Dispositif de transmission entre un arbre primaire et un arbre secondaire. La présente invention a pour objet un dis positif de transmission entre un arbre pri- inaire et un arbre secondaire; il comprend un embrayage et des premiers moyens asservis sant. l'engagement de cet.
embrayage à 1a vi t esse de rotation de l'arbre primaire, ces moyens étant agencés de manière que cet en- (agement s'effectue progressivement lorsque cette vitesse croit et de façon que l'embrayage soit, capable de transmettre le couple maxi mum pour lequel il est prévu lorsque ladite vitesse atteint une valeur déterminée.
De tels dispositifs ont en particulier été décrits dans le brevet suisse N 285971. Dans certains cas, et particulièrement lorsque de tels dispositifs équipent des véhicules automo biles, il peut être désirable que l'embrayage soit réversible. Cela est en particulier le cas lorsqu'on désire éviter un fonctionnement en roue libre, par exemple lorsque le véhicule considéré démarre ou se meut par gravité. ou encore lorsque ce véhicule est pris en remor que dans le but de mettre son moteur en mar che.
On peut obtenir une telle réversibilité en asservissant l'embrayage à la vitesse du -véhi- eule tout en conservant, pour le départ, et lorsque le moteur est menant, la priorité à l'asservissement. de l'engagement. de l'em- brayage à la vitesse de rotation de l'arbre pri maire.
La présente invention permet de remplir les conditions qu'on vient, d'indiquer. Le dis positif selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend des seconds moyens asservis- sant l'engagement dudit embrayage à la vi tesse de rotation de l'arbre secondaire, ces se conds moyens étant agencés de manière que cet. embrayage soit en outre capable de trans mettre le couple maximum pour lequel il est prévu lorsque la. vitesse de rotation de l'arbre secondaire atteins: une valeur déterminée, et qu'il fonctionne de façon réversible.
Le dessin annexé représente, è" titre d'exemple et de façon schématique, quatre formes d'exécution du dispositif faisant l'ob jet de l'invention.
Les fig. 1 à 4 sont des schémas de cha cune de ces quatre formes d'exécution.
La première forme d'exécution représen tée à la fig. 1 comprend un embrayage à fric tion à commande électromagnétique. Cet em brayage comprend un volant 1 qui est soli daire d'un arbre primaire non représenté et qui constitue l'armature d'un .électro-aimant. 2 monté rotativement sur un arbre intermé diaire 3. Cet électro-aimant comprend un en roulement coaxial 4 dont un des pôles est à la masse et dont l'autre pôle est relié à un conducteur 5 par l'intermédiaire d'une bague de contact. 6 et d'un balai 7.
Un plateau de pression 8 est monté dans le volant 1 de façon à pouvoir se déplacer axialement à l'intérieur de ce volant dont il est solidaire en rotation. Ce plateau porte une garniture de friction 9 sur sa face adjacente à l'électro-aimant 2. Un disque 10 est solidaire en rotation de l'arbre intermédiaire 3. Ce disque est disposé entre le fond. du volant 1 et le plateau 8 et porte vies garnitures de friction 11 sur chacune de ses faces.
Lorsque l'électro-aimant 2 est excité, il vient s'appliquer contre le plateau 8 et est entraîné en rotation par ce plateau, au moyen de la garniture 9. Le plateau 8, le disque 10 et les garnitures 9 et 11 étant faits de ma- tières non magnétiques, l'électro-aimant est attiré contre le volant 1 et il serre les garni tures 11 du disque 10 entre le fond du vo lant 1 et le plateau 8, rendant ainsi l'arbre intermédiaire 3 solidaire en rotation du vo lant 1 et de l'arbre primaire.
Cet embrayage est du type décrit dans le brevet suisse \ 281537.
L'arbre intermédiaire 3 constitue l'arbre d'entrée d'une boîte de vitesses dont l'arbre de sortie constitue l'arbre secondaire du dis positif. Cet arbre secondaire est représenté en 12, la boite de vitesses n'étant pas représen tée, mais étant commandée par un levier 13 qui porte des contacts 14 coopérant avec fui contact 15 relié au conducteur 5 et avec un autre contact 16.
La. disposition du levier 13 est telle que, lorsqu'on actionne ce levier pour passer une vitesse ou pour effectuer un chan gement de vitesse, on interrompt le contact entre les contacts 15 et 16 lorsqu'on passe par le point mort, c'est-à-dire par un point pour lequel aucun des rapports de transmission de la boite de vitesses n'est engagé. Les contacts 15 et 16 sont ensuite rétablis lorsque le levier 13 est amené dans une position dans laquelle un rapport de transmission de la boîte de vi tesses est efficace. Le contact 16 est. relié à, une dynamo 17 par l'intermédiaire d'un inverseur 18.
Il est. également relié à l'un des pôles d'une batterie d'accumulateurs 19 par l'intermédiaire d'un interrupteur 20, norma- lement ouvert. De même que l'un des pôles de l'enroulement q de l'embrayage, l'autre pôle de la batterie 19 et l'autre pôle de la dynamo 17 sont reliés à la masse. La dynamo 17 com prend un enroulement 21 d'excitation shunt branché en série avec tune résistance 22 dont une des bornes est reliée à. la masse.
Un point intermédiaire réglable 23 de cette résistance est également relié à la masse par l'intermé diaire -d'un interrupteur 24 normalement fermé. La partie de cette forme d'exécution décrite jusqu'ici est analogue aux dispositifs décrits dans le brevet suisse N 285971.
L'arbre secondaire 12 porte un engrenage ''5 qui coopère avec un engrenage 26 monté sur un arbre auxiliaire 2 7 qui entraîne une pompe à engrenages 28. Cette pompe est dis posée de manière à pouvoir aspirer de ].'huile contenue dans un. réservoir 29, à, travers un conduit d'aspiration 30. Un conduit de sortie 37 de la pompe 28 débouche dans un cylindre 32, dans lequel est disposé un piston 33 soli daire d'une tige 34 formant poussoir qui est agencée pour actionner l'interrupteur 20 de manière à le fermer lorsque le piston 33 est poussé par de l'huile sous pression fournie par la pompe 28, contre l'action d'un ressort antagoniste 35.
Lorsque le piston 33 com prime suffisamment le ressort 35 et que son poussoir 34 maintient l'interrupteur 20 fermé, il démasque l'entrée d'une conduite de retour 36 par laquelle ].'huile fournie sous pression au cylindre 32 petit alors retourner dans le réservoir 29.
Admettons que l'arbre primaire tourne avec le volant 1. Cet arbre entraîne la dy namo 17 qui est autoexcitée par son enroule ment 21 et qui excite l'enroulement 4 de l'em brayage par l'intermédiaire de l'inverseur 18, des contacts 14, 15 et 16, de la connexion 5, du balai 7 et de la bague 6. Lorsqu'on désire changer de vitesse, on amène le levier 13 dans une position de point mort et on interrompt ainsi le contact entre les contacts 15 et 16, de sorte que l'embrayage est débrayé. Simultané- ment, on laisse le moteur ralentir, de sorte que la tension produite aux bornes de la dy namo 17 baisse.
On amène ensuite le levier 13 clans la position correspondant au rapport de transmission désiré, ce qui a simultanément pour effet. de rétablir le contact entre les con tacts 15 et 16. L'embrayage est alors pi-ot;res- sivement engagé, sous commande de la vitesse de rotation de l'arbre primaire qui entraîne la dynamo 17. Sitôt que la vitesse de rotation de cet arbre primaire atteint une valeur dé terminée, l'embrayage est capable de trans mettre le couple maximum pour lequel il. est prévu, son enroulement 4 étant suffisamment excité.
La dynamo 17 sert en outre à charger la batterie 19 par l'intermédiaire d'un con joncteur-disjoncteur non représenté. L'inter rupteur 24 relié au point intermédiaire 23 de la résistance 22 a pour but d'augmenter la ré sistance du circuit d'excitation 21, 22 de la d@,namo 17 lors du démarrage, en mettant en circuit la totalité de la résistance 22, afin d'accroître la vitesse de rotation de la dy namo 7.7 pour laquelle celle-ci atteint son ré gime de débit, c'est-à-dire pour laquelle cette dynamo commence à charger la batterie 19 par l'intermédiaire du conjoncteur-disjonc- teur. Au démarrage, il est en effet désirable de réduire autant, que possible le couple d'en traînement qu'on demande au démarreur et, par conséquent,
de ne pas charger le circuit de la dynamo 17.
L'engagement de l'embrayage est asservi à la vitesse de rotation de l'arbre secondaire 12 au moyen de la pompe à huile 28 comman dant l'interrupteur 20. Indépendamment, de la vitesse de rotation de l'arbre primaire, lors que l'arbre secondaire 12 se met à tourner, par exemple du fait que .le véhicule démarre ou se meut par gravité sur une pente, la pompe 28 débite de l'huile qui refoule le piston 33 contre l'action du ressort 35, de sorte que le poussoir 34 vient fermer l'inter rupteur 20. Sitôt que cela est le cas, l'enroule ment. 4 de l'électro-aimant de l'embrayage est directement excité par la batterie 19, à condition que les contacts 14 établissent le contact entre les contacts 15 et 16.
Sitôt que l'embrayage est ainsi engagé, il est capable de transmettre le couple maximum. pour le quel il est prévu. On peut régler le débit de la pompe 28 et la force du ressort 35 de ma nière que l'interrupteur 20 ne soit fermé qu'à partir d'une vitesse de rotation déterminée <B>(le</B> l'arbre secondaire, de sorte que l'em brayage fonctionne de faon réversible. " L'inverseur 18 permet de relier le contact 76 directement. à la batterie 19. Dans ce cas, l'excitation de l'enroulement 4 est commandée iniquement par la position du levier 13 et l'engagement de l'embrayage n'est. plus asservi à. la vitesse de rotation de l'arbre primaire, ni à celle de l'arbre secondaire.
La deuxième forme d'exécution représentée à la fig. 2 se distingue de la première en ce que l'interrupteur 20 est commandé par un électro-aimant 40 qui .est excité par une dynamo auxiliaire 41 entraînée par l'arbre auxiliaire 27, comme la pompe à huile 28 de la première forme d'exécution. Cette disposition per met également d'asservir l'engagement de l'embrayage à la vitesse de rotation de l'arbre secondaire 12.
La troisième forme d'exécution représentée à la fig. 3 diffère des deux précédentes en ce que l'interrupteur 20 est commandé par un régulateur centrifuge 50 entraîné lui-même par l'arbre 12. Il est évident que dans cette forme d'exécution également, l'engagement de l'embrayage est asservi à la vitesse de rota tion de l'arbre secondaire 12, le régulateur 50 fermant. l'interrupteur 20 lorsque cette vitesse atteint une valeur déterminée.
La quatrième forme d'exécution repré sentée à la fig. 4 est analogue à la troisième forme d'exécution dont elle diffère en ce que son interrupteur 20 ne commande pas direc tement le circuit d'excitation de l'embrayage. Cet interrupteur commande le circuit d'exci tation d'un électro-aimant 60 qui, lorsqu'il est excité, ferme des.contacts 61 et relie le pôle de la batterie 19, qui n'est pas réuni à la masse, au circuit d'excitation 21, 22 de la dynamo 17, -de sorte que l'embrayage peut être excité par cette dynamo, à condition que l'arbre primaire qui l'entraîne tourne, ou par la batterie 19,
par l'intermédiaire de contacts 62 d'un régulateur 51 comprenant un électro aimant à deux enroulements 6$ et 64, jus qu'au moment où un enroulement .de tension 66 d'un électro-aimant que comprend un con joncteur-disjoncteur ferme des contacts 67, contre l'action d'un ressort. 68, et branche ainsi la dynamo en parallèle avec la batterie 19. Les contacts 62 sont normalement main tenus fermés par un ressort 65 et le régula teur 51 empêche la batterie 19 de débiter en permanence sur le circuit de l'induit de la dynamo 17, au cas où celle-ci ne tourne pas ou ne produit qu'une tension inférieure à celle de ladite batterie.
Au cas où l'arbre primaire ne tourne pas et où l'arbre secondaire 12 se met à tourner avec une vitesse suffisante pour provoquer la fermeture du contact. 61, la batterie 19 excite l'embrayage par l'inter médiaire des contacts 62 tout en débitant dans le circuit de l'induit de la dynamo 17. Cepen dant, un courant passe alors à travers le seul enroulement de tension 63 du régulateur et le circuit est. interrompu aux contacts 62.
Entre temps, l'embrayage a été excité suffisamment longtemps pour commencer à faire tourner l'arbre primaire et la dynamo 17, de sorte qu'au bout de quelques interruptions succes sives du circuit d'excitation aux contacts 62, la tension produite par la dynamo est suffi sante pour assurer la fermeture dcs contacts 67 du eonjoneteur-disjoncteur et l'alimenta tion permanente de l'enroulement 4 de l'em brayage par la dynamo, celle-ci chargeant. si multanément la batterie 19: L'électro-aimant du conjonctear-disjonc- teur porte également un enroulement de -cou rant 69.
Cette forme d'exécution présente l'av an- tage d'empêcher la batterie de débiter de fa çon prolongée dans le circuit de l'induit de la dynamo, qui présente généralement une très faible impédance et qui risquerait autrement de briller au cas où elle ne serait pas entraî née à temps ou ne produirait pas une force électromotrice suffisante au bout d'un certain temps.
En effet, dans les trois premières for mes d'exécution, l'interrupteur 20 shunte les contacts du conjoncteur-disjoncteur et, éven tuellement, un enroulement de courant de ce conjoncteur-disjoncteur, branché en série avec. lesdits contacts. Dans la quatrième forme d'exécution, l'interrupteur 61 n'est relié au circuit de l'induit de la dynamo 17 qu'à tra vers les contacts 62; il en résulte que la bat terie 19 ne peut pas débiter en permanence dans le circuit de l'induit, et cela tant que la tension qu'elle fournit est suffisante pour provoquer l'ouverture des contacts 62.
Dans cette quatrième forme d'exécution, l'engage- ment de l'embrayage est également asservi à la vitesse de rotation de l'arbre secondaire l'2. cet embrayage étant capable de transmettre le couple maximum pour lequel il est prévu lorsque la vitesse de rotation de l'arbre pri maire atteint une valeur déterminée ou lors que la vitesse de rotation de l'arbre secon daire atteint une valeur déterminée.