Dispositif de protection pour l'admission d'air d'un moteur d'un aéronef. Les moteurs des aéronefs et en particu lier les moteurs à turbine à gaz comprenant des compresseurs à écoulement axial sont su jets à être endommagés par des corps étran gers pénétrant à travers leurs admissions d'air et il est judicieux de prévoir un dispo sitif de protection pour empêcher de tels corps d'entrer dans ces admissions.
Un dispositif de protection fixe peut être effieace dans ce but, mais présente l'ineonvé- nient de produire une trainée continue et d'avoir tendance à se recouvrir rapidement de glace. Dans le but d'éviter ces inconvé nients, on a proposé des dispositifs de protec tion susceptibles d'être déplacés jusque dans une position de protection et d'être escamotés à partir de cette position, lors qu'on le désire.
De tels dispositifs ont été conçus de façon que, lorsqu'ils se trou vent en position de protection, les surfaces de protection se présentent sous forme d'une structure semblable à une grille inclinée qui, lorsqu'elle est frappée par un corps étranger, a tendance à dévier ce corps vers l'arrière et vers l'extérieur jusque dans une chambre col lectrice convenablement disposée.
La présente invention a pour objet un tel dispositif de protection escamotable, applica ble soit à un passage d'admission d'air annu laire d'un moteur, soit à un conduit ménagé dans l'aéronef et aboutissant au passage d'ad mission d'air d'un moteur de cet aéronef. Ses buts principaux sont de perfectionner un mé canisme d'actionnement pour un tel dispositif, en particulier de faon à éviter des chocs aux extrémités des courses d'ouverture ou de fer meture du dispositif de protection, et d'assu rer de façon simple que le dispositif de pro tection soit normalement desmodromiquement maintenu dans la.
position dans laquelle il a été déplacé en dernier lieu, indépendamment du mécanisme d'actionnement.
Le dispositif de protection faisant l'objet de l'invention est caractérisé en ce qu'il com- prendunepartiedeprotection mobile au moyen d'un levier qui est actionné par un mécanisme actionné lui-même par du fluide, et. en ce que ce mécanisme comprend des moyens de commande d'écoulement agencés pour réduire la vitesse du déplacement de ladite partie de protection lorsque celle-ci s'approche de l'une quelconque desdites positions.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du disposi tif de protection faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue partielle en perspec tive de l'extrémité d'admission d'air du com presseur à écoulement axial d'un moteur à turbine à gaz d'un aéronef, pourvue de ladite forme d'exécution.
La fig. 2 est une élévation frontale de la dite extrémité, montrant quatre parties de protection en position de protection, quatre autres parties de protection que comprend le dispositif n'étant pas représentées.
La fig. 3 est une vue partielle en perspec tive d'une desdites parties de protection et d'un levier pour cette partie. La fig. 4 est une vue partielle en coupe selon 4-4 de la fig. 3, la partie de protec tion représentée étant indiquée en trait mixte en position d'escamotage.
La fig. 5 est une vue en coupe, à plus grande éehelle et selon 5-5 (le la fig. 2 d'une structure de support pour l'extrémité externe du levier de l'une des parties de protection et d'un mécanisme d'actionnement actionné par fluide, ainsi que de moyens (le fixation séparés pour ce mécanisme.
Les fig. 6 et 7 sont des vues partielles en perspective de certaines des parties représen tées à la fig. 5, ces parties étant séparées les unes des autres.
La fig. 8 est une vue en coupe transe er- sale, à encore plus grande échelle, selon 8-8 clé la fig. 5, et la fig. 9 est un schéma représentant en trait plein le levier pour l'une des parties de protection en position de protection, le méca nisme d'actionnement actionné par fluide et des moyens de commande à soupape pour ce mécanisme.
La fig. 1 représente une partie de l'extré mité d'admission d'un compresseur à écoule ment axial limité par un passage annulaire 11, une partie de l'enveloppe dudit compres seur étant indiquée en 12. Ce compresseur fait partie d'un moteur à turbine à gaz. Ainsi qu'on peut le voir aux fig. 2 et 5, la partie du passage annulaire 11 qui est. adjacente à l'enveloppe 12 est, limitée par une enveloppe annulaire 14 et par un organe central pro filé 15 qui est relié à l'enveloppe 14 par qua tre montants radiaux 16 (fig. 5), l'un de ces montants étant entièrement représenté à la fig. 2 et deux d'entre eux étant partiellement visibles à cette figure. A la fig. 2 également, le quatrième montant 16 est entièrement ca ché.
En avant de l'enveloppe 14, le passage annulaire 11 est protégé au moyen de plu sieurs parties de protection 18, de forme gé néralement trapézoïdale, qui sont montées à pivotement à leurs extrémités extérieures. Quatre de ces parties sont représentées à la fig. 2 en position de protection et recouvrant la moitié de gauche du passage annulaire 11, tandis que les quatre autres parties de pro tection ne sont pas représentées à cette figure.
Ainsi qu'on peut le voir à la fig. 3, cha cune de ces parties de protection 18 comprend un levier central 20, dont un des bras forme une poutrelle à laquelle est fixé de façon ri gide un léger châssis 21 ayant une forme appropriée pour recouvrir un secteur du pas sage annulaire 11 et qui ponte plusieurs barres parallèles 21 qui présentent chacune une section profilée appropriée et qui sont fixées à leurs extrémités à cés rebords adja cents du châssis 24, par brasage. Le levier, les barres et les parties latérales du châssis sont reliés les uns aux autres par des tiges d'atta- ehes 22 dont une seule est représentée à la fig. 3 et qui sont brasées à chacun des élé ments susdits.
La structure résultante engen dre une faible traînée aérodynamique et est très résistante à des charges imparties par choc. D'après les fig. 3 et 9 en particulier, on se rend compte que ces parties de protection constituent, lorsqu'elles sont en position (le protection, un dispositif (le protection (le forme tronconique.
La partie radialement externe et aval 2-1c1 formant le bord de chaque partie de protec tion porte deux boucliers de guidage 25 (fig. 3 et 4) dont un seul est visible à la fig. 3. tan position de protection, ces boucliers peuvent diriger des débris jusque dans une chambre collectrice annulaire 26 (fil-. :5 qu'on décrira plus loin en détail et qui est disposée à l'extrémité aval de chacune des parties de protection.
Lorsqu'ils sont. déplacés jusqu'en position d'escamotage, les boucliers de guidage peuvent, également. dévier tout dé bris qui peut s'être logé sur ces boucliers Jus que dans la chambre annulaire et empêcher tout débris reçu par la chambre annulaire de retomber dans l'admission du compresseur.
Dans ce but, il est désirable que l'intervalle entre chaque. bouclier et Lui bord adjacent 27 de l'enveloppe 14 qui forme la. paroi in terne de la chambre collectrice 26 ne soit ja mais Plus grand que l'intervalle entre les barres profilées 21, lorsque les parties (le pro tection sont déplacées jusque dans leurs posi- fions d'escamotage. On comprendra que, lors qu'elle se déplace à partir de sa position de protection jusqu'en position d'escamotage, le Bord 24a d'une des parties de protection s'éloigne du bord 27 de l'enveloppe 14 du fait que la partie de protection dont cette extré mité tait partie pivote de la manière qu'on décrira plus loin.
En l'absence de boucliers de protection, il y aurait des intervalles qui s'étendraient entre le bord 27 et le bord 24a clé chaque partie de protection, ces intervalles augmentant à partir de chaque côté du levier central 20 de chaque partie de protection jus qu'aux angles externes de cette partie, lors que celle-ci se trouve en position d'escamo tage.
D'après la fig. 4, on voit que, lorsque la partie de protection considérée est escamotée, le, bouclier 25 se trouve sensiblement dans le prolongement du bord 27 de l'enveloppe 14, (le façon à former une partie de la paroi externe du passage annulaire 11 et à fermer sensiblement lesdites parties plus larges des intervalles entre le bord 24a de chaque par tie de protection et le bord 27 de l'enve loppe 14.
Chacun des leviers 20 est. monté à pivote ment sur l'enveloppe 14 en 30 (voir fig. 6) et une partie adjacente de ce levier est reliée à un organe de liaison 32 à ressort (fig. 5) qui forme, avec cette partie du levier, une genouillère chargée par ressort qui se trouve juste au-delà d'un point mort lorsque la par tie de protection considérée se trouve en posi tion de protection. On remarquera que cet organe de liaison 32 vient également au-delà de son point mort, de l'autre côté de celui-ci, lorsque la partie de protection considérée se trouve en position d'escamotage. Dans cette dernière position, ladite partie de protection vient se loger dans un évidement prévu à cet effet dans une partie avant 33 de l'enveloppe, comme représenté en 34 à la fig. 1.
Un mécanisme constitué par un vérin pneu matique 36 est prévu pour actionner le levier 20 de chaque partie de protection. Une partie principale de chacun de ces mécanismes est disposée à l'extérieur du passage d'admission annulaire I1 et est montée de façon à s'éten- dre en avant d'une paroi avant 74 de la cham- bre collectrice 26. Un organe mobile 37 de ce vérin (fig. 5 et 9) est relié audit levier 20 par une bielle 38. Tous les vérins sont alimen tés en parallèle à partir d'an compresseur, comme indiqué par la flèche 39 à la fig. 9, au moyen de deux conduits 40 et 41 (fig. 1, '?, 5, 8 et 9) et de conduits de dérivation 42 contournant chaque vérin.
De la sorte, si une ou plusieurs des parties de protection sont immobilisées pour une raison quelcon que, le fonctionnement des autres parties de protection n'en est en tien affecté.
Ainsi qu'on peut le voir au schéma de la fig. 9 qui ne représente qu'un seul des vérins, du fluide sous pression est fourni par le com presseur à travers un conduit 44, une sou pape électromagnétique 45 et le conduit 41 à l'extrémité de droite du cylindre du vérin.
Ce fluide passe à travers un étranglement 46 prévu à l'entrée du vérin et déplace l'or gane mobile 37 du vérin vers la gauche pour provoquer le début d'un déplacement, de la partie de protection associée à ce vérin vers sa position de protection. Dès que la partie de protection se déplace jusque dans le cou rant d'air traversant le passage annulaire 11, des forces aérodynamiques agissent sur cette partie et s'ajoutent à la poussée du vérin, de sorte qu'elles tendent à accélérer le mouve ment de la partie de protection vers sa posi tion de protection représentée en trait plein.
Pendant ce déplacement., de l'air est pro gressivement comprimé dans un espace 48 se trouvant. à gauche de l'élément mobile du vérin et est forcé à travers um étranglement 49 à partir .duquel cet air s'échappe par le conduit 40, par la soupape 45, par un pas sage 51 et par -une seconde soupape électro magnétique 52. Une résistance considérable est, par conséquent, engendrée avant que la partie de protection ne parvienne dans sa po sition de protection, cette résistance agissant.
contre la tendance que présente cette partie de protection à être accélérée par lesdites forces aérodynamiques et servant à ralentir de façon satisfaisante le mouvement de la par tie de protection. Il convient de remarquer que le méca nisme actionné par fluide est agencé de ma nière à appliquer au levier 20 un plus grand couple lors du retrait de la partie de protec tion en position d'escamotage que pendant le déplacement de cette partie jusque dans sa position de protection, ceci à cause des forces aérodynamiques qui agissent sur la partie clé protection et en raison d'une différence entre les sections efficaces du vérin de part et.
d'autre de l'organe mobile 37, cette diffé rence étant elle-même due à la présence d'une tige de plongeur que comprend cet organe mobile et qui présente une certaine section.
Les soupapes 45 et 52 sont munies cha cune d'un enroulement d'excitation 54, res pectivement 55 qui agit sur une tête en ma tière ferromagnétique 56, respectivement 57. A son extrémité opposée à ladite tête, chacune de ces soupapes comprend un autre organe de soupape 58, respectivement 59. Le déplace ment des parties de protection jusqu'en posi tion de protection est assuré en fermant un interrupteur 61 qui fait fonctionner une lampe pilote 62 qui excite les deux enroule ments 54 et 55, de sorte que les têtes 56 et 5 7 sont partiellement attirées jusqu'à l'intérieur desdits enroulements.
Ces têtes ouvrent ainsi des orifices adjacents représentés à la fig. 9, tandis que les organes de soupape 58 et 59 viennent fermer des orifices par l'un desquels un conduit 64 débouche dans la soupape 45 et par l'antre desquels un passage 65 relie les deux soupapes. Inversement, lorsqu'on ouvre l'interrupteur 61, des ressorts 67 et 68 déplacent les organes de soupape respectifs jusque dans leurs autres positions clans les quelles le fluide sous pression fourni par le compresseur est envoyé jusque dans l'extré mité de gauche du cylindre du vérin à tra vers le conduit 64 et le conduit 40.
La partie de protection est ainsi relevée jusque dans sa position d'escamotage, tandis que le déplace ment du plongeur du vérin vers la droite force de l'air progressivement comprimé dans l'extrémité de droite du cylindre du vérin à travers l'étranglement 46 et jusque dans le conduit 41 à partir duquel cet air s'échappe à travers la soupape électromagnétique 45, le passage 65 et la soupape électromagnétique 52. On remarquera, par conséquent, qu'en cas d'interruption du circuit d'alimentation en énergie électrique, les parties clé protection sont automnatiqueent déplacées jusque dans leurs positions d'escamotage au cas où ces parties se trouvent en position (le protection.
On comprendra qu'en pratique, la communi cation avec chaque extrémité de chaque cy lindre de vérin est effectivement assurée à travers une paire d'étranglements de la façon représentée en 46 à la fig. 8.
Ainsi qu'on peut le voir en particulier aux fig. 5, 6 et 7, la chambre collectrice annulaire 26 est limitée à son extrémité avant par un rebord circulaire s'étendant vers l'extérieur et qui fait partie de la partie avant 33 de l'en veloppe (voir ffg. 1 et 5). Cette partie 33 @@st solidaire d'un anneau 33a, fait d'une pièce avec elle. La partie d'enveloppe 33 est sun- poilée par la paroi arrière de l'enveloppe annulaire 14 au moyen de plusieurs organes clé support comprenant chacun une plaque frontale 74 et. une plaque arrière 75 reliées entre elles par un organe 76 présentant une section droite en forme de canal qui est soucié à, ces plaques.
Les organes de support sont fixés à la paroi arrière de l'enveloppe annr!- laire 14 au moyen de boulons<B>77.</B> Des ouver tures alignées axialement les unes sur les autres telles que celles représentées en 7 8 à la fig. 7 sont ménagées dans la plaque frontale 74 de chaque support et dans le rebord ch@ culaire en contact avec cette plaque de la par tie 33 de l'enveloppe, pour recevoir l'extré mité aval 79 de l'enveloppe d'un vérin. Toutes les parties susdites sont. fixées en position ;tu moyen de boulons 80 visibles à la fig. S.
La partie arrière 79 de l'enveloppe du vérin est munie d'un organe fixe de pivotement Sl pour l'organe clé liaison à ressort 32.
La paroi externe de la chambre collectrice 26 est constituée par une bande amovible 86 qui est flexible, afin de faciliter son éloigne ment pour permettre d'enlever de la chambre annulaire 26 des débris recueillis par cette chambre ou d'inspecter le mécanisme d'ae- tionnement du dispositif de protection. Afin de permettre une compensation de charges tendant à déformer la bande 86 lorsque celle-ci se contracte, cette bande est munie clé cannelures 87 parallèles à l'axe (fig. 1), elle est supportée à son extrémité avant par l'an neau 33a (fig. i) et à son extrémité arrière par un rebord 98 de l'enveloppe 14. Ces sup ports sont munis de joints de caoutchouc 88 afin d'assurer un contact étanche à l'air entre eus et la bande 86.
Chaque levier 20 est monté à pivotement sur un organe de support 89 représenté à la fig. 6 et qui est agencé de manière à pouvoir être fixé à l'enveloppe 14 au moyen de vis vissées dans des trous 90 de cette enveloppe. L'organe de support 89 comprend une partie laite d'une pièce avec lui et qui présente des #illets 91 dont Lin seul est visible à la fig. 6 et qui sont destinés à recevoir un goujon clé pivotement 31 qui est fixé au moyen d'une goupille 92 à un manchon 93 solidaire de l'extrémité externe du levier 20.
Ce levier pré sente, en outre, une articulation pour l'extré mité de l'organe de liaison 32 opposée à l'or gane de pivotement 81 et un trou 95 prévu pour recevoir un goujon 96 reliant ce levier à la bielle 38 correspondante (fig. 5).