<B>Dispositif pour</B> diminuer <B>le rayon de courbure</B> d'un <B>tube.</B> On sait que, pour réduire le rayon de courbure cl'un tube, cintré à 180 en épingle à cheveux par exemple, on rapproche les deux branches du tube en exerçant sur ces branches une pression convenable au moyen de deux ma trices s'appliquant sur lesdites branches recti lignes cependant que le tube est maintenu entre deux mors ou plateaux. L'opération s'accompagne d'un chauffage judicieux de la région cintrée du tube.
Il a. été également pro posé de placer dans l'axe du tube une butée fixe, en deux parties solidaires par exemple (les plateaux maintenant. le tube et qui a. pour effet de limiter le rapprochement des branches du tube qui, en fin de mouvement, se trouvent serrées entre, d'une part, les matrices et, d'autre part, la. butée axiale.
Dans le cas où l'on traite de la sorte des tubes en aciers spéciaux ou des tubes dont l'épaisseur est relativement faible par rap port au diamètre extérieur, par exemple infé rieure à 100/e du diamètre du tube, ou encore quand on traite des tubes de diamètre supé- rieur à 50 mm, il peut arriver que des défor mations ou flambages de la. partie cintrée se produisent pendant la compression.
La présente invention vise à remédier à cet inconvénient et a. pour objet un dispositif pour diminuer le rayon de courbure d'un tube en forme de<B>U,</B> comportant. deux plateaux des tinés à maintenir le tube cintré, et deux ma trias de compression pouvant se rapprocher l'une de l'autre pour comprimer ledit tube maintenu entre les plateaux.
Le dispositif selon l'invention est caracté risé en ce qu'il comprend, en outre, une ma trice de soutien s'appliquant à la fois sur la région interne du coude et sur la région externe de ce dernier, dans la. partie médiane du coude, ladite matrice étant montée de ma, nière à pouvoir coulisser par rapport aux pla teaux entre lesquels est maintenu le tube, sui vant l'axe de celui-ci, pendant l'opération de compression.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution du dispo sitif faisant l'objet de la présente invention.
La fig.1 est une vue en plan schématique de ce dispositif avant la compression du tube. La fig. 2 est une cule semblable à la fig.1 après la. compression du tube.
La fig. 3 est une coupe par la ligne III-III de la fig. 1.
La fig. 4 est une coupe par la ligne IV-IV de la fig. 1.
La fig. 5 est une vue en plan semblable à la fig.1 de la deuxième forme d'exécution.
Le dispositif représenté à la fig.1 est des tiné à réduire le rayon de courbure d'un tube a en forme de 'U. Ce dispositif comprend deux matrices b1, b2 s'appliquant sur les branches droites du tube qui est maintenu par ailleurs entre deux plateaux fixes cl, c2 (fig. 3 et 4) pendant l'opération de compression. Le pla teau cl est mobile dans le sens de la flèche A (fig. 3) de façon à permettre la mise en place du tube a.
Chaque plateau c1 et c2 porte une butée cil respectivement<I>d2</I> (fig. 3), ces deux butées ayant pour effet de limiter le mouvement de rapprochement des branches rectilignes du tube.
Les butées<I>dl,</I> d2 sont. respectivement soli daires des parties ou moitiés e1 et e2 (fig.4) d'une matrice de soutien qui entoure la région médiane du tube a de part et d'autre de son axe de symétrie. Cette matrice de soutien el, e2 comporte -une portion cintrée f qui vient soutenir la région interne du coude pendant et, à la fin de la compression. Le profil f est celui de la région interne du coude final a2 (fig. 2) que l'on désire obtenir.
D'autre part, la matrice de soutien com porte une portion 1, de préférence cintrée, qui vient s'appliquer sur la région extérieure du tube a, et dont le profil correspond à cette région extérieure, comme on le voit à la fig. 4. Les deux pontions de matrice<I>f</I> et<I>l</I> viennent. donc emboîter complètement la région mé diane du tube a, de part et d'autre des géné ratrices C et C' dudit tube qui viennent en contact avec les plateaux cl, c2 enserrant le tube.
Pendant l'opération de compression qui résulte du rapprochement des matrices b1, b2 dans le sens des flèches B (fig.1), la région cintrée a s'aplatit, comme on le voit en pas sant de la. fig.1 à la fig. 2, et les portions<I>f,</I> l de la:
matrice de soutien accompagnant ce mouvement doivent être montées de façon à pouvoir coulisser par rapport aux plateaux fixes cl, c2. A cet effet., les deux moitiés el, e2 de la matrice de soutien sont montées sur ces plateaux cl, c2 au moyen de goujons ou de vis g (fig. 4) maintenant par leurs têtes les moitiés de la matrice, des rainures longitudi nales h pratiquées dans ces moitiés permet- tant le déplacement longitudinal de la ma trice de soutien dans le sens de la flèche C (fig.1 et 2) pendant le mouvement de com pression.
Ce déplacement de la, matrice est provoqué par l'entraînement qu'exerce en D la région externe du tube sur la, portion l de la matrice.
Une gorge i de la portion f de la matrice de soutien est d'un creux plus accusé que la section initiale du tube, de manière que, pen dant la compression, la partie cintrée du tube puisse prendre librement la. foi-me ovoïde op timum résultant du cintrage et contribue à laisser au tube la même section, ou sensible ment la même section, dans la région cintrée que dans les parties rectilignes.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 5, la. matrice de soutien est. en deux moi tiés, f1 et f2, montées de façon à pouvoir se déplacer transversalement dans le sens des flèches E par rapport au reste de la matrice.
De la sorte, avant la compression, les demi matrices <B>fi,</B><I>f 2</I> peuvent s'écarter par coulissement transversal sur la butée d pour venir dans la position de la fig. 5 et soutenir des régions du tube a. plus éloignées de l'axe de symétrie X-X. Sous l'effet de la com pression des matrices b1, b? dans le sens des flèches<I>B,</I> les demi-matrices de soutien<B>fi,</B><I>f 2</I> se rapprochent l'une de l'autre, en même temps que l'ensemble se déplace dans le sens longitudinal de la flèche C pour occuper, en fin de mouvement, la.
position représentée en traits mixtes sur la fig. 5 où les deux demi- matrices sont jointives sur l'axe de symétrie X -X. La possibilité de coulissement transversal des demi-matrices f 1, f 2 sur la butée peut être réalisée par tout moyen convenable, par exemple par l'intermédiaire d'une queue d'aronde k que présente l'embase de la. partie mobile et coulissant dans une rainure corres pondante du reste de la matrice.