Machine à confectionner des paquets.
La présente invention a pour objet une machine à confectionner des paquets, c'est à-dire une machine permettant de confection ner des paquets, en partant d'éléments en nombre variable, tels que des boîtes par exem- ple, de forme généralement parallélépipédique, disposés les uns contre les autres en une ou plusieurs couches, l'ensemble de ces élé- ments g-roupés étant enveloppé dans une feuille de papier enroulée autour et se fermant par des plis qui peuvent être collés.
La machine objet de l'invention est carac térisée en ce que les éléments du paquet, groupésselonle nombre voulu, sont déplacés d'un mouvement horizontal vers une feuille de papier disposée verticalement et tendue d'une manière appropriée, cette feuille étant ainsi pliée en U autour de la face verticale anté- rieure du paquet, sous la poussée de celui-ci, et étant engagée en même temps que lui à l'in- térieur d'une matrice agencée de manière à a pouvoir former les plis ultérieurs du papier pendant que le paquet y continue son chemi- nement jusqu'à son enveloppement complet.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, représente une forme d'exécution de la machine objet de l'invention.
Les fig. 1 à 6 sont des vues en perspec- tive illustrant la succession des plis formés l'un après l'autre sur la feuille de papier pour envelopper le paquet.
La. fig. 7 est une vue en perspective des organes principaux de la machine.
Les fig. 8 et 9 sont des vues en élévation latérale et en bout de la machine représentant sehéma. tiquement certains détails de la commande des organes de propulsion du paquet et de formation des plis.
La fig. 10 est une vue en plan du poste de confection du paquet et de la matrice.
La. fig. 11 est une vue en eoupe de la partie antérieure de la matriee selon la ligne
XI-XI de la fig. 10 et représente les orga- nes au moment de l'introduction du paquet.
La fig. 12 est une coupe verticale plus complète, selon XI-XII de la fig. 10 et montre le paquet engagé dans la matrice.
La fig. 13 est une vue partielle représentant, à plus grande échelle, les patins de formation des plis postérieurs que l'on aperçoit sur la. gauche de la fig. 12.
La fig. 14 est une vue partielle représen- tant, à plus grande échelle, les patins de formation des plis postérieurs latéraux que l'on aperçoit à la, gauche de la fig. 10, ees patins étant représentés dans la position correspon- dant au début de leur action.
La fig. 15 est une vue en élévation correspondante, avec coupe partielle des tables horizonales.
La fig. 16 est une vue en coupe selon la ligne XVI-XVI de la fig. 14, les patins et leurs leviers articulés étant supposés a. li gnés.
La fig. 17 est une vue analogue à la, fig. le montrant l'un des patins après la formation du pli.
La fig. 18 est une coupe verticale selon la ligne XVIII-XVIII de I-a fig. 17.
Les fig. 19 et 20 représentent en élévation latärale les rampes des plaques latérales ser vant a. u rabattement des languettes, ou plis latéraux.
Les fig. 21 et 22 sont des vues en plan correspondantes.
La fig. 23 est une vueencoupedela.ma- triceparunplanperpendiculaireausensde cheminementdupaquet.
La fig. 24 est une vue en coupe selon la ligne XXIV-XXIV de la fig. 23.
La, fig. 25 est une vue en bout partielle de la matrice.
Les fig. 26 à 08 montrent, dans différentes positions, la commande des plaques serrant le paquet lors de son introduction dans la matrice.
Les fig. 29, 30 et 31 sont des vues de dé- tail montrant respectivement la commande du patin supérieur de la matrice, celle du patin inférieur et celle des patins latéraux.
La fig. 32 représente le dispositif assurant l'entraînement intermittent de certains orga- nes de la machine.
La fig. 33 montre la commande de la lame mobile du massicot découpant la bande de papier.
A la fig. 1, on voit en a, b, c, d, a', b', c', d' le contour du paquet à envelopper, lequel paquet secomposedansl'exemplereprésenté de einq éléments parallélépipédiques dont le premier est en ci, ai, d, dl, a', atl, d', d'l, le deuxième en a1, a2, d1, d2, a'1, a'2, d'1 d'2, etc.
Dans la machine, le paquet est animä d'un mouvementhorizontaldanslesensde la flè- che F de ma. nière à prendre successivement les aspects représentés dans les fig. 1 à 6. En fig. 1, le pli avant de la bandedepapier1 vient d'être formé selon les arêtes c, d, c', d', ainsi que l'un des plis latéraux autour des arêtes d, et c, c'. En fig. 2, le pli supérieur r arrièrevientd'êtrefait selon l'arête a', b'.
En fig. 3, le second pli arrière vient également d'être formé selon l'arête a, b, avec collage, de ce second pli sur le premier au moyen de colle préalablement déposée sur la. partie 2 représentée en gris. En fig. 4, les plis laté- raux arrière ont été formés selon les arêtes a, a, b, b'. En fig. 5, les languettes sapé- rieures terminales ont été rabattues autour des arêtes a', d', b', c'. Enfin, en fig. 6, les languettes terminalesinférieuresontétéàleur tour rabattues selon les arêtes a, d, b, c et eol. lées aux langrlkettes préeédentes au molten de colle préalablement déposée sur la. partie 3 représentée en gris.
La machine est approvisionnée d'une manière continueparundispositifquelconque (par exemple par le tapis roulant dont on voit l'extrémité en 4 à la fig. 7) qui amène individuellement les éléments ou boites devant constituer les paquets successifs sur une ta ble 5 au u bout de laquelle est disposé un pla teau élévateur 6 de longueur égale à celle des arêteslongitudinales a, & ,,V...dupaquet (en réalité le plateau 6 se trouve à droite de la, position représentée à la fig. 7 de manière que sa tige de support 7 occupe la ligne 7a représentée en traits mixtes).
Un ouvrier ou un mécanisme intermittent non représenté, comme par exemple un bras tournant, place sur le plateau élévateur 6 les boîtes déposées sur la table 5. En bout du plateau élévateur 6 est située une pédale 8 articulée à l'axe 9 et formant,détecteur. Quand le plateau 6 est rempli, la boîte ou l'él. ément telminal appuie sur la pédale 8 et celle-ci par un embrayage automatiqueou une minuterie électrique, par exemple, provoque la mise en marche de la machine pour le cycle de confection du paquet dont les éléments garnissent le plateau 6. Ce plateau est alorssoulevé et passe de la position 6a représentée à la fig. 11 à la posi' tion 6b en face de la matrice.
Dans cette position supérieure, le plateau u 6b se trouve en avant d'une plaque-poussoir 10 (fig. 7) portée par un bâti 11 qui peut coulisser sur deux guides fixes 12, 13, ledit bâti étant, en outre, muni de deux plaques de serrage 1t, 16 qui sont portées par des le viers articulés 16, 17 et peuvent être serrées contre les faces terminales du paquet pour empêcher la. chute de celui-ci. Quand les pla ques 14, 15 enserrent ainsi le paquet, l'éléva- teur 6 redescend pour reprendre sa position primitive 6a dans le prolongement de la table 5 (fig.
11). Ce dernier commence alors sa course dans le sens de la flèche y, de façon que la face antérieure du paquet rencontre immédiatement devant lui la feuille de papier 1. Celle-ei est maintenue verticalement de part et d'autre du paquet entre des rouleaux lisses18quisontcommandésdefaçonappro- priée par le mécanisme d'actionnement de la machine et qui ont assuré la mise en place de la feuille 1 dans cette position, et des rouleaux caoutchoutés 19 qui sont des rouleaux pres seurs pouvant tourner fous.
A cette phase du cycle, les rouleaux 18 sont arrêtés et ne peuvent tourner ; ils opposent, par conséquent, une certaine résistance au glissement de la feuille, et assurent par suite, sa tension lorsque le paquetavancépar le poussoirl'entraîne.
Les rouleauxcaoutchoutés19 tournent alors, entraînésparledéplacement de la feuille. Le poussoir continuant son mouvement dans le sens F, la feuille est d'abord fléchie comme on le voit a, la fig. 11, dans laquelle le poussoir est venu de 10 en 10a. Les plis antérieurs autour des arêtes longitudinades c, d, c', d'sont amareeés. Le paquet et la feuille de papier pénétrent ensuite dans la matrice, cette pénétration déterminant la finition des plis c, d et c', d'.
La commande des plaques de serrage 14 et 15 est réalisée de manière à a. ssurer leur éca. r- tement, puis leur rapprochement, afin de saisir et serrer le paquet pour le maintenir pendant son transport, puis, à nouveau, leur éloi gnement pour abandonner ledit paquet lorsque celui-ciaétéengagédanslamatrice.
A cet effet, les leviers 16 et 17 des pla (lues 14 et 15 respectivementsontprolongés en 16a et 17a (fig. 26) au-delà de leur point de pivotement et ces prolongements sont reliés par des bielles 100 à un palonnier 101 pivotant en 102 et soumis à l'action d'un ressort de rappel 103. Ce ressort de compression tendàplacercepalonnierdansla.position représentée à la fig. 26, pour laquelle les pla ques 14 et 15 sont rapprochées l'une de l'autre, ce qui assure le maintiendupaquetem- prisonnéentreelles.
Sur le bâti 11 portant le poussoir 10 est monté à pivot un levier 104 soumis à l'action d'un ressort 105.
Lors. de l'avance du bâti 11 dans le sens de la flèche F et vers la fin de course de ce bâti
(c'est-à-direlorsque'lepaquetestengagédans la matrice) le levier 104 rencontre une butée fixe 106. Le levier 104 pivote alors à l'en- contre de l'action du ressort 105 (fig. 27) et agit sur le prolongement 16a du levier 16 provoquant ainsi le déplacement angulaire de ee levier et, par suite, du levier 17. Les plaques 14 et 15 sont ainsi écartéesl'unede l'autre et le paquet est dégagé.
Le bâti 11 commence alors son mouvement de recul (flèche Fi, fig. 27) pour venir chercher un nouveau paquet, le levier 104 cesse d'être en contact avec la butée 106, maiscependant les plaques 14 et 15 sont maintenues écartées l'une de l'autre, car le levier 104 reste arebouté obliquement contre la queue 16a du levier 16, sous l'effet de la pression exercée par le ressort 103 agissant sur ce dernier, le ressort 105 n'étant pas assez puissant pour retirer le levier 104endéplaçant le levier 16 contre l'action du ressort 103.
Lorsque le bâti 11 arrive en fin de course arrière, c'est-à-dire lorsqu'un nouveau paquet a été amené par le plateau. 6 entre les plaques 14 et 15, la. queue 16a rencontre une butée fixe 107 se terminant par une rampe qui provoque le pivotement du levier 16. Les plaques 14 et 15 s'écartent en core un peu plus l'une de l'autre pour recevoir r le nouveau paquet. Le levier104perdainsi son appuicontre le prolongement 16a et, sous l'action de son ressort de rappel 105, vient à sa position de repos. Les plaques 14 et 15 sont rapprochées l'une de l'autre par le ressort de compression 103 pour enserrer. le nouveau paquet dès que le bâti 11 recommence son mouvement dans le sens F.
La matrice comporte une table horizontale inférieure 20 etunetablehorizontalesupé- rieure 21 située à une hauteur au-dessus de la première sensiblement égale à la hauteur du paquet, ladite table 21 étant mobile verti calement pour compenser les inégalités de hauteur des paquets-Le montage de cette table supérieure 21 est représenté dans les fig. 23 et 24. Elle est articulée aux extrémités de quatre leviers coudés, symétriquement disposés par paires, pivotant autour d'axes fixes 23 et reliés entre eux à leur extrémité libre par des bielles 25. Celles-ei forment avec la table 21 des parallélogrammes articulés, de sorte que ladite table reste toujours parallèle à ellemême.
Un contrepoids 24 peut être adjoint pour réduire le poids de la table 21. Enfin, la position de repos de ladite table correspon- dant au paquet le moins haut est fixée par une butée à vis 26.
Sur leur bord antérieur, les tables 20, 21 présentent un plan incliné 20a, 21a et ces plans forment un évasement facilitant l'intro- ductiondupaquet.
Le paquet étant poussé en même temps que la feuille de papier 1, les plis sont formés autour des arêtes c, d et. c', d'. De plus, quand le paquet a accompli une partie de son trajet entre les tables 20, 21, il atteint deux patins 27, 28 disposés verticalement de part et d'au- tre du paquet et qui rabattent le papier autour des arêtes c, c', d, d' (fig. 10), de sorte que le stade de confection représenté fig. 1 est atteint. Chacun de ces patins 27, 28 se compose de deux parties, l'une 29 fixe en hauteur, l'autre 30 susceptible d'un ébattement verti- cal. Chacune des parties 29 est fixée en bout d'une de deux tôles latérales 31, 32 de la ma trice.
L'autre partie 30 est articulée sur la tôle latérale correspondante 31, 32 par l'inter rn. edia. ire de deux biellettes 33 formant un parallélogramme articulé, un ressort 34 tend à a tirer la partie 30 vers le haut pour l'appuyer sur la table supérieure 21 (voir fig. 18). Une butée 30a (fig. 25) limite le déplacement possible de la partie 30,. de manière qu'il subsiste entre cette partie et la table 21 un jeu analogue à celui prévu entre la partie 29 et la table inférieure 20, ce jeu permettant le libre passage des languettes horizontales que la ba. nde de papier, présente en bout du paquet
(fig. 1).
Les parties 29, 30 de chaque patin sont cambrées aussi bien horizontalement que verticalement pour faciliter l'introduction du papier et son pliage le long des arêtes c, c', d, d'. Les tôles latérales 31, 32 sont mobiles dans le sens horizontal pourabsorber les dif férences de longueur des paquets. Chacune d'elles est, à cet effet, montée sur deux hiellettes 35 pivotant autour d'axes verticaux 36 portés par la table inférieure (fig. 10). Lesdites biellettes 35 formant les parallélogram- mes articulés assurent le parallélismedestôles 31 et 32 ainsi que celui du guidage du paquet.
Des ressorts 37 tendent à maintenir entre lesdites tôles latérales un intervalle égal à la a longueur minimum d'un paquet, la position de repos étant fixée par des butées à vis 38.
On a décrit jusqu'à présent la façon dont on parvient au stade de pliage de la fig. 1.
On va décrire les organes qui assurent la confection des plis ultérieurs.
Sur la table supérieure 21 (fig. 11) sont articulés à des axes 39 deux leviers coudés 40 symétriquement disposés et. portant un patin 41 par l'intermédiaire d'une biellette 42.
Quand le paquet parvient à. la position représentée à la fig. 12, le patin 41 passant à tra versunefenêtretransversale 45 de la table supérieure 21 vient appuyer sur la face pos- térieure du paquetenformant le pli arrière supérieur autour de l'arête a', b' (fig. 9).
On va décrire le fonctionnement du patin 41 en référence de la fig. 29.
L'un des leviers 40 précités, est muni d'un prolongement se terminant par une palette 110. A travers une fenêtre 111 de la. table supérieure 21, cette palette peut venir faire saillie à l'intérieur de la matrice, comme indi- que en traits mixtes en 1 : 10a. Dans leette position, le levier 40 est venu en 40a sous l'action d'un ressort de rappel 112.
Lorsque le paquet, estdéplacédansla ma triceentreles tables 20 et 21, il vient, au cours de son avance, repousser la palette 110 qui passe ainsi de la position indiquée en traits mixtes à celle indiquée en traits pleins.
Ce déplacement angulaire de la palette entraîne le pivotement du levier 40. Le patin 41 est donc appliqué sur le paquet et eela par l'intermédiaireduressort 113 interposé entre le bras 114, solidaire du levier 40, et une queue du levier 42.
que que l'arête postérieure et supérieure du paquet, est venue suffisamment en avant du patin 41., celui-ci pivote autour de son axe d'articulation en bout du levier 42 et tout en conservant son appui sur le paquet passe dans la position verticale représentée à la fig. 13, ce qui a pour effet d'assurer un parfait pliage de la feuille de papier.
Des que le paquet, par suite de son avance dans le sens de la flèchej,auralibéréla palette 110, celle-ei reviendra, sous l'action du ressort de rappel 112, dans la position indiquée en 110a.
L'ensemble ainsi décrit peut être complété par un verrouillage destiné à maintenir le patin sensiblement dans la position indiquée à la fig. 29, pendant tout. le temps de recul du poussoir 10, et à le libérer lorsque celui-ci est. arrivé en fin de course arrière.
A cet effet, l'ensemble décrit ci-dessus est complété par un levier 115 présentant un creux dans lequel est engagée l'extrémité 116 du levier 40. Ce levier 115 est relié par un ensemble de biellettes 117, 118 et d'un levier coudé 119 à un levier 120 pouvant être déplacé a. ngulairement par l'action d'une butée.
121 solidaire du bâti 11.
Lorsque cette butée rencontre le levier 120 vers la fin de la course de retour du poussoir 10, le levier 11. est tiré en arrière et libère le levier 40 qui est alors rappelé dans la position 40a indiquée en traits mixtes à la fig. 29.
Ruand, au. delut des opérations, la pédale 8 a été actionnée par les éléments disposés sur l'élévateur 6 et a amorcé le cycle de fone tionnement de la machine, un embrayage a mis en rotation l'arbre principal 50 portant un certain nombre de cames, ainsi qu'on le voit aux fig. 8 et 9. L'une de celles-ci, la came 51. (fig. 8), clétermine le pivotement d'tin levier 52 autour d'une articulation fixe 52a. Ce levier 52 tire par un levier articulé 53 un pignon 54 roulant surunecrémaillèrefixe 55.
Le pignon 54 engrené avec une eréma. illëre 56 fixée sur un chariot 58 mobile sur deux guidesparallèles 57. La crémaillère 55 étant fixe, ainsi qu'il vient d'être dit, le pignon 54 subit un déplacement circonférentiel égal à sa translation. Ce déplacement circonférentiel et cette translation s'ajoutant l'un à l'autre au point d'engrènement du pignon 54 avec la crémaillère56,]a,translationdecelle-ciet, par conséquent, celle du chariot 58, est donc double de celle du pignon 54.
Sur le chariot sont articulées des bielles 59
(voir également fig. 11 et 12) reliées par une biellette 60 à un patin 61 s'étendant, ainsi que ]epatin41,sur la majeure partie de la largeur de la matrice (fig. 10 et 25).
Lorsque le paquet est immobilisé dans la position représentée a, la fig. 12 (c'est-à-dire immédiatement avant le coulissement du eha- riot 58), le patin 61 est déplacé angulairement autour de son axe d'articulation sur la biellette 60 ; il passe ainsi de la position représentée à la fig. 11 àcelleindiquéeà la fig. 12. Cette rotation du patin amorce le pli inférieur autour de l'arête a, b. Finalement, le patin 61 est relevé complètement et vient ainsi s'appliquer contre la. face postérieure du paquet en réalisant le pli arrière inférieur et le collage de ce pli par la colledéposée en 2
(stade de pliage représenté à la fig. 3).
Dans les fig. 11et12, on a schématisé les différents organesdecommandedu patin 61.
En se reportant à la fig. 30, on voit que chacune des bielles 59 précitées comporte un galet125maintenuappliquécontre une rampe 126, par l'action d'un ressort 127.
La rampe 126 est. articulée à l'extrémité d'un chemin de roulement fixe 128 et elle est t supportée par une came 129 reliée par un embiellage convenable à un levier 130. Ce levier 130 est commandéparunecame 131 calée sur l'arbre principal 50 de la machine.
Le déplacement angulaire de la came 129 provoque le soulèvement de la rampe 126 et, par suite, le déplacement en hauteur du patin 61 qui, en venant buter contre le paquet, passe de la position indiquéea.la.fig.11a,celle indiquée aux fig. 12 et 30 pour réaliser le pli arrière inférieur, comme il a été dit.
Lorsque le chariot 58 commence à se déplacer, le galet 125 en roulant sur la rampe 126, puis sur le chemin de roulement 128 maintient le patin en position relevée, ce qui permet à celui-ci d'assurer l'entraînement du paquet pendant la suite du cheminement dû- dit paquet à travers la matrice.
Entrent alors en action des patins 62 et 63 qui, jusqu'alors, étaient dans la position de reposindiquée en pointillés à la fig. 10.
Ces patins 62 et 63 sont portés, chaeun, par une biellette 64 pivotant sur une bielle 65 solidaire d'un arbre de commande 66. Les arbres 66 sont entraînés en rotation, cle manière à appliquer les patins 62 et 63 contre la face postérieure du paquet. Le point d'ap plication des patins sur le paquet est excentré par rapport à leur articulation sur les biellettes 64, de manière que ces patins, quand ils sont appliqués sur le paquet, pivotent autour des arêtes a, a', b, bl de celui-ei en passant de la position représentée aux fig. 10 et 14 à celle indiquée par les fig. 17 et 18.
Dans'ce mouvement de pivotement, les patins 62 et 63 rabattent la feuille de papier autour des arêtes a, a'et b, b', constituant ainsi les plis latéraux arrière (fig. 4).
En réalité, chacun des patins 62 et 63 est double et constitué par deux parties superposées telles que 62a et 62b (fig. 15, 16 et 31
La partie inférieure de'chacun des patins (partie 62a pour le patin 62) est montée de manière à laisser entre elle et la table inférieure 20 un léger jeu j (fig. 15) permettant le passage de la languette terminale infé rieure que présente le papier au stade de pliage de la fig. 4.
La pa. rtie supérieure 62b est montée sur l'arbre 66 de manière qu'elle puisse accompa- gner la table supérieure 21 dans ses déplacements verticaux éventuels tout en conservant entre le bord supérieur de la pa. rtie 62b et la table le jeu j nécessaire pour permettre le passage de la languette terminale supérieure.
A cet effet, la bielle 65b (fig. 16) est solidaire dun manehon 67 pouvant coulisser sans tourner sur l'arbre 66. Ce manchon est soumis à l'action d'un ressort 68 tendant à l'écarter de la table inférieure et une butée 69 soli- daire Sde la tahle supérieure limite la course de'ce manchon en déterminant ainsi la valeur dav jeu j.
Chacun des arbres 66 est. solidaire d'un pignon à denture conique 135 engrenant avec un secteur denté 136 (fig. 31). Ce secteur peut pivoter en 137 et il est muni d'un prolongement 138 sur lequel prend appui et. peut rouler un galet 139 porté par un levier 140. Les deux leviers 140 sont calés sur un arbre eommun 141 lequel peut être déplacé angulaire- ment par l'action d'une came 142 calée sur l'arbredecommande 50 de la machine. Cette came agit sur un levier 143 relié par une bielle 144 : à un levier 145 cale sur l'arbre 141.
Dans ces conditions, on comprendque la came 142 provoque au cours de sa rotation le pivotement, des patins 62, 63.
Le paquet, poussé par le patin 61 entraîné lui-même, comme on l'a vu, par le coulisseau 58, s'engage entre les plaques latérales 31 et 32 (fig. 7 et 10). Cell. es-ei sont munies cha- cune de deux éehanerures 70 et 71, la pre mière de ces échanerure. s débouchant sur le bord supérieur des plaques latérales, tandis que la seconde débouche sur le bord inférieur.
Les bords 72 et 73, respectivement, de ces éehanerures sont conformés de manière à constituer une rampe dont la tranche est en forme de biseau, ainsi qu'on le voit en 72a et 73a!,plusparticulièrementdans les fig. 21 et 22, et ces bords sont dimensionnés de manière que l'extrémité aiguë du bord 72 se trouve au-dessus, de la table supérieure 21., tandis que l'extrémité aiguë du bord 73 est disposée au-dessous de la table inférieure.
Lors de l'avancement du paquet, les languettes supérieures terminales pénètrent dans l'ouverture 70, et sous l'aetion de la rampe 72, elles sont rabattues contre les extrémités de bout du paquet, en pivotant autour des arêtes a', d'. et b', c'respectivement. Le pliage en est alors au stade représenté par la fig. 5.
Puis, les languettes terminales inférieures pénètrent à leur tour dans l'ouverture 71 et, wus I'action de la rampe 73, elles pivotent autour des arêtes a, d et b, c respectivement, elles sont rabattues contre les extrémités de bout contre lesquellesellessontmaintenues par l'action des plaques latérales 31 et 32, ce qui assurelecollagedeslanguettesparlapartie encollée 3. Le pliage est entièrement terminé (fig. 6) et le paquet toujours entraîné par le coulisseau58estconduit vers l'extrémité arrière de la table 20 d'où il sera évacué par tout moyen approprié.
Le paquet étant dégagé hors de la matriee, la came 51 provoque le déplacement angulaire du levier 52 qui ramène le pignon 54 à sapositioninitialereprésentéeà la fig. 8.
Le coulisseau 58 revient donc vers la partie arrière de la matrice et le patin 61 est escamoté de manière à laisser libre la surface su- prieure de la table 20 (position représentée à la fig. 11).
Le patin l. a. repris sa. position de repos dès que le paquet a cessé d'agir sur l'extré- mité du levier de commande agissant sur le levier 40.
Une nouvelle feuille de papier 1 est enga gée et maintenue tendue entre les rouleaux 18 et 19. Un nouveau paquet est alors amené par le poussoir 10 et le cycle décrit se reproduit.
Les feuilles de papier 1 destinées à la con feetion des paquets sont débitées dans une bande de papier se déroulant d'une bobine 80 (fig. 7 et 9).
On sait que le papier en bobine a. une résistance plus grande dans le sens de la longueur de la bandeenrouléequedans le sens transversal. de cette bande.
Le dispositif d'alimentation en papier de lamachinedécrite permet d'orienter la feuille de manière que son sens longitudinal soit disposé dans le sensde la longueur du paquet suivant lequel la feuille est soumise à la fati gue maximum.
Dans ce but, la bobine 80 est disposée latéralement par rapport à la machine, comme le montrent les fig. 7 et 9. La bande, entrainée par le rouleau 81 sur lequel elle est appliquée par le rouleau presseur 81a, passe sur d'euxrouleaux82servantàsupprimerla.cour- bure du papier résultant de son enroulement.
Le diamètre et la vitesse de rotation du rou- lea. u 81 sont déterminés de manière à débiter la longueurde papier nécessaire pour recouvrir le paquet dans le sens de sa longueur, compte tenu des languettes latérales qui sont rabattues sur les extrémités dudit paquet. Le rouleau 81 regoit son mouvement de l'arbre 50 par l'intermédiaire de la transmission 86 comportant les couples de pignons coniques 87 et 88 et la chaîne ou courroie 89 (fig. 9).
Elle est ensuite entraînée par les rouleaux 83, 83a et elle passe sous la lame 85 d'un massicot.
Le rouleau 83 et le rouleau presseur 83a sont prévus pour tirer la feuille d'une façon intermittente, cette avance intermittente de la feuille étant nécessitée par l'obligation d'ar- rêter le papier, afin que la lame 85, par son abaissement, puisse. couper le papier et cons tituer ainsi la feuille 1 destinée à envelopper un paquet.
Cette avance intermittente et la commande de la lame 85 sont réalisées de la façon suivante :
La rotation continue du rouleau 81 est assurée par la chaîne ou la courroie 89 (fig. 9 et 32). Sur l'arbre du rouleau 81 est montée à la manière habituelle mie noix 150 dentée qui peut être déplacée le long de l'arbre par une fourchette 151 commandée par une tringlerie 152. Cette tringlerie aboutit à un levier soumis à l'action d'une came (non représen- tée)calée sur l'arbre principal 50.
Lorsque la fourchette 151 est manoeuvrée, la noix 150 vient en prise par sa denture avec un moyeu 153 denté solidaire de la poulie 154 (ou d'une roue à ehaîne) assurant, par l'intermédiaire d'une courroie (ou d'une chaîne) 155, l'en- traînement du rouleau 83 pendant le temps convenable imposé par le profil de la came.
Une came 156, également calée sur l'arbre 50, est prévue pour assurer la manoeuvre, au moment opportun, de la lame 85 du massicot
(fig. 33). Cette came est reliée, par une trin glerie. convenable 157, à un arbre 158 sur lequel sont calés les bras 159 portant la. lame 85.
Pendant l'arrêt des rouleaux 83 et 83a, la feuille de papier déroulée par les rouleaux 81 et 81a forme une boucle en 80a entre les rou l, eaux 81, 81a et les rouleaux 83, 83a, cette boucle étant ensuite absorbée lors de la remise en marche des rouleaux 83, 83a.
A sa sortie du massicot, la feuille est supportée par une table horizontale comportant deux rouleaux 84, 84a, animés également d'un mouvement intermittent et entraînés à cet effet par une commande reliée à la transmission 86.
La rotation des rouleaux 84, 84a amène la feuille de papier entre deux rouleaux 90, 90a qui, eux aussi, sont animés d'un mouvement intermittent.
Puis la feuillepasseentrelesrouleaux 91 et 91a d'un mécanisme connu assurant l'en- collage du papier.
Le rouleau91est-soumisàl'actiond'une came qui applique le rouleau encolleur sur la feuille de papier aux endroits devant rece- voir la colle.
Enfin, la feuille de papier arrive entre les rouleaux 18 et 19 ainsi qu'il a été dit préeé- demment.
La bobine 80. est portée par un arbre horizontal 92 (fig. 7 et 9) reposant sur un support 93 faisant corps avec la machine.
Le support 93 comporte deux séries de paliers pour recevoir l'arbre 92, la deuxième série pouvantêtreutiliséepourrecevoir une bobine de rechange 94.