Magasin pour lames de rasoir de sûreté.
Lu présente invention est relative à. un magasin destine à contenir et à distribuer des lames de rasoir de sûreté.
Elle a trait à un magasin qui peut être rempli par le fabricant de lames, qui protège efficacement les lames contre les dété riorations lors de l'emmagasinage, la distribution et la vente, et qui crée pour l'usager un récipient conunode d'où il peut retirer les lames individuellement lorsqu'il en a besoin.
Le tranchant d'une lame de rasoir de sûreté est de construction si délicate qu'M peut s'endommager facilement dtl fa-it d'un contact se produisant en service. Il est logique que ce soit le fabricant, qui est le mieux qualifié pour exécuter le tranchant de la lame, qui protège et emballe les lames de façon qu'elles puissent arriver en bon état dans les mains de l'usager.
Le magasin selon l'invention satisfait à toutes les exigences indiquées ci-dessus et présente d'autres avantages qui ressortiront de la description. Il permet en particulier de mani poiler commodément, des lames à double tranchant et à fente du type Gillette .
Le magasin selon l'invention est destiné à contenir une pile de lames de rasoir avec fente, lames qui sont destinées à être extraites alternativement par les deux extrémités opposées du magasin en les déplaçant dans des directions opposées. Ce magasin est caractérisé en ce qu'il présente un goujon de guidage disposé à chacune des extrémités du ma gasin, les lames étant décalées longitudinalement les unes par rapport aux autres dans le magasin, de manière que chaque goujon passe dans la fente d'une lame sur deux, ceci pour que chaque lame ne puisse être déplacée que vers l'extrémité par laquelle elle doit être extraite, l'espace compris entre les deux goujons étant libre pour permettre à l'usager d'engager un doigt pour faire glisser la lame supérieure de la pile vers l'extrémité par laquelle elle doit être extraite,
le magasin comprenant une partie supérieure présentant une ouverture découvrant la lame supérieure pour que l'usager puisse introduire son doigt.
Le dessin annexé représente plusieurs formes d'exécution du magasin objet de l'in- vention, à titre d'exemple.
La fig. 1 est une vue en perspeetive du magasin, à grande échelle.
La fig. 2 est une coupe longitudinale sui- vant la ligne 2-2 de la fig. 1.
La fig. 3 est une vue en perspective représentant une lame déplacée prête à être enlevée.
La fig. 4 est une vue en plan d'une variante du magasin chargé.
La fig. 5 est une vue en bout correspon- dante.
La fig. 6 est une vue en plan de la base du magasin.
La fig. 7 est une coupe transversale de la base suivant la ligne 7-7 de la fig. 6.
La fig. 8 est une vue latérale de la base.
La fi. 9 est une vue en perspective du couvercle à ressort.
La fig. 10 est une coupe suivant la ligne 10-10 de la fig. 4.
La fig. 11 est une vue en plan de la base avec une lame placée sur elle.
La fig. 12 est une vue en perspective, à plus grande échelle, d'une variante du magasin.
La fig. 13 est une vue en plan, à plus petite échelle, du magasin représenté à la fig. 12.
La fig. 14 est une vue en perspective de la base du magasin de la fig. 12.
La fig. 15 est une vue en perspective du couvercle retourné.
La fig. 16 est une vue en eoupe longitudi- nale suivant la ligne 1616 de la fig. 12.
La fig. 17 est une coupe suivant la ligne 17-17 de la fig. 12.
La fig. 18 est une vue en perspective, à plus grande échelle, d'une autre variante du magasin chargé.
La fig. 19 est une vue correspondante du couvercle retourné.
La fig. 20 est une vue correspondante de la base.
La fig. 21 est une vue en coupe longitu- dinale suivant la ligne 21-21 de la fig. 18, mais à plus grande échelle.
La fig. 22 est une coupe analogue à celle de la fig. 21, mais représentant la pile de lames fléchie par le doigt de l'usager.
La fig. 23 est une vue en plan, à grande éehelRe, du magasin chargé.
La fig. 24 est une vue latérale correspon- dante.
La fig. 25 est une co. upe longitudinale sui- vant la ligne 25-25 de la fig. 23.
La fig. 26 représente le magasin vu pardessous.
La fig. 27 est une coupe suivant la ligne 2727 de la fig. 24.
La fig. 28 est une vue en bout.
La fig. 29 est une vue du couvercle vu par-dessous ou sans le magasin, montrant la position de la lame à la fin de son mouvement préliminaire d'éjection.
La fig. 30 représente le magasin vide. avee le couvercle en coupe longitudinale suivant la ligne 30-30 de la fig. 29.
La fig. 31 représente la base vue par-dessous, mont. rant la posit. ion d'lme lame eomnie dans la fig. 29.
La fig. 32 représente une vue latérale de la base.
La fig. 33 est une coupe du couverele suivant la ligne 33-33 de la fig. 29.
La fig. 34 est une coupe transversale de la base suivant la ligne 34, de la fig. 32.
Une caractéristique importante du magasin, objet de l'invention, eonsiste en ce qu'il peut être fabriqué à si bas prix que le fabricant peut le fournir comme emballage de lames, et qu'il peut être jeté lorsqu'il a rempli son rôle.
Le magasin représenté comporte une base rectangulaire 10, munie de nervures longitu- dinales parallèles 11 et 12. sur ses bords opposés et de goujons verticaux 13 et 14 placés à distance l'un de L'autre, dans l'axe médian de la base. La base 10 peut être moulée en une résine synthétique telle que la vinylite ou une autre matière analogue. On a représenta ici les goujons 13 et 14 fixés à la base 10 au moyen de chevidles, ma. is il est bien entendu que, de façon générale, ils peuvent être moules de manière à faire partie intégrante de la base.
Ils sont de forme allongée et sont places à égale distance des extrémités de la base 10 et présentent des extrémités arrondies.
Sur la base 10 est fixé un couvercle mé- tallique 15, placé en travers du dessous de la base, en son milieu, et il est maintenu en place par un tenon 16 s'adaptant à force dans un trou percé dans le dessous de la base. I) es pattes élastiques montent le long des parois latérales extérieures des nervures 11 et 12 de la base, puis se rabattent intérieurement en formant des brides U placées en regard l'une de l'autre 17 et 18. De préférence, le cou verele 15 est en métal élastique et ses brides 17 et 18 tendent à se rabattre élastiquement vers la face inférieure de la base 10. Les deux parties découpées des brides 17 et 18 forment une ouverture présentant une cer- taille. surface, au centre de l'ensemble du magasin.
Le magasin est représente comme contenant une pile de six lames 20, à fente longi- tudinale, du type Gillette , c'e. st-à-dire des lames à deux tranchants présentant une encoche dans chaque angle et des parties d'extrémité non affûtées et allongées, délimitant chaque extrémité de la lame. Chaque lame comporte aussi une fente médiane allon gée, ayant sensiblement la même longueur que les bords affûtés de la lame et comportant des élargissements destinés à coopérer avee les saillies de mise en place des montures des rasoirs avec lesquels les lames doivent être uti- lisées.
Les fentes des lames ont une largeur telle qu'elles s'adaptent librement sur les gou- jons 13 et 14 et, quand elles sont enfilées sur eux, elles sont maintenues en place de manière que leurs bords affûtés n'entrent pas en contact avec les nervures 11 et 12 de la base.
Les goujons 13 et 14 sont à une distance telle l'un de l'autre que les lames 20 peuvent être décalées sur ceux-ci, une lame sur deux étant enfilée sur un goujon et les autres sur l'autre et chaque lame étant libre de se déplaeer longitudinalement d'une distance e égale à la longueur de sa fente, moins la lon gueur du goujon sur lequel elle est enfilée.
Comme on le voit à la fig. 1, la lame supérieure 20 est enfilée sur le goujon de droite 13 avec sa partie pleine d'extrémité au contact de l'extrémité extérieure du goujon et l'autre extrémité de la lame 20 est placée à proximité de la face verticale intérieure du goujon 14. En conséquence, cette lame est libre de se déplacer vers la droite, jusqu'à ce que son extrémité pleine de gauche vienne contre le goujon 13. De même, la deuxième lame de la pile est enfilée sur le goujon 14, avec son extrémité intérieure au voisinage de la paroi verticale intérieure du goujon 13 et cette lame peut se déplacer longitudinalement vers la gauche.
En assemblant le magasin représenté pour la distribution, le fabricant peut amener les lames 20 sur la base, de la façon décalée cidessus indiquée, en utilisant pour cela des machines automatiques ou par tous moyens protégeant efficacement les bords tranehants des lames. On place alors et fixe le couvercle 15 sur la base et son action élastique maintient les lames de la pile dans la position représentée, c'est-à-dire avee les extrémités opposées des lames sensiblement au ras des extrémités de la base 10 et leurs bords tranchants, comme on l'a déjà. dit, hors de contact avec les nervures 11 et 12.
On remar quera que les brides 17 et 18 du couvercle sont conformées. de façon à laisser entre leurs extrémités un espace suffisant pour per- mettre de faire glisser le couvercle, dans son ensemble, au-delà de l'un ou de l'autre des goujons 13 et 14.
Le magasin complètement chargé, tel que représenté à la fig. 1, est prêt à être em- ballé pour être mis en vente. Lorsque l'usager veut prendre une lame, il lui suffit de placer son pouee sur la lame supérieure 20, eomme on le voit à la fig. 3, sur la. surface de cette lame laissée à découvert par les ouvertures découpées des brides 17 et 18 du couvercle, et de pousser la lame longitudinalement vers la droite en surmontant la pression élastique exercée par le couvercle. A la fig. 3, on voit la lame supérieure 20 déplacée longitudinalement jusqu'à la limite de son mouvement, c'est-à-dire jusqu'à ce que l'extrémité de gauche de sa fente soit au contact de la paroi intérieure du goujon 13.
On remarquera que le profil des extrémités des brides 17 et 18 correspond sensiblement au profil des extrémités des lames. En conséquence, lorsqu'on a déplacé la lame 20 pour l'amener dans la position de tla fig. 3, son extrémité adjacente aux brides est dégagée des brides du couvercle. Elle est ainsi libérée et l'usager peut commodément la prendre et la placer directement sur. le rasoir.
La lame 20'de la pile qui se trouve être maintenant en dessus est enfilée sur le goujon 14 et elle est libre de se déplacer vers l'extrémité de gauche du magasin. En eonsé- quence, lorsque l'usager désire enlever cette deuxième lame, il procède comme précédemment en mettant son pouce sur la partie mé- diane de la lame et en poussant pour la faire sortir de dessous les brides du couvercle, mais en sens contraire de celui suivant lequel la lame précédente a été déplacée, à moins qu'il ait, entre temps, retourné le magasin bout pour bout.
Les brides 17 et 18 du-eouverele conti- nuent à descendre sur la pile de lames lorsque sa hauteur diminue du fait de l'enlèvement successif des lames. Ces brides ont une élasticité suffisante pour maintenir une seule lame en place ou pour maintenir une pile de cinq ou dix lames, ou plus. Par suite, dans chaque cas, la lame de dessus de la pi'le ou la dernière lame restante est maintenue élastiquement dans la position dans laquelle elle a été placée initialement dans le magasin,, en étant en même temps'libre d'être entraînée, par frottement, dans un sens ou dans l'autre, sous le couvercle, la lame qui se trouve en dessous étant empêchée de se déplacer avec elle par suite de sa butée contre un des goujons 13 et 14.
Alors que la lame supérieure 20 est libre de se déplacer vers la droite sous la poussée du pouce de l'usager, la lame se trouvant im- médiatement en dessous est empêchée de se déplacer dans ce sens du fait que son extrémité pleine de gauche porte contre le bord du goujon 14. Les mêmes conditions se repré sententlorsqu'onenlève les lames les unes après les autres. En conséquence, l'éjection d'une lame s'effectue sans qu'il y ait danger de déplacement de la lame suivante.
La variante du magasin des fig. 4 à 11 comporte une base rectangulaire 25, présentant des parois latérales ou nervures 26 et 27, parallèles, sur ses bords opposes. Les parois 26 et 27 comportent, respectivement,, dans leurs bords supérieurs, des encoches étroites 28 et 29 disposées symétriquement et au centre, pour recevoir le couvercle, comme on va l'indiquer. Les parois 26 et 27 respec- tivement comportent, en outre, des crochets ou oreilles 30 et 31, disposés au centre, en face des encoches 28 et 29, dirigés vers l'exté- rieur et vers le bas, comme on le voit à la fig. 7.
Deux goujons 32 et 33 diriges vertisalement, plats et minces, destinés à la mise en place des lames, font saillie sur la base 25 au voisinage de ses extrémités opposées, res pectivement, et sont placés sur son axe mé- dian. Ces goujons sont un peu moins hauts que les parois 26 et 27. Dans le fond de la base 25 sont placées deux nervures longitu- dinales parallèles 34, en forme de V en section transversale et s'étendant d'un bout. à l'autre de la base, sensiblement à mi-chemin entre les goujons 32 et 33 et les parois laté- rades 26 et 27.
Les nervures 34 sont de faible hauteur et forment des lignes de support, parallèles, pour la pile de lames, en la maintenant. écartée du fond du magasin. La base 25, ses parois latérales 26 et 27, les oreilles formant crochets 30 et 31, les nervures 34 et les goujons 32 et 33 peuvent éventuellement être moulés en une seule pièce, en résine synthétique, telle que la vinylite ou une matière analogue.
Avec la base, pour compléter'le magasin, coopère un couvercle métallique 35 fait d'une tôle élastique mince et comportant des ailes latérales 36 et 37 s'étendant vers l'extérieur et vers le bas. Le contour du couvercle est sensiblement rectangulaire et son centre est découpé de manière à présenter une grande fenêtre reetangulaire 38. Le couvercle a une largeur telle qu'il s'étend en travers de la base 25 et sur ses parois 26 et 27, en s'adap- tant juste dans les encoches 28 et. 29 de celles- ci. Sur ses cotés, le couvercle présente des fentes longitudinales 39 et 40 respectivement, de dimensions telles q, ue les oreilles 30 et 31 de la base peuvent y passer en formant verrouillage.
Le couvercle est. convexe vers le bas en section transversale et a toujours tendance, en son centre, à porter sur le fond de la base 25 ou sur les lames placées dans le magasin.
Le magasin contient une pile de 25 à 27 lames 42 avec encoches aux angle. s et fente longitudinale centrale ayant la largeur voulue pour le passage des goujons 32 et 33.
Les lames sont décalées dans le magasin, c'est-à-dire qu'une lame sur deux porte contre une extrémité du goujon 39, tandis que les autres portent contre le goujon 33, aux extrémités respectives de leurs fentes longitudinales. En conséquence, chacune des lames est libre de se déplacer dans le magasin vers l'extérieur dans un sens, sur une distance égale à la longueur de sa fente, moins la longueur d'un goujon. La partie centrale arquée du couvercle 35 repose sur la lame supérieure de la pile et maintient toute la pile solidement, par frottement, sur les nervures de support 34 de la base.
Toutefois, l'usager peut facilement poser son pouce sur la lame supérieure de la pile et pousser cette lame pour la faire sortir du magasin, jusqu'à ce que le déplacement de la lame soit arrêté par butée de l'extrémité pleine de la lame, avee le bord intérieur du goujon, Lorsque la lame est arrivée dans cette position, elle est passée complètement au-delà du bord du couvercle 35, de sorte que l'usager peut la soulever librement et la retirer sans difficulté. De pré férence et comme cela est représenté, la base 25 comporte, à chaque extrémité, une entaille concave 41 facilitant la prise de la lame lorsqu'elle est éjectée.
On comprend que si l'opérateur essaie de déplacer la lame supérieure de la pile dans le mauvais sens, l'extrémité pleine de la lame empêche ce déplacement et il ne se produit rien, tandis que la lame est toujours libre de se déplacer dans le bon sens.
On voit que, le couvercle étant élastique dans son ensemble, on peut le mettre en position d'assemblage après que le magasin a été chargé, en le poussant vers le bas, ce qui fait que ses ailes 36 et 37 s'écartent suffisamment pour passer sur les oreilles en forme de erochets 30 et 31 qui peuvent s'engager ensuite dans les fentes 39 et 40. De la sorte, le couverele est verrouillé en place de faon sûre du fait de sa liaison avec les oreilles 30 et 31, bien qu'il ne s'étende pas tout autour de la base. De plus, le couvercle forme un cadre continu s'étendant de façon ininterrompue en travers du magasin et ne comportant pas de saillies pouvant s'accrocher lorsqu'on manipule ou utilise le magasin.
Le couvercle est particulièrement bien conformé pour son rôle, du fait que ses ailes latérales 36 et 37 sont par fabrication diva- gentes et s'ouvrent facilement lorsque 1'on appuie le couvercle sur les parois latérales 26 et 27 et leurs oreilles 30 et 31. Lorsque les ailes ont été engagées sur les oreilles, elles portent étroitement contre les faces extérieures des parois latérales, tandis que la partie centrale est soulevée par la pile entière ; à mesure que la pile diminue en hau- teur, la partie centrale du couvercle descend sur la lame supérieure et ses ailes latérales sont libres de diverger, comme le montre la fig. 10.
Il est bien entendu que la dimension et la forme du couvercle élastique 35 peuvent varier entre des limites étendues. Par exemple, on peut l'allonger pour couvrir la plus grande partie de la pile de lames, tant qu'il présente une ouverture de surface suffisante pour que le pouce de l'usager puisse atteindre la lame supérieure de la pile et la pousser en position d'extraction.
Les fig. 12 à 17 représentent une autre variante. On a constaté que l'on peut, initialement, incurver les lames dans le magasin par contact avec différentes saillies internes de celui-ci, de façon que la pile se déplace du fait de l'élasticité inhérente des lames.
En infléchissant la pile de lames dans le magasin, il est parfaitement possible : 1 de maintenir les lames de la pile en les empê- chant de se déplacer accidentellement ou de sortir du magasin, 2 de maintenir une des lames de la pile en position voulue pour l'éjec- tion, 3 de maintenir cette lame particulière en position accessible pour l'usager, et en même temps, 4 de maintenir toutes les lames de façon que leurs bords tranchants ne viennent pas au contact des parois du magasin, à la fois au repos et au cours de l'éjec- tion.
Ce fléchissement de la pile de lames a encore pour effet de pousser la lame e exté- rieure ou supérieure de la pile contre le dessus ou le couvercle du magasin, où elle peut être facilement prise par le pouce de l'usager.
L'action de ressort de la pile peut être ob tenue en l'infléchissant transversalement ou longitudinalement ou les deux à la fois.
Le magasin peut être fabriqué en une composition plastique, en bois ou en métal. Il comprend une base 50, de forme rectangulaire, comportant une plaque ou patin 51. formant une surface intermédiaire, faisant saillie vers le haut, également de forme rectangulaire et dont la surface supérieure est légèrement inclinée vers les deux extrémités. Le patin 51 comporte une nervure de guidage 52 en saillie au centre, s'étendant longitudinalement dans l'axe médian de la base. A une extrémité de celle-ci est placé un patin 53, placé au centre et sur lequel fait saillie un goujon plat 54. A l'autre extrémité de la base il y a, de façon analogue, un patin 55 et un goujon 56.
Les deux goujons 54 et 56 sont à une distance l'un de l'autre correspondant sensiblement à la longueur du patin central 51. Ils sont alignés suivant l'axe médian de la base et ils ont une largeur telle qu'ils passent avec jeu dans les fentes des lames à empiler dans le magasin, comme on va le voir. Les extrémités intérieures des goujons sont biseautées et inelinées vers le patin central 51.
On voit à la fig. 15 comment est fait le couvercle 60 du magasin. Il comporte des parois latérales 61 et 62, avec épaulements servant à loger les bords de la base 50 ; il comporte également, à l'intérieur des parois laté- rales, des patins en saillie 63, 64, 65 et 66, un à chaque angle du couvercle. Dans le milieu de sa longueur, le couvercle est muni de deux patins allongés 67 et 68, voisins des parois latérales et disposés symétriquement entre les patins d'extrémité 63-66 et, également, assez éloignés l'un de l'autre pour que le patin 51 de la base puisse être logé entre eux avec un jeu sensible. Le couvercle présente en son centre une ouverture 69 ovale pour le pouce, cette ouverture étant placée entre les deux patins latéraux 67 et 69.
Le magasin représenté est fait de manière à recevoir des lames de type commercial Gilletteo, c'est- à-dire des lames minces, flexibles, à double tranchant 70, comportant chacune une fente longitudinale centrale 71 et munies d'indica- teurs de direction, représentes par une flèche 72.
Pour charger le magasin, on met une pile de lames, par exemple cinq lames, sur la base en les décalant longitudinalement. Par exem- ple, on peut mettre deux lames sur le goujon 54 et la nervure 52, tandis que les trois autres, alternant avec les précédentes, sont placées sur le goujon 56 et la nervure 52.
Dans ce cas, la pile de lames repose sensiblement en position horizontale sur les patins 51, 53 et 55 de la base. On retourne alors le eouverele 60, on le met sur la base chargée et on le fixe en place par collage, fusion ou autrement. Au cours de cet assemblage, les patins latéraux 67 et 68 viennent porter sur les côtés opposés de la pile de lames et fléchissent la pile transversalement sous l'effet des patins centraux 53 et 55 de la base. De meme, les patins d'extrémité 63-66 fléchissent la pile de lames longitudinalement grâce au patin central 51. La pile de lames, dans son ensemble, est maintenant fléchie à l'intérieur du magasin. Son contact élastique avec les différentes saillies internes du magasin maintient à la fois la pile et les lames individuelles en les empêchant de se déplacer accidentellement.
Les lames sont maintenues contre tout dé- placement dans un sens, du fait qu'elles portent contre les extrémités extérieures de goujons 54 et 56. On assemble les lames de la pile avec les flèches 72 dirigées dans le sens suivant lequel elles sont libres de se déplacer pour les éjecter. En conséquence, lorsque l'usager désire enlever une lame du magasin, il n'a qu'à appuyer sur la pile et en même temps faire avancer la lame supérieure dans la direction de la flèche. La poussée exercée sur la lame supérieure la fait avancer, en surmontant la résistance élastique due à l'état infléchi initial. Dans son déplacement, l'extrémité arrière de la lame sort d'abord de dessous deux des patins d'angle du couvercle.
Par exemple, lorsque la lame supérieure de la fig. 16 avance vers la gauche, son extrémité arrière quitte d'abord les patins d'angle 63 et 64, de sorte que la lame perd une partie de sa courbure longitu- dinale et elle est plus libre pour continuer à se déplacer.
Lorsque le déplacement de la lame se poursuit, son extrémité arrière pleine doit monter et passer sur le goujon 56. Cette partie du mouvement de la lame est facilitée par le bord intérieur biseauté du goujon.
Tant que le goujon fait saillie dans une partie de la fente de la lame, celle-ci est empêchée de se tordre et ses tranchants sont guidés sûrement sans venir en contact avec les bords de l'ouverture de sortie de l'extré- mité du magasin. Toutefois, lorsque l'extré- mité pleine de la lame passe sur le goujon 56, la lame n'est plus guidée. La flexion finale e de l'extrémité de la lame offre une légère résistance supplémentaire au déplacement de la lame, que l'usager a naturellement tendance à surmonter en tirant davantage sur la lame.
Quand, par suite, l'extrémité de la lame quitte le goujon et tombe en position où il y a peu ou pas du tout de courbure trans. versale, la force retardatrice cesse brusquement et la lame est projetée hors du magasin, avec une sorte de déclic, sans avoir la possibilité de se tordre ou avoir tendance à le faire, en protégeant ainsi les tranchants au moment de la sortie.
Les fig. 18 à 22 représentent une autre variante du magasin. On a découvert que l'opération de charge et de décharge du magasin peut être facilitée et que l'on peut augmenter sensiblement la durée du magasin en matière plastique en supprimant le ressort ou la flexion de la pile de lames dans des conditions normales. En d'autres termes, dans cette variante, il n'y a tension ni d'un élément du magasin, ni de l'ensemble des lames.
Les lames contenues dans le magasin restent normalement à plat et sans tension et ni les lames, ni aucune partie du magasin ne sont sous tension. On obtient ces résultats intéressants en supportant la pile de lames dans le magasin, de façon que la sortie de toutes les lames soit empêchée dans les conditions normales. Toutefois, la pile de lames est portée de façon qu'elle puisse temporairement, s'infléchir lorsqu'on désire éjecter une lame et l'extrémité avant d'une lame de la pile est ainsi amenée en regard d'une ouverture de sortie du magasin. Le magasin peut être en tôle ou en résine plastique, telle que de la vinylite, le polyéthylène ou une autre matière analogue.
On l'a représenté ici comme destiné à recevoir des lames de rasoir de sûreté à double tranchant du type Gillette , quoique l'invention ne soit, en aucune façon, limitée à une lame de rasoir particulière. Le magasin comporte un boîtier sensiblement reetangulaire, comprenant une base 80 et un couvercle 89, comme on le voit dans les fig. 20 et 19 respectivement. La base 80 comporte une plaque rectangulaire, légèrement inclinée vers le haut aux deux extrémités et munie à chaque angle d'une saillie rectangulaire diri gée vers le haut, 81, 82, 83 et 84. Sur la base 80 sont fixés des supports constitués par des barres transversales 85 et 86, la distance qui sépare ces barres dépendant de la longueur de la lame.
En pratique, ces barres de support peuvent faire saillie d'environ 1, 5 mm au-dessus du plan de la base et elles peuvent être biseautées sur leurs bords intérieurs en regard. La base porte également deux goujons verticaux 87 et 88, placés sur son axe médian, chaque goujon étant placé entre une barre de support et l'extrémité voisine de la base. Le bord intérieur de chaque goujon est biseauté vers l'extérieur et vers le haut, tandis que son bord extérieur est reetiligne.
Le couvercle comporte des parois latérales à épaulement, recevant entre elles les bords de la base 80 et, lorsqu'elles sont ainsi assem blées, les deux parties peuvent être fixées au moyen de colle, par fusion ou d'autre façon.
Au centre du couvercle et symétriquement, est ménagée une ouverture ovale 90 pour le pouce. Il comporte également quatre taquets rectangulaires dirigés vers le bas 91, 92, 93 et 94, disposés par paires à l'extérieur du pourtour de l'ouverture 90 et dans la même position, dans le sens de la longueur, que les barres transversales 85 et 86 sur la base. Le couvercle est incliné à ses extrémités de façon correspondante à l'inclinaison de la base et
il est muni, à chaque extrémité, d'une bride intérieure 95 et 96, respectivement.
Lorsque les deux parties du magasin sont assemblées, il existe une fente de sortie à chaque extrémité, délimitée, à une extrémité, par la bride 95 du couvercle et les saillies 81 et 82 de la base et, à l'autre extrémité, par la bride 96 du couvercle et les saillies 83 et 84 de la base. L'espace ouvert central existant entre les saillies 81, 82 et 83, 84 constitue une chambre avec jeu pour les lames.
Lorsque les lames sont du type Gillette , e'est-à-dire des lames 70 à double tranchant, avec fente longitudinale centrale 71 et encoches dans les angles délimitant les parties d'extrémité allongées, non tranchantes de la lame, les parties d'extrémité font saillie dans 1'espace compris entre les saillies 81 et 82 à un bout et les saillies 83 et 84 à l'autre bout du magasin. De plus, chaque lame comporte des indicateurs de direction, tels que les flèches 72, indiquant dans quel sens il faut déplacer la lame supérieure de la pile pour la faire sortir.
On peut charger le magasin d'une pile de ces lames 70 avant d'assembler ses deux parties, simplement en posant les lames à plat sur les barres transversales de support 85 et 86, mais en décalant les lames successives, enfilées, une sur deux sur le goujon 87 et les lames intermédiaires sur le goujon 88.
On a représenté (fig. 22) une lame 70 sur le gou- jon 88 et deux lames sur le goujon 87, l'une d'elles étant la lame qui apparait au haut de la pile dans la fig. 18. Cette lame est empê- ehée de se déplacer vers la droite par contact de son extrémité pleine contre le bord de gauche du goujon 87, mais, évidemment, elle est libre par rapport au goujon 88 et son extrémité pleine intérieure peut monter sur le bord intérieur incliné du goujon 87, lorsqu'elle arrive en ce point.
Dans leur position normale à plat, les épaulements des lames se trouvent, aux deux extrémités de la pile, en dessous des faces supérieures des saillies 81, 82, 83 et 84 qui consti- tuent le seuil des ouvertures de sortie. En conséquence, lorsqu'il désire séparer et faire sortir la lame supérieure, l'usager peut ap- puyer sur la partie centrale de la pile de lames, avec le pouce ou un autre doigt, en infléchissant ainsi toute la pile et soulevant ses deux extrémités de la position à plat, hori- zontale, représentée à la fig. 21, pour venir dans la position inclinée vers le haut représentée à la fig.
22, dans laquelle l'extrémité de la lame 70 située sur le dessus de la pile est soulevée derrière les saillies 8. , et 84 et vient en regard de l'ouverture de sortie de la lame. En poussant alors cette lame, on peut l'éjecter, tandis que la suivante est empêchée de se déplacer dans le même sens.
Il est entendu que d'habitude, le magasin contient une charge de einq lames ou plus et que les lames sont disposées, lors de la charge. avec les flèches 72 dirigées alternativement en sens contraire, suivant leur position par rapport aux goujons 87 et 88. La pile de lames repose librement sur les barres transversales 85 et 86, à plat, absolument sans tension et sans exercer d'effort continu sur le boitier du magasin. La lame supérieure de la pile est maintenue normalement en dessous du niveau des fentes de sortie par les tenons 91 à 94. Toutefois, lorsqu'on fait fléchir la pile, comme cela est représenté à la fig. 22, l'extrémité de la lame supérieure est amenée à coïncider avee la fente.
On peut alors faire avancer cette lame en direction voulue et après que son extrémité pleine arrière est passée entre les tenons 91 et 92, elle est libre de monter sur le bord biseauté du goujon 87 et de sortir du magasin.
Les deux formes d'exécution représentées dans les fig. 1 à 11 comportent un couvercle formant dispositif élastique, appuyant sur la lame supérieure. On a représenté dans les fig. 23 à 34 un moyen très satisfaisant d'ob- tenir un dispositif élastique maintenant la lame supérieure à un niveau déterminé, eeei constituant une forme d'exécution préférée de l'invention.
Au lieu que le dispositif élastique soit adjoint au couvercle, un ressort est placé sous la pile de façon à maintenir la lame supérieure à un niveau déterminé, de prefe- rencc :) une certaine distance en dessous du couvercle, au moyen d'oreilles faisant saillie en dessous de celui-ci. Le couverele est relié rigidement à la base. En outre, de préférence, il est prévu des nervures de guidage au voisinage de chaque fente de sortie des lames, de manière à guider l'extrémité arrière en position centrale jusqu'à ce que ses bords tranchants soient passés sûre- ment au-delà de la fente de sortie des lames.
Une caractéristique importante de la disposition consiste également en ce qu'il est prévu des parois concaves ou convergentes allant vers les fentes de sortie et servant de guides pour l'extrémité avant d'une lame vers la fente et dans celle-ci. Cette caractéristique de construction est importante du fait qu'elle permet des tolérances de fabrication et facilite la libre sortie des lames.
Le magasin représenté dans le dessin peut être fait en une matière en feuille quelconque, par exemple par moulage d'une résine synthétique ou par matricage d'une tôle mince. Dans une forme préférée, le magasin est moulé en une matière transparente dénom- mée Iucite . Ce magasin comporte une base et un couvercle qui peuvent être faits séparément puis engagés l'un sur l'autre pour enfermer la pile de lames, ou on peut les réunir par fusion ou d'une autre façon. Les deux parties sont faites de manière à avoir partout des sections transversales de matière sen siblement uniforme en facilitant ainsi le moulage et en évitant toute tendance à la dé- formation en service.
La partie inférieure ou base 100 du magasin, comme on le voit surtout à la fig. 32, est rectangulaire et relevée aux deux extrémités, de manière a se terminer suivant des bords plats horizontaux 101 et 102 qui, dans le magasin terminé, constituent les côtés inférieurs des fentes de sortie des lames. La pièce 100 est de section transver- sale uniforme et sa surface intérieure monte progressivement jusqu'aux bords des fentes de sortie, aux extrémités opposées. Elle tend ainsi à guider l'extrémité avant d'une lame jusqu'à l'une on l'autre des fentes, suivant le sens de déplacement de la lame dans le magasin.
La base comporte également deux gou- jons étroits 103 et 104 de mise en place des lames qui sont à une distance l'un de l'autre qui est d'environ les 2/3 de la longueur de la fente des lames et qui comporte des extrémités intérieures symétriquement biseautées et arrondies. Ces goujons sont alignés sur ]'axe longit-udinal de la. base et ils ont une largeur telle qu'ils peuvent passer dans la fente des lames avec jeu et leur hauteur est telle qu'ils se rapprochent de la face intérieure du couvercle du magasin et qu'ils peuvent recevoir une pile d'environ vingt lames. Les bords'latéraux parallèles de la base comportent une série d'évidements peu profonds et rectangulaires 105, par exemple trois de chaque coté.
La. base comporte, en outre, une fente 106 transversale servant à recevoir un ressort, située au voisinage de l'une de ses extrémités et débouchant sensiblement au niveau de la face inférieure de la base. La fente 106 comporte un élargissement sur son bofd infé- rieur constitué par une encoche centrale 107.
Directement en arrière de la fente et dans la face intérieure de la base, est ménagée une cavité transversale 108 formant un épaule- ment brusque et constituant une butée pour le ressort une fois que celui-ci a été introduit dan,, le magasin'sous la pile de lames, comme décrit ci-dessous. L'encoche 107 s'étend du bord intérieur de la fente 106 à travers l'épaulement de la cavité 108.
Le couvercle 110 du magasin, comme on le voit dans les fig. 29 et 30, est également de forme rectangulaire et comporte des parois latérales 111 et 112 situées à une distance telle que la base 100 peut être logée entre elles et leurs bords intérieurs présentent un épaulement, de façon à constituer une série d'oreilles 113 rectangulaires et peu profondes, trois de chaque coté, s'adaptant avec jeu dans les évidements 105 de la base et s'engageant dans ces évidements. La matière du couvercle est suffisamment élastique pour lui permettre de s'engager à cran avec la base et, lorsque cela est fait, les oreilles 113 déterminent la position longitudinale relative des deux pièces qui sont assemblées et qui constituent ensemble une enveloppe pour la pile de lames.
Il est prévu un jeu d'environ 0, 17 mm entre les oreilles 113 et les évidements 105 pour la fabrication et pour supprimer les efforts dans le magasin terminé.
Le couvercle comporte une série d'oreilles 116 dirigées vers le bas, par exemple au nom- bre de quatre, et, dans le magasin représente, ces oreilles sont disposées sur le pourtour d'une fenêtre ovale 117 ménagée symétriquement au eentre du couvercle et de grandeur suffisante pour que l'usager puisse y introduire le pouce. Les deux oreilles qui se trouvent à chaque extrémité de la fenêtre sont ainsi à une certaine distance transversale l'une de l'autre et cette distance est importante, comme on le verra plus loin.
Le cou verele comporte également, dans son axe longitudinal, des nervures de glidage longi- tudinales 114 et 115 qui, dans le magasin assemblé, descendent vers le bas à partir d'un point situé au-dessus des goujons 103 et 104, dans les fentes de sortie respectives situées aux extrémités opposées du magasin.
Lorsque les deux parties du magasin sont assemblées, les goujons 103 et 104 se trouvent, dans le magaisin, à l'extérieur du con- tour des oreilles dirigées vers le bas 116 et les bords supérieurs des goujons 103 et 104 sont situés sensiblement dans le plan déterminé par les faces inférieures des oreilles 116 ou légèrement au-dessus de ce plan.
Le magasin comporte un ressort a, lame 119 en forme d'U allongé et qui est légèrement plus étroit que la largeur de la. fente 106 destinée à recevoir ce ressort, et ses di mensio, ns sont telles que lorsqu'on l'introduit par cette fente, son bord avant et ses cotés passent librement le long des goujons 103 et 104. L'introduction du ressort est facilitée par l'encoche 107 qui permet de faire avancer le bord arrière du ressort au moyen d'une lame ou autre instrument pointu jusqu'à ce que son extrémité arrière soit complètement rentrée dans la cavité 108 et soit empêchée de revenir ensuite vers la fente 106.
Le ressort est incurvé vers le haut et sert à soulever élastiquement la pile de lames pour l'amener dans une position déterminée par la mise en prise de la lame supérieure de la pile avee les faces intérieures des oreilles 116. Le ressort 119 peut être introduit comme dernière opération de l'emballage après que ladite pile de lames a été introduite et que le magasin a été fermé. Lorsque son extrémité arrière est ancrée contre l'épaulement de la cavité 108, son extrémité a. va. nt est libre de se déplacer sur la surface de la base 100 lorsque l'épaisseur effective de la pile de lames diminue progressivement en service.
Le magasin est représenté comme chargé avec une pile d'environ vingt lames 70, chacune présentant une fente longitudinale médiane 71 et étant munie de l'indication de direction constituée par les flèches 72 qui montrent à l'usager le sens suivant lequel il faut déplacer la lame supérieure pour la faire sortir conve- nablement. Chaque lame comporte des en coches dans ses a. ngles et ces encoches déter- minent des parties d'extrémités allongées non tranchantes, placées au centre et symé- triquement par rapport à l'axe de la lame et dont la largeur est telle qu'elles s'adaptent ave, e jeu entre chacune des paires d'oreilles 116 se trouvant aux extrémités de la fenêtre 117.
En préparant le magasin décrit ei-dessn, < . le fabricant amène, de préférence automa- tiquement, une pile de vingt lames avee fente sur la base, en enfilant, alternativement. les lames sur leurs goujons respectifs 103 et 104, de façon que chaque lame soit libre de se déplacer longitudinalement de la longueur de sa fente moins la longueur de l'un des goujons, da. ns un sens seulement.
En ame- nant les lames de cette façon, on les inverse bout par bout, de façon que les flèches 72 d'indication de direction alternent également en ce qui concerne leur sens et indiquent à que ! lle extrémité du magasin la lame qui se trouve à ce moment au-dessus de la pile doit être amenée pour la faire sortir.
On introduit alors le ressort. 119 par la fente 106 cle ! a façon indiquée ci-dessus et la plie de lames ast soulevée par le ressort jusqu'à un niveau déterminé par les faces intérieures des oreilles 716. Lors de ce mouvement, les goujons 103 et 104 passent avec jeu dans les fentes de la lame pour venir à une hauteur qui est légèrement au-dessus du niveau de la lame supérieure, déterminé par sa butée sur les oreilles 116, c'est-à-dire que les entré- mités intérieures des goujons 103 et 104, d'une part, et des oreilles 116, d'autre part, se recouvrent verticalement d'une petite quantité.
On voit donc que l'extrémité extérieure cachée de la lame supérieure est maintenant en prise avec le bord extérieur du goujon de droite 103 et que cette lame ne peut se dé- placer vers l'extérieur que dans le sens indiqué par les flèches 72 qu'elle porte. Lorsque l'usager désire éjecter la lame, il peut introduire son pouce par la fenêtre 117 et déplacer la lame vers la droite pour venir dans une position représentée en trait mixte dans les fig. 23, 29 et 31.
Dans cette position, on voit que l'extrémité intérieure cachée de la lame, déterminée par ses encoches d'angle est passée extérieurement au-delà des deux oreilles 116 se trouvant à l'extrémité de droite de la fenêtre 117, c'est-à-dire que les oreilles 116 sont maintenant placées dans les encoches d'angle de la lame.
Dès que l'extrémité de la lame est ainsi libérée de l'obstruction constituée par ces oreilles, elle est soulevée par l'action du ressort 119 contre la surface intérieure du couvercle 110 en étant ainsi entraînée au-dessus du goujon 103 et libérée de celui-ci. En même temps, la fente 71 s'engage sur la nervure de guidage 114, de sorte que la lame est maintenue en position centrale avec ses deux bords hors de contact d'avec les extrémités de la fente de sortie. L'usager est alors libre de retirer complètement la lame de'la fente de sortie et, dans ce déplacement final, la nervure de guidage 114 guide la lame et empêche qu'il y ait contact entre ses bords et le magasin.
Pour extraire la lame supérieure de la pile, l'usager amène son ponce ou un autre doigt en contact avee la lame et la presse en avant, dans la direction indiquée par la flèche qui est marquée sur la lame. Lorsque la pression exercée est suffisante pour que la pile soit déplacée contre l'action du ressort 119, la lame supérieure peut être abaissée jusqu'au-dessous des bords 101 ou 102 des ouvertures de sortie, et dans ce cas la face incurvée de la base tend à guider l'extrémité avant de la lame vers l'ouverture de sortie.
En revanche, lorsque la pression exercée sur la pile n'est pas aussi grande, la lame n'est abaissée que jusqu'à un niveau situé au-dessus des bords 101 ou 102 ; dans ce cas, la nervure inclinée 114 ou 115 guide l'extrémité de la lame vers le bas dans l'ouverture de sortie, ceci en abaissant non seulement la lame supérieure, mais aussi celles qui sont situées au- dessous.
Lorsque la lame supérieure est avancée dans la position déterminée par le goujon 103, comme représenté dans les fig. 29 et 31, la partie de la lame qui n'est pas tranchante se dégage des oreilles 116 dirigées vers le bas, et le ressort 119 soulève la pile de lames d'une hauteur correspondant à l'épaisseur de la lame en partie extraite, en, amenant la lame suivante en contact avec les oreilles 116.
Avant d'atteindre cette position, la lame qu'on extrait est pressée par la pile et le ressort contre les extrémités des oreilles 116, et il faut pour pouvoir la dégager, surmonter la force de frottement qui en résulte ; lorsque la lame atteint la position représentée dans les fig. 29 et 31, elle est maintenue de façon lâche en dépassant l'ouverture de sortie.
Lorsqu'on continue à déplacer la lame, là nervure 114 pénètre dans la fente de la lame et la maintient en position jusqu'à ce que l'extré- mité arrière de la lame atteigne l'extrémité inclinée intérieure de la nervure 114. Finale- ment, l'extrémité de la lame est abaissée audessous de la nervure 114 ou 115 et la lame quitte aisément le magasin sans subir de flexion.
Etant donné que l'on ne peut éjecter la lame supérieure de la pile que pa. r déplace- ment dans un sens, il est d'importance consi- dérable pour l'usager qu'il soit informé par des indications facilement visibles, du sens suivant lequel la première lame doit être déplacée pour la faire sortir du magasin. Les flèches sont placées sur la lame dans une position telle qu'elles sont librement visibles par l'ouverture d'introduction du doigt, que comporte le magasin. Dans la forme d'execution représentée, les flèches sont placées en totalité dans une moitié de la face de la lame, parallèlement et avee leurs pointes dirigées vers l'extrémité de. la lame qui est la plus éloignée desdites pointes.
Les pointes des flèches se terminent légèrement en arrière de l'axe transversal médian de la lame.
Avec les procédés de fabrication actuels, on peut fabriquer facilement une série continue de lames présentant des flèches diri gées dans un sens et, en empilant des lames dans l'un quelconque des magasins décrits, on inverse bout pour bout une lame sur deux, de façon que les flèches soient également inversées sur les lames alternées, de manière à indiquer le sens convenable du déplacement de sortie dans la pile de lames décalées.