Dispositif porte-elichés pour machine rotative à imprimer travaillant de la feuille ou de la bobine. Chacun sait que dans les machines à im primer typographiques imprimant de la forme plate, les éléments d'impression (clichés) cons tituant la forme et maintenus dans un chàssis (cadre métallique) peuvent être fixés et pré parés hors de la machine de production, ce qui diminue fortement les temps d'immobili sation de cette dernière. Cette préparation consiste aussi à. corriger chaque élément im primant de la forme par une mise en train appropriée pour assurer dès les premières feuilles une bonne qualité d'impression.
Lors que le support-cliché est constitué par une base d'une seule pièce, généralement au for mat d'impression de la machine, base sur la quelle sont fixés les éléments imprimants, ce travail peut aussi se faire hors presse de pro duction.
Dans les machines rotatives travaillant de la feuille ou de la bobine, cela n'était pas en core possible. Actuellement, les presses rota tives de production restent. immobilisées tout le temps nécessaire pour la mise en bonne position et la fixation de tous les clichés sur le cylindre porteur de clichés de la rota tive. On pourrait. naturellement envisager, dans ces machines, de démonter chaque cylin dre porteur de clichés de la rotative, pour le remplacer, en vue d'un gain de temps, par un cylindre de rechange sur lequel on aurait préalablement disposé les clichés. Mais un tel démontage et remontage représente un travail très long et pénible vu le poids des cylindres, ce qui, en définitive, ne donnerait, aucune éco nomie sensible.
De plus, pour des travaux soignés, afin d'assurer une bonne qualité d'impression, une mise en train par un travail souvent très long de collage et de découpage sur chaque cylindre d'impression de la rotative, est indispensable, ce qui augmente d'autant la durée d'immobili sation de la machine rotative.
La présente invention vise à supprimer la plus grande partie de ces temps morts et à assurer par conséquent un rendement meil leur des rotatives. Elle a pour objet un dispo sitif porte-clichés pour machine rotative à im primer travaillant de la feuille ou de la bo bine, caractérisé en ce qu'il comporte un cylin dre, une chemise rigide porte-clichés, des moyens indépendants du cylindre, pour la fixation rapide et solide de clichés sur cette chemise, et des moyens pour la fixation amo vible de ladite chemise sur le cylindre et pour son enlèvement facile dudit cylindre, sans dé montage de ce dernier.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, plusieurs formes d'exécution du dispositif faisant l'objet de l'invention.
Fig. 1 est une vue schématique, en coupe transversale, de la première forme d'exécution et est. destinée à illustrer le principe de cette forme d'exécution.
Fig. 2 est une vue en coupe transversale, suivant 2-2 de fig. 8, de cette première forme d'exécution, montrant les organes dans une première position.
Fig. 3 est une vue analogue à la fig. 2, mais montrant les organes dans une deuxième position.
Fig. 4 est une vue analogue à la fig. 2, mais montrant les organes dans une troisième position.
Fig. 5 est une vue en coupe transversale suivant. 5-5 de fig. 8, montrant certains organes dans une première position.
Fig. 6 est une vue analogue à la fig. 5, mais représentant lesdits organes dans une deuxième position.
Fig. 7 est une vue en bout de cette pre mière forme d'exécution, de la gauche de la fig. 8.
Fig. 8 est une vue en coupe longitudinale partielle de cette première forme d'exécution, selon 8-8 de fig. 7.
Fig. 9 est une vue en coupe longitudinale partielle d'une deuxième forme d'exécution. Fig. 10 est une -vie en coupe transversale partielle d'une troisième forme d'exécution. Fig. 11 est une vue en coupe longitudinale partielle selon<B>11-11</B> de fig. 10.
Le dispositif représenté sur les fig. 1. à 8 comprend un cylindre 1 appartenant à une machine rotative à imprimer travaillant de la feuille ou de la bobine, ce cylindre étant monté dans un bâti non représenté pour tour ner autour de son axe géométrique 2. Ce cylin dre est solidaire, à chacune de ses extrémités, grâce à des vis 3, d'une joue 4 présentant un chemin de roulement circulaire 5 destiné à coopérer avec des moyens de roulement non représentés de la machine rotative. Le cylin dre 1 est solidaire, en outre, à chacune de ses extrémités, d'une portion d'arbre 6 servant à son entraînement autour de l'axe géométri que 2.
Le cylindre 1 présente un évidement lon gitudinal 7 qui, en section droite, a la forme d'un fuseau symétrique, c'est-à-dire que la partie qui, sur la fig. 1, manque au cylindre 1 pour que celui-ci soit complet a, sur cette figure, la forme d'un fuseau symétrique de cercle. En d'autres termes, le rayon de cour- bure de cet évidement, vu en coupe transver sale, comme le montre la fig. 1, est égal au rayon extérieur du cylindre 1 lui-même.
Le dispositif en question comprend en outre une chemise 8 formée d'une pièce rigide en forme de portion de cylindre creux s'éten dant ;sur plus d'une demi-circonférence, comme on le voit sur le dessin. En fait, dans l'exem ple représenté, cette portion de cylindre creux s'étend sur trois quarts de circonférence. Le rayon intérieur de la chemise 8 est égal. (aux tolérances de montage près) au rayon du cylindre 1. Cette chemise 8 est destinée à s'adapter sur le cylindre 1, sans qu'il soit nécessaire de démonter celui-ci de la machine, comme on va maintenant le décrire.
Pour placer la chemise 8 sur le cylindre 1, on commence par amener cette chemise dans la position représentée sur la fig. 1. par rap port au cylindre 1, ce qui est facile. L'axe géométrique de la chemise 8 se trouve alors en 9. On fait tourner ensuite la chemise 8 autour de son point de contact 10 avec le cylindre 1, de telle façon que l'axe géométri que 9 se déplace le long de l'arc de cercle 11 concentrique 'a 10 jusqu'à venir coïncider avec l'axe géométrique 2 du cylindre.
Cela est pos sible pour autant que, simultanément à ce mouvement de l'axe 9 suivant l'are 1.1, on fait progressivement tourner la chemise 8 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre sur la fig. 1 autour de son axe propre, et cela de telle façon que son arête terminale 12 se rap proche de la ligne de contact 10 au fur et à mesure que 9 se rapproche de 2. Au moment où les axes 9 et 2 coïncident et que les arêtes 10 et 12 sont. en contact, la chemise est en place sur la périphérie du cylindre 1.
Pour l'enlèvement de la chemise ainsi mise en place, on peut soit refaire en sens inverse exactement les mêmes opérations, c'est-à-dire faire suivre à l'axe 9 l'are de cercle 11 en i même temps que l'on éloigne l'arête 12 de l'arête 10, en la faisant. glisser le long de 7; on peut. aussi - et c'est la manière de faire préférée avec cette forme d'exécution - faire tourner la chemise 8 dans le sens inverse des , aiguilles d'une montre autour de l'axe 2, sur un. certain angle, puis faire basculer cette chemise autour de l'arête 13 symétrique de 10, de faeon que l'arête terminale 14 symétrique de 7 2 vienne en contact avec 7.
Dès lors, on fait osciller la chemise autour de l'arête 13 de façon que le centre 9 de cette chemise dé crive à partir de 2 un arc de cercle concen trique avec 13.
La. chemise 8 présente des moyens, indé pendants du cylindre, pour la fixation rapide et solide sur elle de clichés. Ces moyens sont constitués par des trous cylindriques radiaux 15 pratiqués à travers la chemise 8 et. dans lesquels s'adaptent des griffes spéciales 1.6 de retenue des clichés 17. On pourrait naturelle ment utiliser tous autres moyens connus de fixation des clichés sur les cylindres de rota tives, avec cette différence que ces moyens seraient prévus, non pas sur le cylindre lui- même, comme cela a été le cas jusqu'ici, mais sur la chemise (par exemple rainures en queue d'aronde pratiquées dans la chemise et coopé rant avec des tenons s'engageant dans les cli chés).
Sur le dessin, on n'a représenté que quelques trous cylindriques 15, à savoir ceux dans lesquels sont engagées les griffes 16. I1 est, bien entendu que, pour permettre la fixa tion à volonté des clichés dans toutes les posi tions désirées sur la chemise, il existe en réalité une multitude de trous 15, disposés régulièrement sur toute la surface latérale de la chemise.
On voit donc déjà de ce qui précède que l'on"peut fixer sur une chemise 8 des clichés pendant que la rotative travaille. Il suffit pour cela. d'avoir deux chemises, l'une travail lant pour l'impression, pendant que l'on fait la fixation et l'ajustage des clichés sur l'autre. Ensuite, la chemise qui vient, de travailler est enlevée du cylindre, ce qui demande très peu de temps et est. remplacée par l'autre chemise préalablement munie de clichés ayant déjà subi l'ajustage et la mise en train.
On va, décrire maintenant les moyens pré vus pour la fixation amovible de la chemise (munie de clichés et prête pour l'impression) sur le cylindre, et pour son enlèvement facile dudit cylindre, sans démontage de ce dernier. A l'intérieur du cylindre 1 sont ménagées deux séries d'alvéoles transversaux 18 et 19, qui alternent, comme on le voit sur la fig. 8. Dans chaque alvéole 19 est disposé un méca nisme tel que celui que l'on voit sur les fig. 2, 3 et 4, et qui comprend, d'une part, un verrou 20, présentant une face biseautée 21 et glis sant dans un logement 22 où se trouvent des ressorts de compression 23 sollicitant ce ver rou 20 vers l'extérieur (voir fig. 5).
Ce verrou s'étend sur toute la longueur du cylindre et est pourvu, à chacune de ses extrémités, d'une goupille 24 s'étendant dans son prolongement, passant à travers un trou oblong 25 (voir fig. 7) de la joue correspondante 4 et dépas sant légèrement à l'extérieur de celle-ci. Ces goupilles indiquent la position dans laquelle, se trouve le verrou. Pour simplifier, les res sorts de compression 23 n'ont été représentés qu'en fig. 5.
Le verrou 20 est destiné à coopérer avec une encoche 26 prévue dans la surface inté rieure de la chemise 8, à proximité de son extrémité de droite sur le dessin (fig. 1 à 5). La direction suivant laquelle le verrou 20 peut se déplacer est oblique par rapport au rayon du cylindre passant par ce verrou, pour assurer, comme on le verra plus loin, une meilleure retenue de la chemise sur le cylindre.
Il est prévu, d'autre part, dans chaque alvéole 19, une pièce 2 7 montée sur un excen trique 28 calé sur un arbre 29 s'étendant sur toute la longueur du cylindre et tournant dans les joues 4 formant paliers pour lui. A l'une de ses extrémités, l'arbre 29 se termine par une partie carrée 30 (fig. 7) permettant de manoeuvrer cet arbre au moyen d'une clé. Une cheville radiale 31, destinée à coopérer avec des butées fixes 32, 33 fixées sur la joue 4, délimite les deux extrémités de la, course angulaire de l'arbre 29.
La pièce 27 est solidaire d'une lame mé tallique 34, flexible, formant ressort et qui est fixée par ailleurs à un deuxième verrou 35 appuyant sur une partie 36 de l'intérieur de l'alvéole 19 et sollicité, par un ressort de traction 37, à rester en contact avec cette partie 36. La partie active du verrou 35 est visible en 38 et est destinée à s'engager dans un logement 39 correspondant, ménagé dans la surface intérieure de l'extrémité gauche (sur les fig. 1 à 5) de la chemise 8.
Le fonctionnement des moyens que l'on vient de décrire est le suivant: La chemise 8 ayant été amenée sur le cylindre, comme il a. été décrit plus haut, se trouve dans la position suivant fig. 2, et il s'agit de la fixer par rapport au cylindre dans cette position. Pour cela, il. suffit de tourner les excentriques 28 en agissant au moyen d'une clé sur la partie 30 de l'arbre 29, polir amener la cheville 31 de la position de repos (pour laquelle elle est, en contact avec la butée 33) à la position de travail représentée sur la fig. 7 (pour laquelle cette cheville est en contact avec la butée 32), par une rotation de trois quarts de tour.
Après le premier quart de tour, les organes se trou vent dans la position selon fig. 3 où la partie 38 du verrou 35 fait saillie à l'intérieur de la chemise, mais ne coopère pas encore avec le bord de l'évidement 39. Encore un demi-tour de clé et les organes se trouvent dans la. posi tion suivant fig. 4 pour laquelle la partie 38 du verrou appuie fortement contre le bord oblique de l'évidement 39. En ce qui concerne le verrou 24, dès l'instant où il s'est trouvé en regard du logement correspondant 26, les ressorts de compression 23 l'ont chassé à l'in térieur de ce logement, en sorte qu'il est venu occuper la position représentée sur les fig. 3, 4 et 5. Dès lors, la chemise est solidement fixée sur le cylindre.
Pour son démontage, il suffit de faire tourner de trois quarts de tour en arrière l'arbre 29, ainsi que l'indique la flèche 40, et de faire glisser, comme on l'a vu plus haut, la chemise 8 sur la surface exté rieure du cylindre, par rotation autour de l'axe 2 en sens inverse des aiguilles d'une montre sur le dessin. La surface oblique 21 du verrou 20 permet, par contact avec le bord 41 de l'évidement 26, l'effacement. dn verrou.
Le cylindre ainsi muni de la chemise porte-clichés, fixée sur lui comme l'indique la fig. 4, est prêt à l'impression. Toutefois, il est visible que, dans ce cas, un quart de la péri phérie ne peut pas imprimer parce que cette partie est occupée par l'évidement longitudi nal 7 du cylindre. Lorsqu'on désire que toute la périphérie du cylindre puisse servir à l'im pression, on dispose alors, dans l'évidement 7, une portion de cylindre complémentaire 42 formant par juxtaposition avec le cylindre 1. un cylindre géométrique complet, comme on le voit sur la fig. 5.
Cette portion de cylindre complémentaire présente, fixée sur elle de façon amovible, une pièce complémentaire 43. Cette pièce 43 représente un quart de cylindre creux formant, par juxtaposition avec la che mise 8, un cylindre géométrique complet. Dans ce cas, on peut dire que la chemise est formée de deux parties 8 et 43. La partie 43 porte, fixée sur elle de façon amovible, des clichés 44.
Dans l'exemple représenté, la fixation amovible de la pièce complémentaire 43 sur la portion de cylindre 42 a lieu grâce à des rainures intérieures 45 en queue d'aronde, ménagées dans la surface intérieure de 43, et dans lesquelles rainures s'engagent des têtes 46 de forme complémentaire, fixées à demeure sur la surface extérieure de 42. Bien entendu, les clichés 44 sont disposés et réglés en posi tion exacte de travail sur la pièce 43 hors de la machine. C'est donc la pièce 43 munie des clichés prêts au travail que l'on adapte sur la portion de cylindre 42.
La mise en place de la portion de cylindre 42 a lieu nécessairement après que la chemise 8 ait été mise en place et bloquée sur le cylin dre, comme l'indique la fi.-. 4. La portion de cylindre 42 est retenue sur le corps principal 1 à l'aide des moyens suivants: un arbre 47 s'étend longitudinalement, tout le long de 42 et peut tourner autour de son axe propre.
Cet. arbre est engagé dans des fentes radiales 48 formant palier pour lui. -l l'une de ses extrémités, l'arbre 47 présente un trou carré destiné à coopérer avec une clé correspon dante 49 capable de tourner d'un demi-tour dans la joue 4, entre la position de travail représentée sur la fi. 7 et une position in- c active. Une butée 50 limite la. course angu laire de cette clé. Dans chaque alvéole 18, l'arbre 47 présente une partie excentrique 51. munie d'un crochet 52. La position inactive de l'arbre 47 correspond à la position selon fig. 5 du crochet 52, tandis que la position de travail correspond à la fig. 6.
Dans chaque alvéole 1.8 est montée une lame métallique élastique 53, fixée solidement au cylindre 1 par des vis 54. Lorsque l'arbre 47 occupe la position représentée sur la fig. 5, le bée 52 n'est pas en prise avec 53 et l'ensemble formé par la, portion de cylindre 42 et la pièce com plémentaire 43 est indépendant de 1. et de 8. Par un demi-tour de l'arbre 47,à partir de sa. position de repos, on amène, par l'action des excentriques 51, les crochets 52 en posi tion de coopération avec la lame 53.
Dans la dernière partie de cette rotation, le crochet 52 exerce tune traction sensiblement radiale sur 53, ce qui a pour effet d'assurer une immobilisation effective de la portion complé- n ientaire sur le corps principal du cylindre 1.
Pour assurer la mise en place exacte de la portion de cylindre complémentaire 42 sur la partie principale 1, une clavette 56, fixée sur 42, est destinée à s'engager dans une rai nure correspondante 57, pratiquée dans la surface de l'évidement 7 (fig. 5).
Dans la deuxième forme d'exécution repré sentée sur la fig. 9, on voit un cylindre 58 avec ses deux bouts d'arbre d'extrémités 59, 60 et deux joues d'extrémités 61, 62, fixées sur ce cylindre au moyen de vis 63. La. joue 62 présente, dans sa face en regard du cylin dre, un évidement annulaire 64 dont le bord extérieur 65 forme une surface conique. A son extrémité opposée, le cylindre 58 présente des entailles longitudinales 66 et un pas de vis extérieur 67. Un écrou 68 coopère avec le pas de vis 67; il présente, pour son actionnement, des trous radiaux 69.
La joue 61 présente, clans sa, partie en regard de l'écrou 68, un logement. annulaire 70 permettant à l'écrou 68 de se déplacer vers la gauche sur la. fig. 9 en quittant partiellement le filetage 67.
Une pièce annulaire 71 est disposée autour du cylindre 58, dans sa. partie pourvue des entailles 66. Cette pièce présente des doigts radiaux 72 s'engageant en permanence dans les entailles 66. Des ressorts de compression 73 sollicitent. la. pièce 71 à s'appliquer contre l'écrou 68 et à rester constamment en contact avec lui. Le côté de la pièce annulaire 71 opposé à l'écrou 68 présente une surface annu laire conique 74 formant, en quelque sorte, le pendant. de 65.
Sur le cylindre que l'on vient de décrire est disposée de faon amovible une chemise porte-clichés 75, formée d'au moins deux sec tions complémentaires ayant chacune la forme d'une portion de cylindre creux s'appliquant sur le cylindre 58. La chemise 75 peut être formée, par exemple, par deux demi-cylindres ou par quatre quarts de cylindre complémen taires. A chacune des deux extrémités de la chemise est formée une surface annulaire co nique 76, respectivement 77. La surface 76 est destinée à coopérer avec la surface corres pondante 65, tandis que 77 est destinée à coopérer avec la surface conique correspon dante 74.
Comme dans la forme d'exécution précé dente, les clichés sont fixés sur les différentes sections de chemise par tous moyens appro priés non représentés, et cela hors de la ma chine, et sans démontage du cylindre de la rotative. Les différentes portions de chemise sont alors mises en place sur le cylindre et fixées sur celui-ci, comme on va maintenant le décrire. On commence par déplacer l'écrou 68 complètement. à gauche sur la fig. 9, de faon qu'entre la pièce 71 et la joue 62 il y ait, dans le sens axial du cylindre, l'espacement suffi sant pour pouvoir appliquer les portions de la chemise 75 sur la. surface extérieure du cylindre 58. Ceci étant fait, on visse l'écrou 68 vers la droite.
La. surface conique 74 ve nant en contact avec 77 pousse la, chemise 75 vers la droite jusqu'au moment où sa, surface conique 76 bute contre la surface conique cor respondante 65. Dès lors, le serrage subsé quent de l'écrou 68 a pour effet de bloquer la chemise sur le cylindre et la machine est prête à travailler. Pour l'enlèvement de la che- mise, il suffit de desserrer l'écrou 68 en le déplaçant complètement vers la gauche sur le dessin.
Dans des variantes, on pourrait prévoir d'autres moyens de fixation rapide et solide des clichés sur la chemise que ceux décrits, et d'autres moyens pour la fixation amovible de la. chemise sur le cylindre que ceux repré sentés. On pourrait aussi prévoir que la che mise soit formée d'nn nombre quelconque de sections se fixant. de facon amovible sur le cylindre, cette répartition en sections pouvant avoir lieu non seulement dans le sens péri phérique, mais aussi dans le sens longitudinal. du cylindre. Dans la première forme d'exécu tion, on pourrait prévoir que la. chemise 1 s'étende sur plus de trois quarts de tour.
Il est bien entendu que les chemises peu vent recevoir indifféremment. des clichés ori ginaux en même temps que des stéréos, gal vanos ou autres clichés.
Dans la. forme d'exécution suivant fig. 1.0 et 11, le cylindre 78, solidaire de l'arbre d'en traînement 79 et de joues dont une seule est visible en 80, présente, dans sa paroi latérale. une série d'ouvertures rectangulaires 81 dis posées en rangées parallèles aux génératrices du cylindre. Entre les rangées d'ouvertures 81 se trouvent disposées des rangées d'ouver tures analogues 82 qui diffèrent des premières uniquement par leur largeur qui est. plus faible (largeur mesurée dans le sens périphé rique du cylindre). Le cylindre est en ma tière magnétique et des pièces métalliques en matière non magnétique sont disposées dans les ouvertures 81 et 82, comme on va le dé crire.
Dans chaque ouverture 81 est disposée une pièce en matière non magnétique 83 dont la surface extérieure 84 complète la. surface cylindrique de révolution du cylindre 78. Sur le côté intérieur de chaque ouverture 81 est engagée une autre pièce en matière non ma gnétique 85. Les pièces 83 et 85 sont mainte nues en place par serrage, dans l'ouverture 81, grâce à l'extrémité filetée 86 d'une tige 87 et à un écrou 88 engagé sur 86. La partie filetée 86 est vissée dans la. pièce 83 et l'écrou 88 presse la. pièce 85, de sorte que 83 et. 85 serrent. entre eux clés épaulements 89 (lu cylindre.
Dans chaque ouverture 82 sont. disposées une pièce extérieure 90 et une pièce intérieure 91., toutes deux en matière non magnétique. Ces deux pièces sont maintenues en place par des vis 92. Les pièces 90 présentent une sur face en forme de portion de cylindre, qui com plète la surface extérieure du cylindre 78.
Sur chaque tige 87 peut glisser la partie médiane d'un aimant permanent 93 dont les deux extrémités sont agencées pour venir s'appliquer chacune contre des portions de la surface intérieure du cylindre 78 comprises entre une ouverture 81 et une ouverture 82. Lorsque ces aimants sont ainsi en contact avec le cylindre 78, ils sont. en position de travail. Un mécanisme permet de les écarter de cette position clé travail et de les amener dans la position de repos représentée en traits mixtes sur la, fig. 1.0 pour l'un de ces aimants.
L'exemple représenté comprend six rangées d'aimants 93. A chaque rangée correspondent deux arbres de commande 94 s'étendant paral lèlement à l'axe du cylindre et pouvant tour ner en 95 dans l'une des joues 80. Chaque arbre 94 s'étend sur à peu près la moitié de la longueur du cylindre et tourne dans l'une des joues 80, à l'une de ses extrémités. A leur autre extrémité, 96, ces arbres tournent dans une nervure transversale médiane 97 du cylin dre.
A leur extrémité extérieure, ces arbres présentent chacun une tête à six pans 98 des tinée à être manoeuv rée au moyen d'une clé, pour tourner de 1/s de tour entre une posi tion de travail et une position de repos, comme indiqué en. 99 sur la fig. 10. Chaque six-pans est pourvu d'une vis d'arrêt 100. Chaque arbre 94 porte des leviers 101, à raison d'une paire pour chaque aimant 93 commandé par cet arbre 94. Ces leviers sont disposés aux deux extrémités de l'aimant et agissent sur une pièce 102 disposée à l'intérieur des bran- ehes de l'aimant 93, par l'intermédiaire d'une paire de biellettes 103.
A l'extrémité libre de chaque tige 87 est montée une butée réglable 1.0-1 constituée par une rondelle et un écrou, ce dernier se vis sant sur une partie terminale filetée de cette tige 87.
Pour l'une des positions angulaires de l'arbre 94, les aimants 93 correspondants sont dans la position de travail représentée en traits pleins sur la fig. 10; pour l'autre posi tion angulaire, lorsqu'on amène l'arbre dans son autre position angulaire, ces aimants sont contraints de quitter le contact avec le eylin- dre et viennent dans la position de repos représentée en traits mixtes sur la. fig. 7.0. Le retour en position de travail s'effectue en fai sant tourner l'arbre 94 en sens inverse.
On a. représenté sur le dessin une chemise porte-eliehés formée de deux parties l.05, 106 de forme presque semi-cylindrique. Cette che mise est en métal magnétique et est. mise en place sur le cylindre après que l'on ait fixé sur elle, en position correcte pour le travail, des clichés 107, et cela gràee à. des moyens de fixation. connus. Pour la fixation et la retenue < le la chemise 105, 106 sur le cylindre 78, on procède comme suit: Les aimants sont tout d'abord tous amenés en position de repos, e'est-à-dire écartés du cylindre 78. On amène l'une des pièces 105, 106 sur la. périphérie du cylindre 78, en position correcte.
Ceci étant fait, on fait passer en position de travail tous les aimants qui se trouvent en regard de cette partie de la chemise. Dès lors, le circuit magnétique des aimants se ferme à travers cette partie de la chemise et la région du evlindre 78 comprise entre L'aimant et cette partie de chemise, en sorte que ladite chemise se trouve énergiquement appliquée par attrac tion magnétique contre la périphérie du cylin dre. Ensuite, on procède de même avec l'autre demi-cylindre et la. machine est prête à fonc tionner. On a prévu, pour assurer la locali sation exacte des demi-chemises 1.05, 106, des réglettes 108 en matière non magnétique.
Ces réglettes sont, fixées une fois pour toutes par vissage sur deux pièces 90 diamétralement opposées.
Les pièces en matière non magnétique dont. il a. été question plus haut. peuvent. être par exemple en laiton dur. Bien entendu, les aimants sont prévus suf fisamment forts et en nombre suffisamment grand pour assurer avec toute la sécurité dé sirable le maintien énergique sur le cylindre des chemises porte-clichés, avec leurs clichés <B>107,</B> malgré la force centrifuge s'exerçant pen dant le travail de la rotative. Chaque arbre 94 ne commandant qu'un nombre limité d'ai mants, la mano?uvre pour faire passer les ai mants de leur position de travail à leur posi tion de repos ne demande pas d'effort exagéré de la part de l'ouvrier.