Dispositif pour l'analyse médicale rapide de liquides.
L'analyse immédiate des urines, que ce soit au ehevet du malade ou à la. consultation, pré- sente pour le médecin un intérêt incontesta- ble. Diverses méthodes ont déjà été préconi- sées pour faciliter ces analyses de contrôle ; les plus intéressantes sont celles qui font appel à des réactifs solides qui se conservent mieux que bea. ueoup de réactifs liquides et qui sont d'ailleurs plus faciles à transporter tout en étantégalementd'un emploi plus simple.
Toutefois, les techniques basées sur l'emploi de réactifs solides utilisés jusqu'ici, offrent l'inconvénient que les réactions doivent être exécutées dans des éprouvettes, ce qui nécessite diverses manipulations. Pour éviter l'emploi d'éprouvettes, on a également proposé d'utiliser des réactifs en poudre, dont on place une certaine quantité sur du papier ou tout autre support adéquat, et après quoi on dépose sur eux une petite quantité du liquide à analyser.
Cette simplification apparente comporte toutefois divers défaits qui dimi- nuent la sécurité de l'analyse : il est pratiquement impossible dans ces conditions de doser le réactif et le liquide (de l'urine par exem- ple) selon des normes constantes ; ce support utilisé (papier, carton glacé), sur lequel on dispose la poudre puis les quelques, gouttes de liquide, risque d'introduire des causes d'erreur ; enfin et surtout le contact intime du réactif et. du liquide à analyser n'est pas ga- ranti.
Pour snpprimer d'inconvénient d'avoir à évulner attssi exaetem. ent que possible la quantité de réactif en poudre à utiliser, on. a lancé des comprimés de réactifs, notamment pour la recherche de l'acétone. Toutefois, la. sensibilité et. la rapidité des réactions de ces réactifs sous forme de comprimés ne sont plus aussi bonnes que dans le cas des poudres. De plus, l'emploi de comprimés nécessite toujours l'utilisation d'éprouvettes pour effectuer les réactions.
La présente invention vise à éviter les dé- fauts des procédés et moyens proposés jusqu'ici et elle a pour objet un dispositif pour l'analyse médicale rapide de liquides, tels que de l'urine par exemple, qui est caractérisé en ce qu'il comporte un récipient contenant d'avance une certaine quantité d'un reactif chimique et dimensionné pour servir, le moment venu, d'éprouvette d'analyse dans laquelle on introduit le liquide à analyser.
Le récipient est, de préférence, constitué par une ampoule de verre scellée présentant une jauge indiquant le niveau que le liquide à analyser doit atteindre, contenant une quan- titi de réactif exactement proportionnée à la quantité de liquide que le récipient contient lorsqu'il a atteint le niveau de la. jauge.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution du dispo sitif objet de l'invention.
Fig. 1 est une vue en coupe axiale de la première forme d'exécution.
Fig. 2 est une vue en coupe axiale de la seconde.
Le dispositif représenté sur la fig. 1 com- prend un récipient 1 constitué par une ampoule de verre scellée, donc hermétiquement close, du genre utilisé pour les solutions mé dicamenteuses injectables. Dans le récipient 1, il est disposé une certaine quantité de réactif 2 qui peut être soit en poudre, soit à l'état liquide. Le récipient présente un trait de repère ou jauge 3. La quantitéderéactif2est calculée de façon à correspondre aussi exactement que possible à ce qui est nécessaire pour obtenir une réaction tout à fait nette, lors que l'on a, introduit dans le récipient 1, comme on le verra plus loin, une quantité de liquide à. analyser telle que le niveau de ce liquide atteigne le trait de repère 3.
Les ampoules contenant le réactif peuvent être stockées et transportées sans difficulté aucune et sont toujours prêtes à l'emploi.
L'atmosphère 4 surmontant le réactif 2 à l'in- térieur de 1'ampoule 1 peut dans certains cas être une atmosphère de gaz inerte vis-à-vis du réactif.
Au moment de l'emploi, on ouvre l'am- poule, comme on le fait pour celles contenant des liquides injectables, c'est-à-dire en donnant un trait de scie au niveau du col 5 de cette ampoule, comme indiqué par la ligne en traits mixtes 6. L'extrémité pointue 7 du récipient se détache alors facilement du reste de ce dernier et l'on peut dès lors facilement introduire, au moyen d'une pipette ou d'un compte-gouttes, la quantité désirée de liquide à analyser dans le récipient 1. Ce dernier sert donc, d'une part, de moyen de stockage et de transport du réactif avant l'emploi et, d'autre part, d'éprouvette au moment où l'on exécute la réaction. Une fois cette dernière terminée, le récipient et son contenu peuvent purement et simplement être jetés.
Dans la forme d'exécution représentée sur la fig. 2, le dispositif comprend un récipient 8 constitué aussi par une ampoule de verre scellée contenant le réactif 9. Ce dernier est introduit par une partie tubulaire 10 prolongea. nt le corps du récipient 8. L'ampoule est ensuite scellée sous vide pour assurer sa fermeture en 11, en sorte qu'un certain vide règne en 12 au-dessus du réactif 9. A son ext. rêmité opposée à la partie 10, l'ampoule 8 se termine par une partie tubulaire 13, présentant en 14 un étranglement ne laissant subsister à son intérieur qu'un conduit capil- laire.
Pour l'emploi de cette deuxième forme d'exécution, on procède'comme suit : On donne un coup de lime en 14, puis on fait plonger la partie 13 dans le liquide à analyser de telle façon que la partie 14 soit immergée, puis on exerce une légère pression pour casser la partie 13 en 14 ; sous l'effet de la dépression régnant en 12, le liquide s'introduit à l'intérieur du'conduit capillaire de la partie 14, monte dans la partie 13 restant attenante à l'am- poule 8 et vient se mélanger au réactif. Bien entendu, le volume de l'ampoule 8 et le vide régnant en 12 sont prévus de manière que la quantité de liquide qui entre dans l'am- poule 8 soit juste proportionnée à la quantité de réactif 9.
Cette forme d'exécution offre davantage d'éviter l'inconvénient d'une pipette et de tout transvasement de liquide, l'ampoule servant pour le stockage et le trams- port du réactif, pour l'introduction du li- quide à analyser à son intérieur et pour l'ana- lyse elle-même.
On voit immédiatement que les dispositifs décrits présentent, divers avantages dont voici les principaux :
La. quantité du réactif peut être exacte- ment dosée comme on l'a déjà dit. La stabi- lité du réactif logé dans l'ampoule scellée est illimitée. Certains des réactifs utilisés pour l'analyse des urines étant toxiques, le fait qu'ils sont disposés dans des ampoules scellées évite tout risque de consommation par erreur en lieu et place d'un médicament. L'emploi du réactif est simplifié au maximum et les con ditions d'hygiène sont portées au plus haut degré, grâce à la nouvelle technique que permettent les dispositifs décrits. Le médecin peut avoir constamment dans sa trousse un certain nombre d'ampoules de réactifs prêtes à l'emploi.
L'invention n'est pas limitée au cas où le récipient, contenant le réactif et destiné à re cevoir, en outre, le liquide à analyser, est constitue par une ampoule de verre scellée.