Dispositif réversible de comptage. L'invention a pour objet un dispositif réversible de comptage, capable de compter ad'ditivement et soustractivement des modifi cations cycliques d'un paramètre réversible et cycliquement variable. Dans la présente des cription, le terme cyclique n'implique pas nécessairement une régularité ou une unifor mité quelconque de la vitesse avec laquelle s'effectuent les modifications cycliques.
Le dispositif de comptage objet de l'inven tion est en particulier applicable à la mesure dîme quantité. Il est caractérise en ce qu'il comprend deux détecteurs agencés de façon à être respectivement commandés par ledit para mètre et par un second paramètre de manière à produire chacun un signal de sortie pas sant brusquement d'une valeur à une autre valeur chaque fois que le paramètre corres pondant passe par une valeur choisie, le second paramètre étant lié au premier de façon que ces deux paramètres subissent toujours des variations cycliques et de sens correspondants mais sont déphasés l'un par rapport à l'autre d'une fraction de cycle approximativement constante,
cette fraction et la relation exis tant entre les valeurs choisies respectives des- dits paramètres étant telles que les change ments de valeur du signal de sortie du second détecteur alternent avec ceux du signal de sortie du premier détecteur, sauf lors d'un changement du sens des variations cycliques respectives des paramètres, et des moyens de comptage agencés de manière à fonctionner sous l'effet combiné des signaux de sortie des deux détecteurs, de façon à avancer d'une unité pour chaque cycle, le sens de cette avance étant déterminé par les signes desdits signaux de sortie.
Le dessin représente, à titre d'exemple, trois formes d'exécution et des variantes du dispositif réversible de comptage faisant l'objet de la présente invention.
La fig. 1 est le schéma électrique de la première forme d'exécution.
La fig. 2 est un graphique montrant. les tensions variablés appliquées à certains en droits de la première forme d'exécution.
La fig. 3 est le schéma électrique de la deuxième forme d'exécution.
La fig. 4 est une représentation schéma tique d'un tube électronique à décharge à atmosphère gazeuse que comprend la forme d'exécution représentée à la fig. 3.
La fig. 5 est un graphique analogue à celui de la fig. 2, mais se rapportant à la. deuxième forme d'exécution représentée à la fig. 3.
La fig. 6 est le schéma électrique de la troisième forme d'exécution.
La fig. 7 représente schématiquement un dispositif de comptage que comprend la forme d'exécution représentée à la fig. 6.
La fig. 8 est un graphique analogue à ceux des fig. 2 et 5, mais se rapportant à la troi sième forme d'exécution représentée à la fig. 6.
La fig. 9 est le schéma électrique partiel d'une variante dont la partie, non représentée, correspond à la. première ou à la seconde forme d'exécution.
La fig. 10 représente schématiquement une variante de l'une quelconque des formes d'exécution représentée aux fig. 1 à 5 appli quée à l'indication des lectures d'une échelle de mesure, et la fig. 11 représente schématiquement une variante de l'une quelconque desdites formes d'exécution appliquée à la mesure de petits déplacements linéaires et comprenant un inter féromètre.
La forme d'exécution représentée à la fig. 1 constitue un dispositif réversible de comptage agencé de manière à pouvoir comp ter à grande vitesse et selon le système binaire, ceci au moyen de circuits à tubes électroni ques.
Dans la description qui va suivre, on admettra par commodité que le paramètre variable dont les modifications cycliques doi vent être comptées est constitué par une ten sion électrique oscillatoire de forme plus ou moins sinusoïdale ou a été converti en de telles oscillations et qu'une seconde tension oscillàtoire semblable a été produite de ma nière à être déphasée par rapport à la pre mière d'un angle de l'ordre de 90 , les deux tensions oscillatoires étant telles que, lors qu'elles passent par leurs modifications cycli ques dans le sens avant, 1a seconde tension est en avance par rapport à la première.
La forme d'exécution représentée com prend un premier détecteur qui comprend un relais électronique A, du type qu'on appelle parfois circuit basculeur de Schmitt et qui comprend une paire de triodes ou de pen- todes. Le relais représenté comprend une pre mière triode comprenant une cathode Ai, une grille de commande A2 et une anode A3, et une seconde triode comprenant une cathode A4, une grille A5 et une anode As. Les deux cathodes Ai et A4 sont, reliées l'une à l'autre et à une résistance de cathode commune ,17.
L'anode A3 de la première triode est reliée à la grille A5 de la seconde par l'intermédiaire d'un condensateur As shunté par une résis tance A9, et la grille A5 est, d'autre part, reliée à la masse à travers une résistance A1o. Une tension oscillatoire est appliquée à la grille A2 de la première triode.
On va mainte nant expliquer le fonctionnement de ce relais A en référence à certaines des courbes du graphique de la fig. \?, dans laquelle chaque courbe représente la tension variable appli quée à l'élément ou aux éléments du dispo sitif représenté à la fig. 1 dont le ou les signes de référence désigne ou désignent cette courbe. A titre d'exemple, ces courbes repré sentent quatre cycles dans le sens avant suivi d'une inversion de sens et de deux cycles de fonctionnement dans le sens inverse ou arrière.
Lorsque la tension grille de la première triode est suffisamment faible pour empêcher du courant. de traverser cette triode (voir courbe A2 de la fig. 2), son anode A3 se trouve presque au potentiel d'une source d'alimenta tion à haute tension (voir courbe < 13 de la fig. 2), et le potentiel de la. grille A5 de la seconde triode est déterminé par les résis tances A9 et Aio qui relient cette grille à l'anode A3 de la première triode et à la masse, la disposition étant telle que, dans ces conditions, du courant passe à.
travers la se conde triode et détermine le potentiel des ca thodes A1 et Q14. Si la tension grille de la. pre mière triode augmente alors lentement, rien ne se passe jusqu'à, ce que cette tension atteigne une valeur cyclique pour laquelle du courant commence de passer à travers la pre mière triode. A ce moment-là, des conditions de réaction prévalent..
En effet, l'abaissement du potentiel de l'anode A3 de la première triode qui en découle est immédiatement trans mis par le condensateur As à la grille A5 de la seconde triode, réduisant ainsi le courant qui passe à travers cette triode et, par consé quent, le potentiel des cathodes des triodes et faisant ainsi augmenter le courant qui passe à travers la première triode, de sorte que l'action est cumulative. La transition par cet état instable s'effectue extrêmement rapide ment et conduit à un état stable dans lequel la première triode est conductrice et la seconde non conductrice.
Cet état prévaut pendant. que la tension oscillatoire appliquée à la grille A2 passe par sa valeur maximum pour dimi- nuer ensuite, ce qui a pour conséquence de faire diminuer le courant passant par la pre mière triode et le potentiel de cathode, et de faire augmenter les potentiels respectifs de l'anode ..13 de la première triode et de la grille A5 de la seconde jusqu'à ce qu'une va leur critique pour laquelle du courant com mence de passer à travers la. seconde triode soit atteinte.
A cet instant, des conditions de réaction prévalent à nouveau, si bien que le circuit reprend rapidement son état stable initial dans lequel il reste jusqu'à ce que la tension oscillatoire ait passé par sa valeur minimum et ait à nouveau suffisamment. cru pour provoquer une répétition du cycle de fonctionnement.
L'action de basculement de ce relais dû aux brusques changements de son état. qui se produisent lorsque la tension oscil latoire passe dans un sens ou dans l'autre par une valeur choisie produit donc des si gnaux d'amplitudes égales, de sens opposés et de forme rectangulaire aux deux anodes .13 et. C16, comme représenté aux courbes A3 et =16 de la fig. 2.
Chacun des signaux de forme rectangulaire dont. on vient, de décrire le mode de produc tion est converti en un jeu de courtes impul sions de signes alternés au moyen d'un circuit de différentiation. Chacune des anodes A3 et _16 est reliée à l'une des grilles B2<I>et</I> B5 <B>(le</B> deux triodes constituant ensemble un dispo sitif écluseur B, ceci par l'intermédiaire d'un circuit de différentiation.
Chaque circuit de différentiation est constitué par une résistance B7 ou Bs disposée dans le circuit de grille correspondant du dispositif écluseur et par un condensateur B9 ou BIO à travers lequel l'anode As ou @16 du relais électronique A est couplée à cette grille et à la résistance eorres- pondante. L'effet de chacun de ces circuits de différentiation est de transmettre chaque brusque modification de tension du signal de forme rectangulaire de l'anode <RTI
ID="0003.0026"> Aa ou @16 du relais électronique .1 à la grille<I>B2</I> ou B5 du dispositif écluseur B par l'intermédiaire du condensateur B9 ou Blo, après quoi le conden sateur considéré se décharge à travers la résis tance de grille B7 ou Bs et ramène ainsi la grille correspondante à son potentiel initial.
Le temps nécessaire pour décharger le conden sateur et pour ramener la grille à son poten tiel initial dépend de la, constante de temps du circuit de différentiation, c'est-à-dire du produit de sa capacité par sa résistance, de sorte que les impulsions de signes alternés appliquées à chaque grille du dispositif éclu- seur peuvent être rendues brèves par choix d'une faible valeur adéquate pour la capacité de couplage et. d'une faible valeur pour la résistance de grille correspondante, comme représenté aux courbes B2 et B5 de la fig. 2.
Simultanément, la seconde tension oscilla toire dont il a. été question ci-dessus est appli quée à la grille C2 d'une première triode d'un autre relais électronique C d'un second détec teur. Ce relais ne diffère du relais A décrit ci-dessus que par l'addition d'une résistance Cll entre la grille C5 de sa. seconde triode et le point commun des deux résistances C9 et Cl0 qui correspondent aux résistances !19 et t119 et au moyen desquelles l'anode Ca de sa première triode est reliée à la masse.
Ce point commun est directement relié à la grille D2 d'une triode de commande d'éclusage D dont la cathode D1 est directement reliée aux ca thodes Bl et B4 des deux triodes du dispo sitif écluseur B.
Cette résistance supplémen taire<B>Cl'</B> a pour effet de permettre aux ra pides modifications de tension se produisant pendant les périodes de réaction d'être trans mises à la grille C5 de la. seconde triode du relais électronique C à. partir de l'anode C3 de sa première triode, tout en empêchant. ces modifications d'être transmises à la grille<I>D2</I> de la triode de commande D où elles a.pparaî- t.ra.ient sans cela sous forme de pointes super posées au signal de forme rectangulaire. Un signal de forme rectangulaire et non de vraies impulsions est ainsi appliqué aux cathodes re liées l'une à l'autre Bl et.
B4 des deux triodes du dispositif écluseur, comme représenté à la courbe C3 <I>D2</I> D1 B' <I>B-!</I> de la fig. 2, les brus ques modifications se produisant lorsque la seconde tension oscillatoire passe par une va leur choisie, de sorte que le dispositif écluseur B peut commander les impulsions produites par le premier détecteur conformément à la valeur que présente la seconde tension oscilla toire à l'instant où ces impulsions sont pro duites, et non conformément aux brusques modifications de cette valeur.
La triode de commande D sert à modifier le potentiel des cathodes des triodes du dispo sitif écluseur B, car la tension de sortie con tinue du second détecteur ne serait pas elle- même adéquate pour assurer cette commande. La grille<I>D2</I> de la triode de commande ne con somme pas de courant; cependant, sa cathode <B>Dl</B> fournit un courant convenable pour assu rer la commande du dispositif écluseur B.
Le passage d'un courant à travers la triode D a pour effet de faire croître le potentiel des trois cathodes<I>Dl,</I> Bl et B4 reliées les unes aux autres et d'empêcher ainsi le passage d'un courant à travers l'une quelconque des triodes du dispositif écluseur B, même lorsque des impulsions positives sont appliquées à ses grilles B2 et B5.
Par conséquent, une impulsion négative n'apparaît aux anodes B S et BU reliées l'une à l'autre des triodes du dispositif écluseur que lorsqu'une impulsion positive est appliquée à l'une des grilles<I>B2</I> et B5 à un moment où les deux cathodes Bl et B4 sont négatives (voir courbes B3 B6 de la fig. 2).
Il est donc évi dent que, lorsque les tensions oscillatoires pas sent par leurs valeurs successives dans le sens avant, la seconde tension oscillatoire étant en retard par rapport à la première, une impul sion négative apparaît aux anodes B3 et B6 du dispositif écluseur B à l'instant auquel la. pre mière tension oscillatoire passe par sa. valeur choisie en augmentant, mais non lorsque cette tension passe par ladite valeur en diminuant.
Semblablement, après une inversion de sens et lorsque la seconde tension oscillatoire est en avance sur la première, une impulsion néga tive apparaît aux anodes B3 et B6 du dispo sitif écluseur B à l'instant où la première ten sion oscillatoire passe par sa valeur choisie en diminuant, mais non lorsqu'elle passe par cette valeur en augmentant. Les impulsions négatives obtenues aux anodes B3 et B6 du dispositif écluseur B sont transmises à un pre mier étage de comptage.
D'après ce qui précède, on remarquera que le choix de certaines des impulsions de sortie fournies par le premier détecteur dans le but, de commander le comptage est déterminé par la valeur instantanée de la seconde tension oscillatoire, tandis que le sens du comptage est commandé par le sens de la modification correspondante de la première tension oscilla toire lorsque celle-ci passe par la valeur choi sie, ainsi qu'on le décrira. plus loin.
Le premier étage de comptage est désigné par le signe de référence E et est, constitué par une paire de triodes formant un circuit basculeur et dont les cathodes El et E4 sont directement reliées l'une à l'autre. Chacune des anodes E3 et E6 de ces deux -triodes est reliée à la grille E5 ou E2 de l'autre par l'in termédiaire d'un circuit. à résistances et capa cité E7 E8 E9 semblable à celui du relais électronique r1 du premier détecteur et reliant dans ce détecteur l'anode _13 de la. première triode à la grille t15 de la seconde.
Les impul sions négatives provenant des anodes B3 et B6 du dispositif écluseur peuvent être utilisées de différentes façons pour eommander un étage de comptage tel que l'étage E. Dans la forme d'exécution représentée, ces impulsions sont appliquées à une résistance d'anode Elo commune aux deux triodes de cet étage. Cet étage de comptage présente deux états stables qui dépendent de celle d e ses deux triodes qui laisse passer du courant, l'autre triode étant alors bloquée.
Lorsqu'une impulsion négative est appliquée à l'étage de comptage à partir du dispositif éeluseur, elle passe à travers les résistances d'anode<B>El'</B> et E12 et les circuits de couplage en croix des anodes E3 et. E6 aux grilles E2 et E5 des deux triodes pour parvenir à ces grilles. Elle n'a pas d'effet sur la. triode qui n'est pas conductrice, mais elle réduit le courant.
traversant la triode conductrice et transmet ainsi une impulsion positive à la. grille de la triode non conductrice, de sorte que les deux triodes laissent alors momentanément passer du courant et. que la triode conductrice est bloquée. Les signaux recueillis aux anodes de ces deux triodes sont ainsi également de forme rectangulaire et de signes opposés (voir courbe,,, E3 et E6 à la fig. 2).
Cependant, les changements brusques de tension que présen tent ces signaux ne se produisent qu'une fois au cours de chaque cycle de la. première ten sion oscillatoire initiale au lieu de se produire une fois au cours de chaque demi-cycle de cette tension, comme les signaux de sortie du relais électronique El du premier détecteur.
Ces signaux, deaformes rectangulaires, sont à nouveau convertis en jeux d'impulsions de signes alternés au moyen de circuits de diffé- rentiation F7 et Fs à travers lesquels les deux anodes E33 et E6 du premier étage de comp tage E sont couplées aux grilles de commande F2 et F5 des deux triodes d'un second dispo sitif éeluseur F qui commande le report à partir du premier étage de comptage E à un second étage de comptage G.
Ce second dispo sitif écluseur F se distingue du premier en ce due les cathodes FI et F4 de ses deux triodes sont séparées l'une de l'autre et sont respec tivement et directement reliées aux cathodes Ji et J4 d'une paire de triodes de commande d'éclusage J.
Les triodes de commande d'éclusage J peu vent. être commandées de différentes manières; cependant, dans la forme d'exécution repré sentée, les grilles J2 et. J5 de ces deux triodes sont. respectivement reliées aux points com muns des résistances de deux paires de résis tances J7 et Js à. travers lesquelles les anodes <B><I>II"</I></B> et H6 de deux triodes d'un dispositif de retard basculeur H sont respectivement reliées a la, masse.
Le dispositif de retard<I>II</I> est dis posé de faç=on semblable à celle dont est dis posé le relais électronique El du premier détec teur et la grille H2 de sa première triode est excitée à travers un circuit de retard à partir du si-nnal de forme rectangulaire fourni par ledit relais électronique A.
Ce circuit de retard est constitué par deux résistances série I17' branchées en série et par deux condensa teurs shunt Hs. Il a. pour effet d'assurer que les signaux recueillis aux anodes du dispo sitif de retard H soient de forme rectangu laire et de signes opposés (voir courbes H3 J1 <I>J2</I> H1 H6 <I>J4 J5</I> F4 à la fig. 2), et sembla bles aux signaux de sortie du relais électro nique A du premier détecteur,
mais retardés par rapport à ces signaux d'un court inter valle de temps suffisant pour maintenir les potentiels respectifs des cathodes Fi et F4 du second dispositif écluseur F suffisamment longtemps pour permettre au premier étage de comptage E de terminer son opération de comptage.
Les cathodes FI et F4 du second dispo sitif écluseur F exercent ainsi une commande conformément à la, valeur que présente la pre mière tension oscillatoire immédiatement avant le changement qui a pour effet de produire une impulsion parvenant à une grille du second dispositif écluseur. Une impulsion né gative n'apparaît à l'anode de l'une quelcon que des triodes de ce dispositif que lorsqu'une impulsion positive est appliquée à sa grille pendant que sa cathode est négative et, du fait que les deux anodes F3 et F6 sont reliées l'une à l'autre,
il est évident que de telles impulsions négatives n'apparaissent que la moitié aussi souvent que celles apparaissant aux anodes du premier dispositif écluseur B, ainsi qu'on peut le voir à la courbe F3 F6 de la fig. 2.
Pendant que les tensions oscilla toires varient dans le sens avant, toute impul sion apparaissant aux anodes F3 F6 du second dispositif écluseur F correspond à la seconde impulsion d'une paire d'impulsions correspon dantes apparaissant aux anodes B3 B6 du pre mier dispositif écluseur B, tandis que, pour le sens de variation inverse des tensions oscilla toires, toute impulsion apparaissant à la sortie du second dispositif écluseur F correspond à la première impulsion d'une paire d'impul sions correspondantes produites par le dispo sitif écluseur B.
Ces impulsions sont trans mises au second étage de comptage G qui est disposé de la même façon que le premier étage E.
Les deux signaux de forme rectangulaire et de signes opposés issus du second étage de comptage et dont l'un est représenté à la fig. 2 par la courbe G3 sont convertis chacun en un jeu d'impulsions de signes alternés, comme décrit précédemment, ces jeux étant ensuite appliqués aux grilles d'un troisième dispositif écluseur. Ce troisième dispositif écluseur n'est pas représenté, mais il est. sem blable au second, et ses cathodes sont sembla blement commandées par des triodes de com mande d'éclusage dont les grilles sont exci tées en parallèle avec celles des triodes d'éclu sage de l'étage précédent.
Des impulsions négatives apparaissent ainsi aux -anodes du troisième dispositif écluseur moitié aussi sou vent qu'aux anodes du second dispositif éclu- seur et ces impulsions font fonctionner un troisième étage de comptage, et ainsi de suite.
Le compte enregistré est indiqué au moyen d'un jeu de tubes au néon tels que les tubes E13 et. G7, à raison d'un tube par étage de comptage, chacun de ces tubes étant excité à partir du signal de sortie d'anode de la pre mière triode de l'étage de comptage corres pondant, de manière qu'il est illuminé lorsque cette triode est bloquée, mais est éteint lorsque ladite triode est traversée par un courant. Chaque tube au néon indique le chiffre 1. lorsqu'il est illuminé et le chiffre 0 lorsqu'il est éteint, comme indiqué le long des courbes E3 et G3 de la fig. 2.
De la sorte, lorsque les tensions oscillatoires varient dans le sens avant à partir de la valeur zéro, le premier tube au néon E13 est illuminé lorsque la première impulsion néga@ tive est transmise à partir du premier dispo sitif écluseur B et s'éteint à la seconde impul sion pour se rallumer à la troisième et s'éteindre à nouveau à. la quatrième, et ainsi de suite, indiquant ainsi pour le premier ordre de comptage les comptes 0, 1, 0, 1...
Semblable- ment, le second tube au néon G7 est illuminé lorsque 1a première impulsion est transmise à partir du second dispositif écluseur Z', c5est- à-dire lorsque la. seconde impulsion est trans mise à partir du premier dispositif écluseur B et lorsque le premier tube au néon E13 s'éteint pour indiquer 0 après avoir indiqué 1, et ce second tube au néon s'éteint à la seconde im pulsion du second dispositif écluseur F, ç'est- à-dire à la.
quatrième impulsion du premier dispositif écluseur B, également lorsque le pré- mier tube au néon E13 s'éteint pour indiquer 0 après avoir indiqué 1, et ainsi de suite. Les deux premiers tubes au néon indiquent donc consécutivement les nombres binaires 0 0, 01, <B>10,</B> 11, 0 0 ...
Le troisième tube au néon (non représenté) s'allume semblablement à la première impulsion du troisième dispositif écluseur, c'est-à-dire à la seconde impulsion du second dispositif écluseur F et à la qua trième impulsion du premier dispositif éclu- seur B, lorsque le second tube au néon G 7 s'éteint pour indiquer 0 après avoir indiqué 1, et ce troisième tube au néon s'éteint, lorsque le second tube au néon s'éteint à. nouveau pour indiquer 0 après avoir indiqué 1, et. ainsi de suite. Les trois tubes au néon indiquent donc successivement les nombres 0 0 0, 0 01, 010, 011,<B>100, 101, 110,</B> 1.11,<B>000</B> ...
Il est donc évident que le report à partir d'un ordre jusqu'à l'ordre suivant est effectué correcte ment pour tous les étages de comptage.
Lorsque les tensions oscillatoires varient dans le sens inverse, le premier tube au néon E13 s'allume et s'éteint également. sous l'effet d'impulsions de comptage consécutives prove nant du premier dispositif écluseur B, cepen dant, le second tube au néon G7 s'allume et s'éteint alors lorsque le premier tube au néon E13 s'allume pour indiquer la. valeur 1 après avoir indiqué la. valeur 0, et chaque tube au néon des ordres suivants s'allume et s'éteint. semblablement lorsque le tube au néon de l'étage précédent s'allume pour indiquer 1 après avoir indiqué 0.
De la sorte, en partant de l'indication<B>111,</B> on obtient. la. suite 1<B>10,</B> 101,<B>100,</B> 011, 010,<B>001,</B> 000, 111 ... pour les trois premiers tubes au néon et une suite correspondante pour le jeu complet de tubes au néon.
La forme d'exécution qu'on vient de dé crire compte donc avec exactitude et à grande vitesse dans les deux sens. Si on le désire, on peut prévoir des moyens pour convertir l'indi cation de compte binaire en une indication décimale et les fig. 3 à 5 sont. relatives à une seconde forme d'exécution dans laquelle un comptage selon le système décimal est effectué au moyen d'un tube électronique à décharge à atmosphère gazeuse de construction spéciale, pour chaque étage de comptage.
Un tube à décharge spécial K de cette se conde forme d'exécution est représenté schéma tiquement à la fig. 4. Il comprend trente élec trodes en forme de fil disposées symétrique ment autour d'une électrode centrale circu laire en forme de disque K1 qui constitue son anode. Lorsqu'on met ce tube en circuit, une décharge s'établit entre son anode et l'une quelconque de ses électrodes en forme de fil, et, cette décharge reste stable. Elle peut cepen dant être transférée à un fil adjacent en rendant temporairement ce fil plus négatif que ].'électrode en forme de fil à laquelle abou tit la décharge.
Dix électrodes en forme de fil espacées les unes des autres à 36 d'intervalle constituent des cathodes, neuf de ces cathodes K2 étant reliées les unes aux autres et à une borne com mune E3, tandis que la dixième K4, qu'on petit appeler cathode de zéro, est reliée à une borne séparée E5. Les neuf cathodes K2 cor respondent. respectivement aux chiffres 1, 2... 9 comptés dans l'ordre et à partir de la ca thode de zéro.
Les vingt électrodes en forme de fil restantes constituent des électrodes de guidage et sont reliées les unes aux autres selon deux groupes K6 et K7 respectivement reliés à une borne K8 et à lune borne K9, les électrodes de chaque groupe étant espacées les unes des autres de 36 .
La décharge aboutit normalement à l'une des dix cathodes E2 et K4, mais, en appliquant deux impulsions néga tives tour à tour et. respectivement à chacun des groupes d'électrodes de guidage K6 et K7, cette décharge est transférée à la cathode sui vante, le sens de ce transfert étant déterminé conformément à l'ordre selon lequel lesdites impulsions sont appliquées aux électrodes de L;lllClage.
Cette deuxième forme d'exécution com prend également deux détecteurs comprenant chacun un relais électronique basculeur, un premier dispositif écluseur et une triode de commande d'éclusage pour ce dispositif dis posés comme ceux de la première forme d'exé cution et désignés par les mêmes signes de référence, sauf que les deux anodes B3 et B6 du premier dispositif écluseur B ne sont pas reliées l'une à l'autre.
Cette modification du dispositif écluseur B a pour effet d'assurer que, tant que les tensions oscillatoires initiales varient dans le sens avant, toutes les impul sions négatives apparaissent à l'anode B6 de la seconde triode de ce dispositif, tandis que, lorsque ces tensions oscillatoires varient dans le sens inverse ou arrière, toutes les impulsions négatives apparaissent à l'anode B3 de la pre mière triode du dispositif écluseur B, ces !ni- pulsions apparaissant dans tous les cas au même instant que dans la première forme d'exécution décrite ci-dessus.
Ce mode de fonc tionnement est illustré par les courbes B3 et B6 du graphique de la fig. 5 qui remplacent la courbe unique B3 B6 de la fig. 2, les courbes intermédiaires correspondant à celles respec tivement désignées par A3, A6, B2, B5 et C3 D2 <I>Dl</I> Bl <I>B4</I> de la fig. 2 étant omises à la fig. 5 du fait. qu'elles seraient identiques à celles de la fig. 2.
Les courbes de la fig. 5 représentent, à titre d'exemple, un jeu de cycles dans le sens avant correspondant au comptage de 97 à 102, afin d'indiquer le fonc tionnement du report à 100, ce jeu de cycles étant également suivi d'une inversion de sens et d'une variation dans le sens inverse pour illustrer le fonctionnement du report au pas sage par 100 pour le comptage en sens inverse.
La première anode B3 du dispositif éclu- seur est reliée à la masse à travers un conden sateur L et une paire de circuits parallèles dont l'un comprend deux résistances Ll et L2 branchées en série, tandis que l'autre com prend une résistance L3 en série avec un con densateur L4.
Le point commun des résis tances Ll et<I>L2</I> est relié à la borne commune K9 du second groupe d'électrodes de guidage du tube à décharge de comptage K à travers un redresseur L5, tandis que le point commun de la résistance L3 et du condensateur L4 est relié à la borne commune Ks du premier groupe d'électrodes de guidage du tube K à travers un redresseur L6.
La seconde anode B6 du dispositif écluseur est semblablement reliée à la masse à travers un condensateur L7 et à travers un conden sateur L7 et à travers deux circuits parallèles comprenant respectivement deux résistances Ls et L9 et une résistance L1() et un conden sateur L11, le point commun des résistances Ls et L9 étant relié à la borne Kg du premier groupe d'électrodes de guidage à travers un redresseur L12, tandis que le point commun de la résistance L1()
et du condensateur L11 est relié à la borne E9 du second groupe d'élec trodes de guidage à travers un redresseur L13. Les quatre redresseurs L5, L6, L12 et. L13 sont tous branchés dans le même sens et de manière à permettre à des impulsions néga tives de parvenir aux électrodes de guidage, tout en empêchant. une impulsion issue de l'une des anodes B3 et 135 de parvenir jusque dans un autre circuit.
Dela sorte, lorsque les tensions oscillatoires varient dans le sens avant, des impulsions négatives sont transmises à partir de la. seconde anode B6 et, du fait du court retard intro duit par le circuit à résistanee-capacité L1o L11, chaque impulsion atteint tout d'abord le premier groupe d'électrodes de guidage K6 et juste ensuite le second groupe d'électrodes de guidage K7, comme représenté aux courbes K6 et K7 de la fia. 5.
Cela a pour effet d'assurer le transfert de 'la décharge établie clans le tube K à partir d'une cathode E2 jusqu'à l'électrode de guidage adjacente du premier groupe K6 et, de là, jusqu'à l'élec trode de guidage adjacente du second groupe K7 et. jusqu'à la cathode suivante K2, ce transfert.
s'effectuant dans le sens des aiguilles d'une montre, c'est-à-dire dans le sens de comptage avant et à raison d'une unité pour chaque impulsion issue de l'anode B6. Des impulsions négatives issues de la première anode B3 provoquent semblablement le transfert de la décharge à partir d'une ca thode jusqu'à la suivante, mais dans le sens contraire de celui des aiguilles d'une montre, c'est-à-dire dans le sens de comptage inverse ou arrière.
La décharge se déplace par conséquent tout autour du tube à décharge K, comme une aiguille d'une montre, dans un sens ou dans l'autre, en passant par des positions numé rotées et comme indiqué à, la. courbe K2 de la fia. 5, si bien que cette décharge fournit une indication relative air nombre d'unités du compte. Le report à l'étage de comptage sui vant qui a. lieu lorsque la décharge passe par la cathode de zéro K4 va, maintenant être décrit.
La tension apparaissant. à la cathode de zéro K4 est représentée par la courbe K-1 1I1 de la fia. 5 qui présente une longue partie plate correspondant au temps pendant lequel la décharge passe par les autres cathodes K2 et qui est suivie d'une brusque augmentation de tension qui se produit. à l'instant où la dé charge atteint la. cathode de zéro K1, cette tension tombant ensuite brusquement lorsque la décharge quitte la cathode de zéro et la courbe présentant alors à nouveau une longue partie plate.
Cette cathode K-' est. reliée à la grille<B>1412</B> d'une triode diviseuse de phase- 11 dont l'anode J13 et la cathode 1T1 transmet tent des signaux de forme rectangulaire d'am plitudes égales et de sens opposés, le signal apparaissant à la cathode J11 correspondant à. celui de la cathode de zéro KI du tube à décharge K.
Chacun des signaux de forme rectangulaire fournis par la triode M et représentés respec tivement par les courbes lis 111 et 113 de la fia. 5 est converti au moyen d'un circuit- de différentiation 114.115 ou 1Z9 1Z7 en un jeu d'impulsions de signes opposés, de la fac,on décrite ci-dessus. Ces deux jeux d'impulsions sont respectivement, appliqués à. l'une des grilles<I>N2</I> et N5 de deux triodes constituant un second dispositif éeluseur N, comme repré senté par les courbes<I>N2</I> et N5 de la fia. 5.
Les deux cathodes N1 et N-1 de ce dispositif écluseur N sont. commandées au moyen de triodes de commande d'éclusage J et. à. partir d'un relais électronique H, exactement comme le second dispositif écluseur de la première forme d'exécution, les mêmes signes de réfé rence étant utilisés pour désigner les parties correspondantes.
Cependant, les deux anodes N3 et N6 de ce dispositif éeluseur N ne sont pas reliées l'une à l'autre, mais sont séparées comme les deux anodes du premier dispositif éeluseur P et des impulsions négatives appa raissent à l'anode Ns de la seconde triode pour le comptage dans le sens avant et à l'anode Na de la , première triode pour le comptage dans le sens inverse ou arrière, une telle im pulsion négative n'apparaissant évidemment que pour chaque dixième impulsion apparais sant. à.
l'anode correspondante du premier dis positif écluseur 13, comme représenté par les courbes N-' et Ns de la fig. 5.
Ces impulsions négatives commandent les électrodes de guidage 06 et 07 d'un tube à décharge 0 que comprend le second étage de comptale, de la. façon décrite ci-dessus à, pro pos du premier étage. Les mêmes suffixes numériques ajoutés à la lettre 0 désignent (les parties du tube 0 correspondant. à celles (lu tube K désignées par ces suffixes à la fig. -1. De la sorte, la décharge établie dans le tube 0 tourne dans un sens ou dans l'autre en passant par les cathodes 02 et 04 et fournit l'indication désirée du chiffre de l'ordre des dizaines du compte.
Le report à partir de la cathode de zéro 04 du tube à décharge 0 du second étage de comptage est effectué par l'intermédiaire (L'une triode diviseuse de phase qui applique un signal à un troisième dispositif écluseur, de la façon décrite ci-dessus à propos de l'étage précédent. Les cathodes de ce troisième dispositif écluseur sont commandées par des triodes (le commande d'éclusage à partir d'un second dispositif de retard commandé lui même à partir du signal d'anode approprié du premier dispositif de retard, de Tacon sem blable à. celle dont le premier dispositif de retard est commandé à, partir du relais élec tronique Él du premier détecteur.
Les étages de comptage suivants sont dis posés et agencés de façon semblable, chacun d'eux étant commandé par le report à partir de l'étage précédent.
La deuxième forme d'exécution qu'on vient de décrire est capable de compter à grande vitesse, bien que sa vitesse de comptage ma.xi- nium soit quelque peu inférieure à celle de la première forme d'exécution décrite en réfé rence aux fig. 1 et 2. Cependant, pour le comptage à plus faible vitesse, bien que l'une quelconque des formes d'exécution décrites ci- dessus puisse être utilisée, il est également possible d'utiliser, si on le désire, des relais électromagnétiques au lieu de circuits électro niques.
Dans la description des deux premières formes d'exécution, on a. admis que les deux paramètres variables décalés l'un par rapport à l'autre en phase sont chacun une tension oscillatoire plus ou moins sinusoïdale ou ont été convertis chacun en une telle tension. On comprendra cependant que cela n'est pas essentiel et que les deux paramètres peuvent présenter n'importe quelle forme cyclique con venable et susceptible d'être convertie au moyen des détecteurs en signaux de forme approximativement rectangulaire. Dans les deux formes d'exécution décrites ci-dessus, le premier détecteur est agencé de manière à fournir deux signaux de forme rectangulaire et de sens opposés et chacun de ces signaux est converti en un jeu de courtes impulsions au moyen d'un circuit de différentiation.
On peut cependant utiliser d'autres moyens pour obtenir une telle conversion en impulsions. On remarquera par exemple qu'un relais élec tromagnétique fournit de lui-même un signal de sortie de forme approximativement rectan gulaire aux bornes de ses contacts et qu'un tel signal peut facilement être converti en un jeu de courtes impulsions par adjonction d'un autre relais présentant un léger retard de fonctionnement par rapport au premier.
On va maintenant décrire, en référence aux fig. 6 à 8, une troisième forme d'exécu tion comprenant des relais électromagnétiques, la fig. 8 représentant un jeu de courbes ana logues à celles des fig. 2 et 5 et correspondant à trois cycles et demi de comptage dans le sens avant suivis d'une inversion du sens de comptage.
Dans cette forme d'exécution, les deux détecteurs comprennent respectivement un relais électromagnétique P et un relais P5 fournissant chacun à ses contacts un signal de sortie de forme rectangulaire, ces deux signaux étant déphasés l'un par rapport à l'autre, comme indiqué par les courbes P1 et Ps de la fig. 8.
Le relais P du premier détec- teur comprend deux contacts, soit un contact normalement ouvert Pi qui commande l'exci tation d'un troisième relais P7 qui présente un court retard de fonctionnement à l'ouver ture et à la fermeture, tandis que l'autre con tact du relais P est un contact inverseur P2 qui coopère normalement avec un contact P3, mais qui s'écarte de celui-ci pour venir en contact avec un contact P4 lorsque le relais P est excité. Le relais retardé P7 comprend deux contacts dont l'un, P8, est normalement fermé et dont l'autre, P9, est normalement ouvert, et qui sont respectivement branchés dans deux circuits commandés par le contact inverseur P2.
Il est évident que le contact inverseur P2 produit des signaux de forme rectangulaire d'amplitudes égales et de sens opposés dans les deux circuits qu'il commande (voir courbes P3 et P4 de la fig. 8), et que les deux con tacts P8 et P9 du relais retardé P7 produisent également des signaux de forme rectangulaire d'amplitudes égales et de sens opposés et qui sont semblables à ceux produits par le contact inverseur P2, mais retardés par rapport à ces signaux d'une quantité qui dépend du court retard de fonctionnement du relais P7 (voir courbes Ps et P9 de la fig. 8).
De la sorte, l'es signaux résultants s'établissant dans les deux circuits sont constitués chacun par un jeu de courtes impulsions dont la durée dé pend dudit retard.
Les deux circuits sont également comman dés par un dispositif écluseur commandé lui- même par le second détecteur et qui est cons titué par un unique contact Ps normalement ouvert du relais P5 du second détecteur qui est branché en série avec le bras de contact P2 du contact inverseur.
Alternativement, ce dis positif écluseur pourrait aussi être constitué par deux contacts normalement ouverts dudit relais P5 respectivement branché en série avec chacun des deux circuits. Ce dispositif éclu- seur a pour effet de supprimer certaines des impulsions et de permettre aux autres de pas ser.
Ainsi, lorsque le second paramètre va riable retarde par rapport au premier, c'est- à-dire lorsque les deux paramètres varient dans le sens avant, le dispositif écluseur per- met à toutes les impulsions produites dans le premier des deux circuits de passer et sup prime toutes les impulsions produite.,, dans le second circuit, comme indiqué par la courbe Q de la fig. 8, tandis que pour le sens inverse de variation des paramètres, ce dispositif éclu- seur supprime toutes les impulsions du pre mier circuit,
mais permet. à. toutes celles du second circuit de passer, comme indiqué par la courbe Q2 de la fi-. 8. Il est donc évident que le premier circuit fonctionne pour le comptage dans le sens avant et le second pour le comptage dans le sens arrière et que l e comptage réversible désiré peut être effectué à l'aide de moyens de comptage quelconques, mais tels qu'une impulsion reçue par l'inter médiaire du premier circuit fasse augmenter le compte d'une unité et qu'une impulsion reçue par l'intermédiaire du second circuit fasse diminuer le compte d'une unité.
Pour le compte desdites impulsions, il est généralement suffisant d'utiliser un compteur mécanique cyclomètre du type réversible com prenant une roue dentée primaire R qui est entraînée en avant ou en arrière selon le cas et dent par dent par chaque impulsion reçue, cette roue primaire servant de faeon bien connue à faire fonctionner un train de comp tage mécanique non représenté.
Ladite roue primaire peut. être directement reliée à un indicateur de premier étage présentant les chiffres des unités du compte et fonctionnant de manière à actionner un indicateur de compte de second étage présentant les chiffres des dizaines, et ainsi de suite, cet. actionne- ment ayant lieu lorsque l'indicateur de pre mier étage atteint sa position de zéro lors d'un comptage dans le sens avant et lorsqu'il quitte cette position lors d'un comptage dans le sens arrière et agissant sur l'indicateur de second étage dans le sens approprié.
Pour faire fonctionner la roue primaire R, la. forme d'exécution représentée comprend trois solénoïdes: un solénoïde Q pour l'entraî nement dans le sens avant, un solénoïde Q2 pour l'entraînement dans le sens arrière et un troisième solénoïde<I>Q4 Q 5</I> servant à. assurer que l'entraînement ait bien lieu dent par dent dans un sens comme dans l'antre.
Les deux premiers solénoïdes<I>Q</I> et<I>Q2</I> sont reSpectiVe- ment. branchés dans les deux circuits et agis sent dans des sens opposés sur un levier R1 monté à pivotement et qui commande -Lui cli quet R2 sollicité par un ressort, de manière à avoir tendance à venir s'engager entre deux dents adjacentes de la roue primaire R.
Le troisième solénoïde comprend deux enroule ments d'actionnement Q4 et Q5 qui agissent tous deux dans le même sens sur un second cliquet R3 qui est également sollicité par un ressort, de façon à avoir tendance à venir s'enga"rer entre deux dents de la roue R,
les enroulements Q4 et Q5 étant respectivement branchés en parallèle avec le premier solénoïde Q et avec le second solénoïde Q2. Chacun des enroulements Q4 et Q5 du troisième solénoïde est également commandé par un contact nor malement fermé<B>QI,</B> respectivement Q3, qui est actionné par le solénoïde<I>Q</I> ou<I>Q2</I> branché en parallèle avec l'enroulement Q4 ou Q5 consi déré, ceci vers la fin de la course du levier R1.
nn se rend compte que, lorsqu'une impul sion est reçue par l'intermédiaire du premier circuit, elle excite simultanément le premier solénoïde Q et l'enroulement Q4 du troisième solénoïde. Ce dernier relève le cliquet R3, de manière à le dégager de la roue primaire R, et le premier solénoïde Q entraîne cette roue dans le sens avant et d'une quantité corres pondant à plus d'une demi-dent.
Vers la fin de ce déplacement, le premier solénoïde ouvre son eont.aet Q1 et interrompt l'excitation de l'en roulement Q4 du troisième solénoïde (voir Courbes<B>QI</B> et<I>Q4</I> Q5 de la fig. 8), de sorte que le second cliquet R3 retombe en contact avec le flanc de la dent qui a juste passé en regard de lui et aide à achever le déplacement d'une dent de la roue primaire R, assurant ainsi un déplacement d'exactement une dent.
Dès que l'impulsion est terminée, le premier solé noïde Q cesse d'être excité, et son cliquet R2 glisse par-dessus une dent de la roue primaire sous l'action de ressorts de centrage R4 et R5 et tombe dans sa nouvelle position, le second cliquet R3 excluant tout risque d'entraînement en arrière de la roue R sous l'effet de ce mou- veinent de retour du premier cliquet R2. Ce processus se. répète pour chaque impulsion reçue par l'intermédiaire du premier circuit, et le compte est par conséquent augmenté d'une unité par impulsion tant que l'entraîne ment en avant se poursuit.
Un comptage dans le sens inverse ou arrière s'effectue de façon semblable sous commande d'impulsions reçues à travers le second circuit comprenant le second solénoïde<I>Q2</I> et le second enroulement Q5 du troisième solénoïde, comme indiqué aux courbes P4, P9, <I>Q2,</I> Q3 et<B>Q-1, Q5</B> de la fig. <B>8.</B>
Les formes d'exécution qu'on vient de dé crire ne sont que des exemples de quelques manières convenables d'effectuer le comptage réversible de la manière spécifiée et peuvent être modifiées de bien des façons. Ainsi, par exemple, étant donné que le paramètre va riable dont il s'agit de compter les modifica tions cycliques change deux fois au cours de chaque cycle, il est possible, si on le désire, de compter tous ses changements, c'est-à-dire de compter en demi-unités. Cela est.
indiqué à titre d'exemple à la fig. 1, dans laquelle un tube au néon 111l est excité à partir de l'anode A3 du relais électronique A1. On divise alors subséquemment le compte résultant par deux pour obtenir l'indication désirée. Dans les deux premières formes d'exécution dé crites, le résultat du comptage est indiqué par l'illumination d'une rangée de tubes au néon ou par les positions respectives de décharges dans des tubes à décharge spéciaux pour le comptage décimal.
Cependant, il est évident que, dans ces formes d'exécution, l'indication numérique pourrait aussi être fournie au moyen de voltmètres branchés de façon appro priée dans les circuits et que, au cas où on utiliserait un mode de comptage par demi- unités, la division par deux du résultat pour rait être effectuée en graduant les échelles de tels voltmètres de façon adéquate.
Si on le désire, des fractions d'unité peu vent être indiquées au moyen d'un tube à rayon cathodique comprenant une paire de plaques déflectrices excitées à partir de ten sions opposées obtenues au moyen d'une source convenable du premier détecteur et conformes au premier paramètre variable et une autre paire de plaques déflectrices semblablement excitées à partir de tensions opposées dérivées du second détecteur et conformes au second paramètre variable. Une telle disposition est représentée à la fig. 9 qui illustre également l'emploi de cellules photo-électriques<B>S</B><I>et<B>SI</B></I> comme sources de tension dont. les variations cycliques doivent être comptées et. de seconde tension déphasée par rapport. à ladite tension.
Chaque cellule photoélectrique S ou S1 est de préférence du type à vide et est alimentée à partir d'une source de haute tension continue stabilisée, en série avec une grande résistance S11 ou S12, les tensions aux bornes de ces résistances étant. respectivement appliquées aux circuits de grille de triodes S? ou S3 dont la tension de sortie recueillie à la cathode est appliquée à la grille A2 ou C2 de la première triode du relais électronique A ou C de l'une des formes d'exécution décrites en référence aux fig. 1 à 5.
Les cathodes des deux triodes S2 et S3 sont également respectivement reliées à deux des plaques déflectrices S5 et S7 du tube à rayon cathodique S4 utilisé pour indi quer des fractions d'unité. Les deux autres plaques déflectrices S6 et Sg de ce tube sont respectivement reliées à des prises convenables de résistances Sa et S16 branchées aux bornes de la source d'alimentation à haute tension.
Les dispositifs réversibles de comptage dé crits peuvent être utilisés dans divers buts, mais une de leurs applications les plus utiles est relative à la mesure d'une quantité, par exemple à la mesure d'un déplacement linéaire, et on va maintenant décrire quelques exemples de cette application.
Un premier exemple est une variante utili sée pour fournir une indication des lectures d'échelles de précision, telles que celles utili sées par exemple sur des machines à percer au gabarit ou sur d'autres machines. Selon la pratique actuelle, on utilise des microscopes ou des télescopes agrandisseurs pour lire les lignes de graduation gravées de telles échelles de précision. Un des dispositifs réversibles de comptage décrits peut être utilisé pour repro duire la mesure sous une forme clairement lisible, et ceci sans employer de microscopes ni de télescopes.
Comme indiqué schématiquement à la fig. 10, dans cette variante, l'échelle T devant être lue est agencée (le façon à. présenter des modifications cycliques sur toute sa longueur. Par exemple, elle présente des parties opaques et transparentes alternées occupant chacune un espace correspondant à une demi-unité. Alternativement, cette échelle pourrait pré senter, sur toute sa longueur, une transpa rence variable selon une loi approximative ment sinusoïdale, à la. façon de la piste sonore d'un film cinématographique.
De la lumière émise par une source convenable T1 coopérant avec un collimateur T2 est transmise à travers cette échelle T jusque sur la paire de cellules photoélectriques S et<B>81.</B> Celles-ci sont sen sibles à l'intensité de la lumière reçue à tra vers l'échelle T. Le signal électrique de sortie de la cellule S a par conséquent la forme d'une tension variant cycliquement lorsque l'échelle T se déplace en regard de cette cellule, et le comptage des modifications eycli- ques de cette tension en référence à un zéro convenable donne donc la lecture désirée de l'échelle.
Le décalage de phase nécessaire entre les signaux de sortie respectifs des deux cel lules S et S1 et destiné à. assurer le fonctionne ment du dispositif réversible de comptage est. obtenu au moyen de fentes T3 et T1 qui défi nissent les deux faisceaux de lumière parve nant respectivement à, chacune des deux cellules S et S1. Les deux fentes ou jeux de fentes T3 et T4 sont séparées l'une de l'autre ou l'un de l'autre par une distance telle, dans la direction de la longueur de l'échelle T et par rapport. à la dimension de chaque unité de mesure sur cette échelle, qu'on obtient le déphasage désiré.
Bien qu'on puisse utiliser une seule fente pour chaque cellule photo électrique, la quantité de lumière parvenant à chaque cellule est accrue en augmentant le nombre de fentes et en prenant soin que toutes les fentes T3 soient en phase les unes avec les autres par rapport. aux unités de l'échelle et que toutes les fentes Tl soient, semblablement en phase les unes avec les autres par rapport. aux unités de l'échelle et soient convenable ment déphasées par rapport aux fentes T3. L'espacement des fentes et celui des gra duations de l'échelle sont fortement exagérés à la fig. 10 afin de mieux indiquer le fonc tionnement de la variante représentée.
On peut mesurer un petit déplacement linéaire à l'aide d'un interféromètre, et la grande vitesse de comptage d'un dispositif réversible de comptage électronique est adé quate pour une telle application.
Dans la variante représentée à la fig. 11, le dispositif comprend un interféromètre cons titué par une source Ii de lumière monochro matique coopérant avec un collimateur ZIi, un filtre Z' , un réflecteur semi-transparent U3 incliné de 45 par rapport à l'axe optique du collimateur I'1, un miroir-plan fixe U-1 dis posé derrière ledit réflecteur et monté exacte ment. perpendiculairement à l'axe du collima teur, de faeon à.
réfléchir les rayons lumineux qui lui parviennent le long du parcours que ces rayons ont suivi pour lui parvenir à tra vers le réflecteur semi-transparent Us, et un miroir mobile U5 monté exactement parallèle ment à l'axe du collimateur, dans une position telle qu'il réfléchit l'es rayons lumineux qui lui parviennent après avoir été réfléchis par le réflecteur semi-transparent 1T3 selon le par cours que ces rayons ont suivi pour lui par venir.
De la sorte, chaque rayon provenant du collimateur ITi suit un parcours parallèle à l'axe du collimateur jusqu'au réflecteur semi- transparent Z'3 où il est divisé en deux par ties. L'une de ces parties passe à travers le réflecteur Z'3 et parvient au miroir fixe 1T4 d'où elle retourne au réflecteur ZT3 où elle est réfléchie dans une direction perpendiculaire à l'axe du collimateur.
L'autre partie est tout d'abord refléchie par le réflecteur semi-trans- parent U3 et, parvient au miroir mobile U5 d'où elle retourne au réflecteur U 3 qu'elle traverse pour se propager ensuite dans la même direction que la première partie.
Les deux parties émergeantes du rayon considéré, obtenues à partir du faisceau lumineux inci- dent issu du collimateur, interfèrent l'une avec l'autre et l'interféromètre est dimensionné de façon à faire apparaître à sa sortie un ensem ble de franges d'interférence parallèles. Tout déplacement du miroir mobile U5 perpendi culairement à son plan provoque un déplace ment transversal des franges d'interférence, dans un sens ou dans l'autre selon le sens du déplacement du miroir mobile, et le nombre de franges qui passe en regard de l'axe d'ob servation pendant le déplacement du miroir mobile U5 fournit une mesure extrêmement précise du déplacement linéaire de ce miroir.
Cette variante comprend un dispositif réver sible de comptage électronique analogue à l'un de ceux décrits ci-dessus, et le compte fourni à chaque instant par le dispositif est ainsi une mesure exacte de la distance selon la quelle le miroir mobile a été déplacé à partir d'une position de zéro correspondant au zéro du compteur.
Afin de faire fonctionner le compteur, il est nécessaire de former deux paramètres va riables déphasés l'un par rapport à l'autre à partir des franges mobiles. Cela est obtenu en utilisant d'eux cellules photoélectriques S et<B><I>SI</I></B> sur lesquelles les rayons émergeant des franges sont concentrés par des lentilles appro priées Us et. U7. Les variations de l'intensité de la lumière tombant sur ces cellules et résul tant du déplacement des franges a pour effet de faire fournir par chaque cellule un signal de sortie ayant la forme d'une tension oscil latoire. Ces deux tensions oscillatoires com mandent les détecteurs du dispositif de comp tage et font ainsi fonctionner celui-ci de la façon décrite ci-dessus.
Le déphasage nécessaire entre les para mètres variables peut être obtenu de diverses façons. Par exemple, comme dans la variante représentée à la fig. 10, on pourrait faire passer la lumière tombant sur chacune des cellules à travers une étroite fente ou à tra vers un jeu de fentes parallèles aux franges, les deux fentes ou jeux de fentes étant laté ralement décalés l'un par rapport à l'autre dans la direction du déplacement des franges d'une distance égale à un multiple entier impair d'un quart de longueur d'onde de la lumière utilisée, c'est-à-dire de la distance entre deux franges claires successives.
On obtient ainsi un déphasage de 90 entre les signaux de sortie respectifs des deux cellules, ce qui assure un fonctionnement satisfaisant du compteur de la faon décrite ci-dessus, un déplacement vers l'avant du miroir mobile U5 provoquant un comptage dans le sens avant et un déplacement inverse de ce miroir pro voquant un comptage dans le sens inverse ou arrière.
Dans la variante représentée à la fig. 11, l'un des deux faisceaux lumineux interférants de l'interféromètre est divisé en deux parties, et les deux parties correspondantes du champ de l'interféromètre sont séparément localisées respectivement sur l'une et sur l'autre des deux cellules photoélectriques, les miroirs de l'interféromètre étant réglés de façon à four nir une intensité lumineuse approximative ment uniforme dans chacune des parties du champ de l'interféromètre, cette intensité va riant cependant cycliquement conformément. au déplacement du miroir U5 de l'interféro mètre.
Les longueurs effectives des parcours respectifs des deux parties du faisceau lumi neux correspondant à chacune des deux par ties du champ de l'interféromètre sont choi sies de façon à différer entre elles d'une quantité telle qu'on obtient le déphasage dé siré. Une façon d'obtenir cette différence de parcours représentée à la fig. 1.1. consiste à donner à l'un des miroirs, par exemple au miroir U5, une forme en gradins, la hauteur du gradin étant un multiple impair d'un hui tième de la longueur d'onde de la lumière utilisée. Alternativement, on pourrait, aussi interposer une plaque de retard sur le par cours de l'une des parties du faisceau lumi neux.
Une telle plaque de retard est une plaque de matière transparente d'épaisseur appropriée et présentant un index de réfrac tion différent de celui de l'air ou d'un autre milieu à travers lequel l'autre partie du faisceau lumineux se propage. Le retard intro duit par la présence de cette plaque est un multiple impair d'un huitième de longueur d'onde au cas où la plaque est traversée deux fois par la partie du faisceau lumineux consi dérée ou Lin multiple impair d'un quart (le longueur d'onde si ce faisceau ne passe qu'une seule fois à travers cette plaque. Dans un cas comme dans l'autre, on obtient un déphasage de 90 entre les signaux de sortie respectifs des deux cellules photoélectriques.
Il est généralement désirable de prévoir un amortisseur à piston Us dans la trans mission assurant le déplacement du miroir mobile U5 à partir d'un plongeur de jaugeage U9, ceci afin d'empêcher la vitesse de déplace ment du miroir Z\5 de dépasser une valeur correspondant à la vitesse de comptage maxi mum du compteur.
Il est également générale ment désirable de prévoir un dispositif de sur charge dans ladite transmission, par exemple un dispositif ayant la forme d'un ressort Uio réglé de façon à céder sous l'effet d'une force donnée, ceci afin de limiter les forces appli quées au miroir mobile L' 5 et par conséquent la vitesse du déplacement de celui-ci.
Afin d'assurer que le résultat. du comp tage soit donné en unités convenables, il con vient de choisir la longueur d'onde de la lumière monochromatique utilisée de façon que les lectures du compteur soient des multi ples convenables d'un millionième de pouce ou de centimètre.
Les diverses variantes décrites en dernier lieu ne sont que des exemples de façons dont on peut commander un dispositif réversible de comptage, selon la quantité qu'on désire mesurer, et l'un quelconque de ces dispositifs de comptage peut être commandé de diverses façons, par exemple pour l'adapter à la. nature de la quantité qu'on désire mesurer.