.
L'invention concerne un appareil pour projeter des matières pulvérulentes.
Elle a pour but de permettre une projection régulière de telles matières, sans engorgement des conduits par tassement et blocage de la poudre.
Dans le brevet suisse N 267064 est décrit un appareil permettant de débiter des matières pulvérulentes à partir d'un réservoir qui es contient, en soumettant une partie au moins de ce réservoir à des secousses répétées tendant à faire tomber les matières pulvéru- lentes dans un circuit de transport parcouru par un courant d'air et aboutissant à au moins un dispositif de projection.
La présente invention a pour objet un appareil pour projeter des matières pulvéru- lentes, ces matières étant contenues dans un réservoir d'où elles tombent, sous l'action de chocs répétés, dans un courant d'air eréé par un ventilateur et véhiculant ladite matière vers un orifice de projection, caractérisé en ce que lesdits chocs sont appliqués à un appendice fixé de façon élastique au réservoir, les matières pulvérulentes s'écoulant par gravité à l'intérieur de cet appendiee, lequel débou- ehe librement dans un canal guidant l'air aspiré par le ventilateur vers l'ouïe de celui-ci.
Le dessin ei-annexé montre, à titre d'exemple, diverses formes d'exécution et variantes de détail de l'appareil selon l'inven- tion.
La fig. 1 montre, en perspective, une pre mière forme d'exécution de cet appareil destiné à permettre la projection de poudre insec- ticide sur des plantes, ledit appareil étant porté par un opérateur.
Les fig. 2 et 3 montrent séparément et à plus grande échelle, respectivement en vue de coté et en vue de face, partiellement en coupe, une partie de cet appareil.
La fig. 4 est une vue analogue à la fig. 2, mais relative à un appareil dont le réservoir a une forme différente.
Les fig. 5 à 7 montrent respectivement en coupe transversale par V-V de fig. 6, en coupe longitudinale et en vue latérale, une forme d'exécution d'un détail de l'appareil.
La fig. 8 montre en perspective, à plus grande échelle avec parties arrachées, l'ensemble d'une autre forme d'exécution de l'appareil.
La fig. 9 montre, à plus grande échelle, en coupe axiale, des détails de l'appareil représenté à la fig. 8.
Les fig. 10 et 11 montrent, en coupe, deux variantes d'un détail de l'appareil.
Les fig. 13 à 17 montrent d'autres détails.
Les fig. 18 à 23, enfin, montrent deux à deux, en coupe diamétrale et en plan, trois variantes d'exécution d'un autre détail de l'appareil.
L'appareil selon la fig. 1 comprend en principe un réservoir à poudre 1, destiné à alimenter un ventilateur 2 mis en action au moyen d'une manivelle 3. Ce ventilateur four nit le mélange air-poudre à un tube de projection 4.
Le réservoir 1 est fixé au couvercle 6 du ventilateur, et un appendice 7 est disposé sous le réservoir 1.
Ainsi qu'il est montré dans les fig. 2 à 4, l'extrémité inférieure de l'appendice 7 dé- bouche à proximité de l'ouïe d'admission d'air 8 du ventilateur. Cette extrémité infé- rieure est pourvue d'un tamis 9, tandis que l'ouïe d'admission d'air 8 du ventilateur est largement évasée, en 19, au-dessus de l'extré- mité inférieure de l'appendice 7. La fixation de l'appendice 7 sur le réservoir est réalisée au moyen de deux rondelles élastiques 10 et 11 qui sont placées de part et d'autre d'un rebord 12 dudit appendice, ces deux rondelles étant serrées contre des surfaces d'appui du fond du réservoir.
Des boulons de serrage 14 assurent à la fois la fixation du couvercle 6, par son rebord d 13, sur le fond du réservoir, et celle de l'a, p- pendice 7.
Une butée 15 réglable est solidaire de l'ap- pendice 7. Cette butée est heurtée de façon répétée par une came (non représentée), qui tourne avec le rotor du ventilateur, comme décrit dans le susdit brevet suisse N 267064.
Enfin, un coin 20, manoeuvré au moyen d'une vis, et agissant sur un jone de serrage, permet de fixer de façon étanche le couvercle 6 au boîtier de son ventilateur.
Dans les fig. 5 à 7, on a représenté un appendice 7, agencé sous forme d'une gou- lotte dont la paroi supérieure 100 se termine vers le bas par une lame flexible 101 qui peut pénétrer plus ou moins dans le canal formé par ladite goulotte, la position de ladite lame étant, à cet effet, réglable au moyen d'une vis 102. Suivant la position de cette vis, il subsiste donc entre les extrémités respectives de la lame 101 et de l'autre paroi de la goulotte 7, un intervalle de section réglable.
Pour éviter que la vis 102 ne se dérègle sous l'action de secousses imprimées à la goulotte, elle présente à son extrémité un méplat incliné 103 propre à venir en contact avee la lame 101, ce méplat maintenant ladite vis dans sa position, lorsqu'il est en contact avee ladite lame.
Dans la forme d'exécution représentée dans les fig. 8 et 9, l'appendice comporte une paroi double, la paroi externe 106 étant formée par une pièce tubulaire munie d'un rebord supérieur 107 qui est serré entre deux rondelles en caoutchouc 108, montées sur le fond rigide 109 du réservoir 1 et entourant une ouverture 110 ménagée dans ce fond.
Cette paroi externe 106 est soumise à des secousses qui sont provoquées par une came non représentée, entraînée par l'axe de commande du ventilateur et qui vient frapper par inter mittence sur une butée constituée par un galet 111.
Ce galet est monté sur un axe cylindrique 112 supporté, d'une manière réglable, par un support 115 solidaire de la paroi externe 106 de l'appendice ; et, pour empêcher que des matières pulvérulentes puissent pénétrer entre le galet et son axe, des rondelles 113 en une matière souple telle que du feutre sont engagées de part et d'autre dudit galet, sur l'axe 112.
A l'intérieur de la paroi externe 106 de l'appendice distributeur, et à un certain écaar- tement de cette paroi, est placée une paroi tubulaire interne 118 qui est suspendue, à son extrémité supérieure, par un rebord 119 serré entre la rondelle élastique 108 et le fond 109 du réservoir, à l'aide d'une bride 120.
Lorsque la paroi externe 106 subit des secousses par l'intermédiaire du galet 111, l'effet de ces secousses est alors transmis sous forme de vibrations, par l'intermédiaire de la ron- delle 108, à la paroi interne 118. La matière pulvérulente, qui est déversée par le réservoir 1 dans la cavité limitée par la paroi interne 118, subit donc des vibrations rapides et peu importantes, résultant des secousses susdites, de sorte que ces matières ne risquent pas d'être tassées et bloquées dans l'appen- dice ; elles sont régulièrement distribuées par celui-ci.
La régularité de la distribution est d'ailleurs améliorée par la présence du tamis 9.
Celui-ci est placé sur un support 23 dont le diamètre extérieur correspond sensiblement à celui de la paroi externe 106 de l'appendice, contre laquelle il est maintenu par des pattes élastiques 22. Ledit support 23 comporte un rebord intérieur 24 non perforé dont la largeur influe sur le débit du tamis. Le débit de poudre peut done être modifié, suivant les nécessités, par changement du tamis utilisé.
Selon une variante, au lieu de munir le sup- port 23 d'un rebord fixe 24, plusieurs anneaux plats ayant des largeurs différentes sont adjoints n chaque tamis ; l'un de ees anneaux, choisi selon le débit que l'on veut obtenir, est alors placé sur le tamis, à intérieur de l'appendice.
La tuyère 8 représentée à la fig. 9 est disposée de manière que l'air aspiré par le ventilateur 2 passe non seulement dans-l'intervalle existant entre le tamis 9 et la face supérieure de ladite tuyère, pour entraîner les matières déposées sur celle-ci, mais également par des fentes horizontales telles que 27 et 28, ménagées dans le fond de la tuyère 8 et dé- calées en hauteur les unes par rapport aux autres, de sorte que le fond forme un ensemble de gradins dont les paliers recueillent les matières distribuées. Les matières recueillies par chacun de ces paliers sont done balayées par le courant d'air parvenant soit par l'en- trée 29 de la tuyère 8, soit par l'une ou l'autre des fentes 27 et 28.
Les matières sont done aspirées par le ventilateur, à mesure qu'elles se déposent, par des courants différents et dont le nombre peut, bien entendu, être choisi aussi élevé qu'on le désire. Etant donné que le bord extrême de chaque gradin se trouve à l'aplomb, ou au-delà du début, du gradin immédiatement inférieur et compte tenu de l'aspiration d'air continuelle, on ne risque pas de perte de matières à travers les fentes qui séparent les gradins.
Le réservoir 1 est fermé par un couvercle 104, avec interposition d'un joint d'étanchéité.
Ledit couvercle 104 est maintenu en place par un fil élastique 30 plié en forme d'étrier, dont les extrémités sont engagées dans des douilles 31 portées par le réservoir. La partie médiane 32 de cet étrier 30 occupe un emplacement tel, quand le couvercle est fermé et que l'étrier 30 est rabattu, qu'un crochet basculant 33 qui est fixé en 34 sur la paroi extérieure du réser- voir 1, peut être engagé sur cette partie 32.
Chacune des branches de l'étrier 30 est reliée au couvercle 104 par l'intermédiaire d'un bou- ton 35 présentant un orifice dans lequel la branche est engagée, ce bouton étant fixé sur le couvercle par l'intermédiaire d'un écrou 36, ainsi que d'un joint élastique 37 qui permet de faibles mouvements de ce bouton par rapport au couvercle. Les deux boutons 35 sont placés sur la ligne longitudinale médiane du couvercle, en des points choisis de manière telle que chaque bouton est sensiblement au centre du contour incurvé du bord latéral correspondant du couvercle, et à une distance de ce bord qui est environ la moitié de la distance séparant les deux boutons entre eux.
Par ailleurs, le crochet élastique 33 coopère avec la partie médiane 32 de l'étrier. L'effort exercé par le crochet 33 est transmis au couverele par les branches 30 de l'étrier et par les boutons 35, cet effort étant convenablement réparti sur le pourtour du couvercle, grâce à la position judicieuse des deux boutons sur celui-ci
Selon la variante de la fig. 10, la butée qui transmet les secousses à la paroi 106 est constituée par une bille llla qui pénètre partiellement dans un trou 114 ménagé dans le support 115, cette bille reposant également dans une empreinte ménagée dans l'extrémité libre d'une vis 116.
Selon la variante de la fig. 11, la butée qui transmet les secousses à la paroi 106 est constituée par un galet eylindrique lllb dont les deux faces d'extrémité présentent des pointes coniques 117 qui sont logées dans des encoches ménagées respectivement dans le support 115 et dans une vis 116, de sorte que ce galet peut tourner, librement, avec un certain jeu, par rapport à son support.
La fig. 12 montre des bretelles 40 destinées à passer sur les épaules d'un opérateur devant porter l'appareil, et se croisant dans le dos de celui-ci. Une extrémité de chaque bretelle 40 est fixée à une ferrure 41 munie d'ouvertures d'accrochage 42, dans lesquelles s'engagent des crochets fixés à la paroi dorsale du réservoir 1. Chacune de ces ferrures 41 porte également une patte 43 à laquelle on peut fixer, par une boucle 44, l'extrémité libre de la bretelle 40 opposée. Les deux ferrures 41, enfin, sont reliées entre elles par une bande transversale 45.
La fig. 13 montre l'un des deux supports d'un autre type, permettant à un opérateur de porter l'appareil accroché à ses épaules.
Le support représenté comporte une a-rma t. ure métallique 38a en forme d'U, dont les branches latérales sont recourbées, mais dont une traverse médiane 50 est rectiligne. Les extrémités libres de chacune des branches de l'armature 38a sont recourbées de manière que chacune d'entre elles présente une partie ree- tiligne 51. Au-delà de cette partie, les bouts 52 sont recourbés à angle droit l'un vers l'autre, ces bouts étant destinés à être engagés dans une douille (non représentée) que comporte le réservoir pour la fixation du support.
Une courroie 53, en une matière souple et pratiquement inextensible, et qui est repliée sur elle-même en son milieu, est engagée sur la traverse rectiligne 50 où elle est maintenue par un rivet 53a. Les extrémités de cette courroie sont repliées sur elles-mêmes et enga gées sur les parties rectilignes 51 susdites, où elles sont également maintenues par des rivets 54.
Cette courroie a des dimensions telles que la longueur utile de chacun des brins, dont les extrémités sont engagées respectivement sur la traverse 50 et sur la partie rectiligne 51, est moindre que celle de la branche me- tallique correspondante de l'armature 38a. Il en résulte, lorsqu'on engage sur les épaules le support ainsi constitué, que les deux brins de la courroie 53 viennent prendre appui sur celles-ci en étant tendus sans que les fils métalliques, constituant l'armature 38a de ce support, puissent toucher l'épaule.
Pour maintenir chaque. brin de la courroie 53a en regard de la branche correspondante de l'armature métallique 38a, on a recours à une bride 55 qui est fixée, par exemple, par un rivet 56 au brin correspondant de la courroie 53 et qui entoure librement ou avec un certain jeu la branche voisine de l'ar- mature 38. De cette manière, il subsiste une certaine liberté de mouvement de la courroie par rapport à son support métallique, aussi bien dans le sens longitudinal que dans le sens transversal.
Selon la variante représentée à la fig. : les extrémités libres des brins de la courroie 53 ne sont pas attachées directement aux branches parallèles du support 38b, mais comportent des oeillets 57 qui sont engagés avee jeu dans des épaulements rectilignes 51a desdites branches.
Selon la variante représentée à la fig. 15* le support 38c ne comporte qu'un fil métalli- que, ce qui convient notamment pour des appareils légers, et la courroie 53c ne comprend qu'un seul brin fixé, d'une part, à une extrémité courbée 50a du fil métallique 38c et, d'autre part, à une partie rectiligne 51 du bout recourbé 58, en forme de Z, du fil métallique, dont l'extrémité libre 52 peut être engagée dans une douille d'un support 39 analogue à celle montrée à la fig. 17.
Selon la variante représentée à la fig. 16, l'armature du support 38d est encore consti- tuée par un fil métallique élastique recourbé en forme de U, mais comporte une traverse rectiligne 59, qui relie les deux branches de cette armature entre elles. A proximité de cette traverse, chaque branche de cette armature forme un double coude de manière à com- porter une partie rectiligne 60. L'autre entré- mité 61 de chaque branche est également recourbée sur elle-même pour former une boucle comportant une partie rectiligne.
Aux parties rectilignes des extrémités de chaque branche, on attache une courroie 53b qui ne coopère done qu'avec la branche à proximité de laquelle elle est placée.
Selon la variante représentée à la fig. 17, on constitue chaque support destiné à l'une des épaules de l'opérateur, à l'aide de fils métalliques 38 présentant une certaine souplesse. Ces supports sont engagés dans des ferrures 39 solidaires de l'appareil, et leur partie arrière inférieure 121, destinée à s'ap pliquer dans le dos de l'opérateur, est élargie, de manière à répartir convenablement les efforts.
Lorsque la surface du tamis 9 comporte des protubérances, la distribution de la poudre est effectuée dans des conditions encore meilleures que lorsque cette surface est pratiquement unie. On a montré, à titre d'exemples, dans les fig. 18 à 23 de tels tamis pourvus de protubérances.
Selon la variante représentée dans les fig. 18 et 19, ces protubérances sont constituées par des nervures 21a qui s'étendent suivant des cordes du disque que forme le tamis. Ces nervures, qui sont en saillie sur la face interne du tamis ont, par conséquent, des longueurs différentes.
Selon la variante représentée dans les fig. 20 et 21, les nervures 21b ont une forme circulaire et sont concentriques au bord du tamis 9.
Selon la variante représentée dans les fig. 22 et 23, les protubérances sont consti- tuées par des saillies 21c réparties régulièrement sur toute la surface du tamis 9.
L'appareil décrit et représenté présente, par rapport aux appareils existants, de nombreux avantages, et notamment :
d'être d'une fabrication simple et robuste, notamment du fait que le réservoir est fixé sur le ventilateur de façon rigide ;
d'assurer une très bonne homogénéité du mélange air-poudre ;
de permettre un accès particulièrement aisé aux divers organes ;
et d'être, pour l'opérateur, d'un port relativement commode.