Laminoir. La présente invention a pour objet un laminoir du type comprenant des traverses maintenues entre des pièces d'extrémité et échancrées entre ces pièces d'extrémité pour recevoir des galets soumis à la pression des cylindres de travail par l'intermédiaire d'au moins une série de cylindres intermédiaires, les cylindres de travail étant directement au contact chacun avec deux de ces cylindres intermédiaires, tandis qu'au moins un des cylindres intermédiaires est entraîné mécani quement.
Conformément à l'invention, au moins l'un des cylindres intermédiaires est relié à un dis positif permettant de déplacer axialement ce ey lindre intermédiaire et d'absorber la pous sée axiale de ce dernier, ce dispositif étant monté, avec la commande de l'entraînement, à l'extérieur de l'une des pièces d'extrémité.
On a représenté, à titre d'exemple, sur le dessin annexé, deux formes d'exécution avan tageuses du laminoir faisant l'objet de l'in vention.
La fig. 1 du dessin est une coupe trans versale d'une première forme d'exécution du laminoir, faisant apparaître les directions des composantes de l'effort de laminage.
La fig. 2 est une coupe transversale par tielle d'une seconde forme d'exécution com portant des galets d'appui décalés, ce lami noir comportant un dispositif, représenté schématiquement, pour soulager les cylindres du laminoir de tout excès de pression. La fig. 3 est une vue en élévation sché matique d'un cylindre de travail et d'un cylindre intermédiaire, la bande à laminer étant représentée en coupe.
La fig. 4 est une vue analogue à la fig. 3, 'représentant une autre disposition permettant d'arriver au même but.
La fig. 5 est une vue schématique d'une paire de cylindres de travail et d'une paire de cylindres intermédiaires permettant d'assu rer un profil approprié à la bande laminée.
La fig. 6 est. une vue en perspective cava lière d'une cage de laminoir permettant. d'évi ter la. flexion des cylindres.
La. fi-. 7 est une vue en élévation, partiel lement en coupe, d'in cylindre intermédiaire entraîné par moteur, d'un dispositif d'accou plement, d'un dispositif de butée et d'un dis positif de maintien du, cylindre.
La fig. 8 est une coupe longitudinale d'ttn galet et de son palier.
Les laminoirs représentés comportent des cylindres de travail de petit diamètre repo sant sur -un ou plusieurs jeux de cylindres intermédiaires reposant à leur tour sur des galets montés sur des arbres placés entre des traverses du laminoir. De tels laminoirs sont particulièrement intéressants pour assurer le laminage précis ou très important de bandes métalliques de longueur indéterminée et de toute largeur désirée.
Dans les laminoirs de type connu, la. direc tion de la composante de l'effort de laminage exercée sur les galets les plus éloignés du plan de symétrie transversal du laminoir est incli née par rapport à l'effort utile exercé sur les cylindres de travail, cet effort dirigé suivant le plan de symétrie du laminoir étant géné ralement vertical.
Dans un laminoir du type usuel où la réaction d'appui des galets se trouve dans la même direction que la pression exercée sur les cylindres de travail, les paliers principaux n'ont à supporter qu'un effort de 1000 tonnes pour un effort de 1000 tonnes exercé sur les cylindres. Par contre, dans un laminoir où chaque cylindre de travail s'appuie sur deux cylindres intermédiaires suivant des plans qui sont inclinés par rapport au plan de symétrie, chacun de ces cylindres intermédiaires devra supporter 60 à 70% de l'effort total exercé sur les cylindres. Il est évident qu'il faudra donner des supports appropriés aux cylindres intermédiaires soumis à de tels efforts.
C'est pourquoi il a donc été considéré jusqu'à pré sent comme avantageux de disposer les sup ports de manière que la direction de l'effort exercé sur eux soit assez proche de la direc tion du plan de symétrie du laminoir et, lors qu'il y a plus de deux cylindres intermé diaires, de répartir les efforts aussi uniformé ment que possible entre eux.
Toutefois, les essais faits sur différentes dispositions de cylindres dans le cas de lami noirs du type considéré ont permis de consta ter qu'il y avait avantage au contraire à dis poser les galets le plus éloigné du plan de symétrie, de manière que les lignes d'applica tion des efforts se rapprochent d'une perpen diculaire ait plan de symétrie, tout en lais sant libre l'accès au laminoir. Dans une telle disposition, les galets les plus éloignés du plan de symétrie supportent la plus forte par tie de l'effort, tandis que les galets les plus voisins de ce plan de symétrie n'en suppor tent plus qu'une partie plus faible.
Le laminoir représenté à la fig. 1 com prend deux cylindres de travail 1, un premier jeii de cylindres intermédiaires 2, -un deuxième jeu de cylindres intermédiaires dont on a re présenté les trois cylindres supérieurs 3, 3t1 et 3B et enfin des galets supérieurs 7, 8, 9 et 10. L'effort principal de laminage est indi qué par la. flèche P.
Les galets extérieurs 7 et 10 supportent les plus fortes composantes t1 et D de cet effort P, tandis que les galets 8 et 9 voisins du plan de symétrie supportent les composantes plus faibles B-C. Les com posantes A et D se rapprochent de l'horizon tale, tandis que les composantes B et C se rap prochent davantage de la verticale et de la direction de l'effort de laminage. On peut dé caler les galets intérieurs supportant la charge la phis faible, comme représenté à la. fig. 2.
On a constaté paradoxalement que cette disposition permet de répartir géométrique ment les éléments du laminoir, de manière à rendre possible une grande réduction du dia mètre des cylindres de travail pour un nombre et un diamètre donnés de galets d'appui. On obtient. ainsi un laminoir phis précis, avec une réduction de l'effort exercé par les cylindres de travail et par conséquent avec des compo santes plus faibles sur les galets d'appui les plus écartés du plan de symétrie. En même temps, les cylindres intermédiaires au contact des galets les plus éloignés du plan de symé trie supportent un effort supérieur à celui appliqué aux cylindres intermédiaires les plus rapprochés du plan de symétrie.
Les cylindres intermédiaires les plus éloignés du plan de symétrie peuvent donc recevoir un diamètre notablement supérieur à celui des autres cylindres intermédiaires et ils peuvent donc, s'ils servent à recevoir la force motrice, transmettre un couple relativement considé rable.
La force motrice est appliquée aux cylin dres intermédiaires, qu'il s'agisse des cylindres intermédiaires intérieurs 2 de la fig. 1 ou des cylindres extérieurs 3, 3t1 et 3B, et non pas directement aux cylindres de travail dont le diamètre relativement faible ne se prête que mal à l'application de la puissance motrice. Ainsi,, on réalise un couple facilement trans missible parce que le nombre des cylindres qui le reçoivent peut être doublé et que leur diamètre petit être ait moins deux fois plus grand que celui des cylindres de travail.
On peut, par exemple, dans le cas où le laminoir comporte plusieurs groupes de cylin dres intermédiaires, appliquer le couple d'en traînement aux quatre cylindres extérieurs du groupe des six cylindres intermédiaires les phus gros, c'est-à-dire aux cylindres 3A et 3B et à leurs cylindres symétriques dans le cas de la fig. 1, sans qu'il soit nécessaire de l'ap pliquer aux cylindres 3 les plus rapprochés du plan de symétrie. Les cylindres intermédiaires les plus éloignés du plan de symétrie trans mettent un couple suffisant, par friction, aux cylindres intermédiaires intérieurs 2 qui le transmettent à leur tour aux cylindres de tra vail 1.
On peut ainsi utiliser des arbres d'en traînement relativement gros, en même temps qu'une cage de laminoir relativement grande clans laquelle les composantes de l'effort de laminage sont bien distribuées.
On a constaté, d'autre part, dans les lami noirs du type considéré, que l'ensemble des cylindres tend à fléchir, notamment dans le cas de laminages importants soumis à de fortes pressions; dans ce cas, les cylindres de travail 1 fléchissent davantage dans leur par tie centrale qu'au voisinage des bords de la bande à laminer. Il en résulte que l'étirage ou l'allongement de la bande cesse d'être uni forme si l'on ne compense pas ces flexions. Ce manque d'uniformité se manifeste par une on dulation de la bande à laminer en raison du surlaminage provoqué par la flexion des cylin dres de travail devant les bords de la bande.
Pour éviter cet inconvénient, on peut donner un profil approprié aux cylindres in termédiaires intérieurs des laminoirs, comme représenté en 2 sur les fig. 3 à 5. Ce profil peut se terminer par une zone tronconique représentée à une échelle exagérée en 23 sur les fig. 3 et 4. Cette zone tronconique peut être formée sur les extrémités des cylindres de travail ou sur les cylindres intermédiaires d'une série, aux points destinés à se trouver en regard des bords de la bande à laminer S.
En pratique, il est préférable de ménager cette zone, comme représenté, sur la série in térieure des cylindres intermédiaires. LTne faible zone tronconique suffit à empêcher la flexion des extrémités des cylindres de travail devant les bords de la bande et, par suite, on évite ainsi tout surlaminage des bords. La partie rectiligne des cylindres intermédiaires 2 est, dans ce cas, moins large que la bande laminée pour que la zone tronconique com mence en regard d'un point intérieur par rapport au bord de la bande.
On a également constaté qu'il est avantageux de bomber cer tains cylindres et plus particulièrement les cylindres de travail utilisés en combinaison avec des cylindres intermédiaires à zone ter minale tronconique, cette disposition permet tant de réduire l'importance de la conicité nécessaire. On a représenté un tel cylindre bombé à. une échelle exagérée à la fig. 4, sous la forme d'un cylindre de travail bombé 1A. En pratique, la flèche de la partie bombée sera de l'ordre de 1110 de millimètre.
Il n'est pas nécessaire de donner un tel profil conique à tous les cylindres d'un même jeu. La zone tronconique, qui ne dépasse pas en général<B>1110</B> de millimètre pour suie lon- gieur de 25 mm, peut être obtenue par meu lage à une extrémité ou aux deux extrémités d'un ou de plusieurs cylindres ou tantôt à une extrémité, tantôt à l'autre, des cylindres successifs d'un jeu.
Lorsqu'un ou plusieurs cylindres présentent une zone tronconique aux deux extrémités, comme représenté aux fig. 3 et 4 et qu'ils restent en position fixe dans le laminoir, une telle zone ne pourra être utile que pour une petite gamme de lar geurs de bande laminée correspondant à la distance entre ces zones tronconiques.
Pour éviter cet inconvénient, les laminoirs repré sentés sont munis d'un dispositif pour régler la position axiale relative des cylindres qui présentent une zone tronconique, ce qui per met de laminer des largeurs de bande com prises dans une gamme étendue de largeurs.
La fig. 5 représente un tel dispositif appli qué aux cylindres intermédiaires 2 des lami noirs représentés et désignés ici par 2A et 2B. Le cylindre 2A présente une zone conique à l'extrémité 23A, tandis que l'autre cylindre intermédiaire 2B présente une zone tronco nique à l'extrémité opposée 23B. Le cylindre intermédiaire 2A comporte un palier de butée 27 relié par une biellette 28 à une crémail lère 29 engrenant avec un pignon 30 en traîné par un moteur 32, électrique par exemple, par l'intermédiaire d'une vis sans fin 31, ce qui permet de faire varier axiale- ment la position du cylindre sous l'action de la rotation de cette vis sans fin.
Le cylindre intermédiaire 2B est relié par un palier de butée 27B à un dispositif mécanique ana logue servant à faire varier axialement sa position, de préférence de la même faon et dans le sens opposé. De cette faon, on peut faire en sorte que les zones tronconiques 23A et 23B, pratiquées aux extrémités opposées des cylindres intermédiaires représentés, coïncident sensiblement avec les parties mar ginales des bandes pour une grande gamme de largeurs de bandes à laminer. Le réglage axial qui vient d'être décrit peut aussi être effectué d'une faon satisfaisante par des moyens hydrauligues 'ou par tout autre moyen. , Les flexions en charge atteignent leur maximum en un point correspondant au centre de la bande laminée, car ce' point est le plus éloigné des montants du laminoir.
On s'oppose à cette action au moyen de dispositions assurant que le laminoir laminera touté bande plate, quelle que' soit la largeur de celle-ci. A cet effet, on utilise une cage de construction spéciale comprenant des parties latérales de plus faible résistance capables de fléchir, de façon à produire une flexion arti ficielle supplémentaire, grâce à laquelle là flexion totale résultante des cylindres de tra vail sera rendue uniforme sur toute là lar geur dé la bande.
On a représenté à la fig. 6 la cage utili sée pour lé laminoir représenté à la fig. 1. La bande à laminer entre dans le laminoir et la bande laminée en sort par des fenétres W qui, en combinaison avec l'espace central dé la cage dans laquelle la pièce est laminée, divi sent la cage en montants 40 et 40A. On peut obtenir la compensation indi quée ci-dessus en chanàreinant convenable- iént-les bords des'traverses 40-4 de là façén représentée en 39 et 39A entre les montants 40.
Lorsqu'on procède ainsi, les galets 7 et 10 de la fig. 1, montés dans la cage du laminoir, provoqueront le maximum de flexion au centre de la bande, tandis que les galets 8 et 9 provoqueront le maximum de flexion près des bords de la bande. On remarquera que les surfaces 40B au-dessus et au-dessous des fenêtres W sont aussi inclinées. L'on a cons taté, par de nombreux essais, que l'on obtient le maximum de rigidité avec une telle répar tition du métal de la cage, sans sacrifier la caractéristique de compensation de la défor mation.
Dans les laminoirs antérieurs connus, les galets tourillonnent sur des arbres compre nant des parties excentriques et montés de leur côté sur des sièges s'appliquant contre les traverses de la cage de laminoir. On a obtenu une construction plus efficace en uti lisant des arbres uniformément cylindriques pour les galets et des disques excentriques calés sur ces arbres. De cette faon, le dia mètre de l'élément excentrique devient plus grand, assurant ainsi plus de place pour le montage de paliers à rouleaux qui suppri ment le frottement statique lorsque les arbres . sont amenés à tourner sous charge.
Un autre avantage consiste en ce que les sièges eux- mêmes n'ont pas besoin d'être fendus et que les arbres des galets avec leurs disques excen triques et leurs sièges, ainsi que les galets eux-mêmes, forment des sous-ensembles pou vant être remplacés en cas d'un endommage ment.
A la fig. 1, les arbres 5 sont pourvus de paliers à rouleaux tels que 11, dont les rou leaux sont maintenus entre des disques excen triques 6 clavetés sur ces arbres 5 au moyen de clavettes 64 et des sièges 4 portés dans des rainures ou logements appropriés pratiqués dans les traverses 40A de la cage du laminoir.
On obtient -un autre avantage en utili sant pour chaque ensemble de siège et de galet un dispositif de verrouillage qui peut. être actionné à partir d'une extrémité du laminoir. Ce dispositif peut comprendre une barre conique fixe 36 (fig. 1), fixée sur la cage du laminoir, et une barre conique cou lissante 12 dont une des extrémités comporte une partie dentée commandée par une vis sans fin 13. Le mouvement longitudinal de la barre conique mobile 12 obligera chaque siège à s'appliquer contre une butée fixe 36A por tée par la cage.
On conçoit, d'après ce qui précède, que si les disques 6 clavetés sur les arbres 5 et mon tés dans les sièges au moyen des paliers à rouleaux sont des disques excentriques, une rotation des arbres 5 provoquera le mouve ment d'abaissement des cylindres du laminoir. Dans un tel laminoir, il se peut qu'une charge exceptionnellement forte soit appliquée acci dentellement aux paliers du laminoir pendant le laminage et que cette charge dépasse la pression admissible de ces paliers. Pour sup primer tout risque de rupture et pour proté ger les galets, ainsi que les cylindres, une certaine souplesse est assurée par le montage d'un ensemble de galets qui, toutefois, ne maintiendra les galets en position que jus qu'à un effort de laminage déterminé d'avance.
On peut obtenir ce résultat en fendant un ou plusieurs des arbres 5 des paliers et en les divisant en deux parties 5A et 5B, comme le montre la fig. 2, suivant un plan sensiblement normal à la composante de l'effort agissant sur eux, en laissant à l'in térieur de l'arbre une cavité plate 21 assez profonde pour assurer une distance d'affaisse ment appropriée entre les deux parties. Une pression produite par un fluide; par exemple de l'huile, est appliquée à l'intérieur de la cavité 21, de façon à écarter les deux parties 5A et 5B de l'arbre (fig. 2) et à les appli quer contre les alésages des galets 7 et des disques excentriques 6.
Des joints étanches élastiques, désignés par 22, empêchent toute fuite d'huile, mais ils peuvent céder en s'affaissant lorsque l'effort de laminage rap proche les parties 5A et 5B de l'arbre l'une de l'autre. Toutes les fois que l'on dépasse un effort déterminé d'avance et réglé par une soupape de surcharge montée dans l'ensemble, par suite de l'application subite d'une charge sur les galets, la soupape de surcharge de l'ensemble cède et permet aux deux parties de l'arbre de se rapprocher l'une de l'autre, de façon à soulager les galets et tous les élé ments soumis à l'effort dans le laminoir.
Un dispositif de protection élastique a été représenté appliqué à l'arbre de palier 5, ainsi qu'on vient de le dire, mais cette protec tion petit aussi être utilisée pour tout autre élément porteur des parties de la cage du laminoir afin de céder sous une charge exces sive et de protéger les parties chargées du laminoir @ contre toute détérioration, dans les limites admissibles.
Un autre avantage des laminoirs repré sentés aux fig. 1 et 2 réside dans la simpli cité et la précision de la commande du mou vement d'abaissement. Comme les positions de fonctionnement des cylindres de travail sont commandées par le changement de la position angulaire d'un ou plusieurs arbres d'appui 5 et des disques excentriques clavetés sur ces arbres, et comme on peut choisir deux arbres disposés symétriquement pour assurer le mouvement d'abaissement, ces arbres étant munis de paliers ne présentant pas de frotte ment statique sur les sièges, il est possible de monter des segments dentés 15 (fig. 1 et 2) sur les extrémités de ces arbres,
ces segments dentés engrenant avec une crémaillère double 11. Là crémaillère peut être fixée à une tige de piston hydraulique 16 reliée au piston 17 d'un cylindre 19. Un mouvement de montée ou de descente du piston règle la. position an gulaire des deux arbres et fait, par consé.. quent, varier la position d'abaissement des organes du laminoir. Pour les laminoirs de grande largeur, il est avantageux de monter des segments dentés, des crémaillères et des pistons aux deux extrémités de l'arbre, ce qui permet d'éviter toute imprécision qui résulte rait d'une flexion des arbres par suite du couple exercé par un piston .à une seule extré mité de ces arbres.
Pour effectuer un tel mouvement d'abais sement, on peut utiliser un dispositif de com mande hydraulique de type connu compre nant une soupape asservie>><B>18</B> (fig. 2) reliée par des tubes 79 et 80 à des extrémités oppo sées du cylindre 19. L'élément asservisseur 78 à position réglable de la soupape asservie peut être actionné, directement ou par l'intermé diaire d'un dispositif de commande à distance, par celui qui assure la man#uvre du laminoir. L'élément asservi de la soupape est relié mé caniquement par une timonerie 77à la tige de piston 16 de façon à arrêter l'écoulement du fluide aussitôt qu'une position d'abaisse ment prédéterminée a été atteinte.
L'avan tage principal de ce dispositif consiste en ce que, lorsque la position du piston a changé par exemple par suite de fuites, la soupape 18 ajoute du fluide automatiquement, de façon à rétablir la position déterminée par l'opéra teur, entre des limites assez rapprochées. Une soupape 20 de décompression peut aussi être montée dans ce dispositif et, si l'on suppose qu'il n'y a pas de frottement dans les paliers des galets et des sièges, cette soupape assu rera la décompression en cas de forte augmen tation subite de la pression de laminage.
Dans les laminoirs dont les cylindres sont groupés de la façon représentée, chaque cylin dre de travail repose sur deux cylindres d'ap pui parallèles entre eux. De cette façon, il ne peut se produire aueun redressement des cylindres de travail, c'est-à-dire aucun chan gement de position à la suite duquel les cylin dres cesseraient d'être parallèles. La liberté axiale de toutes les extrémités de cylindres qui ne doivent pas se déplacer est limitée par des plaques de support 25 (fig. 7), pla ques fixées aux portes 76 de la cage du laminoir.
Si l'on emploie des plaques de butée fixes 25, il est préférable de fixer à l'extré mité du cylindre un palier tournant 24 du type palier de butée. Ce palier est monté dans un. boîtier 37 présentant une surface plate s'appuyant sur la plaque de butée 25. De cette façon, les portes 76, qui se trouvent aux extrémités de la cage du laminoir, absor beront les poussées axiales appliquées sur les cylindres pendant l'opératioü, et lesdits cylin dres pourront cependant prendre leur posi tion radiale voulue.
Comme il est préférable de supporter tous les cylindres, à l'exception des cylindres de travail, dans la moitié supé rieure du laminoir, de façon à les empêcher de se rapprocher, sous l'effet de leur propre poids, du cylindre de travail inférieur, lors que le mouvement d'abaissement se produit, des ressorts 26 (fig. 7) suspendus à des tiges de piston actionnées par de l'air comprimé ou à d'autres organes appropriés de soutien et de soulèvement, sont fixés aux éléments du boîtier 37 et soutiennent les paliers de butée 24 de ces cylindres.
Les extrémités entraînées 35 des cylindres intermédiaires tels que le cylindre 2, sont sim plement mises en prise par introduction par coulissement dans les extrémités d'accouple ment d'arbres 33. Elles viennent au contact d'éléments de butée 34 en forme de sphères creuses, portés par ces arbres, et ceux-ci trans mettent la poussée axiale à des paliers corres pondants (non représentés) de la cage à pi gnons. Les cylindres ainsi montés peuvent être librement retirés du laminoir après l'ou- v erture des portes 76 de celui-ci.
Dans les laminoirs représentés, alors qu'il est préférable de maintenir un bain d'huile . dans la moitié inférieure du laminoir, il suffit dans la moitié supérieure du laminoir, de lais ser le lubrifiant qui s'échappe descendre en cascade sur les cylindres de cette moitié supé rieure, de façon à les lubrifier et à les refroi dir. Ceci simplifie l'établissement de l'étan chéité de l'intérieur du laminoir autour des arbres d'entraînement. En laissant la masse de lubrifiant sortir du laminoir par les ouver tures pratiquées pour la bande, c'est-à-dire par les fenêtres TV à la fig. 6, la. bande est efficacement refroidie et la majeure partie des impuretés entraînées par cette bande est éli minée du laminoir.
On peut aussi ménager des perforations 62 (fig. 2) dans la partie la phis basse de la cage du laminoir, c'est-à-dire dans la traverse inférieure 40A, pour laisser sortir une partie du lubrifiant, car ceci empêche les impuretés de s'accumuler à cet endroit. Le laminoir se nettoie ainsi complètement de lui- même, à condition que l'huile soit convenable ment filtrée. Des dispositifs extérieurs de fil trage et de refroidissement du lubrifiant exis- tent, mais ne sont pas représentés dans le dessin.
Les ouvertures 62 sont pratiquées de telle façon que l'huile puisse être extraite par ces ouvertures sans rentrer dans les paliers des galets, et la quantité d'huile ainsi extraite peut être réglée de faon à maintenir tout ni veau d'huile désiré dans la partie inférieure du laminoir, tandis que l'on peut extraire, à la partie inférieure du laminoir, l'huile intro duite dans les paliers des galets ainsi que l'huile entrant dans la partie inférieure du laminoir, venant de la partie supérieure et passant autour des bords de la bande aux extrémités des cylindres.
Lorsqu'on désire utiliser, pour les paliers des galets, un lubrifiant distinct du lubrifiant ou réfrigérant utilisé dans d'autres parties du laminoir ou sur la bande, on peut adopter la construction représentée à la fig. 8. Cette construction consiste à -utiliser, pour les ga lets tels que 7, des paliers comportant des organes d'étanchéité 63, de façon que l'on puisse faire circuler d'une façon continue un lubrifiant distinct à travers ces paliers pour en assurer le graissage et le refroidissement.
Dans ce cas, le lubrifiant peut être introduit dans les paliers par un canal longitudinal 90 percé dans l'arbre 5C, et il peut sortir par un autre canal longitudinal 91, ces canaux étant reliés aux paliers par des connexions transversales de la façon représentée, l'écoule ment de l'huile étant indiqué par des flèches sur la fig. 8. Un canal peut être percé dans la traverse 40A de la. cage du laminoir pour faire arriver du lubrifiant autour des galets, mais non aux paliers de ceux-ci, ce dernier lubrifiant servant à refroidir l'intérieur du laminoir, en particulier les cylindres intermé-, diaires et les cylindres de travail.
Il est également possible d'utiliser, dans ces laminoirs, des paliers dont l'étanchéité est convenablement assurée et qui comprennent un bourrage à la graisse consistante.
On peut donc utiliser, de la façon qui vient d'être indiquée, un lubrifiant réfrigé rant distinct pour les cylindres, ce qui per met d'employer une grande gamme de pro- duits qui pourraient ne pas être acceptables pour le graissage des paliers.