Combustible liquide. La présente invention se rapporte à, un combustible liquide contenant au moins un liquide organique combustible et un mélange de catalyseurs de combustion, constitué par (les composés organiques du cobalt et du chrome solubles dans ce liquide;
le combus tible liquide suivant l'invention est caracté risé par le fait que ledit mélange comprend 50 à. 95% en poids de composé du cobalt et 5 à 50% en poids de composé du chrome. Ce combustible est destiné à être utilisé notam ment.
dans des moteurs à combustion et dans des installations de chauffage telles que des fours, des chaudières, etc.
Tin incorporant un mélange de composés organiques du cobalt et du chrome à un. liquide organique combustible, on parviendra à tirer profit pratiquement de toute l'énergie que peut dégager sa combustion. A cet effet, on utilise, de préférence, les dicétonates de ces métaux à, cause de leur bonne solubilité dans les hydrocarbures. Dans le cas des combustibles pour moteurs, on obtient d'excellents résultats par la présence de quantités relativement fai bles de composés de cobalt et de chrome. Les résidus de ces composés métalliques qui se dé posent dans la. chambre de combustion pen dant le fonctionnement des moteurs ont pour effet de renforcer l'effet catalytique des com posés ajoutés au combustible.
De même, une meilleure combustion est obtenue sous pres sion atmosphérique, par exemple dans des fours, des chaudières, etc., lorsque les comblas- tibles contiennent les composés catalytiques mentionnés.
Les liquides combustibles que l'on peut uti liser sont, par exemple, la gazoline, le benzène, les huiles de pétrole, le kérosène, l'alcool et des mélanges de ces substances. Toutefois, on envisage aussi l'emploi d'hydrocarbures liquides synthétiques, obtenus par hydrogéna tion du charbon ou par polymérisation d'hydrocarbures gazeux ou d'hydrocarbures volatils, etc.
De préférence, la concentration du mé- lange de catalyseurs ne dépasse pas 0,085% en poids du combustible. On peut évidemment utiliser de plus fortes concentrations, mais c'est inutile, vu qu'il n'en résulterait qu'une augmentation des frais.
Dans bien des cas, il est même avantageux que la concentration des composés métalliques n'excède pas 0,04 /o du poids du combustible; elle peut même ne s'éle- ver qu;à 0,01% dudit poids. Cette quantité de catalyseur, bien qu'insuffisante en elle- même pour produire l'ensemble de l'effet cata lytique que l'on peut obtenir par l'emploi de ces catalyseurs, suffit à accumuler, lors de son utilisation prolongée,
un dépôt catalytique efficace sur les parois de la chambre de com bustion, à compenser les pertes et à mainte nir l'efficacité voulue de ce dépôt.
Ainsi, lorsqu'on utilise de manière prolon gée des combustibles contenant les composés catalytiques mentionnés, la concentration de ces composés peut être inférieure à la con centration requise pour l'effet catalytique complet immédiat, par exemple inférieure à 0,08.5%. Ces concentrations, bien que faibles, suffisent, toutefois à compenser les pertes et à entretenir un dépôt. catalytique sur les parois clé 1a chambre de combustion, et, de ce fait, à renforcer l'effet catalytique des faibles quan tités de catalyseur introduit à chaque instant dans la zone de combustion.
Ainsi, des con- eentrations de composés catalytiques qui, étant donné leur faible valeur, ne sont pas efficaces au début de leur utilisation dans une chambre de combustion dans laquelle on n'a pas utilisé de composés catalytiques auparavant, peuvent devenir efficaces après une utilisation prolon gée dans la même chambre de combustion.
Parmi les composés métalliques organi ques propres à l'emploi proposé, on peut citer les dérivés P-dicétoniques tels que les acétyl- acétonates, les propionyl-acétonates, les for- myl-a.cétonates, etc., de cobalt et de chrome.
Habituellement, ces composés métalliques or ganiques sont fournis sous forme de solutions dans le benzène, par exemple sous forme d'une solution benzénique à 71/o contenant environ 0,07 g des composés métalliques organiques par cms. On peut alors ajouter cette solution benzénique au combustible liquide en quantité suffisante pour donner une concentration com prise entre les limites indiquées ci-dessus.
La. composition la plus favorable du mé- lange de catalyseurs est constituée par 80% en poids d'aeétyl-acétonate de cobalt et 20% en poids d'aeétyl-acétonate de chrome environ.
Lorsqu'on incorpore les composés organi ques de cobalt et de chrome à de la. gazoline contenant déjà du tétraéthyle de plomb, on obtient une amélioration de la combustion qui s'ajoute à l'amélioration provenant de l'action du tétraéthyle de plomb.
Dans le cas où les combustibles liquides sont destinés à la combustion dans des fours, des calorifères, etc., l'incorporation des compo sés catalytiques dans le combustible a égale ment pour effet d'améliorer la combustion. On peut brûler le combustible, par exemple sous forme d'un mélange avec de l'air, dans un foyer à tirage forcé ou naturel. De l'air supplémentaire peut, mais ne doit pas néees- sairement, être introduit dans la zone supé rieure du foyer ou dans une zone secondaire de combustion communiquant avec la pre mière.
Le catalyseur incorporé dans le com bustible agit sur la combustion du mélange combustible-air grâce à la suspension ou à l'entraînement de ce catalyseur sous forme finement divisée dans ledit mélange et aussi grâce au dépôt de résidus catalytiques fine ment divisés qui se forme sur les parois, eloi- sons et autres surfaces analogues situées dans les zones de combustion primaire et secondaire.
T1 n'est pas nécessaire clé créer une construc tion spéciale, étant donné que, dans les four; de construction connue fonctionnant avec tirage normal de cheminée, on peut obtenir une amélioration de la combustion en v brû lant de l'huile combustible contenant des com posés catalytiques, tels que ceux mentionnés dans cette description, en concentrations com prises entre les limites indiquées plus haut.