Installation téléphonique bilatérale en haut-parleur. La présente invention a pour objet une installation téléphonique bilatérale en haut- parleur, dans laquelle chaque voie reliant les deux postes comprend un amplificateur à, deux lampes, caractérisée par le fait que, dans chaque voie, il existe une lampe de puissance possédant une grille de commande et une grille-écran, cette grille-écran étant reliée à une source de tension fixe, tandis que la grille de commande est connectée par l'intermé diaire d'un dispositif redresseur au circuit anodique de la lampe de sortie de l'amplifi cateur de la voie correspondante,
le circuit anodique de chaque lampe de puissance étant connecté aux grilles-écrans des lampes de l'amplificateur correspondant et à une source de haute tension positive fixe.
On connaît des installations téléphoniques permettant la liaison bilatérale en haut-par leur sans amorçage d'effet Larsen. Dans presque tous les systèmes connus, il est fait usage, quand la conversation est engagée, de circuits de surainplification agissant lorsque l'effet Larsen n'est plus à craindre. Dans la plupart des cas, on a fait appel aux variations d'amplification d'une lampe à pente variable en fonction de la polarisation d'une grille de la lampe utilisée. En particulier, dans le bre vet suisse N 274388, au nom de Jacques Lévy, on fait appel à des variations du champ d'excitation des haut-parleurs ou des micro phones.
On sait, d'autre part, que dans une lampe de puissance du type pentode, les caractéris tiques de la lampe sont imposées en grande partie par les caractéristiques de l'électrode nommée écran'. C'est ainsi que, si l'on consi dère les caractéristiques d'une lampe, par exemple du type connu sous la dénomination UL41, on constate que, pour une tension d'anode et d'écran de 100 volts, cette lampe peut délivrer une puissance de 1,3 watt; pour des tensions anode et écran de 110 volts, la puissance passe à<B>1,7</B> watt, et pour des ten sions anode et écran de 165 volts, elle passe à 4,2 watts.
On pourrait donc envisager un système de suramplification utilisant une variation de la tension d'alimentation de 100 à 165 volts. Mais ce système est difficile à réaliser en pra tique en raison des intensités assez fortes à manipuler et des variations importantes de ces intensités (32 mA pour 100 volts, 54 mA pour 165 volts dans le cas de la UL41).
On a remarqué que, si l'on part de la ten sion initiale de 100 volts et que l'on monte à 165 volts sur l'anode, sans toucher à la ten sion d'écran, on constate que la puissance déli vrée ne change que peu ou pas du tout; dans ce cas, on peut alimenter au départ l'anode à 165 volts et l'écran à 100 volts pour avoir une faible puissance, et déclencher la sur- amplification en faisant passer la tension d'écran de 100 à 165 volts. La puissance est presque triplée et la variation de tension est facilement obtenue, parce que l'intensité du courant de grille-écran est faible (5 mA au départ) et varie peu (9 mA à pleine puis sance).
Le dessin annexé représente; à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'ob jet de l'invention.
La fig. 1 montre une première forme d'exécution.
La fig. 2 montre une deuxième forme d'exécution.
La fig. 3 montre un circuit d'alimenta tion utilisable avec les installations représen tées aux fig. 1 et 2.
Sur la fig. 1, le microphone 113 attaque par un transformateur T la première lampe Ll d'un amplificateur à deux lampes Ll, L2 couplées de faon classique. La tension am plifiée sortant de L2 est transmise par un transformateur T1 au haut-parleur IIP' du correspondant.
Une tension, prélevée entre<I>L2</I> et Tl au moyen d'un montage classique com prenant un condensateur Cl, un détecteur Dl shunté par une résistance RI, et une résis tance R2 découplée par un condensateur C2, est. redressée en Dl et bloque une lampe de puissance L3 dont le circuit anodique est ali menté par le point 0 et par l'enroulement excitateur E du haut-parleur HP, c'est-à-dire du haut-parleur du poste qui parle. L'écran G3 de L3 est stabilisé en tension, par exemple de 80 à 100 volts.
La surpolarisation de L3 par la tension redressée supprime le courant anodique de cette lampe et, par conséquent, diminue fortement l'excitation du haut-par leur<I>HP</I> qui devient muet. La chute de ten sion dans l'excitation E, normalement, de 80 à 1.00 volts, disparaît presque. La tension de l'anode de L3 passe de 80 à 160 volts (ou de 100 à 200); c'est au point 0 qu'est prise l'ali mentation de l'écran G2 de la. lampe de sortie <I>L2</I> agissant sur le haut-parleur<I>HP'</I> du poste \qui écoute, et c'est en 01 qu'est prise celle de l'écran Gl de la lampe d'entrée Ll de l'am plificateur au travail.
Une très forte suramplificatïon apparaît ainsi dans l'amplificateur de la voie au tra- vail; cette suramplification provient du blo cage de l'amplificateur non utilisé.
Les phénomènes sont réversibles dès que 1I' prend la parole; les constantes de temps sont déterminées de faeon que la. réponse ou l'intervention puissent se faire entre deux syllabes.
Sur la fig. 2, on a représenté un circuit différent dans lequel il n'est pas fait appel, comme dans la forme d'exécution de la fig. 1 et comme dans le brevet précité, aux varia tions d'excitation des haut-parleurs.
Le circuit est plus classique; il utilise le blocage des amplificateurs et une lampe spé ciale est bloquée pour procurer les variations de tension d'écran. On voit sur la, fig. 2 que chaque ligne com prend, comme précédemment, un microphone 3l, un transformateur T, un amplificateur à deux lampes Ll et L2 et un transformateur Tl attaquant le haut-parleur HP'. Comme précédemment, une dérivation Cl,<I>Dl-RI,</I> R2-C2 aboutit à une lampe de puissance L3 dont l'écran G3 est soumis à une tension qui peut être réglée à, une valeur déterminée.
lie circuit anodique de L3 est relié par le point 0, d'une part, à l'écran G2 de la. lampe de sor tie L2 de l'amplificateur de la voie au travail (puissance) et, d'autre part, par 01, à la grille Ga de la lampe d'entrée Ll de la même voie (amplification). D'autre part, la tension redressée provenant de L2 est transmise par le point 03 à l'écran G'1 de la lampe d'entrée L'1 de la voie inutilisée et elle bloque cette lampe; de ce fait, le haut-parleur IIP de cette voie reste muet.
Grâce à ce montage, la sup pression du courant anodique de L3 par un blocage dû à la tension provenant de L.., aug mente l'amplification de Ll et L2, ou plus exactement augmente l'amplification et la puissance. Par suite, la parole émise en DI arrive renforcée<I>à. 11P',</I> tandis que la voie in verse est bloquée et que IIP reste muet. L'effet Larsen est ainsi évité. Comme précé demment, les constantes de temps sont choisies de faon à permettre aux interlocuteurs de s'interrompre.
Dans les fig. 1 et 2, la charge de cathode de la lampe de puissance L3 est constante et constituée par une résistance fixe R3.
Sur la fig. 3, on a représenté un circuit utilisable pour l'alimentation des écrans et des plaques des lampes de puissance.
Ce circuit est doubleur de tension et il comprend un condensateur C3 relié à un fil. du secteur W, un pont relié à l'autre fil du secteur W, dont les sommets sont 1, 2, 3, 4 et dont les branches comprennent. un premier redresseur Vl entre 1 et 2, un second redres seur V2 entre 2 et 3, un condensateur C.4 entre 3 et 4, trois connexions étant prévues, l'une partant de 2 pour aboutir aux écrans des lampes de puissance, l'autre de 3 pour aboutir aux anodes des mêmes lampes, et enfin une autre de 4 pour aboutir à la terre.
Ce circuit, procure une demi-tension stable pour les écrans ou plaques des lampes qui ne doivent pas bouger pendant les blocages et déblocages.