CH285534A - Pièce en fonte graphitique brute de coulée, et procédé pour son obtention. - Google Patents

Pièce en fonte graphitique brute de coulée, et procédé pour son obtention.

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CH285534A
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Limited The Mond Nicke Company
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Mond Nickel Co Ltd
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C21METALLURGY OF IRON
    • C21CPROCESSING OF PIG-IRON, e.g. REFINING, MANUFACTURE OF WROUGHT-IRON OR STEEL; TREATMENT IN MOLTEN STATE OF FERROUS ALLOYS
    • C21C1/00Refining of pig-iron; Cast iron
    • C21C1/10Making spheroidal graphite cast-iron

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  • Chemical & Material Sciences (AREA)
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  • Organic Chemistry (AREA)
  • Refinement Of Pig-Iron, Manufacture Of Cast Iron, And Steel Manufacture Other Than In Revolving Furnaces (AREA)

Description


  Pièce en fonte graphitique brute de coulée, et procédé pour son obtention.    On sait que la fonte se présente, après cou  lée, sous forme de fonte grise, de fonte blanche  ou de fonte truitée et que l'on peut traiter la  fonte blanche par chauffage pour décompo  ser le carbone combiné et rendre la fonte mal  léable. La caractéristique de la fonte grise est  que la plus grande partie du carbone non  combiné dans la structure est présente sous  forme de graphite. Si l'on examine au mi  croscope des sections polies de fonte grise, le  graphite apparaît toujours sous forme de fila  ments allongés, parfois tordus. On désigne  couramment ce graphite sous le nom de  gra  phite en lamelles  et on     donne    à sa forme le  nom de  lamelles .  



  La présente invention est fondée sur la  découverte  < lue la forme des particules de  graphite est modifiée si le fer, après coulée,  contient du magnésium. Les lamelles s'arron  dissent dans les trois dimensions ou se rac  courcissent, de sorte que dans les sections po  lies vues au microscope les points aigus     carac-          téristiques    des sections des lamelles de gra  phite disparaissent. pratiquement complète  ment.  



  La présente invention concerne une pièce  en fonte graphitique brute de coulée, constituée  en majeure partie par du fer et un procédé  pour l'obtention de cette pièce. La pièce en  fonte graphitique selon l'invention est carac  térisée en ce qu'elle contient de 0,02 à 0,04      /o     de magnésium et en ce que pratiquement toutes  les particules de graphite qu'elle contient sont  de forme compacte.    Le procédé pour l'obtention de cette pièce  est caractérisé en ce que l'on incorpore du  magnésium à un bain de métal fondu conte  nant en majeure partie du fer, apte à fournir  une fonte graphitique, et en ce qu'on coule ce  bain, la quantité de magnésium incorporée  et les conditions de coulage étant telles que  la pièce brute de coulée contienne de 0,02 à.

         0,04        %        de        magnésium        et        que        pratiquement     toutes les particules de graphite présentes  soient de forme compacte.  



  Par l'expression  particules de graphite  de forme compacte , on entend toutes parti  cules de graphite qui ont une forme plus  arrondie et plus courte que les particules ordi  naires de graphite, c'est-à-dire les lamelles.  Parmi les particules de forme     eotrrpacte,    on  peut distinguer celles ayant. une forme      sphé-          roïdale .     



  Le     changement    dans la microstructure  apparaît clairement sur le dessin annexé.  



  La     fig.    1 et la     fig.    2- sont des reproduc  tions de microphotographies de deux fontes       grises.        Chacune        contient    3     %        de        carbone        et          1,75        %        de        silicium.        La        fonte        représentée        sur     la     fig.    1. est obtenue de la manière habituelle;

    celle représentée sur la     fig.        \'    est traitée de       façon        qu'elle        contienne        0,033        %        de        magné-          sium    retenu. La différence de forme du gra  phite apparaît encore mieux sur les micro  photographies faites avec un plus fort grossis  sement.

        La     fig.    3 et la     fig.    4 sont des reproductions  de microphotographies faites avec un grossis  sement cinq fois plus     fort    de deux fontes       comparables,        celle        de        la        fig.    3     contenant        3,4        %          de        carbone        et        2,2        %        de        siliciiun,

          et        celle        de          la        fig.    4     contenant        3,3        %        de        carbone,        2,2        %          de        silicium        et        0,021        %        de        magnésium        retenu.     



  Les     fig.    5 et 6 montrent respectivement  les deux mêmes fontes avec un grossissement  double de celui des     fig.    3 et 4.  



  Toutes ces figures permettent de voir que  les particules de graphite dans les fontes con  tenant du magnésium sont plus courtes et     phis     épaisses et que leurs arêtes sont émoussées et  arrondies, quelle que soit la section sous la  quelle la particule est. examinée, mais la dis  tribution du graphite n'est pas du type com  munément désigné     sous    le nom     d'inter-dendri-          tique.    Cette forme des particules représentée       sur    les     fig.    2, 4 et 6 est désignée par l'expres  sion      forme    compacte .  



  La     foi-me    exacte de la microstructure va  rie avec un certain nombre de facteurs, et  parmi ceux-ci la présence ou l'absence de la  plus petite trace de certains éléments s'est  révélée avoir un effet contraire à la tendance  du graphite de changer à partir de la forme  lamellaire. Dans les conditions favorisant le  changement, certaines particules de graphite  peuvent devenir sphéroïdales; les particules  sphéroïdales représentent une classe spéciale  des particules dites  compactes .  



       De        préférence,        au        plus        25        %        des        particules     de graphite de forme compacte, présentes       dans    la fonte, sont sous forme  sphéroïdale .  Dans des conditions moins favorables, certai  nes particules non compactes seront des la  melles, ce qui est à     éviter        dans    la préparation  de la pièce en fonte graphitique selon l'inven  tion.

   La pièce en fonte graphitique selon l'in  vention possède des propriétés bien supé  rieures à celles d'une pièce en fonte     graphi-          tique    dans laquelle le graphite subsiste sous  la forme ordinaire de lamelles, mais qui est  autrement constituée de la même façon.  



  La production d'une microstructure dans  laquelle au moins une partie (par exemple  les 25 0/0) du graphite est sous forme prati-         quement    sphéroïdale fait. l'objet. du brevet.  suisse N  278655 de la même titulaire. Ce ré  sultat peut être obtenu en assurant à la fonte  une teneur en magnésium retenu comprise  entre 0,04 et 0,5 0/0.  



  Dans la mise en     oeuvre    de la présente in  vention, il est essentiel que le métal soit     gra-          phitique    après coulée et la composition doit  être appropriée à cet effet, compte tenu des       conditions    de coulée, c'est-à-dire du type de  moule et de l'utilisation d'un agent inoculant  quelconque, autrement dit de l'addition d'un  agent fortement     graphitisant    immédiatement  avant la coulée. De plus, il ne suffit pas  d'ajouter simplement du magnésium au mé  tal en fusion, comme proposé jusqu'à. main  tenant; il faut que du     magnésium    soit retenu  dans la. fonte.

   C'est. un fait bien connu que le  magnésium a une grande affinité pour l'oxy  gène dans le métal et aussi qu'il s'oxyde rapi  dement à la surface de la fonte en fusion; en  conséquence, il n'y a pas de magnésium rési  duel lorsque ce métal est. simplement utilisé  pour produire la désoxydation. On sait aussi  que le     magnésium    a une grande affinité pour  le soufre. En conséquence, la quantité de ma  gnésium introduite doit être augmenté de la  quantité nécessaire pour éliminer ces éléments  ou pour neutraliser d'une autre manière leurs  effets. Quand il y a du soufre dans le bain  avant le traitement, il est nécessaire d'intro  duire dans le bain une quantité de magné  sium qui soit. suffisante non seulement pour  assurer la teneur désirée en magnésium re  tenu, mais aussi pour réagir avec le soufre, et.

    dans ce but, il est préférable d'introduire une       partie    en poids de magnésium pour chaque  partie en poids de soufre à. éliminer. De cette  façon, la teneur en soufre est généralement  réduite à moins de 0,015 0/0. Seul l'excès non  consommé de magnésium est alors disponible  pour remplir son rôle consistant à déterminer  la forme du carbone non combiné et assurer  la teneur requise en magnésium     résiduel.     



       Etant    donné qu'il est essentiel que la fonte  soit graphitique, le métal en fusion doit, au  moment de la coulée, posséder un pouvoir       graphitisant    élevé. On peut lui communiquer      cette propriété par un ajustement approprié  de la composition du métal en fusion de     di-          verses    manières bien connues dans la fabri  cation de la fonte     grise.    En raison, toutefois,  de l'effet blanchissant du magnésium sur la  fonte, il est en général désirable d'inoculer le       métal    en fusion.

   L'inoculation de la fonte a un  effet     graphitisant;    elle consiste en une addi  tion tardive d'un agent     graphitisant    fort qui est  habituellement un agent contenant du sili  cium, comme le     ferrosilicium,    le siliciure de  calcium ou le siliciure de nickel, mais qui peut,  par exemple, être l'aluminium. Pour la réali  sation de la présente invention, on utilise  l'inoculation sauf dans certains cas où le bain  possède un pouvoir     graphitisant    élevé.

   Il est  préférable d'introduire le magnésium dans le  bain, puis d'y introduire séparément l'inocu  lant     graphitisant,    lequel est de préférence le  silicium, ajouté par exemple, sous forme de       ferrosilicium.    La quantité de silicium ajoutée  est d'ordinaire comprise entre 0,3 et 2,5 0/0  et, de préférence, entre 0,4 et 1,2 0/0. Si  l'inoculation précède l'introduction du magné  sium, elle peut ne pas donner les résultats dé  sirés dans le produit tel qu'il est. coulé. On  peut remédier à cette difficulté par une autre  inoculation pratiquée au moment même de  l'introduction du magnésium, mais de préfé  rence après cette introduction.

   Le bain en fu  sion contenant du magnésium et inoculé doit  être coulé très rapidement après l'inoculation,  par exemple trois minutes après celle-ci. On a  constaté que si le bain traité est maintenu  pendant un temps beaucoup plus long après  l'inoculation, l'effet de cette dernière opéra  tion     s'émousse    et disparaît, mais il peut être  restauré par un nouveau traitement inocu  lant.  



  Les teneurs en carbone et en silicium des  pièces coulées sont celles de la fonte grise  ordinaire, mais quand la teneur en carbone  augmente, la quantité de magnésium retenu  nécessaire pour que le graphite soit principale  ment compact augmente aussi. Ainsi, pour une  teneur en carbone d'environ 3 0/0, une     te-          neur        en        magnésium        de        0,035        %        donne        de     bons résultats, mais quand la teneur en car-         bone    est de 3,5 0/0, une teneur en magnésium       de        0,

  039        %        est.        plus        satisfaisante.     



  La fonte telle qu'elle vient d'être coulée  peut. être exempte d'éléments d'alliage ou peut  contenir des quantités notables de tels élé  ments. C'est ainsi que la fonte peut contenir  des éléments d'alliage tels que le nickel, le  molybdène, le chrome, le manganèse et l'alu  minium. Les propriétés blanchissantes, ou de  stabilisation des carbures, de certains éléments  d'alliage doivent être prises en considération  en raison de la nécessité que le métal en fu  sion possède un pouvoir     graphitisant    suffisant,  lorsqu'il est coulé, pour qu'il se forme une  quantité notable de carbone graphitique pen  dant le refroidissement à partir des tempé  ratures de coulée.

   Pour cette raison, la. teneur  en chrome ne doit pas dépasser normalement       1%        et,        de        préférence        0,6        0/0.        Toutefois,        la          quantité    de chrome pouvant être tolérée dé  pend de la composition du métal en fusion  dans son ensemble, et la quantité maximum  de chrome est celle qui donne un métal en       fusion    possédant le pouvoir     graphitisant    re  quis au moment de la coulée.

   Le manganèse,  qui est un blanchissant ou un stabilisateur de  carbures plus doux, peut être toléré en quan  tités plus grandes allant, par exemple, jus  qu'à     2,511/o.    De plus grandes quantités de  manganèse peuvent être présentes lorsque  l'alliage a une composition, ou matrice,     austé-          nitique.    En général, le manganèse tend à  affaiblir certaines propriétés mécaniques, en  particulier dans les alliages, tels que coulés,  dans lesquels le fer     est        sous    la forme alpha;  pour cette raison, il est préférable que la  teneur en manganèse ne dépasse pas l0/0.

    L'aluminium diminue la stabilité des car  bures et. agit comme     graphitisant.    Le cuivre  ne doit. pas être utilisé en quantités     dépas-          sant    3     %        ou        même    2     %        sans        que        l'on        ait        tout     d'abord déterminé son effet sur les caracté  ristiques et. propriétés générales de la fonte.  Certains éléments d'alliage tels que le nickel  peuvent augmenter la tolérance pour le cuivre.  



  Il est bien connu que certaines fontes  graphitiques contiennent de petites quan  tités de carbures libres distribués avec      le graphite dans toute la matrice. Ces  fontes sont. évidemment entièrement dif  férentes des fontes blanches dans lesquelles  tout, ou pratiquement tout le carbone est. com  biné.

   Dans la présente description, l'expres  sion  fonte     graphitique     désigne une fonte       'lise    dans laquelle tout, ou presque tout le  carbone non     dissous    ou combiné dans la ma  trice est. du graphite, mais elle n'exclut pas  les fontes dans lesquelles il     v    a certains car  bures primaires     distribués    dans la     matrice.          Par    exemple, les propriétés mécaniques et la  résistance à l'oxydation des fontes grises ré  sistantes à la chaleur contenant un peu de  carbure de chrome distribué avec le graphite  dans toute la matrice     perlitique    peuvent être  améliorées en incorporant.

   à ces fontes du ma  gnésium. On pense que l'amélioration de la  résistance à.     l'oxydation    est. due au fait que la  pénétration de     l'oxyde    le long des particules  de graphite compact est moindre que dans les  fontes grises ordinaires présentant des la  melles     normales.     



  Comme il a été dit, plus haut, certains élé  ments compensent. la tendance que le magné  sium possède à produire du graphite com  pact. Ces éléments doivent être évités ou ne  doivent être présents qu'à l'état de traces ou  en très petites quantités. Ces éléments nuisi  bles sont. l'étain, le plomb, l'antimoine, le bis  muth, l'arsenic, le sélénium et le     tellure.    On  a. constaté que l'étain est     particulièrement     nuisible, et la teneur en étain doit être main  tenue aussi basse que possible, et habituelle  ment, il ne doit pas y avoir plus que des  traces d'étain.

   Le phosphore ne gêne pas la  formation du graphite compact et la teneur  en phosphore peut atteindre 0,5 % ou plus;  toutefois, si l'on désire de très bonnes pro  priétés, en     particulier    celles relatives au choc  et à. la ductilité, la teneur en phosphore ne  doit pas dépasser 0,06 % et être comprise par       exemple    entre 0,02 et 0,06 %.  



  Le     magnésium    peut être introduit de  nombreuses manières.  



  La quantité de magnésium à ajouter au  bain dépend du magnésium retenu désiré, de  la quantité additionnelle de- magnésium re-    guise pour combattre la présence de     certains     éléments comme le soufre, de la quantité de  magnésium perdue par le retard de la coulée  du bain après introduction du     magnésium    et  de la. proportion de magnésium dans l'agent  d'addition de magnésium     perdu    lors de l'in  troduction du magnésium dans le bain.

   On  croit généralement que le magnésium ne s'al  lie pas au fer et, en fait, lorsqu'on essaie  d'introduire du magnésium métallique sous  la forme élémentaire dans la. fonte en fusion  à la température ordinaire élevée     nécessaire     pour une coulée satisfaisante, il se produit  une réaction d'une telle violence explosive  que la fonte en fusion peut. se trouver soufflée  hors du récipient. On peut ajouter le magné  sium métallique avec les précautions voulues  sous la forme élémentaire solide directement  dans le bain lorsque ce dernier est à une tem  pérature de peu supérieure à la température  du     liquidus    de la.     composition    en fusion, par  exemple à une température d'environ     l235\#    C.

    La température doit être assez élevée seule  ment pour que le bain soit. en fusion com  plète, tout. en étant     visqueux.    Une telle addi  tion de     magnésium        élémentaire    s'accompagne  généralement de la combustion du magné  sium à. la surface du bain avec production  d'un éclair brillant, dégagement de grandes  quantités de fumées     d'oxyde    de magnésium  et perte de la plus     grande        partie    du magné  sium ajouté. Toutefois, une quantité suffi  sante de     magnésium    se trouve retenue si l'on  ajoute une quantité assez grande de ce corps.

    Lorsqu'on applique ce procédé, il est préfé  rable d'élever rapidement la. température du  bain, après introduction du magnésium, à  1370  C ou à. une     température    plus élevée,  puis d'inoculer le bain et. de couler rapide  ment. On peut ajouter aussi le magnésium  sous forme de briquettes avec des diluants et  autres produits analogues pour réduire la  combustion du magnésium, pour permettre à       celui-ci    de se trouver incorporé plus rapide  ment et pour qu'une plus grande quantité  s'y trouve retenue dans le bain.  



  Bien que l'on puisse utiliser les procédés  rappelés ci-dessus, un procédé commode con-           siste    à ajouter le magnésium sous forme     d'al-          liage        métallique        contenant        de    2 à     40        %        envi-          ron    de magnésium.

   Des alliages convenables  comprennent. ceux que l'on désigne parfois       sous    le nom de  composés intermétalliques ,  par exemple     lIgNi2,    ou des mélanges d'un  composé intermétallique avec un métal oui  avec un autre composé     intermétallique,    par  exemple     l4Ni2    + Ni ou     Mg--\#i2    +     Mg2Ni.     D'autre part, le siliciure de magnésium se  comporte pratiquement. de la même façon que  le magnésium élémentaire et il peut être uti  lisé seulement en prenant les mêmes précau  tions. On a constaté qu'il est avantageux d'in  troduire le magnésium sous forme d'alliage  avec un ou plusieurs métaux qui sont solubles  dans le fer à l'état fondu.

   Pour la réalisation  de la présente invention, le nickel et le cuivre  sont les métaux préférés avec lesquels le ma  gnésium est allié pour former l'agent d'addi  tion, et les alliages peuvent comprendre aussi  le silicium. L'utilité du cuivre est quelque peu  limitée par le désir de maintenir la teneur en  cuivre du produit final relativement basse. De  même, l'effet nuisible d'une haute teneur en  silicium sur les propriétés mécaniques du pro  duit. final restreint     l'utilité    des alliages d'ad  dition à haute teneur en silicium. On peut  obtenir des résultats très satisfaisants avec  des alliages binaires et des alliages plus com  plexes contenant du nickel et. du magnésium.

    On introduit de préférence le magnésium  sous forme d'un alliage dont. la densité est  voisine de celle du bain fondu et la dépasse,  et on a trouvé que plus la     densité    est grande,  plus la proportion de magnésium retenu dans  le métal est grande dans des conditions don  nées. Les alliages     nickel-magnésitim    contenant.       de    4     %        environ    à     20        %        environ        de        magné-          sium    donnent des résultats satisfaisants.  



  On donne ci-après quelques exemples de  fontes constitutives de pièces conformes à l'in  vention, en indiquant également leurs pro  priétés.  



  Pour les applications générales, on désire  habituellement une matrice     perlitique    formée  soit entièrement de     perlite,    soit en partie de       perlite,    comme dans une matrice perlite-fer-    rite; à cet effet, la fonte peut contenir les  quantités des éléments indiquées dans le ta  bleau 1.

    
EMI0005.0032     
  
    <I>Tableau <SEP> 1:</I>
<tb>  Elément <SEP> Limites
<tb>  Carbone <SEP> 2,5 <SEP> à <SEP> 3,5 <SEP> 0/0
<tb>  Silicium <SEP> 1,6 <SEP> à <SEP> 3,0 <SEP> 0/0
<tb>  Magnésium <SEP> 0,02 <SEP> à <SEP> 0,04 <SEP> %
<tb>  Nickel <SEP> 0 <SEP> à <SEP> 3 <SEP> %
<tb>  Manganèse <SEP> 0,.1 <SEP> à <SEP> 1,2 <SEP> 0/0       Habituellement, les fontes de cette com  position ont des charges de rupture à la trac  tion d'au moins 3,15     kg/mm2    et parfois jus  qu'à 20,47     kg/mm2    plus élevées que celles des  fontes comparables exemptes de magnésium.

    Elles possèdent aussi le plus souvent une duc  tilité, une résistance au choc, un module  d'élasticité et des     propriétés    de résistance à la  fatigue améliorés, en même temps que cette  forte résistance. Les propriétés des fontes grises  contenant du magnésium et dont les composi  tions sont dans les limites données dans le ta  bleau 1 sont. ordinairement au moins égales à  celles données dans le tableau 2.

    
EMI0005.0036     
  
    <I>Tableau <SEP> ?:</I>
<tb>  Essai <SEP> de <SEP> flexion <SEP> transversal
<tb>  Flèche <SEP> 3,81
<tb>  Charge <SEP> 1820
<tb>  C. <SEP> R.. <SEP> T. <SEP> 28,35
<tb>  Dureté <SEP> Brinell <SEP> 180
<tb>  Choc <SEP> 4,15       Flèche: Flèche en mm dans     l'essai    de flexion  transversal déterminé sur une éprou  vette de 30,5 mm de diamètre avec  une portée de 305 mm.  



  Charge: Charge en kg nécessaire pour la rup  ture de l'éprouvette transversale avec  une portée de 305 mm.  



       C.R.T.:    Charge de rupture à la traction en       kg/mm2.     



  Choc: . Nombre de     kg/m    nécessaire pour rom  pre l'éprouvette d'essai non entaillée  par choc avec la machine     Izod     (16,6     kg/m).         Quand la. matrice n'est pas     perlitique,    les  propriétés sont également améliorées. Ainsi,  la charge de rupture à la traction ultime est  toujours d'au moins 19,7     kg/mm2    supérieure  à celle d'une fonte comparable exempte de  magnésium, et cette augmentation de la  charge de rupture à la traction s'accompagne    d'une augmentation de la     résistance    au choc,  de la ductilité, de la résistance à la chaleur  et de la résistance à la compression.  



  Les résultats des essais effectués sur quel  ques fontes comparables sont. donnés dans le  tableau 3.  
EMI0006.0004     
  
    <I>Tableau <SEP> 3:</I>
<tb>  Composition: <SEP> C <SEP> 3,10/0; <SEP> Si <SEP> 1,6 <SEP> 0/0; <SEP> Ni <SEP> 0,8 <SEP> 0/0: <SEP> Mn <SEP> 0,7 <SEP> %; <SEP> P <SEP> 0,02 <SEP> 0/0.
<tb>  Essai <SEP> de <SEP> flexion
<tb>  No. <SEP> @/o <SEP> <B>mg</B> <SEP> transversal <SEP> C.R.T.

   <SEP> Dureté <SEP> Choc
<tb>  Flèche <SEP> Charge <SEP> kg/mm= <SEP> Brinell <SEP> kg/m
<tb>  mm <SEP> kg
<tb>  1 <SEP> 0 <SEP> 3,94 <SEP> 1640 <SEP> 28,10 <SEP> <B>216</B> <SEP> 3,86
<tb>  2 <SEP> 0,020 <SEP> 5,0 <SEP> <B>2</B>080 <SEP> 33,60 <SEP> 222 <SEP> 5,48
<tb>  3 <SEP> 0,033 <SEP> 4,46 <SEP> 2800 <SEP> 48,70 <SEP> 269 <SEP> 7,72
<tb>  4 <SEP> 0 <SEP> 3,74 <SEP> 7.780 <SEP> 26,90 <SEP> 213 <SEP> 3,72
<tb>  5 <SEP> 0,023 <SEP> 3,9.1 <SEP> <B>1</B>760 <SEP> 23,10 <SEP> 222 <SEP> 3,0-1       Les fontes N  1, 2 et 3 étaient inoculées  par une addition, faite dans la poche, de       0,

  5        %        de        silicium        sous        forme        de        ferrosilieium.     On peut voir que les fontes N  2 et 3 de com  position conforme à l'invention, ont des pro  priétés très supérieures à. celles de la fonte  N  1. La fonte N  4 n'était pas inoculée et dif  fère peu dans ses propriétés de la fonte N  1.  La fonte N  5 contenait du magnésium retenu,  mais, en l'absence d'inoculation, avait     lin    ré  seau de carbures et n'était pas graphitique.  



  Finalement, on peut. remarquer qu'alors  que la charge de rupture à la traction de la  fonte représentée sur les fi,-. 3 et 5 est de  <B>19,37</B>     kgjmm2,    celle de la fonte représentée  sur les     fig.    4 et 6 est de 34,81     kg/mm2.  

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Pièce en fonte graphitique brute de coulée constituée en majeure partie par du fer, caractérisée en ce qu'elle contient de 0,02 à 0,04 % de magnésium et en ce que pratique- ment toutes les particules de graphite qu'elle contient sont de forme compacte. II.
    Procédé pour l'obtention de la pièce en fonte graphitique selon la revendicdtion I, caractérisé en ce que l'on incorpore du magné- sium à un bain de métal fondu contenant, en majeure partie du fer, apte à fournir une fonte graphitique, et en ce qu'on coule ce bain, la quantité de magnésium incorporée et les conditions de coulage étant telles que la pièce brute de coulée contienne de 0,02 à 0,04 % de magnésium et que pratiquement,
    toutes les particules de graphite présentes soient de forme compacte. SOUS-REVENDICATIONS 1. Pièce en fonte graphitique selon la re vendication I, caractérisée en ce qu'au phis 25 % de ses particules de graphite de forme compacte sont présentes sous forme sphéroï- dale. 2.
    Procédé selon la revendication II, ca ractérisé en ce que, après l'incorporation du magnésium, on inocule le bain de métal fondu et. en ce qu'on coule ce bain peu après l'inocu lation. 3. Procédé selon la. revendication II, ca ractérisé en ce que l'on coule le bain de métal fondu suffisamment rapidement pour retenir ladite quantité de magnésium dans la pièce brute de coulée.
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