Appareil de radiographie médicale. Les progrès réalisés dans les méthodes d'examen radiographique nécessitent des appareils de radiographie comportant des possibilités de mouvements de plus en plus nombreux.
Pour l'application de la méthode d'exa men connue du D'' Chaussé, suivant un pro cédé opératoire qui a été décrit dans le bre vet. suisse N 204374 du 4 novembre<B>1937,</B> on a construit déjà divers appareils de radiogra phie médicale.
Le plus récent comporte une table rotative autour d'un axe horizontal, munie d'un porte- cliché fixé sur des chariots longitudinal et transversal montés sous la table, une lampe à rayons X oscillant au bout d'un fléau dé plaçable longitudinalement par oscillation de bras parallèles pouvant tourner autour du même axe que la. table et un dispositif de liai son de la lampe au porte-cliché, dirigeant, quelle que soit. l'orientation de ladite lampe, le faisceau de rayons X sur le même point du cliché. Du fait. du mouvement double du porte-cliclré parallèlement à deux axes per pendieulaires de la. table, le dispositif de liai son présentait une certaine complexité et était de construction délicate.
De plus, aucun moyen ne permettait de modifier la coïnci dence assurée par cette liaison.
La présente invention a pour objet un appareil destiné à la radiographie médicale, qui peut être d'une construction moins oné reuse et plus robuste, qui permet d'effectuer de nouvelles opérations de radiographie ou de réglage et présente une très grande sou plesse permettant d'effectuer tout examen radiographique.
L'appareil suivant l'invention, destiné à la radiographie médicale, comportant une lampe de rayons X oscillant au-dessus d'une table, sous laquelle est disposé, de façon à pouvoir se déplacer, un châssis porte-cliché, est caractérisé en ce que la table est montée coulissante dans le sens tranversal sur un caisson porté par un arbre horizontal rotatif dans le bâti de l'appareil, en ce que la lampe de rayons X est montée oscillante en bout d'une barre. coulissante parallèle audit arbre dans un support monté rotatif sur ledit arbre, en ce que le porte-cliché est fixé dans -un cha riot coulissant longitudinalement à l'intérieur dudit caisson, de telle façon que l'axe dudit.
arbre passe dans le plan du cliché et en ce que la lampe est liée au cliché par un paral lélogramme déformable comprenant une tige directrice solidaire de ladite lampe et. paral lèle à son axe de projection et une tige de liai son parallèle à la précédente articulée à ladite barre porte-lampe, lesdites tiges étant articu lées à cardan dans le plan du cliché à des pièces solidaires du chariot porte-cliché, et étant chacune montée glissante de faqon que leur longueur entre cardan et articulation à ladite barre puisse varier, la.
tige de liaison étant liée par une articulation coulissant sur cette tige à un organe porté par ledit support et réglable en position dans le sens longitu dinal et dans le sens radial. Dans ce qui suit.; on décrira polir illustrer l'invention une forme d'exécution de l'appa reil objet de l'invention, en se référant au des sin annexé, qui représente un tel appareil uniquement à titre d'exemple.
Dans ce dessin Les fig. 1 et 2 sont des vues en élévation latérale et en bout de l'ensemble de l'appareil. Les fig. 3 et 4 représentent, respectivement en coupe longitudinale et en plan, le caisson rotatif autour d'un axe horizontal et portant la table opératoire.
La fig. 5 est une vue à plus grande échelle de la partie de la fig. 1 correspondant à la liaison du caisson à la barre porte-lampe avec coupe partielle dans le plan vertical longitu dinal.
La fig. 6 est une vite correspondante en coupe transversale suivant la ligne VI-VI de la. fig. 5.
La fig. 7 est une coupe parallèle suivant la ligne VII-VII de la. fig. 5.
La fig. 8 est une coupe horizontale prise suivant la ligne VIII-VIII de la fig. 5.
Les fig. 9 et 10 représentent un détail de l'articulation de la tige de liaison à la barre porte-lampe, en élévation et en coupe suivant la ligne X-X de la fig. 9.
La fig. 11 est une vue en coupe transver sale partielle analogue à la fig. 6, mais par la ligne XI-XI de la fig. 3.
Les fig. 12 et 13 sont respectivement une vue en élévation en bout et une vue en plan, avec arrachements partiels, des étriers por tant la lampe.
L'appareil a pour bâti (fig. 1 et 2) un pied-support télescopique 1, dont la colonne extensible 2 se termine par une tête 3, qui forme le palier d'un arbre horizontal portant d'un côté (gauche de la fig. 1) la table opé ratoire 4, de l'autre un ensemble soutenant au-dessus de la table la lampe de radiogra phie 5.
Du côté table (voir aussi fig. 3 à 5), l'ar bre horizontal 6, qui est creux, est emmanché dans un bossage long 7 formé par un caisson 8 servant de support à cette table. Sur une portée de l'extrémité de ce bossage est claveté un rochet. 9 à dents profondes à. flancs obli ques, avec lequel peut venir en prise pour immobiliser le caisson tut cliquet 10 formé par un long levier articulé sur un bossage 11 de la tête 3 de la colonne et pourvu d'une vis de blocage 12, qui permet de bloquer le cliquet à fond de dents.
Dans sa partie la plus éloignée du socle, le caisson supporte le plateau qui forme la table opératoire 4, coulissant sur des fers transversaux 13 fixés sur les bords du cais son de façon à pouvoir se déplacer perpen diculairement à l'axe longitudinal. (Dans ce qui suit, on appellera axe longitudinal l'axe de l'arbre 6, qui ainsi qu'on le verra est dans le plan du cliché radiographique situé sous la table.) Sur un côté de cette table est fixé un écrou 14 en prise avec une vis sans fin trans versale 15 passant dans une échancrure du côté arrière du caisson, tourillonnant dans l'autre côté et liée par pignons 16 à l'axe d'un volant 17.
La surface de la table présente deux fenêtres, l'une 1.8 fermée par une pla que translucide quadrillée formant. tableau de repérage, l'autre de même dimension 19 cou verte par une plaque d'appui en matière per méable aux rayons X, sous laquelle peut. se déplacer le cliché de radiographie logé dans la cassette 20, dont. le manche 21 fait saillie en bout de la table par une ouverture de la paroi extrême du caisson.
La cassette est engagée et bloquée par un dispositif d'encliquetage commun dans une glissière longitudinale 22 portée par un cha riot, constitué par un châssis 23 coulisssant entre des nervures des côtés du caisson (voir aussi fig. 11) au-dessus d'une fenêtre 25 dé coupée dans le fond du caisson.
A ce châssis (voir fig. 3) est fixée une tige d'accouplement 26, suivant l'axe longitudinal, coulissant dans un bossage d'une cloison intermédiaire 27 par tageant le caisson suivant sa longueur en deux compartiments 28 et 29 et. dans la paroi de fond 30 du bossa-e 7 par lequel le caisson est fixé sur l'arbre.
Le fond du caisson dans le compartiment 29 porte au-dessous du ta bleau de repérage 18 des lampes électriques 31 constituant plusieurs sources lumineuses des- tinées à l'éclairage de ce tableau sans que la tige 26 fasse d'ombre portée gênante. La cloi son 27 empêche la lumière de passer dans le compartiment 28 contenant le cliché. Ces lampes sont alimentées par fils 32 passant dans l'arbre creux 6.
Sur la tige 26 et à une distance du centre du cliché égale à l'écart des deux fenêtres de la table est fixé un col lier 33 portant un index de repérage, de pré férence une mire 34 dont les déplacements longitudinaux concordent avec ceux du cliché.
La partie de l'arbre 6 située de l'autre côté du palier 3 de la colonne (voir fig. 1 et 5) sert d'axe de rotation à un manchon 35, qui peut être bloqué sur cet arbre par une vis à volant 36, sur les portées extrêmes du quel sont clavetés deux bras parallèles 37 et 38 et qui est maintenu par écrou et contre- écrou 39 vissés sur le bout fileté de l'arbre. Ces deux bras constituent des éléments du support de la lampe, l'équilibre de l'ensemble étant assuré par un contrepoids 40 fixé entre leurs prolongements.
A l'opposé du contre poids, les bras 37 et 38 se terminent par des têtes à perçage carré, dans lesquelles peut coulisser, sur roulements à galets selon un montage connu, une barre porte-lampe 41 car rée, creuse, parallèle à l'axe longitudinal et blocage par vis à volant 42.
Cette barre, placée d'angle, est aplatie dans une région de sa partie saillante (voir aussi fig. 9 et 10). Elle y est traversée, à l'in térieur d'un manchon entretoise 43, par un axe 44, dont les portées extrêmes tourillon- nent chacune dans une pièce, présentant une semelle 45 appliquée contre le plat de la barre et un bossage rectangulaire 46 formant cou- lisseau. Les deux coulisseaux 46 sont engagés dans les fourchettes d'une chape 47 fermée par une plaque entretoise extrême 48 et fixée sur une tige de liaison 49, qui relie la barre porte-lampe à la tige d'accouplement 26.
La tige de liaison 49 coulisse en un point intermédiaire (voir fig. 1. et 6) dans un tube 50 articulé en bout d'une chape 51 incurvée en direction du caisson, fixée en bout d'une tige de réglage 52 portée par le bras 37 le plus voisin. Cette tige (voir aussi fig. 5, 7 et 8), filetée à son extrémité, se visse dans un man chon 53 terminé par un volant 54. Ce man chon est monté glissant dans -un chariot 55 et peut être arrêté longitudinalement en bu tée par une embase terminale 56, par une vis à tête moletée 57 engagée dans une rainure circulaire du manchon, pour servir d'écrou rotatif pour le déplacement longitudinal de la tige de réglage 52.
Le chariot 55 est un plot. épaulé de section rectangulaire monté à l'intérieur du bras 37 et saillant par des lumières opposées 58 de ce bras. Pour permettre ce montage, le bras 37, creux, est coupé dans un plan transversal et reconstitué à sa forme de section par un cou vercle 59 fixé par des vis non représentées. Dans le bras creux, le chariot présente un trou fileté en prise avec une vis sans fin 60 tourillonnant à. chaque extrémité dans deux demi-bossages 61 solidaires respectivement du bras et du couvercle. Son extrémité inférieure porte un pignon hélicoïdal 62 en prise avec une vis sans fin 63 munie d'un volant exté rieur 64.
La base de la tige de liaison 49 (voir fig. 3, 4, 5 et 6) s'articule à cardan sur la tige d'accouplement 26 par une chape 65 pivo tant sur les tourillons transversaux d'un noyau 66, rotatif autour de cette dernière. Ce noyau est pris entre les branches 67 d'un étrier horizontal, dont le fond 68 forme coulisseau dans une lumière du côté arrière du caisson 8. Il est monté rotatif sur un manchon 69 fixé à l'étrier par une vis 70, fendu et fileté à l'autre extrémité et serrable sur la tige 26 par un écrou moleté 71. Contre la. face externe du fond d'étrier 68 est fixé le bout aplati d'une tige de connexion 72, contournée pour s'écarter en dehors de l'aplomb du bord pos térieur de la table opératoire.
Cette tige est en bout (fig. 2 et 11) liée à cardan avec une tige directrice 73 orientant la lampe de rayons X parallèlement à la tige de liaison. Le cardan est constitué par un noyau fixé à la tige 73 articulé par tourillons longitudinaux dans un collier 74 lui-même articulé par tou rillons transversaux dans une chape 75 ter minant la tige 72. La tige 73 est un tube recourbé sous la table et portant à son extrémité (fig. 3) un projecteur de spot 76 destiné à matérialiser par un spot la direction du faisceau de rayons X. Les fils d'alimentation 77 de cette lampe passent dans ce tube et dans la barre porte-lampe.
A sa partie supérieure, la tige directrice 73 coulisse dans un manchon 78 porté sur le côté arrière d'un étrier vertical 79 (voir fig. 12 et<B>13),</B> articulé par des tou rillons 80 entre les branches d'un étrier hori zontal 81 bloqué en bout de la barre carrée creuse. A l'intérieur de l'étrier vertical 79 est monté un deuxième étrier 82 pourvu de cou lisseaux latéraux 83 guidés dans des lumières longitudinales des faces internes des branches de l'étrier extérieur 79, en prise avec une vis 84, tournant librement suspendue à cet étrier 79 et munie d'un volant 85.
L'étrier intérieur 82 porte entre ses branches la lampe 5 de rayons X, qui peut être déplacée pour la. mise au point par coulissement de l'étrier inté rieur. Son câble d'alimentation 86 passe dans la barre creuse 41.
Des échelles graduées et des index ou re pères non représentés permettent. de repérer et de mesurer les déplacements.
On voit que la table opératoire peut rece voir une inclinaison quelconque autour de l'axe longitudinal par rotation du caisson dé gagé de son encliquetage, c'est-à-dire par ro tation de l'arbre horizontal 6. Elle est main tenue dans la position voulue par le cliquet 10 bloqué par la vis 12. Le caisson et l'arbre sont. dès lors fixes et l'arbre sert. d'axe d'oscillation à l'ensemble équilibré du support de lampe, que l'on peut aussi bloquer à l'orientation voulue à. l'aide du volant 36. La barre carrée 41 coulisse librement. clans le sens longitudi nal entre les galets de roulement des têtes des bras 3 7 et 38 et peut. être bloquée à l'aide da volant 42.
Son déplacement s'accompagne d'une rotation de la. tige de liaison 49 autour du point. file intermédiaire constitué par les tourillons de la. chape 51 de la tige de réglage 52. La hauteur de ce point au-dessus de l'axe longitudinal est réglable par rotation du vo lant 64 qui déplace le chariot 55 à l'intérieur du bras creux 37 et sa position longitudinale est réglable par rotation du volant 54, lors que le manchon est arrêté longitudinalement par engagement de la vis d'arrêt à volant 57. Dans la rotation du support de lampe autour de l'axe longitudinal, la tige de liaison 49 tourne avec son noyau de cardan 66 autour de la tige d'accouplement 26 dirigée suivant cet axe.
Lorsqu'elle pivote autour du point fixe intermédiaire, si l'écrou de blocage 71 de la douille du noyau de cardan 66 est serré, ce noyau est solidaire de la tige d'accouple ment 26 qui est ainsi entraînée et déplace le chariot longitudinalement, les différences de longueur dues à l'inclinaison de la tige de liaison étant absorbées par coulissement de la tige elle-même dans le manchon 50 et de sa chape terminale 47 sur les coulisseaux 45. Si l'écrou 71 est desserré, le noyau de cardan se déplace sans entraîner le chariot. Par contre, son déplacement. s'accompagne toujours d'un déplacement égal du cardan de la tige direc trice 73, qui reste ainsi parallèle à. la tige de liaison et coulisse dans le manchon 78.
Par suite, lorsque le noyau de cardan 66 est blo qué sur la tige, le faisceau de rayons X ou le faisceau du projecteur de repérage 76 passe toujours par le même point du cliché. Son dé placement dans le cadre de la fenêtre de ra diographie 19 est, égal au déplacement, de la mire sous le tableau de repérage. Cette mire est. aussi voisine que possible de ce tableau pour réduire la parallaxe. Les déplacements transversaux se font par mouvement. de la table opératoire transversalement au caisson, par manceuvre du volant 17.
L'appareil permet donc toutes les opéra tions radiographiques. Pour une opération, la tête du malade est maintenue sur la table opé ratoire à laquelle on a donné l'inclinaison vou lue.
Dans la radiographie en deux temps, on tire un premier cliché, on place ce cliché sur le tableau de repérage et on effectue la cor- reetion par déplacement. transversal de la ta ble et longitudinal du cliché en suivant les déplacements de l'index sur le tableau de repérage. Dans la. radiographie stéréoscopique ou pour la radiographie plane, dite planigraphie (suivant que l'on veut. faire deux clichés ou que l'on opère sur le même cliché), on règle le point d'articulation de la tige de liaison à hauteur du point examiné, ce qiie permet la forme recourbée de la chape 51.
Le déplace ment de la lampe dans le sens longitudinal s'accompagne d'un déplacement automatique du cliché, le faisceau de rayons X étant tou jours centré sur le même point.
Enfin, on peut procéder à des opérations de repérage, soit en bloquant le noyau de car dan sur la tige d'accouplement et en laissant libre de coulisser le manchon 53 de la tige de réglage 52, soit au. contraire en arrêtant ce manchon dans le sens longitudinal pour obte nir un point d'articulation intermédiaire fixe et en libérant le noyau de cardan de la tige du chariot par desserrage de l'écrou 71.
On voit que l'appareil qui vient d'être dé crit. présente la plus grande souplesse opéra toire.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à la forme d'exécution représentée et décrite qui n'a été donnée qu'à titre d'exemple.