Procédé pour l'impression de papiers fiduciaires et analogues et cliché pour la mise en oenvre de ce procédé. La présente invention comprend un pro cédé pour l'impression de papiers fiduciaires, tels que billets de banque, actions, obligations ou analogues, ainsi que tous papiers nécessi tant une garantie d'authenticité tels que car tes d'identité, passeports, etc., inimitables par photographie directe.
Elle comprend égale ment un cliché inimitable par tous moyens manuels, pour la mise en oeuvre de ce procédé.
Le but de la présente invention est de per mettre à n'importe qui de déceler facilement les contrefaçons sans connaissances spéciales.
Afin de saisir la portée de la présente invention, il faut tout d'abord se rendre bien compte que c'est par le public que commence l'écoulement de faux billets de banque ou autres papiers fiduciaires. Le plus sîlr moyen d'empêcher la circulation de faux est donc de donner au public la possibilité d'effectuer un contrôle de façon très facile, très efficace et instantanée. Or, actuellement, seul l'aspect d'ensemble compte pour le public.
Si ce contrôle est instantané, il aura la même efficacité pour les fausses pièces d'iden tité ou analogues.
Le but de l'invention est de rendre acces sible au public la vérification des détails d'un cliché, vérification facile et rapide par l'em ploi de moyens ayant pour conséquence de rendre l'imitation impossible et d'arrêter toutes transactions de faux. Le fond de sîtreté dont il sera question ci-dessous, quel que soit son genre d'impres sion, est-le résultat d'un cliché unique qui, s'il a été répété pour les besoins du tirage, l'a été par la. galvanoplastie, reports ou ana logues; toutes les épreuves en sont identi ques dans leurs moindres détails.
L'observation d'un seul détail pris sur un titre authentique, permet de déceler un faux par comparaison, puisque ce détail est cons tant sur tous les titres vrais, mais seulement sur ceux-ci. Si chaque intéressé à- l'authenticité d'un titre n'avait à s'occuper que d'un seul détail, choisi par hasard et une fois pour toutes et si tous les intéressés avaient chacun leur dé- tail-personnel, le hasard aidant, tous les dé tails du titre seraient contrôlés.
Le procédé que comprend l'invention est. caractérisé en ce qu'on imprime lesdits pa piers au moyen d'un cliché inimitable par tous moyens manuels, et en ce qu'on effec tue, en superposition sur l'impression ainsi obtenue, une impression -d'un ensemble de dé tails, cette impression étant de tonalité plus faible que la première et étant de teinte telle qu'elle ne peut être séparée de la première impression par sélection de couleur.
Dans la description qui va suivre; où les mots cliché inimitable seront employés sou vent, il faut entendre par là un cliché qui ne peut être reproduit fidèlement par des moyens manuels dans les moindres détails indépen damment de son aspect d'ensemble. Ce cliché est caractérisé en ce qu'il comporte un fond présentant des détails et une composition de signes identifiables alignés sous forme de ta ble et classés dans un ordre déterminé per mettant de retrouver chaque signe dans ladite composition, chacun de ces signes permettant de localiser l'endroit où se trouve un détail choisi dudit fond.
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<tb> 102CREDITFONCIER202CR.EDITFONCIER302CREDITFONCIER402
<tb> 103CREDITFONCIER203CREDITFONCIER303CREDITFONCIER403 Si, par exemple, une pellicule positive pré sentant cette image incorporée est appliquée en superposition sur une pellicule négative d'un cliché en grisaille inimitable, on obtient un cliché typographique dont les lettres et chiffres (hauteur 2 millimètres environ) sont très lisibles et très apparents en blanc pur sur un fond gris plus ou moins foncé, composé d'éléments beaucoup phis petits, en principe.
Il sera facile de caractériser une des lettres de manière à pouvoir la retrouver ensuite. On peut, par exemple, choisir la lettre N dans CREDITFONCIER, immédiatement après le N 202. Cette lettre N ainsi choisie est unique, elle définit l'endroit où se trouvent 3 ou 4 élé ments de trame, choisis une fois pour toutes par un des vérificateurs. Celui-ci sait où trouver ces éléments à l'entour de ce N et à un endroit très précis par rapport à cette lettre et sur tous les titres qui lui sont pré sentés, il retrouve le détail- qui l'occupe.
Grâce à sa mémoire visuelle, il n'a même pas besoin de disposer d'im titre authentique pour faire la comparaison. Tout titre dont ce détail n'est pas conforme est un faux.
Le dessin annexé représente,<B>à</B> titre d'exemple, une forme d'exécution du cliché que comprend la présente invention.
Les fig. 1 à 3 représentent chacune un cliché partiel portant des signes classés.
La fig. 4 représente un cliché partiel por tant un fond de détails.
La fig. 5 représente un cliché partiel sup plémentaire portant une trame, et Pour la surimpression que comprend le procédé spécifié ci-dessus, on utilise par exem ple une composition dans le genre de celle ci-dessous, mais qui serait étendue à tonte la surface du cliché à exécuter, en augmentant tous les nombres d'une unité à chaque ligne supplémentaire. Les lignes de cette composi tion sont rapprochées au maximum, les blancs entre les chiffres et mots étant supprimés in- tentionnellement: ' la fig. 6 représente un cliché final obtenu par superposition des clichés partiels repré sentés aux fig. 3, 4 et 5.
On peut aisément se rendre compte des avantages obtenus: 1 Tous les intéressés peuvent instantané ment contrôler un titre.
2. Tous les détails d'un titre sont suscep tibles d'être contrôlés, leur répartition étant due au hasard, aucun d'eux n'attire spéciale ment l'attention.
3 Un faussaire est, par conséquent, obligé de reproduire exactement tous les détails, un par un.
L'image incorporée, quels que soient. sa composition, ses lignes, son genre, doit obli gatoirement être constituée par des éléments très apparents permettant de retrouver ins tantanément un quelconque de ses propres dé tails. Pour obtenir une visibilité parfaite de cette image, on tient compte de la tonalité du cliché auquel elle est incorporée et de la puis sance de ton de l'encre avec laquelle le cliché final est imprimé.
L'image incorporée n'a son plein effet que si elle recouvre la plus grande partie de la surface du cliché final, à la manière de la lettre micrographique dans les fonds d'obli gations. Cette surface peut être limitée, par exemple si la partie réservée au contrôle est plus petite que le cliché. Si cette image se compose de lettres, chiffres ou signes quelcon ques, on peut donner une hauteur de l'ordre de 2 à 3 millimètres à ces lettres ou chiffres; tout autre dessin doit comprendre des détails du même ordre de grandeur. Cette dimension n'est que très approximative; elle pourrait être beaucoup plus petite en supposant qu'on utilise une loupe pour la vérification du pa pier considéré.
Dans le cas d'emploi de chiffres et de let tres, ceux-ci sont disposés dans un ordre voulu, selon un classement bien caractérisé, mais de compréhension facile, afin que cha que chiffre ou lettre puisse, sans mal, être retrouvé sur-le-champ. On peut employer un texte continu approprié ou non au titre à im primer: la lecture de ce texte permet alors de situer la lettre par la. phrase et le mot dans lesquels cette lettre a été choisie.
L'emploi de chiffres, lettres ou signes n'exclut pas d'autres moyens permettant d'at teindre le même but.
Le cliché dans lequel figure l'image incor porée peut être de n'importe qu'elle présen tation et contexture, être obtenu par n'im porte quel procédé; même s'il présente une grisaille ou un fond de teinte uniforme, il dqit être tel qu'il soit impossible de reconstituer ses éléments -Lui par un avec précision. Il n'est pas indispensable que l'image incorporée apparaisse en blanc pur ou en aplat, elle peut même figurer dans la trame ou les trames du cliché.
Dans un but pratique, il a paru intéres sant que le même cliché permette une pre mière vérification à 1'#i1 nu et une deuxième plus approfondie à l'aide d'une loupe. Il suffit pour cela que le cliché comporte des détails visibles à l'#il nu accompagnés de détails plus petits.
Il n'est pas obligatoire de se limiter à la combinaison de deux clichés. Dans l'exemple qu'on va d'écrire, on utilise trois originaux res pectivement représentés aux fig. 3, 4 et 5.
L'original représenté à la fig. 3 comporte des chiffres dans un ordre déterminé. L'original représenté à la fig. 4 comporte des lettres sans classement obligatoire. L'original représenté à la fig. 5 comporte un fond dont les détails sont affinés par inter position d'une trame. En pratique, sur le cliché final représenté à la fig. 6, les lettres de la fig. 4 et les lignes du moiré de la fig. 5 sont parfaitement visi bles à 1'#i1 nu, tandis que les détails de la. trame sont des détails fins perceptibles seule ment avec l'aide d'une loupe.
La fig. 6 montre le résultat final, avec un fort agrandissement, pour un carré de 15 min de côté.
Le cliché de la fig. 6, composé des trois originaux représentés aux fig. 3, 4 et 5, est exécuté selon l'ordre suivant: A) Positif de la fig. 3 au trait sur film mince, chiffres de 6 mm de haut.
B) Positif de la fig. 4 au trait sur film mince, lettres de 3,2 mm de haut.
C) Positif sur papier photographique de la reproduction de la fig. 5 en trame de trente lignes par cm.
Sur le positif A, on remplit l'intérieur des chiffres avec de la gouache blanche. Ce tra vail est exécuté ait verso et ne demande au cune précision.
La superposition des deux positifs A et B sur l'épreuve de C donne l'image du cliché final représenté à. la fig. 6. II ne reste plus qu'à photographier au trait la superposition de<I>A, B</I> et C, en réduisant de moitié, pour obtenir le cliché final à trame de soixante lignes par cm.
La visibilité à 1'#i1 nu ou à. l'aide d'une loupe est très relative, car le même cliché peut être utilisé sous forme agrandie ou réduite.
Afin de rendre le cliché absolument ini mitable; il faut encore empêcher sa reproduc tion directe par photographie.
Dans l'état actuel de la technique, si l'im pression est monochrome, 1 quelle que soit la couleur employée, celle-ci peut, être rendue plus ou moins photogénique. Afin d'empêcher toute reproduction directe, on est donc obligé d'ajouter une seconde impression se superpo sant à celle du cliché inimitable. La couleur de l'encre est la même pour les deux impres sions, mais, pour l'impression supplémentaire, le ton de l'encre est affaibli.
Sur une épreuve obtenue par la superposi tion de deux clichés tirés avec une encre de même couleur, mais dont les intensités respec tives sont différentes, aucune sélection n'étant possible, la teinte forte ne peut être isolée photographiquement. La teinte faible appa raît toujours et est d'autant plus nuisible à la reproduction directe qu'elle est plus rap prochée de la teinte forte.
Cette impression supplémentaire peut être faite sans aucun repérage par rapport à l'im pression du cliché inimitable.
Le maximum d'efficacité est obtenu si les clichés de l'impression supplémentaire com prennent., dans l'ensemble de leurs détails, des surfaces imprimantes d'aire totale égale à celle des surfaces de papier non imprimé, comme c'est par exemple le cas pour un damier. Les mêmes garanties sont obtenues avec un da mier dont les carrés mesurent 1 cm de côté qu'avec un damier obtenu aii moyen d'une trame fine.
Les trames très fines ont l'avantage d'être imperceptibles à l'oeil nu et, par conséquent, de ne nuire en rien à la lecture. des lettres ou chiffres du cliché inimitable.
Il est possible d'employer, pour les deux impressions, des encres de couleurs différen tes, mais il faut les choisir judicieusement, afin d'éviter les possibilités de reproduction photographique directe.
Partant d'une couleur quelconque, affai blie en ton pour l'impression faible, si dans le ton faible on ajoute une autre couleur, celle-ci ne peut diminuer les difficultés de re production par sélection des couleurs, mais cette adjonction doit être limitée, car elle est susceptible de nuire à la lisibilité. Pourtant, si la couleur ajoutée dans la teinte faible est le jaune, peu appréciable visuellement, la visi bilité est plutôt accentuée .par cette couleur, sans réduction des difficultés de sélection. Le gris fer pour la teinte faible et le violet pour la teinte forte sont préférables.
Le cliché de l'impression secondaire peut être simplement composé de lignes oii de points réguliers ou irréguliers. Il peut être formé de n'importe qu'elle contexture, de n'importe quel dessin ou au contraire être uniforme dans son ensemble. En principe, l'impression secondaire doit couvrir la surface totale du cliché inimitable.
En conclusion, l'utilisation des clichés dé crits permet à tout intéressé, sans connais sances spéciales et par la lecture d'un seul dé tail, d'authentifier rapidement un titre à l'oeil nu; l'intéressé peut également procéder à un contrôle plus approfondi avec l'aide d'une loupe; ceci entraîne l'obligation pour tout contrefacteur d'observer scrupuleusement chaque détail.
Un contrefacteur ne peut utiliser le même processus; la reproduction directe par la pho tographie est impossible et la reproduction manuelle est également irréalisable: une re production exacte est donc impossible.