Montre-calendrier La présente invention a pour objet une montre- calendrier comprenant un anneau de quantième, une roue entraîneuse portant un organe commutant l'anneau de quantième une fois par 24 h et un levier de correc tion actionné par la roue entraîneuse de manière à per mettre une correction rapide de la position de l'anneau de quantième par un mouvement de va-et-vient de la couronne de remontoir.
On a déjà cherché à réaliser des montres de ce genre dont le levier de correction comporte un doigt engagé dans la denture de la roue entraîneuse et pivote sur un tenon fixe grâce à une ouverture allongée qui auto rise un mouvement de pivotement du levier lorsque la roue entraîneuse tourne dans un sens et un déplace ment en translation lorsqu'elle tourne dans l'autre sens. De cette manière, le levier peut s'effacer lors de la com mutation automatique de l'anneau de quantième tout en restant normalement en place afin de permettre la correction à n'importe quel moment. Ces mécanismes permettent une correction rapide au moyen de la tige de remontoir placée en position de mise à l'heure sans qu'il soit nécessaire d'amener les aiguilles au voisinage de minuit.
Ils sont plus simples que d'autres mécanis mes de correction rapide déjà connus, dans lesquels la tige de remontoir présente trois positions et entraîne en position de correction un renvoi ou une roue de cor rection.
Cependant, ces mécanismes ne sont pas toujours aptes à fonctionner correctement car il peut arriver que, au moment où l'on désire effectuer la correction, la pointe du levier de correction vienne buter sur le som met d'une dent. Cette situation peut se présenter aussi longtemps que la goupille de commutation portée par la roue entraîneuse se trouve engagée dans la denture de l'anneau de quantième. Ce blocage du levier de correc tion peut avoir pour conséquence une détérioration du mécanisme, de sorte qu'il doit être évité.
Le but de la présente invention est donc de réaliser une montre-calendrier du type mentionné ci-dessus évi tant l'inconvénient du blocage du levier de correc tion.
Dans ce but, la montre selon l'invention est caracté risée en ce que l'anneau de quantième est centré sur le mouvement par une surface de centrage en arc de cercle ouvert et par un élément élastique qui appuie l'anneau contre cette surface, ledit élément élastique étant situé à l'opposé du levier de correction de manière à permet tre un décentrage de l'anneau de quantième lorsque le levier bute sur une de ses dents.
L'unique figure du dessin annexé est une vue en plan schématique d'une forme d'exécution de la montre- calendrier selon l'invention, le cadran étant enlevé et certaines parties étant arrachées.
L'anneau de quantième 1 présente une denture inté rieure 2 et est monté sur la platine 3 du mouvement d'une montre-bracelet. Au-dessous de la denture, il pré sente une surface alésée 4 de forme cylindrique circu laire destinée à assurer son centrage et à permettre sa rotation. Cette surface coopère avec la surface latérale d'une plaque de guidage 5 qui est fixée sur la platine 3 et assure le guidage de l'anneau 1 grâce à une portion 6 de sa surface latérale.
Cette surface en arc de cercle ouvert s'étend sur environ 180 . Au-delà, la plaque 5 présente un rétrécissement. En outre, elle est coupée selon un V très ouvert de façon à laisser libre un sec teur de la platine sur lequel est posé un élément élasti que 7 constitué par une plaque d'acier découpée en forme de V très ouvert présentant à ses deux extrémités des têtes arrondies et à sa partie centrale un élargisse ment permettant sa fixation. Le ressort 7 est maintenu en place entre le bord de la plaque 5 et une seconde plaque de guidage 8 qui est également fixée sur la platine et qui comporte une découpure 9 dans laquelle est enga gée la partie centrale élargie de la plaque 7.
Comme on le voit au dessin, le ressort 7 est disposé de façon sy métrique par rapport à la surface de guidage 6. Sa partie centrale se trouve sur un axe passant par le cen tre de la platine et par le milieu de la longueur de la surface 6. Il en résulte que les deux têtes du ressort 7, lorsqu'elles appuient contre la surface 4, exercent sur l'anneau 1 une force dirigée suivant cet axe de symétrie.
Normalement, le ressort 7 est monté sans préarmage, de sorte qu'il autorise la rotation de l'anneau de quan tième autour de son axe sans exercer de frottement.
L'anneau de quantième peut être commandé de deux façons différentes, soit automatiquement par le mouve ment, une fois par 24 h, soit à volonté pour effectuer une correction du quantième. Le mécanisme qui assure la commutation automatique est un mécanisme usuel comprenant une roue entraîneuse 10 en prise avec une roue 11 qui est solidaire de la roue des heures et qui présente un diamètre égal à la moitié de celui de la roue 10.
Cette dernière porte une goupille 12 qui, à chaque rotation complète de la roue 10, s'engage dans la denture 2 et fait avancer l'anneau 1 d'un pas. Nor malement, cette roue 10 est entraînée dans le sens anti- horaire vu au dessin, ce sens étant également celui de la rotation de l'anneau 1.
Le mécanisme de correction comprend un levier 13 qui est pourvu d'une ouverture allongée 14 engagée sur une goupille 15 fixée à la platine 3. Ce levier présente un doigt latéral 16 dont l'extrémité a la forme d'une dent ayant un module égal à celui de la denture de la roue 10. Normalement, le doigt 16 est maintenu engagé dans 1a denture de la roue 10 sous l'action d'une lame ressort 17 fixée à un plot 18. Habituellement, la portion libre du ressort 17 appuie contre une partie plane 19 du levier 13.
D'autre part, pour permettre les fonctions du levier 13, le doigt 16 est disposé de façon à s'éten dre radialement par rapport à l'axe de la goupille 5 lorsque c'est l'extrémité supérieure de la fente 14 qui est engagée sur cette goupille. En position de repos, le res sort 17 appuie sur la portion rectiligne 19 du levier 13 et le bec 21 de ce levier se trouve légèrement écarté de la denture 2. En revanche, au moment d'une rotation dans le sens de l'avance de l'anneau 1, le ressort 17 vient appuyer contre l'angle 20 situé à l'extrémité de la partie 19.
Pour effectuer une correction de la position de l'anneau 1, il suffit d'amener la tige de remontoir (non représentée) en position de mise à l'heure et de lui im primer un mouvement de va-et-vient. Lorsque la roue 10 tourne dans le sens des aiguilles de la montre, c'est- à-dire dans le sens inverse de son mouvement habituel, le levier 13 est actionné comme un pignon par le doigt 16, de sorte que son bec 21 s'engage contre l'action du ressort 17 dans la denture 2 et actionne l'organe de quantième 1. Lorsque la roue 10 tourne dans son sens habituel, chacune de ses dents soulève successivement le levier 13 par l'intermédiaire du doigt 16.
Le levier glisse sur la goupille 15 grâce à la fente 14 et tout en restant guidé par le ressort 17, de sorte qu'il saute une des dents 2 et reprend ainsi sa position initiale.
On comprend que ce déplacement en translation a également lieu pendant la commutation automatique provoquée par la goupille 12, de sorte que le levier 13 ne gêne nullement l'avance normale de l'anneau 1.
En revanche, si l'on désire effectuer une correction de l'anneau de quantième à la main à un moment où la goupille 12 se trouve déjà engagée dans la denture 2, il peut se produire que le bec 21 vienne buter sur le sommet d'une dent. Dans ce cas, le levier 13 presse laté ralement sur l'anneau 1 et cela dans une direction qui coïncide plus ou moins exactement avec l'axe de symé trie passant par le centre de la platine et le milieu de la surface de guidage 6.
Comme cette surface ne dépasse pas 180 , l'anneau 1 peut se déplacer latéralement en comprimant les deux extrémités du ressort 7, ce qui permet au bec 21 de passer par-dessus la dent qui le bloquait. Ainsi, grâce à la disposition du ressort 7 et de la surface 6, on évite le risque de blocage du méca nisme.
En fait, la surface de guidage 6 ne doit pas né cessairement s'étendre en continu sur toute la longueur de son arc de 180,). Elle pourrait fort bien être inter rompue en certains points, les portions restantes devant toutefois être suffisantes pour assurer le centrage de l'anneau en coopération avec le ressort 7.
Pour permet tre la réalisation de la disposition décrite, il sera naturel lement nécessaire que la périphérie de l'anneau 1 s'étende légèrement en retrait par rapport au bord de la platine, afin que le déplacement latéral décrit ci- dessus soit possible. Toutefois, de façon générale, les moyens décrits permettent d'atteindre le but visé d'une façon très simple et sans nécessiter d'augmentation des dimensions du mouvement.