Réveil. On connaît. des appareils d'horlogerie, tels que les réveils, ayant pour but. de signaler, par des moyens sonores notamment., la fin d'une période de temps fixée préalablement sur l'appareil par le déplacement d'une aiguille. En général, ils sont utilisés pour pro duire des signaux sonores après un temps de fonctionnement qui est compris environ entre 15 minutes au minimum et 11 heures au maximum, avec une précision de déclenche ment aléatoire de plus ou moins trois à cinq minutes, du fait du mécanisme lui-même et du facteur d'appréciation de l'usager au moment où il déplace l'aiguille de réveil sur le cadran correspondant..
Pour ces raisons, les appareils d'horlogerie à réveil ordinaire ne peuvent être utilisés comme avertisseurs au terme de temps courts à partir de la minute par exemple. Pour com bler cette lacune, des dispositifs d'horlogerie dits minuteries ont été créés; il existe, par exemple, des compteurs de temps, électriques ou non, qui sont prévus pour déclencher une sonnerie après un temps de fonctionnement compris entre 0 et 60 ou 120 minutes et avec une précision suffisante; ces appareils cepen dant sont limités à leur fonction de compteur et n'indiquent pas l'heure.
Par ailleurs, on connaît la possibilité d'adjoindre à un réveil ordinaire un disposi tif indicateur avec déclenchement pour rendre possible le fonctionnement d'une sonnerie après un temps court. Le temps de déclenche ment de cet appareil connu est limité de 2 à 58 minutes. De plus, le dispositif prélève, tem porairement, de l'énergie, sous forme de frot tement, au mouvement d'horlogerie auquel il est appliqué, ce qui peut produire des ano malies de fonctionnement.
La présente invention a pour but d'éviter ces deux inconvénients. Elle a pour objet un réveil comprenant un mécanisme commandable de l'extérieur et per mettant d'utiliser ce réveil comme compteur- avertisseur, mécanisme présentant à cette fin, d'une part, des moyens d'embrayage destinés à le relier au mouvement.
du réveil par l'inter médiaire d'une friction, d'autre part, un organe indicateur susceptible de se déplacer en regard d'une graduation, mécanisme com prenant, en outre, un ressort de rappel des tiné à coopérer avec le ressort moteur du mou vement du réveil à l'entraînement dudit méca nisme, et enfin un organe oscillant présentait au moins un bec servant de butée d'arrêt au marteau de la, sonnerie.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, représente deux formes d'exécution de l'objet de l'invention et quelques variantes.
La fig. 1 est. une vue partielle en pers pective d'un réveil muni d'un mécanisme de compteur-avertisseur et constituant la première forme d'exécution.
La fig. 2 est une vue analogue de la seconde forme d'exécution.
Les fig. 3, 4 et 5 représentent une variante du dispositif de déclenchement de la sonne rie, appliquée à un réveil suivant la première forme d'exécution.
Sur les fig. 1, 2 et 3 ne sont représentées que les pièces suivantes du réveil proprement. dit: l'axe de l'aiguille des minutes 1, la chaus sée 2 solidaire de cet axe, la roue de minuterie 3 et son pignon 4, la roue de canon 5, le canon 6 supportant. l'aiguille des heures 7, la roue de came 8 et sa came de déclenchement. 9, l'axe de mise à l'heure du réveil 10, son bou ton 11, son doigt de déclenchement 12 et. son aiguille de réveil 13, l'aiguille des minutes 11, l'axe d'ancre de réveil 15, l'ancre 16, la tige de marteau 17 avec le marteau 18 et la tige d'arrêt 19.
Outre ces organes connus, le réveil repré senté comprend un mécanisme permettant de l'utiliser comme compteur-avertisseur. On voit sur la fig. 1 une roue dentée 20 pouvant tour ner sur l'axe des minutes 1, avec un frotte ment déterminé par un ressort 21. Dans le même plan que la roue 20 et susceptible d'engrener avec elle, est situé un secteur denté 22 qui est rivé sur un canon 23 porteur et solidaire lui-même d'un autre secteur 24; l'ensemble 22-23-24 tourne suivant un axe 25 parallèle à l'axe de l'aiguille des minutes 1. L'engrènement du secteur 22 dans la denture de la roue 20, autrement. dit l'embrayage de ce secteur, est facilité par une modification de longueur et de forme de la première dent 22e de ce secteur.
Dans le même plan que le secteur 22, engrène avec lui un pignon 26 de manceuv re du compteur-avertisseur. Ce pignon est porté par un axe 27 qui dépasse à l'extérieur de l'habillage du mouvement et qui est muni d'un bouton de commande 28. L'axe 27 porte un doigt 29 auquel est accrochée une extrémité d'un ressort de rappel 30; l'autre extrémité de ce ressort est liée à un point fixe du mou vement en 31; lorsque le ressort 30 est bandé, il tend à provoquer la rotation de l'axe 27 et du pignon 26 dans le sens de la flèche 3?.
L'engrènement du pignon 26 et du secteur 22, correspondant à la. course du mécanisme, est limité par l'action d'un ergot de butée 22c1 qui s'appuie, soit contre le pignon 26, suivant le dessin, soit. contre la roue 20 lorsqu'on fait tourner le secteur 22 dans le sens de la flèche 22b. Dans le plan du secteur 2-1, une roue 33, rivée sur un canon 34, tourne librement. sur le canon 6; le canon 3.1 porte l'aiguille 35 de mise à l'heure du compteur; cette aiguille a son point de départ (zéro) en 35a et. sa limite de course en 35b.
Dans les formes d'exécution représentées au dessin, le déplacement. angu laire total de cette aiguille est inférieur à 360 , mais il pourrait aussi être égal ou supé rieur à 360 , suivant les rapports d'engrenages des secteurs 22 et 24 avec les roues 20 et 33 respectivement.
Le maintien de l'aiguille 35 à sa position initiale est assuré par un ressort 36 agissant sur un plat Ma usiné sur le canon 3-1. On peut envisager l'adjonction d'un autre ressort produisant une action analogue au ressort 36, mais diamétralement opposé sur le canon 34. afin d'équilibrer les pressions subies par le canon 34 et de diminuer son frottement sur le canon 6.
Dans une forme d'exécution non représentée sur le dessin, l'aiguille 35 peut être également ramenée à zéro par l'action d'un ressort spiral dont l'effet serait limité par l'adjonction d'une butée à l'aiguille 35 (ce dispositif est avantageux par le fait qu'il tend à annuler les irrégularités produites par les jeux d'engrenages).
Le secteur 22 porte des galets 37 rem plaçant, pour plus de commodité, une came. L'ensemble 22-37 constitue un organe excen trique rotatif. Sur ces galets 37 s'appuie, par son bras 38d, un organe oscillant constitué par un levier de déclenchement 38 pivotant en 38a. La partie supérieure de ce levier se divise en deux bras ou branches 38b et<B>38e</B> terminées par des becs; la branche 38c est. élastiquenient appuyée contre la came de déclenchement 9;
elle en suit. les déplacements parallèles à l'axe de pivotement 38a dans le sens de la flèche 39 ou inversement, ce qui a. pour action de libé rer ou de bloquer le marteau 18 par l'extré mité pliée 19a de la. tige d'arrêt 1.9; cette fonction est celle du déclenchement normal du réveil. Le levier 38 est. soumis à l'action d'un ressort de rappel 41 agissant dans le sens de la- flèche 42 et qui l'appuie sur les galets 37.
Les organes du compteur-avertisseur repré sentés sur la fig. 1 sont dans la. position de repos, c'est-à-dire que l'aiguille 35 est a zéro et que les secteurs 22 et 24 ne sont. pas en prise avec les roues 20 et 33 respectivement; dans cet. état, les fonctions de sonnerie du réveil se font de la façon habituelle par l'action de la came 9 qui provoque le dégage- men ou le blocage de la. tige d'arrêt 19 par déplacement du bras 38c.
Pour utiliser le réveil comme compteur- avertisseur, on fait. tourner le bouton 28 dans le sens de la flèche -13, ce qui provoque la rotation des secteurs 22 et 24 dans le sens de la flèche 22b; ces secteurs engrènent alors respectivement avec les roues 20 et 33, ce qui détermine les actions simultanées suivantes: 1 Accouplement du mécanisme du comp- teur-avertisseur avec le mouvement horaire du réveil; le secteur 22 vient en prise avec la roue 20 qui, montée à friction sur l'aie 1. peut. tourner sous l'action du secteur 22 sans entraîner cet axe 1.
2 Accroissement de l'effort. de rappel du ressort. 30.
3 Déplacement de l'aiguille du compteur 37) jusqu'à la graduation désirée (indiquant le nombre de minutes au terme desquelles l'avertisseur doit fonctionner), par l'action du secteur 2-1 faisant tourner la. roue 33 por teuse (lu canon 3-1 et de l'aiguille 3:5.
4" Le levier de déclenchement 38 a. tourné d'un certain angle sous la poussée des galets 37 agissant sur le bras 38d. Il s'ensuit que les bras supérieurs 38b et<B>38e</B> ont tourné dans le sens de la flèche -10, au point due le bec du bras<B>38e</B> a dégagé la tige d'arrêt<B>1</B> 9 en même temps que le bec du bras 38b est. veina la blo quer à nouveau. La marche du compteur commence à par tir du moment où l'on abandonne le bouton 28; dès cet instant, le mouvement du réveil.
par la roue 20, fait revenir en arrière les sec teurs 22 et 24, en sens inverse de la flèche 22b; cette rotation est aidée par l'action du ressort 30 qui se détend et apporte de l'éner gie au mouvement. Progressivement, l'aiguille chi compteur 35 revient vers sa position d'ori gine (zéro) et indique à tous moments le temps restant à s'écouler; lorsqu'elle arrive à zéro, le levier 38 s'est déplacé dans le sens de la flèche 42 sous l'action du ressort 41 et par l'effacement des galets 37; simultanément, le bras 38b a libéré l'extrémité 19a de la tige d'arrêt 19, ce qui déclenche la sonnerie.
Il va de soi que le ressort de sonnerie, non repré senté sur la fig. 1, a dû être remonté lors de la mise à l'heure du compteur. Après le déclenchement de la sonnerie, le secteur 22 et la roue 20 restent. encore en prise quelques instants pour que le retour des bras 38b et <B>38e</B> à leur position initiale se fasse lentement, ce qui donne à, la sonnerie une durée de fonc tionnement normal. On doit comprendre que l'espace compris entre les extrémités des bras 38b et<B>38e</B> est. plus grand que la. largeur de l'extrémité 19a de la tige d'arrêt 19. Ultérieu rement, l'engrènement de la roue 20 et du secteur 22 cesse, le mouvement horaire rede vient libre et les organes du mécanisme da compteur-avertisseur reprennent la position de la fig. 1.
On remarque que, dans le réveil décrit, les moyens d'embrayage sont indépen dants de la friction.
On peut envisager quelques variantes de cette première forme d'exécution. Il apparaît notamment. que le secteur 22 peut entrer en contact avec une roue 20 qui peut être fixée sur !un mobile du mouvement d'horlogerie autre que celui portant l'aiguille des minutes, que des rouages intermédiaires peuvent être interposés entre ces deux pièces pour obtenir des rapports d'engrenages différents ou pour décaler des axes pour obtenir des commodités d'exécution.
La commande du mécanisme de compteur-avertisseur par le bouton 28, au lieu d'être réalisée par engrènement du pignon 26 sur le secteur 22, peut l'être par engrène ment du pignon 26 avec le secteur 24 ou même avec une autre roue calée sur le canon 23; en outre, le bouton 28 peut être placé en avant de l'appareil et même latéralement en utilisant une transmission angulaire de mou vement. Le secteur 24 peut aussi être rem placé par une roue dentée toujours en prise avec la roue 33 si l'on estime acceptable un recul de l'aiguille 35 au-delà de la position zéro, recul égal au temps écoulé entre le déclenchement de la sonnerie et le dégage ment du secteur 22 et de la roue 20.
Sur la fig. 2, le mécanisme de compteur avertisseur comprend des roues d'engrenages toujours en prise, à la place des secteurs dont l'engrènement est temporaire.
Dans cette seconde forme d'exécution, la chaussée 2 engrène avec une roue 44 qui est. rivée sur un noyau 45 présentant une gorge 45a; ce noyau tourne librement sur un axe 46. Un plateau 47 est solidaire de cet axe 46; il limite latéralement le déplacement du noyau 45 et peut être relié à celui-ci par des moyens d'embrayage qui comprennent un plot 48 ser vant de base fixe à un ressort 49. Ce ressort repose dans la gorge 45a lorsque son extré mité n'est pas soulevée par une goupille 50 fixée sur le mouvement.
S'appuyant dans la gorge 45a-, où de bonnes conditions d'adhé rence sont assurées (gorge trapézoïdale, maté riaux à grands coefficients de frottement, rugosité, etc.), le ressort 49 permet la liaison entre le noyau 45 et l'arbre 46.
Une roue 51 est solidaire de l'arbre 46 et entraîne une roue 52 montée sur un canon 53 auquel est fixée l'aiguille 54 de mise à l'heure du compteur. Cette roue 51 est commandée par un pignon 55 porté par une tige de com mande 56 qui dépasse à l'extérieur du boîtier; un bouton 57 est fixé sur cette tige. Comme sur la fig. 1, cette tige 56 est soumise à l'action d'un ressort 59 qui agit sur un doigt 58 de cette tige. La rotation des roues 51, 52 et 55 est limitée par une butée 51c qui est elle- même une partie de la roue 51.
L'arbre 46 porte, solidement fixé, un organe excentrique rotatif constitué par une came 60; par sa rotation, celle-ci provoque des déplacements du levier de déclenchement 61 par l'intermédiaire d'un galet 62. Dans sa partie supérieure, le levier de déclenchement 61 est identique à celui décrit en regard de la fig. 1.
Dans cette forme d'exécution, le fonction nement du compteur-avertisseur est le sui vant: si l'on tourne le bouton 57 dans le sens de la flèche 63, il se produit simultanément les actions suivantes: 1 Déplacement de l'aiguille 54 jusqu'à la position désirée, par la rotation des roues 55-51-52. 2 Mise en tension du ressort 59.
3 Rotation de l'arbre 46 qui effectue lui- même deux fonctions: cc) il entraîne le plateau 47 dans le sens de la flèche 64;à ce moment, le ressort 49 quitte sa position d'appui sur la goupille 50 et s'introduit dans la gorge 45a contre les parois de laquelle il exerce, par pression, un frotte ment calculé pour permettre un glissement des organes 49 et 45 quand le plateau 47 tourne dans le sens de la flèche 64, sans entraîner la roue 44 (pendant la mise à l'heure du compteur), et un entraînement.
du pla teau 47 et de l'axe 46 par les organes 2, 44, 45 et 49 lorsqu'on a abandonné le bouton 57 et que le compteur fonctionne; b) il entraîne la came 60 qui déplace le levier de déclenchement. 61; celui-ci fonc tionne comme expliqué en regard de la fig. 1.
Lorsqu'on abandonne le bouton 57, le réveil fonctionne comme compteur-avertisseur de la même manière que celui de la fig. 1.
Lorsque l'aiguille 54 retourne vers zéro et que, progressivement, les autres organes reprennent la position représentée sur la fig. 2, la came 60, par sa rampe 60a, com mande au passage le déclenchement de la son nerie et., par sa rampe 60b, quelques instants après, la remise en place du levier de déclen chement, en position de réveil (fig. 2). Simul tanément se produit le débrayage du noyau 45 par le soulèvement du ressort. 49 sur la goupille 50. Sur les fig. 3, 4 et 5, une variante du dis positif de déclenchement est représentée; elle peut être indifféremment appliquée à l'un ou l'autre des réveils décrits précédemment.
En particulier, sur la fi-. 3, est représenté le mécanisme à secteurs dentés prévu sur la fig. 1. Dans cette variante, le levier de déclen chement 65 ne prend pas appui directement sur la came 9; un ressort clé dégagement- 66, solidaire du bâti, transmet, par son extrémité 66a, au bras 65a les déplacements commandés par la came 9, dans le sens de la flèche 67 ou inversement, ce qui détermine, par l'action du bec 65b, la libération de la sonnerie de réveil (fig. -1) ou son blocage (fig. 3).
Le levier 65, soumis à l'action des galets 37, dans sa partie 65(l au moment de la mise à l'heure du comp teur, tourne dans le sens de la flèche 10 et prend la position de la fig. 5, dans laquelle le bec<B>65e</B> bloque la partie 19b de la tige d'arrêt. Lors du fonctionnement du comp teur, le levier 65 revient lentement. en arrière, dans le sens inverse de la flèche 4-0 et, lorsque l'aiguille de mise à l'heure du compteur 35 arrive à zéro, le bec<B>65e</B> laisse échapper la partie 19b de la tige d'arrêt 19, ce qui permet.
à la sonnerie de fonctionner; la distance com prise entre les becs 65b et<B>65e</B> est telle que le bec 65b ne peut bloquer la tige d'arrêt. dans sa partie coudée que lorsque la sonnerie a fonctionné le temps nécessaire. Ultérieure ment, le levier<B>65</B> revient à son point de départ. et se replace (fig. 3 et 4) dans la posi tion d'utilisation ou de fonctionnement du réveil habituel.
L'organe indicateur, compteur de temps, constitué par une aiguille se déplaçant devant une graduation en minutes, pourrait être rem placé, par exemple, par un cadran mobile tournant derrière le cadran habituel qui com porterait. une ouverture laissant apparaître une graduation portée par le cadran mobile. D'autre part, l'aiguille de compteur pourrait être placée en dehors de l'axe des minutes ou des aiguilles habituelles et, en particulier, sur l'axe des secteurs 25; elle pourrait aussi être disposée, avec sa graduation correspondante, sur les faces avant ou arrière du réveil.
Pour certaines applications demandant une appréciation plus précise des temps courts que des temps longs, on peut donner au sec teur 24 et à la roue 33, ou à leurs équivalents, des dentures à rapports variables, pour obte nir, au voisinage de zéro, en fonction du temps, des déplacements angulaires de l'aiguille 35 plus grands.
Les réveils décrits ci-dessus donnent des indications visuelles et sonores en vue de déterminer la fin d'un temps fixé. Il est. évident (lue chacune des parties actives de ces réveil. organes de mise à l'heure du compteur, dis positif de commande du levier de déclenche ment, le levier lui-même, le barillet de sonne rie, l'aiguille de compteur et son support rota tif- par exemple, peut être utilisée pour com mander des contacts destinés à ouvrir ou fer mer des circuits électriques en -lie de diverses applications.