Appareil optique de visée. Dans les appareils de visée actuellement connus, la direction de visée d'une lunette, par exemple, est définie par la droite joi gnant le point nodal de l'objectif de la lu nette à l'index de visée. Cet index est consti tué par une marque située dans le plan de l'image, marque définie en général par la croisée de deux fils fins d'un réticule ou par l'intersection de deux traits gravés ou photo graphiés sur la plaque de verre d'un micro mètre.
Ces appareils de visée présentent divers inconvénients et notamment les suivants: 1 Les deux points définissant la droite de visée sont très rapprochés l'un de l'autre. 2 Lorsque la distance de l'objet à l'instru ment de visée varie, le plan de l'image se déplace relativement à l'objectif, et le plan de l'index doit suivre ce mouvement (mise au point de l'instrument). Il en ré sulte deux causes possibles d'erreur: a) un défaut de guidage du déplacement relatif de l'index par rapport à l'objec tif entraîne une déviation de la ligne de visée; b) un défaut de coïncidence de l'index et du plan de l'image (parallaxe) peut entraîner une erreur de pointé.
La présente invention a notamment pour but de remédier à ces inconvénients.
Elle concerne à cet effet un appareil opti que de visée caractérisé par au moins un sys tème optique inverseur disposé dans le trajet d'une partie des rayons lumineux parvenant à l'#il de l'observateur, ce système optique inverseur déviant tous les rayons lumineux qui le traversent, à l'exception de ceux pa rallèles à une direction donnée, ce qui permet à l'observateur de percevoir simultanément deux images égales de l'objet observé, les deux images étant orientées de façons diffé rentes et présentant des points communs et caractérisant un plan de visée.
Le dessin représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution de l'appareil selon l'invention.
La fig. 1 représente schématiquement en section droite un système optique de visée constitué par un prisme de Wollaston.
La fig. 2 représente l'image observée en utilisant le système optique de la fig. 1. Les fig. 3, 4, 5, 6, 7 et 8 représentent schématiquement d'autres systèmes optiques de visée.
La fi-. 9 représente schématiquement un appareil de nivellement.
La fig. 10a représente la, mire utilisée avec l'appareil de nivellement de la fig. 9.
La, fig. 10b représente l'image observée de la mire de la fig. 10a.
Les fig. 11a et<B>111</B> représentent une autre forme de mire, ces figures correspondant respectivement aux fig. 10e- et 10b.
Les fig. 12 et 13 représentent schémati quement deux autres appareils de nivelle ment. La fig. 14 représente schématiquement en élévation coupé un niveau panoramique périscopique.
La fig. 15 représente schématiquement un cercle azimutal.
La fig. 16 représente schématiquement un théodolite.
La fig. 17 représente schématiquement un cathétomètre.
La fig. 18 représente une installation pour la mesure de la rectitude des glissières.
Le système optique 2 de la fig. 1 est des tiné à être interposé sur le trajet d'une par tie des rayons lumineux provenant de l'objet à viser et atteignant l'oeil de l'observateur de façon qu'il fournisse une image égale à l'objet en grandeur et en éloignement, mais diffé remment orientée et qui peut, en particulier, être renversée par rapport à l'objet. Le sys tème optique 2 constitue donc un inverseur d'image.
Le système optique 2 est constitué par un prisme de Wollaston, conçu de telle manière (fig. 1) qu'un des rayons incidents 1 qui le traversent émerge en 3 dans son propre pro longement pour parvenir à l'#il de l'obser vateur.
Les autres rayons incidents 11, 12, etc. sont déviés par ledit système optique 2 en 31, 32.
Ce système optique inverseur 2 est, d'au tre part, placé de manière qu'une partie des rayons lumineux provenant de l'objet attei gne l'#il de l'observateur sans traverser ce prisme.
De ce fait, l'observateur perçoit deux images de l'objet: Une première image provenant des rayons lumineux ayant atteint son #il sans traverser le prisme.
Une deuxième image provenant de la par tie des rayons qui ont traversé ledit prisme, image dont l'orientation est différente de celle de la première.
Ces deux images ont un ou plusieurs points communs qui se trouvent sur les rayons 1 non déviés par le prisme 2 (rayons principaux). Ces rayons définissent ainsi le plan ou la ligne de visée 1, 3. Cette ligne 1, 3 est indé pendante de l'objectif de la lunette de visée et de la position du plan clé l'image; les deux causes d'erreur précédemment indiquées, c'est-à-dire le défaut de guidage de mise au point et le défaut de parallaxe sont donc éli minés.
Cet appareil de visée présente encore de nombreux avantages et notamment les sui vants: 1 Les deux images d'un point de l'objet, qui doivent être amenées en coïncidence pour la, visée, se trouvent, pour l'opérateur, à une distance angulaire double de celle qui, dans les mêmes conditions, séparerait l'index de visée de 1 ïmage du point dans un instrument ordinaire. La précision de visée est donc équi valente à celle d'un instrument identique, mais de grossissement double.
2 Dans les viseurs à observation directe, sans lunette, la longueur de cet instrument est sans influence sur la précision de la détermi nation de la direction de visée et les diffi cultés d'accommodation sont. supprimées.
3 La détermination de la direction de visée ne nécessitant. aucun repère matériel dans le plan de l'ima----e, celle-ci peut être vir tuelle; en conséquence, l'adjonction du dispo sitif de visée à. une lunette à oculaire négatif (lunette de Galilée) permet d'utiliser celle-ci comme instrument de visée.
L'invention peut. être appliquée à tous les instruments dans lesquels une lunette maté rialise une direction ou un plan de visée: ins trument de topographie (niveaux, tachéomè- tres, règles éclimètres, théodolites), instru- nrents de géodésie (cercles azimutaux), d'as tronomie, de physique, etc. Il peut remplacer également les dispositifs de visée par ceilleton et pinnule ou par cran de mire et guidon utilisés, par exemple, dans les instruments clé topographie, dans les armes de tir, etc.
II double leur précision et. supprime de plus dans ce dernier cas la gêne due aux diffi cultés d'accommodation de l'#il sur trois points alignés situés à des distances très différentes. Le système optique représenté à la fig. 1 est constitué par un prisme dit prisme de Wollaston dont la section droite a la forme (l'un trapèze isocèle dont les deux côtés non parallèles sont inclinés à 45 .
Ce prisme présente un plan A-A', perpen diculaire au plan de la fig. 1, tel que tous les rayons incidents qui y sont contenus y demeu rent après leur émergence. Parmi ces rayons, ceux 1 parallèles au plan de section droite, c'est-à-dire au plan de la fig. 1, émergent dans le prolongement de leur direction inci dente (fig. 1). L'image observée à travers un tel prisme est symétrique de l'objet par rap port au plan A-A (abstraction faite d'un décalage en profondeur égal sensiblement au tiers de la longueur moyenne des bases du trapèze de la section droite).
Un observateur, dont la pupille de l'#il est bissectée par une face latérale du prisme, par exemple la face postérieure de la fig. 1, supposée placée en dessous, voit simultané ment les images des deux parties de l'objet séparées en b-b (fig. 2) par le plan de cette face. L'image de la partie inférieure observée directement est droite; l'image de la partie supérieure, observée à travers le prisme, est symétrique de l'objet par rapport au plan A-A'. Les deux images du point de l'objet qui se trouvent à l'intersection du plan de la face latérale en question et du plan A-A' coïnci dent; les deux images des autres points situés dans le plan de cette face sont éloignées l'une (le l'autre du double de leur distance par rap port au point qui est en coïncidence.
L'observation de l'objet peut être effectuée a l'aide d'une lunette dirigée sensiblement dans la direction de visée du prisme. Si l'ob jectif est assez grand pour n'être que partiel lement masqué par le prisme, l'observateur voit alors deux images superposées, symétri ques par rapport au plan Les images des points situés dans ce plan coïncident. Cette combinaison définit un plan de visée qui est rigidement lié au prisme 2 et qui est indépendant de la mise au point de la lunette. La parallaxe est pratiquement nulle. Un dé placement angulaire du prisme autour d'un axe parallèle au plan de visée entraîne un dé placement angulaire de la ligne de coïnci dence des deux images, double du déplace ment de l'image du joint visé par rapport à l'index dans un instrument de même grossis sement.
Pour éliminer les inconvénients possibles de visée dus à la bissection de la pupille ou de l'anneau oculaire, le système optique de visée peut être constitué par la réunion de deux prismes de Wollaston 21, 22 accolés par leur base a-a rendue semi-réfléchissante (fig. 3).
L'opérateur regardant à travers l'un des prismes 21 voit deux images superposées de l'objet: une première image de sens direct prove nant des rayons 6 qui ont rencontré la face d'incidence 7 d'un des prismes 22, puis tra versé la face semi-réfléchissante, pour sortir ensuite par l'autre prisme 21; une deuxième image, renversée, provenant des rayons 8 qui ont rencontré la face d'inci dence 9 du prisme 2_'1 et subi une réflexion sur la face semi-réfléchissante a--a.
Le plan de visée A-l' de- l'instrument est alors défini par cette face semi-réfléchissante a-a; les deux images de tous les points de l'objet qui se trouvent dans ce plan sont en coïncidence. Ce dispositif n'impose plus aucune condition pour la position de l'oeil 4 dans l'exa men direct. Dans l'examen à l'aide d'une lu nette, il élimine l'influence des aberrations de l'objectif; dans ce cas, le système optique est , placé devant l'objectif 10 de la lunette qu'il couvre entièrement.
Un défaut de symétrie des deux prismes accolés peut entraîner un dédoublement des images directes et réfléchies qui peut sembler nuisible, mais dans le cas d'une observation de traits (mires de niveau, \de tachéomètre ou de théodolite, par exemple), ce dédoublement permet au contraire d'augmenter la. précision de l'appréciation des coïncidences.
Le prisme de Wollaston peut. être rem placé (fig. -1) par un système de trois miroirs 11, 12 et 13 parallèles à une même droite. Le miroir d'incidence 11 et le miroir d'émergence 1.2 sont inclinés en sens inverse par rapport au miroir intermédiaire 13 qui joue le rôle de la face réfléchissante a-a du prisme de Wollaston. Si l'inclinaison des deux miroirs est la même, le plan de visée A-A' est paral lèle au miroir intermédiaire 13.
Les miroirs d'incidence 11 et d'émergence 12 peuvent être semi-réfléchissants. L'opéra teur peut alors percevoir l'image de sens di rect à travers ceux-ci. Le dispositif agit alors comme le prisme de Wollaston de la fig. 1. Le plan de visée reste le plan 2 A-A'.
Le dispositif ci-dessus, formé par deux miroirs réfléchissants 11, 12 inclinés en sens inverses sur un autre miroir 13, peut être remplacé d'une façon équivalente par un bloc rigide de prismes Pl, P2, P3 représenté en section droite sur la fig. 5. Dans ce bloc de prismes, les faces d'incidence et d'émergence sont parallèles entre elles et normales à la face 13, et les surfaces 11 et 12 sont semi- réfléchissantes.
Les dispositifs précédents définissent seu lement un plan de visée. Une ligne de visée peut être déterminée en croisant deux de ces dispositifs suivant une inclinaison relative quelconque des plans A-A'.
On peut utiliser, par exemple, la combi- naison représentée à la fig. 6, dans laquelle deux paires 14 et 15 de prismes de Wollaston, analogues à ceux de la fie. 3, sont placées dans le prolongement l'une de l'autre, la face réfléchissante a-a de la première paire étant normale à celle de la seconde. Dans ce cas, l'observateur perçoit simultanément une image droite et une image renversée de l'objet, su perposable à la première par une rotation de 180 degrés, dans son plan. Les deux images du point de l'objet qui se trouve sur la droite d'intersection des deux plans de réflexion sont en coïncidence. Les deux images des autres points de l'objet sont symétriques par rap port à ce point de coïncidence.
La ligne de visée est donc définie par l'intersection des deux plans de visée de ces paires de prismes.
La ligne de visée est également définie par cette intersection, si l'angle des faces réflé chissantes est différent de 90 degrés. On peut associer de la même façon des prismes de Wollaston simples ou des systèmes de miroirs.
La ligne de visée est également définie par un prisme en toit 2b (fig. 7 et 8), dans lequel les rayons lumineux subissent, comme on le sait, deux réflexions sur les faces du dièdre rectangulaire (toit); les faces d'inci dence et d'émergence étant inclinées égale ment et en sens inverse sur celles-ci et faisant un angle de 45 degrés avec l'arête des faces réfléchissantes. Parmi les rayons traversant un tel prisme, il en existe un, A-A, parallèle à l'arête a-a des faces réfléchissantes, qui émerge dans le prolongement de son incidence et qui définit la ligne de visée du prisme.
Une combinaison de quatre prismes en toit, assemblés par leurs faces réfléchissantes alors semi-argentées, peut remplacer la com binaison des deux doubles prismes de Wolla ston alignés.
La, fie. 9 représente un appareil de nivel lement.
Le dispositif de visée 2, formé d'un prisme de Wollaston par exemple, est. solidaire de la tige d'un pendule 21. Le centre de gravité de ce pendule est réglé de manière que le plan de visée A-A défini par ledit prisme 2 soit horizontal lorsque le pendule 21 est à sa posi tion d'équilibre. Ce pendule 21 oscille autour d'un axe horizontal 30, constitué par l'arête d'un couteau, porté par un levier coudé 25 dont la rotation autour d'un axe 26 est. com mandée par une vis micrométrique 27. Cette vis 27 mesure le déplacement vertical de f'axe 30. L'ensemble est. porté par un support 22 pivotant autour d'un axe vertical V-V.
L'opérateur visant une mire verticale 24 <B>(fi_.</B> l01) perçoit une image 50 de celle-ci (fie. 10') divisée en deux parties par une ligne verticale. La partie droite, par exemple, est l'image directe de la partie droite de la mire, celle de gauche est l'image de la partie gauche, renversée par réflexion par le dispo sitif optique de visée 2.
La division de la mire, dont les deux images droite et gauche edïneident, est située dans le plan horizontal de visée 2 .1,1. Si cela a lieu pour une division, tous les traits des deux images de la mire coïncident, mais leurs numéros ne se correspondent pas.
Si aucune division n'est en coïncidence, la position du plan A-A peut être appréciée à l'estime, la trace de ce plan sur la mire partageant en deux parties égales l'intervalle de deux divisions de même numéro. Cet inter valle peut également être mesuré en déplaçant verticalement le dispositif de visée 2 à l'aide de la vis micrométrique 27 agissant sur le le vier coudé 25, jusqu'à ce que la coïncidence des traits des deux images de la mire soit réalisée.
On peut également utiliser un dispositif de visée matérialisant une ligne de visée au lieu d'un plan de visée. Dans ce cas, il y a intérêt à utiliser une mire verticale (fig. 11a) dont, une moitié, gauche par exemple, est de couleur sombre uniforme, l'autre moitié por tant la graduation sur fond blanc. De cette façon, l'image (fig. 11b) observée à travers un système de visée, qui est symétrique de l'image directe par rapport à un point, se dé tache sur le fond sombre de l'image directe, ce qui facilite l'observation.
Dans les deux cas, pour faciliter la mesure de l'appoint, il est utile que les divisions de la mire soient cieux fois plus espacées que celles d'une mire ordinaire (2 mm au lieu de 1 mm par exemple).
L'observation de la mire peut se faire soit à l#il nu, comme représenté sur la fig. 9, soit à l'aide d'une lunette grossissante, à oculaire positif ou négatif, tenue à la main ou soli daire de l'appareil.
Suivant une deuxième variante (fig. 12), le système optique de visée 2, constitué par un prisme de Wollaston, est monté sur un flotteur 28 reposant sur du mercure 29 con tenu dans une cuve 33.
La cuve 33 repose sur un support 34 pou vant tourner autour d'un axe vertical 35. Suivant une troisième variante (fig. 13), le système optique de visée 2, constitué par un prisme de Wollaston, est solidaire d'un ni veau à bulle 37. L'ensemble est monté sur un premier support 36 à vis de réglage et sur un deuxième support 38 sur lequel est fixée la lunette de visée 39 qui peut être une lunette de Galilée. Ce support est muni de vis ca- lantes 40.
Le dispositif de visée 2 est reversible, c'est-à-dire que sa face d'incidence et sa face d'émergence peuvent être permutées par re tournement autour d'un axe vertical V-T'. Cette particularité permet de déterminer la. cote rigoureuse du plan horizontal défini par l'instrument de nivellement auquel ledit dis positif est appliqué, en effectuant la moyenne des deux lectures sur la mire avant. et après retournement du dispositif de visée 2.
Les instruments de nivellement auxquels le dispositif de visée 2 est appliqué, tels ceux représentés à titre d'exemple sur les fig. 9, 12 et 13, présentent sur les appareils connus la série d'avantages primordiaux suivants: a) ils sont exempts des erreurs systémati ques dues aux imperfections de construction ou à l'usure (inégalité des colliers de la. lu nette dans les instruments à bulle fixe ou indépendante, ou défaut de symétrie de la.
fiole dans les niveaux réversibles); erreurs qui, comme on le sait, ne peuvent être élimi nées par aucun réglage, ni par aucun mode opératoire; h) ils peuvent être contrôlés directement sur le terrain d'une seule station par deux visées sur une seule mire, alors que le contrôle sur le terrain des appareils connus nécessite deux mires, deux stations et quatre lectures; c.) ils permettent enfin d'effeetuer, une fois contrôlés, des mesures par une seule visée, alors que deux visées sont. nécessaire,, avec les appareils connus, ce qui diminue la. durée des opérations.
Les systèmes optiques utilisés dans les appareils de nivellement des fig. 9, 12 et 13 sont de simples prismes de Wollaston. Il est bien évident que l'on peut utiliser, sans sortir du cadre de l'invention, l'un ou l'autre des systèmes optiques de visée précédemment dé crits et notamment, à. titre d'exemple, deux prismes de Wollaston accolés par leur base.
La fig. 1-1 représente un appareil de ni vellement dans lequel la direction de visée du système optique de visée est verticale. La sus pension verticale de ce système optique, qui, dans le cas de la figure, est constitué par deux prismes de Wollaston accolés par leur base, est assurée soit par une suspension pen dulaire, soit par un flotteur, soit par un ni veau à bulle, comme représenté sur la fig. 14, soit par deux niveaux croisés.
Ce système optique de visée est placé au- dessus de l'objectif 41 d'une lunette d'obser vation verticale à prisme de réflexion 45 et oculaire 42 horizontal. Le système optique de visée est porté par un support pivotant autour d'un axe vertical sensiblement confondu avec l'axe optique de la lunette. Une équerre opti que 43 portée par le même support reçoit les rayons lumineux et les renvoie dans la direc tion verticale de visée du système optique 21, 22. Cette équerre 43 est mobile, pour le ré glage, indépendamment du système optique autour de l'axe vertical A-A dudit système.
L'orthogonalité rigoureuse de l'équerre optique peut être assurée par la rotation d'un hublot prismatique 44, si c'est nécessaire.
Un niveau à bulle 46 associé à une vis de réglage 47 permet de régler la verticalité du plan de visée A-A du système optique de visée et, par suite, l'horizontalité du plan de visée réfléchi par l'équerre optique.
Le support du système optique de visée tourne autour de son axe vertical V-V. Cela permet à l'opérateur d'explorer l'horizon sans changer de place.
Pour effectuer l'appoint des mesures, on peut déplacer l'équerre optique horizontale ment dans la direction de la ligne de visée réfléchie H-H. Ce déplacement modifie d'une quantité égale la hauteur de cette ligne qui vient par exemple en H'-H', ce qui per met d'assurer la coïncidence des traits des deux images de la mire. Le déplacement de l'équerre assurant cette coïncidence mesure l'appoint qui peut être lu sur le tambour di visé de la vis de commande 48 ou sur une ré glette graduée dont l'image peut être ramenée dans le champ de l'oculaire par un dispositif optique non représenté sur la figure.
Au lieu de mesurer l'appoint par ce dé placement de l'équerre optique, il est évidem ment possible d'utiliser le dispositif connu comportant une lame à faces parallèles, mo bile autour d'un axe horizontal, situé en avant du système optique de visée.
L'appareil de nivellement ci-dessus décrit, qui est un niveau panoramique périscopique, présente de nombreux avantages et notam ment les suivants: 1 L'opérateur peut explorer tout l'hori zon sans changer de place en faisant pivoter le support du système optique de visée autour d'un axe vertical.
a) La ligne de visée est surélevée, ce qui diminue les erreurs dues aux perturbation d'indice de l'air causées par les différences de température au sol; b) Le fait que l'opérateur n a pas à se dé placer autour du niveau diminue l'importance des perturbations du calage de l'appareil et augmente la rapidité des mesures.
2 La mesure s'effectue avec une grande précision sans que le réglage ait besoin d'être effectué par double retournement.
L'appareil de la fi g. 15 est un cercle azi- Lllutal, dont le système optique 21, ''2 de visée, constitué par une paire de prismes de Wollaston, est porté par une alidade 50 mo bile autour d'un axe vertical, alidade dont la position peut être repérée sur un cercle hori zontal 51 d'une manière connue au moyen de N erniers ou de microscopes non représentés. Le plan de visée A-11 du système optique de visée est parallèle à, l'axe de rotation.
L'ob servation est effectuée à l'aide d'une lunett#z 52 pouvant pivoter autour clé l'axe vertical indépendamment de l'alidade 50 et pouvant prendre Lui léger basculement autour d'un axe horizontal pour la visée e11 site à travers le système optique de visée.
Le réglage vertical de l'axe de rotation est assuré à l'aide d'une nivelle, non représentée, selon les procédés connus.
Le système optique 21, 22 de visée peut être légèrement déplacé angulairement par rapport à l'alidade 50, à l'aide d'une vis mi crométrique à, tambour divisé 53, entraînant la rotation dudit système autour d'un axe ver tical. Cette vis sert à effectuer des séries de visées sur un même point, comme la vis de l'oculaire micrométrique dans les cercles azi- mutaux connus munis d'une lunette à réticule mobile.
L'application du système optique de visée 21, 22 à un cercle azimutal présente, en plus de l'avantage général déjà signalé, de doubler la précision des mesures à égalité de grossisse ment de la lunette, les deux autres avantages suivants a) celui de supprimer le défaut de colli- mation de la lunette, puisque la visée s'effec tue dans un plan (plan de visée A-A), quel que soit l'angle vertical du point visé; b) celui de séparer la lunette de l'organe de mesure angulaire qui est ainsi beaucoup plus léger, plus maniable et peut être pointé avec plus de précision que la lunette de visée des cercles azimutaux connus.
Une autre variante constitue un théodolite, dans lequel la lunette d'observation est une lunette coudée verticale solidaire du bâti de l'appareil fixe pendant l'opération de me sure. Le système optique de visée, situé au- dessus de l'objectif, est du type prisme en toit et matérialise une direction de visée verticale A-A lorsque l'appareil est nivelé. Cette direction est renvoyée dans une direc tion horizontale h-h par un premier miroir mobile autour d'un axe vertical V-V con fondu sensiblement avec A-A, puis réfléchi par un second miroir mobile autour de l'axe h-h dans un plan vertical perpendiculaire à cet axe h-h.
U n cercle divisé horizontal et un cercle divisé vertical permettent de repérer les déplacements angulaires des deux miroirs autour de leurs axes de rotation. L'appareil <B>z</B> autoui fonctionne comme un théodolite à lunette excentrée.
Les miroirs simples peuvent être rem placés par des équerres optiques. Un système de deux miroirs supplémentaires permet de supprimer l'excentricité de la visée.
La ligne de visée A-A du duplicateur peut être rendue automatiquement verticale en solidarisant celui-ci avec un pendule ou un flotteur.
Dans le théodolite de la fig. 16, le système optique de visée 21, 22 est solidaire du corps 54 de la lunette et participe à ses mouvements angulaires autour de ses axes de rotation ver tical V-V et horizontal H-H. Le système optique devisée est représentéschématiquement par un double prisme de Wollaston. Il peut occuper deux positions par rotation autour de l'axe de la lunette. Dans l'une de ces posi tions, le plan de visée @1,1 est parallèle à l'axe des tourillons H-H; dans l'autre posi tion, il est parallèle à l'axe V -V. Dans la première de ces positions, l'opérateur mesure l'angle vertical de visée; dans la seconde, il mesure l'angle horizontal.
A la place d'un prisme mobile autour de l'axe de la lunette, on peut évidemment uti liser un système de visée du type prisme en toit matérialisant une ligne de visée par rap port à la lunette.
Le système optique de visée peut égale ment être placé devant le miroir d'un gonio mètre panoramique, ce qui permet d'obtenir une précision de mesure des angles horizon taux et verticaux égale à celle des théodolites.
Le système optique de visée 2 peut égale ment être appliqué aux instruments de physi que, tels par exemple les cathétomètres, qui servent à mesurer avec précision les diffé rences de niveau de points rapprochés de l'instrument de visée.
Dans le cathétomètre représenté à titre d'exemple dans la fig. 17, le système optique de visée \? est porté par un chariot 59 mobile sur une glissière 55 verticale graduée. Cette glissière 55 portée par un support 56 peut. pi voter autour d'un axe vertical V-V.
Une vis 57 permet. de faire varier l'incli naison de la ligne de visée A-.1 par rapport à l'axe V-V. Si la ligne de visée est nor male à la direction V-V, la visée d'un point ne doit pas changer par rotation de<B>1.80</B> de grés autour de cet. axe. Le réglage est assuré en déplaçant le chariot 59 sur la glissière 55 verticale et en agissant sur la vis 57. L'observation est effectuée à l'aide d'une lunette 58 indépendante de la glissière pivo tante.
La distance verticale de deux points est fournie par la différence de position du cha riot mesurée sur la règle 55 graduée.
Le dispositif optique 2 de visée peut être employé pour la mesure des défauts de recti tude des glissières et des défauts de planéité des surfaces (fig. 18).
Le dispositif de visée 2, matérialisant un plan de visée A-A, est porté par un support 60 à vis calantes 61 et dirigé dans la direc tion de la glissière 62 à étudier. Une petite mire M peut être déplacée sur ladite glissière 62. Cette mire M repose sur la glissière et est réglable en hauteur par rapport à celle-ci, à l'aide d'une vis micrométrique 63.
Elle est observée à la fois directement et à travers le dispositif optique de visée 2 à l'aide d'une lunette 64 de fort grossissement.
Le plan de visée A-A est réglé de façon à passer par deux positions M' et M" de la mire M. Ce réglage est obtenu en agissant sur les vis calantes 65 du support 60.
Pour une position particulière M, l'opéra teur constate un écart qu'un aide annule en agissant sur la vis micrométrique 63 et qui est mesuré par le déplacement de celle-ci.
Au lieu d'agir sur la position de la mire M, on peut déplacer le plan de visée à l'aide d'un dispositif connu comprenant une lame de verre à faces parallèles placée entre le dispositif optique de visée 2 et la mire.
Une telle mesure est impossible à l'aide des lunettes à réticule à cause du déplacement de celui-ci qui risque d'ajouter aux déforma tions de la glissière 62 des erreurs provenant (le la rectitude de son propre guidage, erreurs qui sont évitées avec le système optique 2 de visée, ainsi qu'il a déjà été indiqué.
Pour étudier un plan, un marbre, par exemple, on utilise un prisme à grandes di mensions latérales. Le plan de visée A-A est réglé sur trois positions de la mire M formant un triangle de grand développement. La planéité est étudiée par points à l'inté rieur de ce triangle, puis dans un autre trian- gle contigu au premier après déplacement la téral du système optique de visée 2.