Clavier de machine à écrire. La présente invention a pour objet un clavier de machine à écrire, notamment un clavier à, fonction multiple destiné à com- niander l'impression ou la perforation de lettres et de chiffres.
On a trouvé que la relation angulaire entre les rangées et les colonnes des touches de commande de la perforation, dans une machine perforatrice manuelle standard uti lisée dans le système Hollerith de fiches per forées, trouve une contrepartie dans un groupe clé touches telles qu'elles se présen tent sur un clavier de machine à écrire d'un type standard. Les touches de chiffres d'un clavier de perforateur sont au nombre de douze et sont disposées en trois colonnes de quatre touches, les trois colonnes étant déca lées successivement vers le bas quand l'opé rateur les considère de gauche à droite.
En d'autres mots, la rangée supérieure clé touches ne constitue pas une ligne horizontale à la partie supérieure du clavier du perforateur; au contraire, cette ligne clé touches est incli née vers le haut et vers la gauche, de même que les trois autres rangées, de sorte que ces touches de chiffres forment un groupe in cliné vers le haut et vers la gauche. L'angle compris entre les séries de touches verticales et. horizontales est de 70 approximativement.
Si l'on considère maintenant. la disposition des touches sur un clavier ordinaire de ma chine à écrire, on voit que les touches for ment des rangées exactement horizontales s'étendant. de gauche à droite. Par contre, en ce qui concerne la disposition verticale, les touches ne forment pas des colonnes verti cales, ces colonnes formant, avec les rangées horizontales, un angle qui est très voisin de l'angle de 70 mentionné ci-dessus pour le clavier d'un perforateur.
Par suite de cette disposition similaire des touches, un opéra teur habitué à commander un perforateur pourra utiliser un clavier ordinaire de ma chine à écrire, sans changer sa technique de frappe, si un groupe de touches de ce clavier est. conditionné par une opération dite de déplacement permettant à ces touches de commander soit la perforation de chiffres, soit l'impression de caractères alphabétiques.
En d'autres mots, les touches d'un groupe de douze touches d'un clavier ordinaire de ma chine à écrire peuvent être utilisées de la manière habituelle pour la sélection d'un ca ractère de la machine à écrire; et le même groupe de touches peut être utilisé, par une opération de déplacement, pour la com mande d'une perforation, par un opérateur habitué à manier un perforateur et sans chan ger la technique de frappe. L'opérateur n'a simplement qu'à déplacer son angle d'opéra tion car, bien que la relation angulaire entre les rangées et les colonnes des douze touches soit pratiquement la même sur la machine à.
écrire et sur le perforateur, les colonnes, dans la machine à écrire, forment un angle aigu relativement aux rangées horizontales, tandis que dans le perforateur les rangées forment un angle aigu par rapport aux co lonnes verticales, comme on l'a vu ci-dessus.
Le clavier de machine à écrire, selon l'in vention, présentant des touches de sélection de caractères disposées d'une manière telle que les colonnes formées par les touches de haut en bas du clavier sont inclinées, rela tivement aux rangées horizontales de touches, d'un angle d'approximativement 70 , caracté risé en ce qu'un groupe de douze touches de caractères sont susceptibles d'assurer, à choix, la commande d'un perforateur et la com mande de sélection d'un caractère de ma chine à écrire, et une touche de déplacement permettant de sélectionner le type de com mande des douze touches susdites.
Le clavier selon l'invention peut donc être employé par un opérateur habitué aux claviers ordinaires des machines à écrire et par un opérateur habitué aux claviers ordi naires des perforateurs.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, deux formes d'exécution du cla vier objet, de l'invention.
La fig. 1 est une vue d'une première forme d'exécution.
La fig. 2 est une vue d'un clavier stan dard d'un perforateur.
La fig. 3 est une vue d'une seconde forme d'exécution.
La fig. 4 est une vue schématique d'une commande électrique de déplacement.
Dans le clavier de la fig. 1, la ligne bri sée 23 montre que les touches, formant une colonne, ne sont pas alignées. Il existe une légère déviation quand on passe de la touche 5 aux touches<I>Y, II</I> et<I>N.</I> Cependant, cette déviation n'est pas suffisamment forte pour modifier la technique de frappe de l'opéra teur habitué au clavier du perforateur repré senté à la fig. 2. On voit que les touches ordi naires de la colonne correspondant à 6, U, J et. 11I portent également les désignations 12, 1, 4 et 7. On remarque que les touches de commande de la colonne de gauche (fig. 2) se rapportent également à la commande de la perforation des nombres 12, 1, 4 et 7.
Les trois touches numériques disposées à la partie supérieure du clavier clé la fig. 2 concernent les chiffres 12, 11 et 0. Ces touches se retrouvent dans la, rangée supérieure du groupe de touches de la machine à écrire délimité par le cadre 21. Ces touches pren nent donc la place des touches 6, 7 et 8 de la machine à écrire et elles peuvent exercer une commande supplémentaire de ces carac tères. De la même manière, la deuxième, la troisième et la quatrième rangée des touches de chiffres du perforateur correspondent res pectivement aux rangées semblables du cla vier de la machine à écrire.
On voit d'après la fig. 1 que la disposition des douze touches délimitées par le cadre 21 est analogue à la. disposition des touches nu mériques de la fig. 2, la colonne de gauche et la rangée supérieure de touches faisant entre elles un ancle de 70 dans les deux cas, la seule différence étant que l'opérateur doit se tourner vers la -auehe et se décaler vers la droite par rapport au clavier lorsqu'il veut utiliser lesdites touches pour la perforation,
ceci afin que ses doigts se déplacent du haut en bas sur le clavier et par rapport à sa propre position de la même fagon qu'ils le feraient sur le clavier conforme à la fig. 2 d'un perforateur normalement disposé de vant lui.
Une touche de sélection 24 disposée à gauche du clavier de la fig. 1 actionne un contact (non représenté) pour commander la sélection d'une perforation numérique à la place de l'impression d'un caractère ordinaire de la machine à écrire.
La fig. 3 montre une autre forme d'exécution d'un clavier de machine à écrire présentant une légère variation dans la disposition des touches en ce qui concerne l'alignement des colonnes verticales, de manière que cette disposition se rapproche étroitement de la disposition des touches du perforateur. Douze touches délimitées sur la fig. 3 par un cadre 22 sont exactement alignées dans les deux di rections, et les relations angulaires entre les différentes touches sont très voisines de celles des touches du clavier de la fig. 2.
Les neuf touches numériques du groupe délimité par le cadre 22 ont également un double emploi et permettent de choisir soit un caractère, soit un nombre, la disposition des caractères étant la disposition standard à laquelle sont habi tués tous les dactylographes. Une touche 25 disposée à la gauche et en bas du clavier de la fig. 3, dite touche numérique , est -utilisée pour déplacer des contacts destinés à changer et à verrouiller des connexions de circuits en vue d'actionner le perforateur à la place de la machine à écrire.
La fig. 4 est un schéma de commande d'un électro-aimant 26 alphabétique et d'un électro-aimant 27 numérique , ces électro- aimants commandant respectivement les mé canismes d'impression et de perforation de la machine. Une touche numérique 28 est une touche de déplacement qui présente un pro longement de verrouillage et qui reste abais sée jusqu'à ce qu'elle soit libérée. La touche 28 actionne une série de contacts, dont un seul est représenté, pour déplacer la com mande d'un contact de sélection de lettres, normalement fermé, à un contact de sélec tion de chiffres, normalement ouvert.
Une touche 29, dite touche de type , représente l'une quelconque des touches à double com mande du groupe de touches délimité par le cadre 21 à la fig. 1 ou 22 à la fig. 3. S'il s'agit par exemple de la touche J de la fig. 3, cette touche assure normalement l'impression de la lettre J sous la commande de l'électro aimant alphabétique . Si cette touche est abaissée après qu'une touche de déplacement numérique (25 en fig. 3 ou 28 en fig. 4) est abaissée, elle assure la sélection de la perfora tion numérique pour le chiffre 4 de la même manière que la touche 4 de la fig. 2.
Les électro-aimants alphabétiques et numé riques peuvent être réunis dans une même machine ou se trouver dans des machines sé parées, respectivement un imprimeur et un perforateur.