Ensemble comprenant une filière et un porte-filière pour le filage à chaud des métaux. La présente invention a pour objet un ensemble comprenant une filière et un porte filière pour le filage à chaud des métaux.
Pour le filage des métaux, on utilise des filières en acier spécial résistant à haute tem pérature. Ce métal étant généralement d'un prix élevé, on a imaginé divers moyens pour réduire la quantité de ce métal nécessaire peur fabriquer la filière. C'est ainsi qu'on utilise souvent des ensembles comprenant deux pièces, l'une en métal résistant à haute température qui constitue la filière propre ment dite, l'autre servant de support, exécu tée en acier de moindre valeur et de moindre dureté, et communément appelée porte-filière.
L'assemblage le plus fréquemment utilisé comporte une filière emmanchée dans un porte-filière. Toutefois, des précautions parti culières doivent être prises pour assurer la liaison entre la filière et le porte-filière. En effet, en fin d'opération de filage, il reste clans la presse à filer une petite partie, non filée, du lingot, désignée sous le nom de cu lot, qui est évidemment solidaire d'une partie du lingot filé engagée dans la filière.
Pour séparer ce culot de la filière, on exerce sur cette dernière un effort, transmis en général par l'intermédiaire du porte-filière. Afin d'éviter que la filière sorte alors du porte- filière, il est nécessaire de la fixer solidement dans ce dernier. L'une des solutions adoptées à cet effet consiste à emmancher à force la filière dans le porte-filière, l'emmanchement étant cylindrique ou conique.
On assure éga lement; la fixation de la filière sur le porte- filière à l'aide de vis dont la tête est noyée dans la filière. Cependant, toutes ces solu tions présentent l'inconvénient d'un démon tage long ou difficile.
La présente invention, due aux travaux de MM. Jacques Sejournet et Jean Dëlcroix, a pour objet un ensemble comprenant une filière et un porte-filière, qui, tout en procu rant une économie d'acier spécial constituant la filière, permet d'éviter les inconvénients ci-dessus rappelés.
Conformément à l'invention, la filière présente une surface extérieure conique, l'an gle au sommet du cône étant légèrement supé rieur à 9 , angle de coincement pour l'acier, et le sommet du cône étant situé du côté en trée de la filière, tandis que le porte-filière présente, dans sa partie centrale, un perçage tronconique de même angle au sommet que la surface extérieure de la filière, une contre- filière étant prévue pour maintenir la filière dans le perçage du porte-filière.
Ce montage permet, d'une part, de déga ger la filière du culot dès la fin de l'opéra tion de filage, sans risque dt la voir se sépa rer du porte-filière et, d'autre part, de sépa rer sans difficulté la filière du porte-filière dès que celui-ci est enlevé de son support.
La filière peut, par exemple, être cons tituée en deux parties séparées selon un plan perpendiculaire à l'axe de la filière, ce qui permet de ne fabriquer en acier spécial que la partie de la f#ière qui constitue l'entrée de la filière et l'orifice de filage proprement dit, et de réaliser ainsi une économie supplémen taire.
Le dessin annexé représente, d'une part, des filières de construction courante et, d'au tre part, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention, données à titre d'exemple.
Fig. 1 est une coupe longitudinale schéma tique d'in outillage courant de presse à filer les métaux.
Fig. 2 est une coupe axiale, à plais grande échelle, 'un type usuel de filière combinée avec un porte-filière de construction courante.
Fig. 3 est une vue analogue d'un autre type usuel d'une telle combinaison.
Fig. 4 est une vue analogue d'une pre mière forme d'exécution de l'ensemble com prenant une filière et un porte-filière.
Fig. 5 est une vue analogue d'une seconde forme d'exécution,.
L'outillage de presse représenté à la fig. 1 comporte un conteneur cylindrique 1, ouvert à ses deux extrémités, une filière 2 mainte nue appliquée sur l'une des extrémités du conteneur par une contre-filière 3, et un ver rou 4 qui s'appuie lui-même sur le sommier de la presse, schématisé en 5.
Le lingot à filer, préalablement chauffé, est introduit dans le conteneur 1, puis refoulé à travers la filière, dans le sens de la flèche f, à l'aide d'un poinçon, non représenté, péné trant par l'extrémité du conteneur opposée à celle sur laquelle est appliquée la filière. g la fin d'une opération de filage, il reste dans le conteneur un culot non filé.
On ôte alors le verrou 4 et la contre-filière 3 et l'on exerce une traction longitudinale sur la filière, par des moyens prévus à cet effet et non repré sentés, pour la séparer du conteneur et pour l'éloigner du culot en faisant repasser dans la filière, en sens inverse du filage, une partie du produit filé; le culot est pendant ce mou vement d'éloignement soit retenu par des mâ choires prévues à cet effet, soit maintenu par adhérence dans le conteneur si les mesures nécessaires ont été prises dans ce but.
La filière 2 doit, pour résister notamment au frottement exercé par le métal au cours du filage, être constituée en acier spécial, de prix élevé. La filière s'usant malgré tout., il faut. .la changer relativement souvent..
Pour réduire la dépense résultant de cette nécessité, on a remplacé la filière 2, en une pièce, représentée à la fig. 1, par un assem blage comportant une filière 2a, montée dans un porte-filière 6, ainsi que le montre la fig. 2.
Seule la filière 2a, réduite à la partie sou mise à l'usure la plus importante au cours du filage, est constituée en acier spécial, ce qui permet de réaliser des économies importantes. Le porte-filière 6, maintenu contre l'extré mité du conteneur par la contre-filière 3, elle même bloquée par le verrou 4, joue le rôle d'obturateur précédemment rempli par la fi lière 2 elle-même et peut être constitué en acier ordinaire.
Toutefois, l'assemblage entre la filière 2a et le porte-filière 6 doit être réalisé de façon telle que la filière 2a ne soit pas arrachée hors du porte-filière lors de la séparation du culot, opération au cours de laquelle on dé place la filière, dans le sens de la.
flèche f, par rapport à une partie du produit filé qui se trouve encore engagée dans la- filière, ce qui détermine une traction sur la filière dans le sens des flèches f x. t1 cet effet, une pre mière solution, représentée à la fig. 2, con siste à emmancher à force la filière 2a qui, dans l'exemple choisi, présente une surface extérieure conique, mais pourrait être égale ment cylindrique, dans le porte-filière 6. Ce pendant., si le frettage ainsi réalisé n'est pas assez énergique, la filière 2a risque d'être mal gré tout arrachée lors de la séparation du cu lot.
D'autre part, si le frettage est très éner gique, il devient très difficile, sinon pratique ment impossible, de séparer la filière du porte-filière lorsqu'on désire la changer par suite de son usure.
Une autre solution qui a été adoptée con siste à utiliser une filière 2b, conique (fig. 3) et à la fixer dans le porte-filière 6 à l'aide de vis 7 dont les têtes 8 sont noyées dans la face avant de la filière. L'assemblage peut ainsi être rendu très solide, mais son démon tage est toujours long et peut être rendu très difficile lorsque les têtes 8 des vis 7 ont été déformées sous l'action des hautes pressions mises en jeu au cours du filage.
Pour remédier à ces inconvénients, on utilise (fig. 4) une filière 2c présentant une surface extérieure 9 conique, dont le sommet est tourné vers le côté entrée de la filière, c'est-à-dire vers le conteneur lorsque la filière est. en place, l'angle au sommet du cône étant légèrement supérieur à 9 , angle de coince ment de l'acier. Cette filière est engagée dans un passage tronconique, de même angle au sommet que la surface extérieure de la filière, ménagé dans le porte-filière 6c. Pendant le filage, la filière s'appuie sur la contre-filière 3 maintenue par le verrou 4.
Lors de la sépa ration du culot, les efforts exercés sur la fi 1=ère dans le sens des flèches ' f 1, par la partie de pièce filée qui y est encore engagée, ne peuvent qu'appliquer plus fortement la filière clans le porte-filière. AZ contraire, dès que l'ensemble filière et porte-filière est séparé de la presse, la filière peut être extraite sans difficulté du porte-filière, l'angle au sommet de la surface extérieure de la filière ayant été choisi pour qu'il ne se produise aucun coincement.
Pour réaliser une économie supplémen taire de métal onéreux, on peut, comme il est représenté à la fig. 5, constituer la filière en deux pièces 2'c et 2"c, séparées selon un plan perpendiculaire à l'axe de la filière. Seule la partie 2'c, constituant la filière proprement dite, est en acier spécial, la partie 2"c, cons tituant simplement une sorte de cale, étant en acier ordinaire.