Appareil pour la teinture et l'apprêt d'articles textiles, notamment d'articles de bonneterie. La présente invention a pour objet un appareil pour la teinture et l'apprêt, sur formes, d'articles textiles, notamment d'ar ticles clé bonneterie, tels que bas, chaussettes, socquettes, mi-bas, mi-chaussettes, snobettes, jarrettes, slips, pullovers, maillots.
Cet appareil est caractérisé en ce qu'il comprend des formes destinées à recevoir les articles à traiter, une cuve à fermeture étanche, pourvue de moyens pour recevoir les formes garnies de leurs articles, des moyens pour admettre des substances et liquides de traitement dans la cuve, et des moyens pour chauffer l'intérieur de la cuve et mettre l'atmosphère de la cuve en pression à vo lonté, une pompe de circulation étant adaptée pour aspirer les liquides au bas de la cuve et les refouler à la partie supérieure, tandis qu'une pompe à vide a son aspiration reliée à la partie supérieure de ladite cuve.
Dans une forme d'exécution préférée de cet appareil, les formes sont articulées sur dles râteliers, de manière à pouvoir s'ouvrir en éventail, des plaques de blocage étant dispo sées aux extrémités de chaque râtelier. Plu sieurs râteliers sont susceptibles d'être grou pés sur un cadre pourvu de galets pour rouler sur (les rails portés par une sole per forée que présente la partie inférieure de la cuve.
Le haut de la cuve peut être pourvu d'un plafond perforé au-dessus duquel débouchent le refoulement de la pompe de circulation, une admission d'eau dure, une admission d'eau douce, l'aspiration de la pompe à vide et un tube de trop-plein, d'air ou de vapeur, à ouverture et fermeture réglables à volonté.
En dessous de la sole perforée peut être disposée une rampe reliée à un réservoir extérieur, en charge, destiné à recevoir les dissolutions des substances nécessaires aux di verses opérations.
Sous la sole de la cuve peuvent être dis posés un serpentin de chauffage à vapeur et une rampe de distribution de vapeur vive pour le chauffage et la mise en pression.
Le sommet de la cuve peut comporter un panneau mobile, à fermeture autoclave, pourvu de plaquettes sur lesquelles sont des tinés à être fixés des échantillons-éprouvettes.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'appa reil faisant l'objet de l'invention, destinée à la teinture des bas.
La fig. 1 est une vue en élévation, de face, d'une forme que comprend cet appareil. La. fig. 2 est une coupe, à. plus grande échelle, suivant. la ligne II-II de la fig. 1. La fig. 3 est une vue, à une échelle supé rieure à celle de la fig. 1, de l'articulation d'une forme sur un râtelier.
La fig. 4 est une coupe suivant la. ligne IV-IV de la fig. 1.
La fig. 5 est une vue en plan d'un râtelier garni de formes. La fig. 6 est un agrandissement d'une portion de la fig. 5.
La fig. 7 représente, vu en plan, un cadre partiellement garni de râteliers.
La, fig. 8 est une vue en élévation de ce cadre, sans râteliers.
La fig. 9 est une élévation, partie en coupe, d'une cuve qui comprend ledit appareil.
La fig. 10 est une vue en bout de cette cuve supposée ouverte.
La fig. 11 est une coupe, à plus grande échelle, d'un détail.
La fig. 12 est une coupe partielle de détail.
La forme d'exécution représentée, des tinée à la teinture des bas, comprend des formes 1 destinées à recevoir les bas à traiter, constituées par des plaques de métal ou de matière plastique de 1 à 2 mm d'épaisseur. découpées selon un gabarit proportionné à la coupe et à la taille du bas à traiter (fig. 1).
Chaque forme présente une partie la, dé portée par rapport au plan du reste de la plaque, de manière que soit formé un rebord lb (fig. 2) contre lequel sera appuyé, d'un côté ou de l'autre, la couture du bas.
Les formes 1 sont pourvues d'une embase 2 munie d'un axe 3a-3b (fig. 3) destiné à. être engagé dans deux trous coaxiaux d'un râtelier 4 qui peut être établi pour recevoir un nombre quelconque de formes, de 20 à 100 par exemple. Grâce à l'articulation 3a-3b, les formes peuvent s'ouvrir en éven tail pour faciliter l'enfilage des bas, la mise en place des coutures, du pied et du talon, le dressage des revers et bords-côtes.
Cette ouverture en éventail permet le pas sage des mains bien que l'écartement d'une forme à la suivante soit réduit à quelque millimètres.
Le râtelier 4 est terminé, à chaque bout, par une plaque verticale métallique 5 (fig. 6) montée comme les formes, avec une embase 2 et un axe 3a-3b. Les deux plaques 5, de forme rectangulaire, servent de protection à l'ensemble, contre les chocs. Elles peuvent être bloquées de telle façon qu'elles ferment l'éventail des formes et facilitent les mnanu- tentions, tout en servant de guides à la circu lation des bains dans la cuve.
Les râteliers 4 sont groupés par cinq sur un cadre en cornière d'acier inoxydable 6 (fig. 7 et 8), en rangs parallèles facilitant la circulation des bains.
Ce cadre 6 est introduit en bloc dans une cuve 10 (fig. 9) en glissant sur des rails 7 (fig. 10 et 12) au moyen de galets de roule ment 8 (fig. 8).
La cuve 10 (fig. 9 et 10) est de forme cylindrique, à axe horizontal et à deux rangs de cadres.
Cette cuve, de préférence en acier inoxy dable, est construite de faon à pouvoir sup porter une pression intérieure de l'ordre de 2 kgl/cm2.
Elle est divisée, de haut en bas, en trois parties par un plafond 12 constitué par une plaque inoxydable perforée de faon à assu rer la. répartition du bain en circulation, et par une sole 13, également. en plaque d'acier inoxydable perforée et supportant les rails 7 dont. il a déjà été question.
La circulation des bains se fait toujours dans le sens vertical, de haut en bas; elle est assurée par une pompe extérieure 17, à. grand débit, aspirant les bains à la base, sous la sole 13, pour les refouler au-dessus du pla fond 12.
La pompe 17 peut être montée (voir fig. 10) de façon à assurer, par un jeu convenable de tuyaux et de vannes, l'inter- communication entre deux ou plusieurs crives successives, de façon à faire eireuler les bains entre ces cuves et traiter en même temps, de façon homogène, plusieurs lots identiques dans ces cuves accouplées.
La cuve 10 est. munie, à la base, d'une vanne de vidange à grand débit, 16, pour l'évacuation rapide des bains.
Au-dessus de la cuve 10 est disposé un réservoir 18, en acier inoxydable, qui ali mente par un tube 18a. une rampe perforée 18b disposée au bas de la cuve, sous la sole 13. Le réservoir 18 reçoit les dissolutions de produits chimiques et colorants - étendus par des prélèvements, des bains intérieurs (lui sont introduits à l'intérieur de la cuve par la rampe 18b, les prélèvements, d'eau ou de bains, pour ces dilutions, étant effectués an moyen d'un robinet 21 placé à mi-hauteur de la cuve.
lia cuve est alimentée ou chauffée par de lit vapeur vive amenée par une autre rampe perforée, 22, disposée également sous la plaque 13. Un serpentin 23, alimenté égale ment en vapeur, est destiné à maintenir la température des bains.
A la partie supérieure de la cuve sont disposés: un manomètre 24 indiquant la pres sion intérieure, un thermomètre à cadran, 25, et une soupape de sûreté 26.
De plus, un panneau mobile 27 (fig. 9 et 11), à fermeture autoclave, permet de sur veiller et contrôler l'action des bains ou colo rants par l'examen d'échantillons éprouvettes, en matière identique à celle traitée, cousus ou fixés sur des plaquettes-supports 28.
La face arrière de la, cuve comporte un tube de niveau 30, d'assez grand diamètre pour permettre de voir la hauteur du niveau des bains et la couleur des bains de teinture, ce qui facilite la surveillance du coloriste.
Dans le haut de la cuve sont branchés: un tube 31 d'admission d'eau dure, froide ou chaude, un tube 32 d'admission d'eau douce, froide ou chaude, un tube 33 relié à l'aspi ration d'une pompe à vide (non repré sentée), pour l'essorage, un tube 34 d'échappement ou trop-plein d'air ou de vapeur.
Un ou deux hublots 35 sont ménagés pour surveiller la circulation des bains, ou pour recevoir une capsule d'émission d'ultra sons.
La cuve 10 repose sur le sol par un socle 36 en bois ou en métal. Elle est. calorifugée sur la totalité de sa surface extérieure.
Toutes les tuyauteries et échappements sont: munis de vannes et clapets de retenue, ces vannes pouvant être commandées élec triquement et ces commandes rassemblées sur un tableau central de surveillance facile. Le fonctionnement de l'appareil repré senté et décrit est le suivant: Les bas à traiter sont enfilés un à un sur les formes 1 disposées sur les râteliers 4 posés sur une table. Grâce aux axes 3c-3b, ces formes, s'ouvrant en éventail, sont d'accès fa cile, ce qui permet la mise en place des cou tures contre le rebord ad hoc, les revers bien dressés selon les lignes horizontales de repère r (fig. 1). Ceci effectué, les plaques de protection 5 sont rabattues et bloquées.
Les râteliers 4 sont alors groupés par cinq sur les cadres 6, au nombre de deux dans le présent exemple, lesquels cadres sont trans portés et introduits dans la cuve 10 (sur la fig. 10 l'un des deux cadres 6 est montré en place dans la cuve).
La porte autoclave 11 est fermée et la cuve est prête à entrer en fonctionnement, toutes ouvertures ou vannes étant soigneuse ment fermées.
On ouvre d'abord la vanne de l'échappe ment libre 34 et on procède au remplissage de la cuve en eau bouillante ou très chaude, eau dure ou eau douce selon le cas, par le tube 31 ou le tube 32. Lorsque la cuve est à moitié remplie, on met en marche la pompe 17 et la circulation s'établit.
A ce moment, on ouvre la rampe de va peur vive 22 pour amener ou maintenir le bain au bouillant. On facilite la pénétration dans les fibres, coutures et parties renfor cées, en faisant monter la pression intérieure, ce pourquoi on ferme totalement ou partielle ment l'échappement libre 34 et on surveille le manomètre 24 pour que la pression ne dé passe pas 2 kg/cm2.
Après quelques minutes, soit cinq mi nutes environ, on ferme l'admission de va peur 22 et, la pression tombant à zéro, on procède à l'introduction, par le réservoir 18, le tube 18a et la rampe 18b, des produits nécessaires au débouillissage ou désencollage: savon, etc.; la température intérieure tombe à 90/92 C.
On laisse tourner le bain, dont la. circu lation est contrôlée par les hublots 35, pen dant dix minutes environ. Le débouillissage est terminé et on pro cède au rinçage.
A cet effet, on ouvre partiellement la vanne de vidange 16 et, parallèlement, on introduit l'eau douce en 32, froide ou tiède, la pompe 17 étant toujours en marche. Le niveau baisse et le bain s'édulcore par l'ad mission d'eau douce, la température tombe à 45 C.
On ferme la vidange 16 et l'on admet, par 718 et 18b, une solution de savon, l'admission d'eau douce étant fermée. On laisse tourner dix minutes et, le débouillissage étant, totale- nment dégorgé, on vide en partie, ce qui évacue les dernières crasses. On remonte le niveau intérieur par une nouvelle admission d'eau douce, et la teinture proprement dite petut commencer, la teneur en savon et adju vants de teinture étant à la valeur désirée.
Au moyen du serpentin 23, on fait mon ter la température du bain au degré voulu et, par le bac 18 et la rampe 18b, on admet les colorants dans la cuve.
Il est à remarquer que l'admission des colorants et adjuvants est très progressive et bien diluée du fait que leur entrée se fait an bas de la cuve 10, très près de la pompe 17 qui brasse le mélange et donne le maximum de sécurité pour l'unisson des teintes.
La montée des colorants dans le bain est surveillée par les hublots 35 et le tube de niveau 30, mais leur prise sur les fibres tex tiles est régulièrement contrôlée par la vite des éprouvettes 28 qu'on extrait périodique- nment, qu'on sèche rapidement et qu'on com pare à l'échantillon de teinte recherchée, chaque fois que l'on reponchonne.
Il est à noter que la pénétration petut être favorisée par la mise en pression de la cuve, à certains moments de la teinture, par la fermeture momentanée de l'échappement 34. Le coloriste guide cette pénétration au fur et à mesure.
Lorsque la teinte et les assortiments sont jugés bons et conformes aux échantillons, on arrête la chauffe en 23, on vidange en 16 et on admet l'eau de rinçage tiède, en 31 ou en 32, eau dure ou eau douce. La pompe 17 est toujours en marche et le colorant s'évacue progressivement, alors que la température baisse.
Lorsque la teinte du bain est claire, on ferme la, vidange 16 et on laisse tourner l'eau tiède - à une température de 35 à 40 C - pour rincer à fond pendant dix mi nutes environ.
A ce moment, on admet par 18 et 18h les produits d'apprêt et adoucissage ou exxcol- lage. On laisse le temps d'imprégnation néces saire, soit environ dix minutes, à une tempé rature de l'ordre de 40 C.
On arrête la vapeur en 23, on laisse écouler le bain par la vidange 7 6 et on arrête la pompe 17.
La cuve étant vidée à fond, on ferme toutes les vannes et ouvertures et on met en route la pompe à vide (non représentée) qui, par le tube 33, aspire l'humidité et sèche par tiellement, par dépression, les articles teints, ce qu'on petut accélérer en chauffant à fond par le serpentin 23.
Après quelques minutes, on arrête le tout et on petut ouvrir la porte 11. Pour terminer le sécha,,,,e à, fond et fixer l'encollage, on peut amener,\ en face de la porte ouverte, un aérotherme à soufflerie. qui envoie l'air chaud dans la. cuve, sinon on peut sortir les cadre.-, et. les rouler sur un chariot dans un séelioir classique.
Les bas séchés sont terminés et il n'y a plus qu'à. les enlever de leurs formes.
Ainsi, par l'utilisation de l'appareil repré senté et décrit., les manipulations sont. réduites ait strict minimum. Les accidents mécaniques et. accrocs sur les bas sont. pratiquement sup primés, ce qui est. très important, en parti eulier lorsqu'on traite des bas en nylon 15 de niers, très légers. La rapidité des traitements est, augmentée du fait. que ces derniers - débouillissage, teinture, rineage et encollage - s'appliquent. sur des marchandises tendues sous leur plus simple épaisseur, ce qui donne le maximum de vitesse d'imprégnation et le maximum de chances d'obtenir une teinte unie.
Et comme la circulation des bains dans la cuve s'effectue de haut en bas, les bas restent bien cadrés et en place, sans faux plis, donc avec un aspect bien net.
L'opération jusqu'ici nécessaire du pré formage est supprimée, cette suppression étant permise par le fait qu'en traitant les bas tout au long sur leurs formes, le résultat est semblable à celui qui serait obtenu en moulant ces articles, au cours de l'opéra tion de préformage antérieurement pratiquée, puis en les teignant en vrac.
Enfin, l'emploi de la pression de vapeur permet d'obtenir, avec certitude, la pénétra tion des bains dans certains articles de péné tration difficile; renforts épais, coutures ser rées, etc.