Machine textile.
La présente invention se rapporte aux machines textiles et, plus particulièrement, aux machines telles que les canetières et autres bobineuses automatiques, comprenant une série d'unités de bobinage dont chacune est destinée à enrouler une bobine de fil.
L'invention se propose notamment de mu- nir les machines de ce type d'un mécanisme propre à manutentionner les bobines avee ménagement et à les protéger contre tout dommage, tout en étant capable de travailler de pair avee une livraison rapide de charges de fil (le mot charge comprenant ici de façon générale les bobines, canettes et autres enroulements), telle que celle de bobines d'un groupe important de bobineuses automatiques.
L'invention a, en conséquence, pour objet une machine textile comprenant une série d'unités de bobinage dont chacune est destinée à enrouler une bobine de fil, ladite machine étant caractérisée par des moyens permettant de transporter ces bobines jusqu'à un point commun et par un mécanisme arrangeur servant à disposer lesdites bobines suivant des rangées sur des organes porte-bobine individuels.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de la machine faisant l'objet de l'invention.
Fig. 1 est une vue de face d'une première forme d'exécution constituée par un mécha- nisme arrangeur de bobines, combiné avec une bobineuse, telle qu'une canetière à unités de bobinage voyageuses, cette figure ne repré- sentant qu'un fragment de la bobineuse.
Fig. 2 est une vue partie en élévation et partie en coupe verticale en regardant de la droite de la fig. 1.
Fig. 3 est la vue en plan correspondant aux fig. 1 et 2, les nombreuses unités de bobinage de la canetière n'étant pas représentées sur cette figure, à 1'exception d'une seule.
Fig. 4 est une vue schématique représen- tant un des organes transporteurs de bobines en position de réception et un berceau de transfert de canette dans deux positions, ainsi qu'un interrupteur électrique dont le fonctionnement est régi par la réception d'une canette par le berceau.
Fig. 5 est une vue fragmentaire avec coupe verticale, prise par la ligne 5-5 de la fig. 3 'ou de la fig. 4, mais dont diverses pièces ont été omises, cette figure représentant une ea- nette qui vient de rouler du mécanisme transporteur de canettes de la canetière sur le berceau de transfert des charges de fil.
Fig. 6 est une vue analogue à fig. 5, mais prise par la ligne 6-6 de fig. 4, cette figure montrant la canette qui a roulé du berceau dans un support de charge de fil disposé horizontalement.
Fig. 7 est une vue observée du même point que la fig. 2, mais à plus grande échelle, et dans laquelle de nombreuses pièces sont supposées arrachées ou enlevées, cette figure montrant le mécanisme de commande du berceau de transfert des charges ou canettes et la série d'organes transporteurs des charges de fil ainsi qu'un registre destiné à régir la dé- charge des canettes à partir des organes transporteurs.
Fig. 8 est une vue partie en élévation et partie en coupe verticale par la ligne 8-8 de fig. 7.
Fig. 9 est une coupe verticale par la ligne 9-9 de fig. 7.
Fig. 10 est une vue de détail, principalement en plan, représentant un mécanisme à croix de Malte des fig. 7, 8 et 9.
Fig. 11 est une vue de détail, principalement en coupe verticale, d'un embrayage à un seul tour représenté aux fig. 1 et 2.
Fig. 12 est une vue fragmentaire, principalement en plan, représentant un support de canettes, sous la forme d'un plateau à brochettes, qui est maintenu en place sur son transporteur pour la réception d'un groupe de canettes, par une rangée de ses brochettes.
Fig. 13 est une vue en élévation fragmen- taire en regardant de la gauche de fig. 12, montrant aussi deux des supports de canettes et le registre.
Fig. 14 est un schéma de montage électrique de la machine.
Fig. 15 est une vue en élévation fragmen- taire, observée de la ligne 15-15 de la fig. l, montrant un mécanisme pour enlever des pla teaux à brochettes d'une pile ou réserve, un plateau élévateur de ce mécanisme étant com plètement abaissé.
Fig. 16 est une vue fragmentaire semblable à la fig. 15, mais représentant le plateau n élévateur complètement relevé, le plateau à brochettes le plus bas de la fig. 15 ayant requ un mouvement d'avancement qui l'a écarté du trajet du plateau élévateur.
Fig. 17 est une vue semblable aux fig. 15 et 16, montrant le plateau élévateur partiellement abaissé à partir de la position qu'il occupe à la fig. 1. 6.
Fig. 18 est une vue en plan fragmentaire, un moment après l'opération de remplissage d'un plateau à brochettes montré à la fig. 3, un nouveau plateau à brochettes ayant été amené par les chaînes transporteuses au contact de l'extrémité arrière du plateau à brochettes en train d'être garni.
Fig. 19 est une vue en plan, très schéma- tique, d'une seconde forme d'exécution eomprenant un mécanisme arrangeur de canettes combiné avec un groupe d'unités de bobinage fixes d'une canetière automatique, quelques- unes seulement des nombreuses unités de cette machine ayant été représentées.
Fig. 20 est une vue schématique, en regardant de la droite de la fig. 19, de nombreuses pièces n'ayant pas été représentées.
Fig. 21 est une vue de face schématique d'une partie de la machine des fig. 19 et 30, et
fig. 22 est une vue de détail représentant le mécanisme de commande d'interrupteur de la machine des fig. 19 à 21.
Bien que l'invention soit applicable à l'arrange. ment de divers types de charges de fils textiles, on décrira ei-après son applica- tion, à titre d'exemple, à l'arrangement de charges qui sont en réalité des canettes de trame. Les fig. 1 à 18 représentent une forme e d'exécution comprenant un mécanisme arrangeur de canettes et une canetiere à unités de bobinage voyageuses, alors que les fig. 19 à 22 représentent une forme d'exécution compre nant un méeanisme arrangeur similaire, eombiné d'une manière un peu différente avec un groupe d'unités de canotage fixes.
Dans la première forme d'exécution, des supports de bobines sont constitués par des brochettes porte-bobine individuelles que portent des plateaux à broehettes, eomme repré- senté aux fig. 1, 2, 3, 12 et 13. Un plateau à brochettes comprend une paroi de base plate 11, de laquelle s'élèvent plusieurs rangées de brochettes porte-bobine 12. Dans la disposition représentée, chaque plateau à brochettes comprend dix rangées de brochettes et chaque rangée est composée de huit brochettes. Chaeune des brochettes est destinée à être gar- nies d'une bobine, qui est dans ce eas une canette de trame, le tube de canette étant à cet effet embroché sur la brochette.
De tels plateaux à broehettes sont supportés de la manière qui sera décrite plus loin et sont déplaces de gauche à droite (fig. 1, 3, 13 et 18) ou vers l'observateur (fig. 2 et 11 5) pour recevoir les bobines ou canettes pleines, embrochées sur leurs brochettes.
La canetière à unités de bobinage voyageuses, dont une partie est représentée aux fig. 2 et 3, comprend plusieurs unités de bobinage telles que 15, qui sont destinées à être entraînées de manière à circuler sur une voie sans fin composée de rails fixes supérieur 16 et inférieur 17, à l'aide d'unechaîne 18 (fig. 3). Chacune des unités de bobinage peut être actionnée individuellement par son propre moteur électrique 19, alimenté en courant par l'intermédiaire du bâti de la machine et de balais en contact avec des barres conduc trices fixes 20, de manière que l'unité de bobinage effectue le bobinage d'une canette individelle pour un déplacement de l'mité de bobinage autour de la machine.
Le fil Y, déroulé d'une bobine d'alimen- tation portée par l'unité, peut être tiré de bas en haut par des dispositifs de tension 21 et à travers un easse-fil 22 jusqu'à un méea- nisme de guidage du fil à va-et-vient, indiqué en 23, qui le dépose sur un tube de canette maintenu entre deux pointes intérieure 24 et extérieure 25.
La pointe intérieure 24 est entraînée en rotation par le moteur 19 pour faire tourner le tube de canette. L'ensemble 23 de guidage du fil est animé d'un mouvement alternatif par des transmissions à came et à tringlerie, également actionnées par le moteur, et cet ensemble reçoit, au cours du bobinage, un mouvement d'avancement progressif, du gros bout du tube de canette vers sa pointe, de manière à eonstituer l'enroulement canette de tramer typique.
A l'achèvement d'une canette par l'unité de canetage, le bobinage est interrompu et le moteur individuel de l'unité est stoppé en coupant le circuit de ce moteur, ce qui a lieu, par exemple, en relevant les balais de l'unité pour les écarter des barres conductrices 20. Cette action doit normalement avoir lieu un peu avant que l'unité de bobinage arrive à la position représentée aux fig. 1 et 3. De préférence. la. machine est pourvue d'un mécanisme de construction connue qui, à cet endroit, effectue dans tous les cas la coupure du circuit du moteur individuel, que la canette ait, ou non, été achevée.
On se rend compte, par conséquent, que lorsque les unités de bobinage arrivent à la position représentée aux fig. 1, 2 et 3, elles sont inactives, mais maintiennent eneore la canette de fil dans la position de bobinage entre les pointes 24 et 25.
La pointe extérieure 25 de chacune des unités est rétractile pour transférer la charge de fil bobiné à partir de la position de bobinage, à l'aide d'un bras de manivelle 30 porté par l'unité de bobinage et d'une butée fixe 31 indiquée schématiquement à la fig. 3. Lorsque le bras 30 rencontre la butée 31, la canette pleine tombe, d'une petite hauteur, des pointes sur une plaque fixe horizontale 32, qui s'étend le long du chemin suivi par les unités 15 au-dessous de leurs parties de tête. La canette est contrainte de rouler le long de cette plaque en raison du fait qu'elle est maintenue entre une plaque verticale 35 et une barre 36, ces deux dernières pièces s'étendant à partir de l'unité de bobinage et se déplaçant avec cette unité.
Lorsque le bras 30 quitte l'extrémité de droite de la butée 31 (fig. 3), la pointe extérieure 25 est libre de s'appliquer sur un nou- veau tube de canette vide, maintenu par un mécanisme d'alimentation en tubes disposé au voisinage ; ce mécanisme n'a pas été repré- senté pour la clarté du dessin, mais une ligne b-b indique la ligne centrale suivant laquelle le tube vide est maintenu par le mécanisme d'alimentation en tubes A la fig. 2, un nouveau tube vide B a été représenté reçu entre les pointes 24 et 25 et occupant la position de bobinage, au-dessus de la canette pleine libérée qui est en train de rouler le long de la plaque 32 ;
à la fig. 3, ce tube vide, qui se trouve à la position de bobinage, a été sup- posé brisé pour montrer la canette pleine libérée qui se trouve au-dessous de lui.
La plaque horizontale 32 et les parties 35 et 36 de l'unité de bobinage avec lesquelles elle se combine se comportent ainsi comme un transporteur pour la canette libérée, la plaque 32 constituant une piste de roulement pour cette canette. Les canettes tombant des unités de canetage successives sont espacées l'une de l'autre de la distance qui sépare les unités successives.
En quittant l'extrémité de droite de la plaque 32, les canettes roulent isolément et suecessivement sur un berceau récepteur 40 dont le rôle est de transférer les canettes, isolément et suecessivement, à un mécanisme arrangeur, décrit plus loin, qui effectue une répartition des canettes successivement reçues par rapport aux brochettes d'un plateau à brochettes, dans deux directions, c'est-à-dire transversa- lement et longitudinalement par rapport audit plateau, de manière à remplir la série de rangées de brochettes de ce plateau. De préférence, cette répartition consiste à garnir de canettes les brochettes individuelles d'une ran gée, puis les brochettes individuelles de la ran gée suivante, et ainsi de suite.
La répartition à l'intérieur d'une rangée donnée est de préférence effectuée par le transport de canettes successives sur différentes distances, le long de cette rangée, de sorte que les canettes respectives sont placées à l'alignement des brochettes correspondantes de cette rangée, et le passage d'une rangée à la suivante est de pré férence effectué par un déplacement relatif entre le berceau, ou organe récepteur de eanettes, et le plateau à brochettes.
De préférence, l'évacuation des canettes réparties au-dessus d'une rangée de brochettes s'effectue simultanément pour toutes les ca- nettes destinées à garnir une rangée, et ce, à l'arrivée d'une rangée complète de canettes dont chacune occupe la position voulue pour être transférée à une brochette correspon- dante de la rangée.
De cette manière, l'ame- née des canettes, aux positions où elles sont destinées à être libérées, peut être effectuée par pas relativement courts, ou sans aucun mouvement rapide, plusieurs canettes se dé- plaçant simultanément et toutes les canettes d'une rangée atteignant simultanément des positions en alignement avec les brochettes sur lesquelles elles doivent s'embrocher.
Le mécanisme arrangeur de canettes eomprend une série d'organes transporteurs individuels 41 en forme de petites gouttières ou augets à extrémité ouverte, qui sont mobiles suivant un circuit sans fin extérieur au cir- cuit sans fin des unités de bobinage.
Sur les fig. 1, 2 et 3, le berceau 40 a été représenté dans sa position de réception, sur le point de recevoir une canette de la plaque 32. A la figure 4, le berceau 40 est représenté par des traits pleins dans sa position de transfert de canette, près de l'auget transporteur de canette 41 auquel il vient de transférer une canette, et il est représenté par des lignes de traits mixtes dans sa. position de réception de canette.
Pour déplacer le berceau entre ses deux positions extrêmes de la fig. 4, il est prévu une tige transversale 45, qui est fixée dans des blocs 46, à ses extrémités, et sur laquelle bascule le berceau 40, les deux blocs 46 étant reliés par des pivots verticaux à des biellettes parallèles 49 qui sont elles-mêmes montées pour pivoter en 50 autour d'une partie fixe de la machine.
Un prolongement 50 s'étendant à partir d'une des biellettes 49 est relié par une biellette 52 à un plateau-manivelle 53 qui est animé d'une rotation intermittente, comme il sera décrit plus loin, ce qui fait passer le berceau de sa position indiquée en traits mixtes à la fig. 4 à sa position en traits continus, puis effectue son retour de cette dernière position à la première, pour une seule révolution du plateau-manivelle.
Le berceau porte un bras 54 qui s'étend vers le bas et qui porte un galet 55 destiné à rouler le long d'une surface de guidage 56 pour déterminer l'inclinaison du berceau.
Comme représenté à la fig. 5, à la position de réception du berceau, de même qu'en presque tous les points de son mouvement vers sa position de transfert de la canette, la surface de guidage 56, agissant par l'intermédiaire du galet 55, maintient le berceau approximativement horizontal. Toutefois, près de sa position de transfert, représentée à la fig. 6 et par des traits continus à la fig. 4, la surface de guidage 56 vient en retrait, ce qui permet au ber ceau de s'incliner jusqu'à la position representée à la fig. 6, pour faire rouler la canette dans Fauget transporteur 41.
La machine représentée comprend un dispositif agencé pour détecter la. présence d'une nouvelle canette qui arrive pour être rangée et, sous l'influence de cette détection, pour mettre en mouvement une commande à un seul cycle des diverses pièces du mécanisme.
Ce détecteur comprend un micro-interrupteur normalement ouvert 57 (fig. 4 et 5) qui est pourvu d'un bras de commande 58 placé dans une position telle qu'il soit attaqué par le galet 55 du berceau lorsque ce dernier occupe lui-même sa position de réception de canette.
Lorsqu'une canette roule de la plaque 32 sur ! e berceau, celui-ci s'incline légèrement sous le poids de la canette, en agissant par l'inter- médiaire du galet 55 et du bras de commande 58 pour fermer le micro-interrupteur 57.
Comme il sera décrit plus loin en se référant au schéma de montage électrique de la fig. 14, cette fermeture déclenche un cycle de travail de diverses pièces, entre autres la rotation du plateau-manivelle 53 et le transfert de la ca- nette à un auget 41 disposé horizontalement.
Dans la forme d'exécution représentée, dans laquelle les canettes d'un groupe de huit canettes, correspondant aux huit brochettes d'une rangée, sont amenées en position audessus des brochettes respectives et sont alors libérées, les augets transporteurs 41 sont au nombre de 24. Comme représenté aux fig. 3 et 7, ces augets sont individuellement articulés sur un élément d'entraînement sans fin, constitué par une chaîne sans fin 59 passant sur des pignons de chaîne espacés 60 et 61 (fig. 7).
Le pignon de chaîne 60 est entraîné pas à pas, comme il sera décrit plus loin, pour faire avancer la chaîne de pas dont la longueur correspond à la distance d'axe en axe des brochettes porte-canette 12 d'une rangée de brochettes d'un plateau à brochettes. Comme on le voit à la fig. 3, les augets transporteurs 41 sont etroitement juxtaposés lorsqu'ils sont dans la partie rectiligne du circuit de la chaîne, leur distance d'axe en axe correspondant aussi à la distance d'axe en axe des brochettes d'une rangée.
Une barre 63, qui possède à la fois des parties rectilignes et des parties courbes sur lesquelles glissent les parties extérieures des augets tranporteurs 41, est conformée pour amener chacun desdits augets dans une position haute, approximativement horizontale, adjacente à la position de transfert du berceau 40, un tel organe 41 ayant été représenté ainsi élevé dans chacune des fig. 2, 3, 4 et 7.
La barre 63 se recourbe alors pour permettre aux augets 41 de pivoter vers le bas jusqu'à une position inclinée, mais généralement-verticale, et de passer le long d'un chemin rectiligne au-dessus et en travers du plateau à brochettes, cette position généralement verticale se prêtant au transfert par un mouvement, dans le sens lon gitudinal, des canettes sur les brochettes de la plaque à brochettes.
Une plaque de guidage courbe, stationnaire, 65 (fig. 3 et 7), située près du chemin décrit par les extrémités extérieures des au gets 41, retient la canette dans son auget pendant son passage de la position haute à une position située au-dessus du plateau à brochettes. Un registre 67 (fig. 1, 7 et 8) retient ensuite la canette dans l'auget jusqu'à ce que, au cours de leur avancement pas à pas, les augets aient rassemblé un groupe de huit ca- nettes au-dessus d'une rangée de huit brochettes du plateau à brochettes.
Le registre 67 est normalement fermé, mais il s'ouvre lorsqu'un groupe de huit bobines se trouve au-dessus du plateau. Il est supporté par des bras 68 fixés à un arbre pivotant 69 (fig. 7 et 8). Un galet 70 (fig. 8), porté par un bras 71 de l'arbre 69, est norma- lement situé au-dessous de la surface inférieure plane d'un moyeu 72 qui tourne avec le pignon de chaîne 60.
A l'achèvement d'un tour de ce pignon, ce qui correspond au groupement de huit bobines au-dessus du plateau à brochettes, une portion découpée 73 du moyeu arrive au-dessus du galet 70 et ce dernier peut alors s'élever dans cette entaille, le bras 71 et l'arbre 69 tournant alors pour permettre au registre de pivoter vers la droite de la. fig. 8, on vers la gauche de la fig. 1, et de libérer le groupe de huit bobines en lui permettant de tomber sur les brochettes correspondantes du plateau à brochettes.
Dans la première partie du cycle de fone- tionnement suivant, le registre est ramené à sa position d'arrêt par un bras 74 (fig. 9) de l'arbre 69, ce bras étant actionné par une came 75 portée par l'arbre 53a du plateaumanivelle 53. Après le retour du registre à sa position d'arrêt, sous l'action de la came 75, le galet 70 est dégagé du voisinage de la partie découpée 73 du moyeu 72, par un pas de la rotation intermittente du pignon de chaîne 72. Au cours de la continuation de sa rotation intermittente, le pignon'de chaîne présente de nouveau la partie découpée 73 au galet 70 lorsqu'un nouveau groupe de huit bobines a été rassemblé pour être déchargé.
Le déplacement relatif entre le plateau à brochettes et les augets 41, pour répartir les bobines dans le sens longitudinal du plateau, est effectué par un mouvement intermittent de ce plateau au-delà des augets 41.
Les plateaux à brochettes sont supportés, comme représenté, par un transporteur sur lequel ils reposent et qui est composé de chaînes espacées 80 et actionnées de la manière qui sera décrite plus loin. Ces chaînes agissent pour déplacer par friction un plateau vers la droite des fig. 1, 3 et 13 ou vers le bas de fig. 12. Des cornières 81, 81 guident les bords latéraux des plateaux à brochettes lorsqu'ils reposent sur les chaînes.
Un mécanisme permettant de retenir un plateau à brochettes en position de réception d'une rangée de canettes par une rangée de brochettes comprend deux crochets 82 fixés de façon pivotante, en 84, à l'extérieur des cornières 81 et présentant chacun, à son extrémité avant, une large entaille destinée à entrer en prise avec la brochette 12 située le plus à l'extérieur d'une rangée.
Le point de pivotement 84 de chacun des crochets et 1'entaille largement ouverte du crochet sont disposés, ainsi qu'il ressort de la fig. 12, de telle sorte que, si les crochets ne sont pas maintenus en place, de la manière décrite plus loin, dans la position de retenue des brochettes, la force qui sollicite les plateaux à brochettes vers l'avant sous l'influence des chaînes mobiles 80 est capable de faire pivoter les crochets autour de leurs points de pivotement, en dé- gageant leurs entailles des brochettes.
Chacun des crochets est normalement maintenu dans sa position de retenue des brochettes représentée à la fig. 12, et n'est libéré pour quitter cette position que sous l'influence du transfert d'un groupe de canettes.
Des bras 85 s'étendent vers le bas a partir du registre 67, jusqu à une position représentée aux fig. 12 et 13, pour entrer en contact avec des plaques-cames 87 s'élevant des cro- chets. Lorsque chacun des bras 85 pivote vers la gauche de la fig. 13 (ou vers l'extrémité supérieure de la fig. 12), chacune des plaquescames 87, qui sont inclinées par rapport au plan de pivotement vertical du bras 85, permet à son crochet de pivoter vers l'extérieur sous la poussée qui sollicite le plateau à brochettes vers l'avant, la brochette étant ainsi libérée. Le retour du registre à sa position d'arrêt a pour effet, par l'intermédiaire du bras 85 et des plaques-cames 87, de ramener les crochets 82 à leur position de maintien.
Toutefois, simultanément à un mouvement de retour du registre, les chaînes 80 avancent d'un pas de leur mouvement intermittent, comme il sera décrit plus loin, et ce mouvement d'avance des chaînes est suffisant pour faire déplacer les brochettes maintenues en dernier lieu et leurs canettes au-delà des cro- chets. Les crochets maintiennent ensuite des brochettes de la rangée suivante de brochettes du plateau, celui-ci étant ainsi retenu en position pour recevoir un nouveau groupe de ca- nettes sur cette rangée de brochettes suivan- tes. Les opérations de groupement et de mise en position des canettes se poursuivent et les rangées de brochettes sont successivement garnies de groupes de canettes.
L'entraînement pas à pas des augets transporteurs de canettes 41, qui assure l'amenée d'une rangée de canettes à la position de dé- chargement, est réalisé sous l'influence de la présence, près du berceau de transfert, de la canette pleine qui doit être rangée, cette pre sence étant détectée par le micro-interrupteur 57 précédemment décrit. On est, par conséquent, sûr qu'aucune brochette d'un plateau ne sera laissée vide, même si une ou plusieurs canettes font défaut dans une ou plusieurs des unités de bobinage, étant donné qu'un auget ne peut pas avaneer au-delà de sa position de réception de canette tant que le berceau n'a pas reçu de canette destinée à être placée dans l'auget transporteur.
Une forme préférée du dispositif de commande pour les augets transporteurs et d'autres pièces du présent mécanisme comprend un embrayage à un seul tour, indiqué en 90 (fig. 1, 2 et 11), et dont l'élément moteur inférieur 91 est une poulie montée folle sur l'ar- bre principal 115 et destinée à être entraînée par une courroie 92 en synchronisme avec le mouvement de la chaîne 18 qui transporte les unités de bobinage. La courroie 92 peut, par exemple, recevoir sa commande d'une roue dentée engrenant avec un des pignons de chaîne sur lesquels passe la chaîne 18.
Un élément commandé supérieur 95 de l'embrayage à un seul tour est calé sur un collier 96 solidaire de l'arbre principal 115, comme indiqué à la fig. 11, et il porte une butée 97 qui est retenue par un loquet 98 de manière à empêcher la rotation de l'arbre 115.
Le loquet 98 est relié à l'armature d'un électro-aimant 110 qui, comme représenté sur le schéma de montage de fig. 14, est excité par la fermeture du micro-interrupteur 57. La détection d'une canette par le micro-interrup- teur 57 provoque ainsi le soulèvement du loquet 98, qui libère l'élément commandé 95 de l'embrayage à un seul tour, et permet à l'ar- bre principal 115 d'effectuer une révolution.
L'ouverture du micro-interrupteur 57, qui a lieu au moment où le berceau commence son mouvement de déplacement, permet au loquet 98 de retomber à sa position de verrouillage pour arrêter l'élément commandé 95 et l'ar- -bre principal 115, après une rotation unique.
Une rotation unique de l'arbre principal 115 provoque, par le plateau-manivelle 53 et son arbre 53a, le fonctionnement du berceau de transfert 40 sur toute l'étendue d'un cycle de travail, pour transférer la canette à un auget transporteur de canette 41 et ramener le berceau à la position de réception de canette, et aussi, à la suite de la réception de la canette par un auget transporteur 41, pour déplacer d'un pas la chaîne 59 du pignon de chaîne 60 et de la série d'augets 41, ce pas correspondant à une distance égale à celle qui sépare les brochettes consécutives d'une rangée.
Sur l'arbre 115 (fig. 7) est calée, près de l'extrémité supérieure de cet arbre, une roue dentée 117 qui engrène avec une roue dentée 118 calée sur l'arbre de renvoi 53a. Au-dessus de sa roue dentée 117, l'arbre 115 traverse librement le pignon de chaîne 60 et son moyeu 72, ainsi qu'une roue à encoches 120 d'un mécanisme d'entraînement intermittent à croix de Malte. La roue à encoches 120 est solidaire du moyeu 72 et du pignon de chaîne 60. Une roue dentée 118 porte un doigt 121 du mécanisme à croix de Malte, qui agit sur la roue à encoches 120 pour communiquer au pignon de chaîne 60 et au moyeu 72 le mouvement intermittent décrit plus haut.
Un pas angulaire du pignon de chaîne 60, correspondant à un huitième de tour complet dudit pignon, a lieu pendant un tour unique de l'ar- bre principal 115 et une rotation unique du plateau-manivelle 53.
Le mécanisme de commande à cycle unique décrit plus haut, qui comprend l'em- brayage à un seul tour 90, est utilisé aussi pour imprimer une avance d'un pas aux chaines transporteuses 80 qui font avancer les plateaux à brochettes au-delà du registre de dé- charge des brochettes. Les chaînes transpor teuses 80 passent sur des pignons de chaîne 130 et 131 calés respectivement sur des arbres 132 et 133.
Un excentrique et un galet 135 sont actionnés par l'arbre 115 et agissent, par r l'intermédiaire d'une biellette 136, d'un bras de manivelle 137, d'un cliquet 138 et d'une roue à rochet 139, pour faire tourner l'arbre 132 du pignon 60 d'un angle correspondant à un mouvement d'avancement de 25, 4 mm des chaînes transporteuses 80 pour chacune des canettes qui atteignent le berceau 40.
Pendant la majeure partie du temps né cessaire pour grouper les huit canettes d'une rangée, le mouvement pas à pas des chaînes transporteuses au-dessous du plateau à brochettes est un mouvement à vide, le plateau étant retenu par les crochets 82, comme pré cédemment décrit.
Toutefois, le plateau suivant, qui doit remplacer le plateau en train d'être garni de ca- nettes, est entraîné vers la droite de la fig. 1 à la pleine vitesse d'avance des chaînes 80 et, par conséquent, vient rapidement buter contre le bord arrière du plateau récepteur.
La distance entre la rangée avant de brochettes et le bord avant du plateau, de même que la distance entre la rangée arrière de brochettes et le bord arrière du plateau, est égale à la moitié de celle qui sépare les rangées de brochettes. Par conséquent, la distance qui sépare la rangée arrière de brochettes d'un plateau de la rangée avant de brochettes du plateau suivant qui le touche est égale à la distance séparant, les rangées consécutives de chaque plateau, soit 38, 1 mm. Les plateaux qui se touchent présentent par suite un dessin ininterrompu de brochettes à mesure qu'un plateau remplace le plateau qui le précédait directement dans la position de réception de canettes.
L'avance par pas de 25, 4 mm des chaînes 80 est suffisamment grande pour que, lorsqu'un plateau à brochettes est libéré par les crochets 82, la rangée de canettes qui vient d'être déposée soit écartée hors du trajet des augets transporteurs 41. Il n'est pas nécessaire que cette avance soit égale à la pleine distance qui sépare les rangées de brochettes, à savoir 38, 1 mm, étant donné que le mouvement supplémentaire des chaînes, qui a lieu lors du pas suivant, peut compléter la distance de 38, 1 mm qui doit être parcourue par un plateau pour venir à la position où il doit être retenu par les crochets.
Les plateaux garnis peuvent être enlevés manuellement des chaînes transporteuses ou être transférés à tout autre transporteur approprié.
Le présent mécanisme comprend des moyens permettant de maintenir en réserve une pile verticale de plateaux à brochettes à garnir de canettes et des moyens pour retirer ces plateaux de la pile, sans coincement ou collision, et pour les transférer à la position de réception de canettes, le départ des plateaux de la pile s'effectuant en synchronisme avec la réception des canettes et leur transfert à un plateau.
Comme représenté sur les fig. 1, 3 et 15, un bâti comprenant des cornières 140 est destiné à recevoir et retenir une pile verticale de plateaux à brochettes au-dessus des chaines transporteuses 80, à quelque distance à l'avant de la position de décharge des augets 41.
Des organes 14-4, en forme de plaques pivotées en 143 sur les côtés opposés de la pile, s'étendent au-dessous du fond d'un plateau, comme représenté à la fig. 1p, ponr suppor- ter ce plateau et les autres plateaux reposant sur lui.
Un plateau élévateur 146, qui peut être déplacé verticalement par un poussoir 147, un galet 148 et une came 149, est placé au-dessous du niveau des chaînes 80 lorsqu'il occupe sa position la plus basse représentée à la a fig. 15.
La came 149 est commandée, comme montré à la fig. 1, par l arbre 133, par linter médiaire d'un pignon de chaîne 150, d'une chaîne 151. et d'un pignon de chaîne 152, en synchronisme avec les chaînes 80 et le mécha- nisme d'alimentation en canettes, de sorte qu'une seule rotation de la eame 149 de lélé- vateur a lieu pendant la période au cours de laquelle 80 canettes sont fournies aux brochettes et pendant que les chaînes effectuent 80 pas.
Comme on le voit par la forme de la came 149 de la fig. 1, la course du poussoir 147 et du plateau élévateur 146 vers le haut est relativement rapide jusqu'à un point légèrement en deçà du sommet de la course. Un peu avant d'achever sa course, le plateau 146 attaque le fond du plateau à brochettes maintenu par les organes 142, supprime ainsi le contact de ce plateau avec eesdits organes et le soulevé ainsi que les plateaux placés au-dessus, jusqu'à la position légèrement élevée représentée à la ig. 16.
(chacun des organes 142 porte un bras de manivelle 142s qui s'étend vers l'intérieur, et le plateau élévateur 146 porte des tiges 157 qui s'étendent vers le bas et sur lesquelles sont montés des ressorts 158 qui s'appuient sur des embases 59 prévues à l'extrémité inférieure des tiges 157. Le mouvement de montée du plateau élévateur appuie les ressorts 158 sur les bras de manivelle 142m reliés aux éléments d'arrêt, de sorte que ces ressorts tendent à soulever ces bras de manivelle et à faire ainsi pivoter les organes 142 vers l'extérieur.
Les organes 142 sont ainsi basculés vers l'exté- rieur dans la position de la fig. 16, aussitôt que le plateau à brochettes libère leurs extrémités supérieures lorsqu'il est soulevé et écarté de ces extrémités.
Le mouvement de descente du plateau élévateur, lequel mouvement est plus lent que son mouvement d'élévation, abaisse la pile de plateau à brochettes, et celui de ces plateaux qui repose directement sur le plateau éléva- teur descend au-dessous du sommet des organes 142 qui sont encore maintenus vers l'exté- rieur par les ressorts 158, comme représenté à la fin. 17. Lorsque le mouvement de descente du plateau élévateur se poursuit jusqu à sa position la plus basse, représentée à la t'ig. 15, un plateau de la pile est déposé sur les chaines transporteuses 80.
En même temps, les organes 142 ont pivoté vers l'intérieur sous le poids des bras de manivelle 142a et sont venus en position pour attaquer le plateau à brochettes immédiatement supérieur. Le plateau le plus bas est ainsi séparé du reste de la pile et peut être écarté latéralement de la pile e sans entrer en collision avec les plateaux restants.
Les fig. 1 à 3 représentent le plateau à brochettes le plus bas en partie retiré de la pile par les chaînes 80. A ce stade, ce plateau participe à l'avance desdites chaînes, qui a lieu par intermittences, à raison d'un pas pour chaque canette, bien que le plateau qui le précède soit maintenu stationnaire au lieu de décharge des augets, pendant que s'effec- tue le rassemblement d'un groupe de canettes destinées à être libérées. Il s'ensuit que chacun des plateaux à brochettes est retire relativement rapidement de la pile pendant que le plateau élévateur demeure dans sa position la plus basse au-dessous des chaînes.
Le plateau retiré de la pile se dégage bientôt de celle-ei et avance jusqu'au moment où il vient buter contre le bord arrière du plateau dont les brochettes sont en train d'être garnies, comme représenté schématiquement à la fig. 18, après quoi, son avance s'effectue à une vitesse relativement faible correspondant à la vitesse à laquelle les brochettes sont garnies par les augets transporteurs.
Après que le plateau a été écarté du chemin vertical du plateau élévateur 146, la came 149 soulève de nouveau ce plateau 146, et le plateau à brochettes suivant est mis en place sur les chaînes pour être à son tour retiré de la pile.
La machine représentée est pourvue de moyens permettant d'interrompre la fourniture des canettes bobinées par les diverses unités de bobinage au mécanisme arrangeur de canettes, en cas d'absence d'un plateau à brochettes, cette interruption étant réalisée en arrêtant le mouvement des unités de bobinage, ce qui empêche les bras 30 de transfert des canettes des autres unités de bobinage d'entrer en contact avec la butée fixe 31. L'arrêt de la circulation des unités de bobinage provoque aussi l'interruption de 1'alimentation de ces unités en tubes de canettes vides.
Un interrupteur limiteur, indiqué en 160 à ] a fig. 1, est sollicité par un ressort vers sa position d'ouverture dans laquelle un galet 161, prévu à l'extrémité d'un bras de commande 162, se trouve au-dessus du niveau inférieur du chemin des plateaux à brochettes. La présence d'un plateau à brochettes à la position de réception de canettes provoque toutefois l'abaissement du bras de commande et, par suite, la fermeture de l'interrup- teur 160.
Comme indiqué sur le schéma de montage de la fig. 14, l'interrupteur limiteur 160 est monté en série avee un interrupteur 164 qui est actionné par le bouton d'arrêt habitue ! combiné avec un coffret de démarrage 167 connecté avec un réseau électrique triphasé 168. Le coffret 167, commandé par l'inter- rupteur à bouton-poussoir 164 et par l'inter- rupteur limiteur 160, est destiné à couper l'alimentation de la canetière a unités de bobinage voyageuses et le mécanisme arrangeur de canettes. Ainsi, l'électro-aimant 110 de l'embrayage, un transformateur 170 qui fournit du courant aux barres conductrices 20 et un moteur électrique 171 qui actionne la chaîne 18 sont mis tous à l'arrêt lorsque l'in- terrupteur limiteur 160 s'ouvre.
La machine peut toutefois être remise en marche, même si un plateau à brochettes manque, en maintenant fermé à la main l'inter- rupteur de démarrage ordinaire 172. Ainsi, si un plateau à brochettes n'a pas encore atteint l'interrupteur limiteur 160. on peut néanmoins provoquer la remise en marche et le fonctionnement de la machine en maintenant l'interrupteur 172 fermé, ce qui assure l'ame- née du plateau à brochettes à la position de réeeption de canettes où il ferme l'interrup- teur limiteur 160, l'interrupteur de mise en marche 172 pouvant alors être libéré.
Les fig. 19 à 22 montrent une forme d'exé- eution comprenant un groupe d'unités de bobirage automatiques travaillant à poste fixe, ces unités étant représentées schématiquement et indiquées dans leur ensemble en 180. Pour la clarté du dessin, le méeanisme servant à gar- nir de tubes de canettes vides les diverses mu- tés de canetage, n'a pas été représenté.
Comine on le voit sur ces figures, chacune des unités de bobinage est agencée pour dé- charger sa canette terminée, la pointe la pre mière, dans une goulotte 185. Les diverses goulottes 185 sont recourbées de telle sorte que leurs parties inférieures déchargent leurs canettes sur une bande transporteuse sans fin 186 avantageusement commandée par r nn mo- teur électrique non représenté.
Le transporteur 186 transporte ainsi une file de canettes disposées longitudinalement des diverses unités de bobinage à une position située le long, et un peu au-dessus de la position d'un auget transporteur de canette 41, disposé horizontalement d un méeanisme rangeur de canettes. Dans cette forme d'exécution, le berceau des fig. 1 à 18 n'est pas nécessaire et il a, par conséquent, été supprimé.
Les canettes sont successivement déviées latéralement du chemin rectiligne de la bande 186 par une plaque de guidage inclinée 187 qui les fait rouler vers le bas sur une plaque basculante inclinée 188, celle-ci les livrant à la séné successive d'augets 41 disposés horizontalement, après quoi, le mécanisme arrangeur de canettes agit pour disposer convena blement les canettes sur les plateaux à brochettes, comme dans la forme d'exécution précédemment décrite.
Dans l'une et l'autre des deux formes d'exécution décrites, chaque cycle de travail du mécanisme arrangeur de canettes est dé clenché par la fermeture d'un micro-interrupteur 57 qui agit pour permettre une rotation unique de l'embrayage à un seul tour 90.
Toutefois, dans la forme d'exécution des fig. 19 à 22, le micro-interrupteur 57 est fermé par la plaque basculante 188 au moment où une canette roule sur cette plaque pour tomber sur un auge transporteur. La plaque 188 sur laquelle les canettes roulent est montée à charnière, comme représenté en 189 à la fig. 22, et porte un bras 190 qui s'étend vers le bas et qui est destiné à faire pression sur le poussoir de commande 191 du microinterrupteur, de telle sorte que la poussée accrue qui est exercée par ce bras sur le poussoir, lorsqu'une canette roule vers le bas sur la plaque 188, effectue la termeture momen- tanée du micro-interrupteur.
Comme ce dernier est convenablement connecté électriquement à l'éleetro-aimallt ll0, ee dernier agit pour dégager le loquet 98 de la butée 97 et pour permettre un cycle de travai] des transmissions, comme précédemment décrit.
L'interrupteur limiteur 160, précédemment décrit, peut être appliqué similairement à la forme d'exécution des fig. 19 à 22 pour dés- exciter les moteurs qui actionnent la série d'unités de bobinage fixes et arrêter ainsi le bobinage, d'une part, et le moteur de la bande transporteuse sans fin 186, d'autre part, d'une manière analogue à l'arrêt du moteur 171 de ) a fig. 14, lorsqu'un plateau à brochettes n'est pas présent à la position de réception de canettes.