Machine typographique à composer par' un procédé photomécanique. La présente invention a pour objet une machine typographique à composer par un procédé photomécanique. Dans des machines connues de ce type, des caractères individuels ou autres symboles typographiques peuvent être projetés successivement par des moyens photographiques à partir d'un ensemble de caractères ou symboles originaux (modèles) à travers une lentille ou un système de lentilles sur une surface ou élément sensibilisé ou sen sible à la lumière pour produire sur celui-ci des lignes composées et justifiées de texte ou d'impressions typographiques.
Dans la machine décrite dans le brevet. suisse N 259850, les mouvements des éléments ou mécanismes coopérants sont commandés par une bande d'enregistrement préparée à l'avance qui représente une mise en place pré liminaire de toute la matière destinée à être composée photographiquement. La bande d'en registrement est perforée selon un système bien connu et, lorsqu'elle passe à travers la machine'à composer, les perforations décou vrent des lumières ou orifices ménagés dans une barre d'alimentation d'air permettant à l'air de passer dans les différentes parties de la machine qui doivent être actionnées par cet air.
Les caractères ou symboles modèles de n'importe quelle fonte typographique sont disposés sur une planche ou feuille maîtresse qui est montée dans des châssis réglables et qui, sous la commande de signaux prévus sur la bande d'enregistrement, est déplacée dans deux directions pour amener un caractère ou un symbole qu'elle porte en alignement avec une lentille pour sa projection sur Lui. point. choisi d'un élément sensible à la lumière.
Une lentille ou système de lentilles est disposé entre la planche maîtresse et un sup port pour l'élément sensible à la lumière. La planche maîtresse et le support pour ledit élé ment sensible sont disposés dans des plans focaux fixes et l'élément sensible à la lumière est maintenu fixe pendant la. composition du texte.
Un réflecteur susceptible d'être déplacé linéairement est disposé entre la lentille et le support dudit élément sensible, ce réflecteur projetant, par des mouvements successifs pas à-pas, des images individuelles des caractères et déterminant la position individuelle de cha cun le long d'une ligne dans le plan focal de l'élément sensible à la lumière.
Un mécanisme commandé par des signaux prévus dans la bande d'enregistrement pour faire avancer le réflecteur pas-à-pas pour des projections successives de caractères indivi duels out analogues et pour faire varier cette avance selon l'espace à attribuer à de tels caractères dans des positions relatives espa cées sélectionnées sur un élément fixe sensible à la lumière, et également pour faire varier l'avance du réflecteur pour les espacements dans une ligne quelconque donnée, de manière à produire des lignes justifiées de composition.
Un mécanisme ' est également prévu qui est" de façon analogue, commandé par des signaux de la bande d'enregistrement pour amener le réflecteur à sa. ppsition initiale et pour faire avancer l'élément sensibilisé en vue de recevoir une nouvelle ligne de compo sition.
Les machines à composer par un procédé photographique comme indiqué ci-dessus sont satisfaisantes et efficaces pour la production de compositions droites, en colonnes ou pages, mais leur usage a été limité jusqu'ici, car il n'a pas été prévu de moyens pour la produc tion de compositions compliquées entraînant la suspension temporaire ou une modification du mouvement ou des fonctions de certains mécanismes commandés à partir de la bande d'enregistrement alors que d'autres dispositifs peuvent fonctionner de façon normale.
Théoriquement, les dimensions de la bande d'enregistrement ne sont pas limitées, de sorte que, en agrandissant les dimensions existantes, des perforations supplémentaires peuvent être prévues pour commander des opérations addi tionnelles de la machine. En pratique cepen dant, un tel agrandissement introduirait des complications et entraînerait pratiquement l'établissement d'une nouvelle machine, ce qui ne serait pas économique.
La présente invention a principalement pour but d'augmenter la capacité et l'effica cité de la machine en prévoyant un méca nisme à soupapes, à commande par air, qui puisse être actionné sélectivement par de nou velles combinaisons d'éléments de signaux existants de la bande d'enregistrement pour réaliser des fonctions nouvelles ou supplémen taires ou pour perfectionner des fonctions normales.
La machine selon l'invention est caracté risée en ce qu'elle comprend un mécanisme de commande présentant quatre pistons de courses différentes et destinés à. être actionnés par de l'air commandé par la bande d'enre gistrement, un levier pivoté destiné à être actionné par l'un ou l'autre desdits pistons, un organe intermédiaire porté par le levier et dont la position peut être modifiée par rap port à trois soupapes d'alimentation selon l'action dudit piston et d'un dispositif com mandé mécaniquement qui, dans chaque cycle de fonctionnement, actionne, par l'organe intermédiaire au moins, une desdites soupapes d'alimentation pour alimenter en air au moins une de trois soupapes de distribution d'air qui agissent sélectivement sur un obturateur d'objectif,
un mécanisme d'entraînement pour un réflecteur de projection de caractères dé- plaçable pas-à-pas, un mécanisme de remise en place et un mécanisme d'avancement de la bande d'enregistrement.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la ma chine objet de l'invention.
La fig. 1 en est une vue en perspective. La fig. 2 est une vue de côté d'un détail. La fig. 3 est une vue en plan de la fig. 2, et la fig. 4 est un schéma de connexions.
La machine représentée au dessin com prend un mécanisme de commande de soupape commandé par une bande d'enregistrement et comprenant une enveloppe A présentant des cylindres dans lesquels sont disposés quatre pistons A1, A2, A3, A4 de courses différentes. Des orifices d'entrée d'air séparés conduisent à partir de lumières dans une barre X (fig. 4) d'alimentation d'air commandée par des per forations de la bande d'enregistrement, respec tivement vers les extrémités inférieures de ces cylindres.
Des tiges A5, A6, A7, As sur les pistons font saillie à travers l'enveloppe et au-dessous de deux bras Bi, B2 d'un levier<I>B</I> à trois bras monté sur un arbre B4 porté par l'enveloppe A. Le troisième bras B3 du levier <I>B</I> opposé aux bras B1, B2 porte un organe intermédiaire B5 pivoté sur ce bras B3 et muni de deux saillies B6 et B7.
Trois soupapes cou lissantes C, C1 et C2 sont disposées dans une chambre d'alimentation d'air, séparée; ces sou papes étant destinées à commander l'amenée d'air à des soupapes de distribution d'air B, <I>I et L</I> qui actionnent ou empêchent tempo rairement l'actionnement de certains dispo sitifs sur la machine.
Le schéma de la fig. 4 montre les con nexions entre le mécanisme de commande et les orifices d'alimentation d'air commandés par la bande d'enregistrement ainsi que les connexions entre ce mécanisme et d'autres dispositifs de la machine. Dans la composition de la bande d'enre gistrement, les signaux de justification sont les derniers à être enregistrés pour chaque ligne de composition. La bande d'enregistrement est passée à travers la machine à composer dans le sens inverse à la composition, les signaux de justification pour chaque ligne particulière de composition étant ainsi les premiers qui se présentent à la barre d'alimentation d'air.
Les perforations de la bande d'enregistre ment qui commandent le réglage des dispo sitifs de justification commandent également la remise en place des dispositifs actionnés pendant la composition d'une ligne. Ce méca nisme de justification comprend deux coins qui sont réglés séparément pendant deux cycles successifs de la machine.
Lorsqu'une perforation de la bande d'enre gistrement découvre 1-me lumière 1 de la barre d'alimentation d'air g, une partie de l'air agit comme dans les machines connues par l'intermédiaire d'un dispositif Xi destiné à effectuer le réglage d'un des coins de justifi cation, mais une partie de cet air passe alors d'une conduite 1a au cylindre du piston A1 soulevant ce piston et faisant basculer le levier B pour placer la saillie B7 de l'organe inter médiaire B5 en face de la soupape à piston C.
Etant donné certaines particularités de fonc tionnement de la machine à composer, le signal décrit ci-dessus est interprété par le réglage de l'organe intermédiaire B5 et la soupape C, trop tôt dans le cycle de fonctionnement pour être exécuté, et un mécanisme à retardement, c'est-à-dire à action retardée,
doit être utilisé. Ce mécanisme à action retardée comprend un disque D muni de six saillies D1. Ce disque est entrainé en rotation à partir d'un arbre à came de la machine et est commandé par engrenages de telle manière qu'il réalise un sixième d'une révolution pour chaque cycle de fonctionnement de la machine. En tournant, l'une ou l'autre des saillies<B>Dl</B> vient en prise avec l'organe intermédiaire B5 et le déplace pour obliger la saillie B7 d'ouvrir la soupape C.
Cette soupape, en étant ouverte, permet à de l'air de passer par une conduite 2 vers le cylindre E et actionne la soupape-piston <B>El</B> dans celui-ci pour permettre à nu autre cou rant d'air provenant d'une source constante d'une conduite d'alimentation 20 de passer par une conduite 20a autour de la soupape E1 et ensuite par une conduite 3 vers un piston F qui ferme un obturateur d'objectif G de la machine et empêche cet obturateur de s'ouvrir, de sorte qu'aucune image n'est projetée pen dant le réglage de l'élément .de justification.
Une autre partie de l'air provenant de la sou pape El- passe par une conduite 4 à un méca nisme Y qui commande l'avance pas-à-pas d'un réflecteur qui détermine la position d'un caractère photographié sur une feuille de ré ception sensibilisée et empêche ce mécanisme Y de fonctionner pendant un cycle de fonc tionnement de la machine alors qu'un élément de justification est en train d'être mis en place.
Le second coin de justification est mis en place lorsqu'une perforation dans la bande d'enregistrement admet de l'air à la lumière<B>5.</B> Une partie de cet air admis agit sur le méca nisme X2 pour mettre en place le second coin de justification, mais en plus une autre partie de cet air passe maintenant à travers une conduite 5a pour soulever le piston A2 soule vant ainsi le bras B2 du levier B et plaçant la saillie B7 de l'organe intermédiaire B5 de. nouveau en alignement avec la tige de la soupape C.
Cette soupape est de nouveau actionnée au moment correct par la saillie Dl du disque D permettant à de l'air provenant d'une source constante de la conduite d'ali mentation 20a de passer par la conduite 3 vers le dispositif F pour empêcher le . fonctionne ment de l'obturateur G et égalenïent par la conduite 4 pour empêcher le fonctionnement du mécanisme d'alimentation Y pour le réflec teur.
Lorsque l'on réalise une composition droite simple, des signaux additionnels sont donnés à la bande d'enregistrement conjointement avec les signaux de réglage de justification. désignés. ci-dessus et ces signaux sont destinés à remettre en' place les différents dispositifs avant la composition d'une nouvelle ligne.
Pour remettre en place les dispositifs qui ont été actionnés pendant une ligne de com- position, 1e mécanisme de soupape de la ma chine décrite est actionné lorsque des përfora- tions de la bande d'enregistrement admettent de l'air aux lumières 7 et 8 conjointement avec les signaux de justification par les lu mières 1 et 5.
Lorsque les lumières 7 et 8 de la barre d'alimentation d'air X sont décou vertes simultanément par des perforations (le la bande d'enregistrement et conjôintement avec le signal de justification par la lumière 5, l'air provenant de cette lumière agit par l'in termédiaire de la soupape C, comme déjà décrit, polir mettre en place l'un des coins de justification, empêcher l'ouverture de l'obturateur et dégager .le mécanisme d'en traînement Y pour le réflecteur.
L'air traver sant simultanément les lumières 7 et 8 agit sur -un interrupteur - S et passe par une con- duite 9 vers un dispositif de fermeture H existant sur le mécanisme d'avancement de la bande d'enregistrement. Ce dispositif de fer meture est un dispositif connu et il suffit d'indiquer qu'il empêche l'avancement de la bande d'enregistrement pendant trois cycles successifs de la machine pour -chaque signal de -justification, réalisant ainsi six cycles en tout.
Une autre-partie dé cet air passe par la conduite 10 vers- le cylindre du piston i1.4 et soulève ce dernier. Ce piston, en se soute- vant, vient en contact avec le bras B1 du levier B qui, en tournant sur son pivot, place la saillie Bs dans l'alignement de la tige de soupape C2.
Les deux soupapes C et. C2 sont actionnées subséquemment par la rotation de la roue<I>D,</I> comme déjà décrit. La soupape C2 commande ,la transmission d'air par une con duite 12 pour actionner une soupape à piston Z pour admettre une alimentation d'air à tra vers une conduite 20" destinée à circuler par une conduite 11- en vue de dégager une pince J qui maintient normalement la barre d'en trainement fixée au réflecteur.
Une' autre partie de l'air commandée par la soupape C2 passe par une conduite 12$ vers un mécanisme d'avancement K pour faire avancer le. film de réception pour une nouvelle ligne de com position.. Cependant, une autre partie de l'air est -amenéé par fine conduite 12b à la soupape â piston L pour remettre en place cette sou pape en vue d'un fonctionnement ultérieur lorsque cela est nécessité par le premier des deux signaux de .justification par l'orifice d'air 1 de la barre à air X.
Lorsqu'une composition de tableau est réalisée, la ligne est formée par la composition de la première ligne de chaque colonne, comme si elle était une ligne ouverte de justification complète, mais .les deux signaux de réglage de justification décrits ci-dessus doivent être présentés à la fin de chaque colonne sans les signaux de remise en place. Lorsque la co lonne finale dans une ligne de composition de tableau a; été complétée alors, en plus des signaux de justification, les signaux décrits ci-dessus et commandés par les lumières 7 et 8 doivent être faits pour remettre en place ou ramener les différents dispositifs qui ont été actionnés pendant .une ligne complète de composition dans leurs positions initiales.
La machine décrite est également agencée pour empêcher de photographier les caractères d'une ligne de composition inexacte. Lorsque les lumières 6 et 8 sont découvertes simultané ment-par des perforations de la bande d'enre gistrement, l'interrupteur S est actionné, dé tournant l'alimentation d'air à travers ces orifices de ses fonctions normales. Une partie de l'air passe alors par une conduite 13 pour soulever le piston ils qui vient en contact avec le bras B2 du levier B et déplace la saillie BS de l'organe B5 en alignement avec la soupape Ci.
Cette soupape étant actionnée transmet. de l'air par une conduite 14 à, la soupape L dont le fonctionnement permet le passage d'air par une conduite 20 à travers la soupape L dans une conduite 15 pour maintenir fermé l'obtu rateur G. Une partie de cet air circule égale ment par une conduite 16 pour dégager le mécanisme d'entraînement Y de la barre d'en traînement du réflecteur.
Pendant chaque cycle de la machine dé crite, un -disque 111 actionné à partir d'un arbre à came est entraîné en rotation, et une saillie Mi de celui-ci actionne une soupape d'air 112 permettant une entrée d'air à partir d'une source d'alimentation dans la soupape F par une conduite i113 et la soupape 1 par une conduite Mll et de ramener les soupapes à piston dans leur position initiale.