Installation radiogoniometrique.
L'invention se rapporte à une installation radiogoniométrique du type dans laquelle la direction de la propagation de l'énergie radio é'ectrique recue par une station radiogonio- métrique est automatiquement indiquée par un équipement indicateur répondant aux signaux dérivés de l'énergie radioéleetrique captée. Plus particulièrement, cette invention se rapporte à une installation du type précité, dans laquelle l'équipement indicateur de direction est éloigné par rapport à la station radiogoniométrique, mais est commandé par celle-ci par des moyens propres à transmettre des signaux, tel qu'un circuit galvanique ou une liaison radio, quelquefois sur une telle distance que l'introduction de répéteurs se justifie.
De tels dispositifs sont d'une utilité particulière, par exemple pour les systèmes de surveillance de la navigation aérienne ou du trafic aérien dans lesquels la position d'un avion est obtenue dans une station centrale par la triangulation basée sur l'information de relèvement obtenue en un nombre de stations radiogoniomêtriques au sol, espacées géographiquement et travaillant simultanément.
Dans les systèmes radiogoniomêtriques automatiques du type auquel on se réfère en particulier, il est d'usage pour l'équipement indicateur de direction d'exiger l'application simultanée d'une pluralité de signaux de commande. Par exemple, dans les systèmes utilisant un cadre tournant continuellement ou goniomètre, l'indication de direction est obtenue par comparaison de phase entre une onde synchronisée avec la rotation du cadre ou goniomètre et une onde ayant la même fréquence, mais dont la phase varie avec la direction de propagation.
Dans les systèmes utilisant des antennes fixes, par exemple deux cadres croisés ou deux paires d'. ldcock, 1'indi- cation de direction est basée sur la compo : raison d'amplitude entre les signaux dérivés des deux antennes séparées. La nature des signaux produits à la station radiogoniométri- que peut être soit à courant continu, soit à courant alternatif, dépendant du genre de l'installation. La grandeur d'un signal de commande peut varier d'une valeur très petite à une valeur de l'ordre, disons de 300 volts, laquelle est trop grande pour une application directe à n'importe quel circuit téléphonique ordinaire.
Quels que soient les natures ou les grandeurs de ces signaux de commande, il est nécessaire que les signaux passent de la sta tion radiogoniométrique à l'équipement indicateur avec un haut degré de fidélité en ce qui concerne le paramètre critique du signal, c'est-à-dire le paramètre qui affecte directement l'exactitude de l'indication.
Plusieurs systèmes radiogoniométriques sont déjà connus, dans lesquels l'indication à distance est obtenue par des lignes téléphoni- ques en transmettant une pluralité de signaux, à amplitude relative critique ou relation de phase critique, comme modulation sur des por teuses séparées.
Bien que ces systèmes connus fonctionnent avec satisfaction sur des distances relativement courtes, ils deviennent de plus en plus sujets à caution des que la distance augmente en raison de la variation des caractéristiques de ligne, variation due à des changements dans les conditions climatiques, difficultés pour assurer l'entretien de la li , ; ne, etc., car ces changements sont suseepti- bles d'introduire des variations soit dans l'at- ténuation,-soit dans la phase, lesquelles ne sont pas les mêmes pour toutes les fréquences.
Un but de la présente invention est en conséquence de prévoir un système radiogoniométrique à indication à distance, dans lequel l'indicateur à distance est commandé de la station radiogoniométrique par des moyens de transmission de signaux, de manière à réduire au minimum l'effet des changements des caractéristiques des moyens de transmission de signaux, sur l'exactitude do l'indication à distance.
Pour atteindre le but précédent, il est fait usage du principe de la télémesure par impulsions à fréquence variable, déjà connu, en relation avee les équipements de supervision des réseaux de distribution électrique et des projets d'électrification des chemins de fer. Le trait caractéristique de ce principe est que la grandeur électrique à télémesurer d'un lieu d'émission vers un lieu de réception, est traduit en un train d'impulsions, dont la fré- quence de répétition est le paramètre criti- que et varie en fonction de la grandeur à té 16mesureur, ce train d'impulsions étant transmis à travers une ligne ou autre moyen de communication au lieu de réception, et, là,
il est utilisé pour commander un compteur d'un autre équipement répondant à la période de répétition des impulsions. Il est évident qu'aueun changement des caractéristiques de transmission des moyens de communication ne peut affecter la fréquence de répétition des impulsions, et que l'atténuation, le déphasage et la distorsion de fréquence dans les moyens de communication ne peuvent pas affecter l'information véhiculée par le train d'impulsions.
L'installation radiogoniométrique selon l'in- vention qui comprend une station goniométri- que aménagée pour produire une pluralité de grandeurs électriques qui ensemble sont représentatives de la direction de propagation d'énergie électromagnétique reçue à ladite station, et un dispositif indicateur de direction situé à distance de ladite station et appelé à indiquer ladite direction est caractérisée en ce que chacune desdites grandeurs est t-raduite, à ladite station, en un train d'impulsions dont la fréquence de répétition est fonc- tion de la grandeur, pour être transmise audit dispositif indicateur, les traits d'impulsions présentant des caractéristiques permettant de les distinguer entre eux.
L'invention sera mieux comprise en se ré férant à une description détaillée d'une forme d'exécution représentée, à titre d'exemple, dans le dessin annexé, dans lequel :
La fig. 1 représente le schéma d'une ins tallation radiogoniométrique.
La fig. 2 représente le schéma d'tin cir- cuit simplifié d'un oscillateur à fréquence variable que comprend l'installation illustrée par la fig. 1.
La fig. 3 représente le schéma d'un circuit simplifié d'un dispositif mesureur de fré- quence que comprend l'installation illustrée par la. fig. 1.
La fig. 4 représente un modulateur que comprend l'installation illustrée par la fig. 1, et
la fig. 5 représente différentes ondes apparaissant dans l'installation illustrée par la fig. 1.
En se référant à la fig. 1, il est indiqué en 1 une station radiogoniométrique d'un type connu, dans laquelle la direction de propagation des signaux reeus est obtenue à partir de deux paires de potentiels unidirectionnels de coordonnées, fixes ou variant lentement, lesquelles sont appliquées par des paires respeetives de condueteurs 2, 3 et 4, 5, à un générateur de trace 6 d'un type connu, dans lequel chaque paire de potentiels de coordonnées est convertie en une paire d'ondes périodiques de forme exponentielle, lesquelles sont utilisées pour assurer la défection suivant les coordonnées correspondantes du faisceau d'électrons d'un oscillographe à rayons cathodiques local 7,
pour produire sur l'écran de l'oscillographe une trace linéaire 8 dont la coordonnée angu- laire indique la direction de propagation des signaux repus. Ce qui est décrit ci-dessus est bien connu de l'homme du métier, et il est dès lors inutile de le décrire en détail.
La paire de potentiels de coordonnées ap pliqués sur les conducteurs 2 et 3 peut être exprimée comme suit :
Sur le conducteur 2, potentiel nord En = M + E cos @
Sur le conducteur 3, potentiel sud Es = M - E cos @
=2M-En où 0 est l'angle de relèvement du signal reeu relatif à une direction de référence prédéter- minée, et 4I est le potentiel moyen de groupe de tous les potentiels, et est plus grand que E.
D'une manière similaire, la paire de potentiels de coordonnées appliqués sur les conducteurs 4 et 5 peut être exprimée comme suit :
Sur le conducteur 4, potentiel est Ee = M + E sin @
Sur le conducteur 5, potentiel ouest EW = AIE sin e
=2M-E,
L'application de ces paires de potentiels aux paires correspondantes et orthogonales d'électrodes de détection du faisceau de l'os cillographe à rayons cathodiques 7 à travers ! c générateur de trace 6 a pour résultat la production d'une trace linéaire 8, sur l'écran de l'oscillographe, faisant un angle par rapport aux électrodes déflectrices nord et sud dont la tangente est égale à (EeEW)/(EwlEs),
en remplaçant le terme Ee par son équivalent 11 + sin @ et en faisant de même pour les autres termes, il sera visible que le terme M disparaîtra tant du numérateur que du dénominateur, et que l'angle de trace est simplement 2sin 0
are tant-= 19 2 E cos @
Puisque chaque potentiel d une paire de potentiels de coordonnées contient la même information de direction (cos e ou sin 0, comme cela peut être le cas), il sera observé que dans le but d'obtenir une indication de direction à un emplacement distant, il est suffisant de lui transmettre uniquement un potentiel de coordonnée de chaque paire. Dans le présent exemple, les potentiels choisis pour la transmission sont le potentiel nord Jn, pris sur le conducteur 2 par le conducteur 9, et le potentiel est E@, pris sur le conducteur 4 par le conducteur 10.
En examinant d'abord le potentiel nord En) celui-ci est appliqué sur le conducteur 9 à un traducteur 11 (décrit plus complètement ci-après), dans lequel il est traduit en un train d'impulsions d'énergie de fréquence audible, la fréquence audible étant caractéristique du train, et la fréquence de répétition des impulsions variant avec la grandeur de En autour d'une valeur moyenne F (correspondant à En = Em) suivant l'équation
EMI3.1
Ces impulsions d'éner- gie à basse fréquence sont transmises par n'importe quel moyen propre à transmettre des signaux, tel qu'une ligne de transmission indiquée par 12, à un dispositif indicateur de direction distant de l'emplacement du dispo sitif 1 et où l'indication de direction est exigée.
A l'emplacement distant, les impulsions reçues sur la ligne de transmission 12 sont appliquées à des moyens 13 propres à la réception et à la traduction (décrits plus complètement ei-après), dans lesquels ces impur- sions sont séparées des autres signaux conduits par la ligne 12 et sont ensuite traduites en un signal de commande pour l'application à un équipement indicateur de direction qui clans le présent exemple, est similaire à celui normalement utilisé à la station radiogonio métrique elle-même, et comprend un généra teur de trace 14 et un oscillographe à rayons cathodiques 15,
le signal de commande étant constitué par une paire de potentiels de coordonnées unidirectionnels produits par les moyens récepteurs et traducteurs 13 en réponse aux impulsions reçues et correspondant l'un au potentiel E,,, lequel contrôle le débit des impulsions du traducteur 11, et l'autre au potentiel complémentaire Es lequel n'est pas transmis du tout. Pour plus de facilité, les potentiels des signaux de commande peuvent être désignés par En'et Es.
D'une manière similaire, le potentiel est Ee est appliqué au traducteur 17, dans lequel il est traduit en un train d'impulsions de fré- quence audible caractéristique et différente de celle du traducteur 11, la fréquence de répétition des impulsions variant avec la grandeur de Ee autour d'une valeur moyenne cor respondant a E8 = E",.
Les impulsions du traducteur 17 sont ensuite appliquées aux moyens de transmission de signaux 12, de la même manière que les impulsions du traduc- teur 11, pour la transmission au dispositif indicateur de direction de l'emplacement distant, et là, sont appliquées à d'autres moyens 18 propres à la réception et à la traduction dans lesquels elles sont sélectionnées et ensuite traduites en un signal de commande, comprenant un potentiel unidirectionnel Ee'et son complément. En/) en vue de les appliquer à la défection de l'oscillographe 15 à travers le générateur de trace 14.
Le résultat de l'appli- cation conjointe des deux signaux de commande comprenant les quatre potentiels Eue, En'Ew'et Est à travers le générateur de trace 14 vers l'oscillateur 15, est de produire sur celui-ci une trace 16 dont l'ordonnée angulaire indique la direction de propagation de l'énergie radioélectrique reçue à la station ra diogoniométrique 1, en correspondance avec la trace 8 normalement produite sur l'écran de l'oscillographe local 7.
En se référant toujours à la fig. 1, on serra que le traducteur 11 comprend un gé- nérateur 19 à fréquence variable, dont la fré- quence est commandée en partie par le poten tiel unidirectionnel délivré par le conducteur 9, et en partie par un potentiel unidireetionnel de contre-réaction obtenu par un eompteur de fréquence 2, ce compteur étant luimême commandé par le convertisseur d'impulsions 21 par une partie du débit du générateur 19. Le générateur 19 et le compteur 20 seront décrits ultérieurement.
Le débit du gé- nérateur 19 a la forme d'une onde en dents de scie, comme l'indique la courbe (a) de la fig. 5, à une fréquence variant entre 10 et 50 c/s et qui est appliquée pour commander le fonctionnement d'un modulateur 22, lequel module le débit d'un oscillateur 23 à l ré- uenee audìble fonetionnant à une fréquence fixée à 1020 c/s.
Le débit modulé de l'oscillateur 23, ayant une forme d'onde représentée par la fig. 5, courbe (b), est fourni à la ligne de transmission 12 à travers le filtre passebande 24, dont la fréquence moyenne est égale à la fréquence de l'oscillateur 23, et ayant une largeur de bande d'environ 120 e/s, soit juste un peu plus de deux fois la fréquence maximum à laquelle le débit de l'oscillateur 23 est modulé. Ainsi, le traducteur 11 convertit le potentiel représentant la composante nord de la direction de propagation en un train d'impulsions dont la fréquence de répé- tition est variable avec la grandeur du potentiel nord, les impulsions consistant en des oscillations à basse fréquence caractérisée par la fréquence fixe de l'oscillateur 23.
Le tra- ducteur 17, non représenté en détail, est une réplique du traducteur 11, exception faite de ce que la fréquence de l'oscillateur à fré- guence audible et la fréquence moyenne du filtre sont, dans ce cas, égales chacune à 2220 c/s au lieu de 1020 e/s comme dans le traducteur 11. Le choix de ces fréquences audibles sera évidemment influencé par la nature de la ligne de transmission 12, mais en ce qui concerne la question de l'indication de direction, n'importe quelles fréquences peuvent être utilisées, parmi celles qui convien- nent pour être modulées à des vitesses allant jusqu'à la fréquence maximum utilisée pour les générateurs à fréquence variable, dans le cas présent jusqu'à 50 e/s,
et pour la transmission sur la ligne de transmission 12 ; ces deux fréquences doivent avoir une différence égale à au moins deux fois la fréquence de modulation la plus élevée.
Le récepteur-traducteur 13 comporte en série un filtre passe-bande 25, un dispositif d'amplification et de détection 26, un dispositif de conformation rectangulaire et. de dif lérentiation 27, un convertisseur d'impulsions 28 et un compteur de fréquence 29, ces deux derniers étant, respectivement semblables au. convertisseur d'impulsions 21 et au compteur 20 faisant partie du traducteur 11.
Le filtre 25 a la même bande passante que ie filtre 24 dans le traducteur 11 et sert a choisir parmi tous les signaux reçus sur la ligne 12, uniquement l'énergie modulée du générateur 23 à fréquence audible qui est délivrée par le tradueteur 11. Le dispositif d'amplification et de détection 26 sert à extraire l'enveloppe des signaux modulés reçus, de manière à fournir les impulsions dont la fréquence de répétition est égale à la fréquence de modulation.
Tan clis que les impulsions à fréquence audible fournies par le modulateur 22 ont une forme sensiblement carrée, l'effet des filtres 24 et 25 à bande étroite additionné à n'importe quel effet, de distorsion pouvant résider dans la ligne de transmission 12 est tel que le dé- hit du détecteur 26 comporte des impulsions plutôt semblables à la forme d'une demisinusoïde. Par conséquent, le détecteur 26 est suivi par le dispositif de conformation rectangulaire et de différentiation 27, dans lequel 1a forme des impulsions est corrigée par am plification, limitation et de différentiation en accord avee des techniques bien connues.
Les impulsions sortant du dispositif 27, d'une forme approximativement semblable à celle de la courbe (c), fig. 5, ont leur fréquence de répétition commandée par le potentiel appliqué au traducteur 11 sur la ligne 9 ; leur durée d'impulsion varie avec la fréquence de répétition et est aussi, jusqu'à un certain point, dépendante de l'amplitude délivrée au dispo sitif 27 ; en fait, elle est sujette aux change- ments des caractéristiques de la ligne de transmission 12.
Le convertisseur d'impulsions 28 est du type à déclenchement bien connu, tel qu'un phantastron, donnant une impulsion d'une durée T déterminée et définie avec exactitude et d'une amplitude A déterminée, à la réception de chaque impulsion du train d'impulsions fourni par le dispositif 27, cette durée T étant rendue égale à la demi-période de la fréquence centrale F du générateur 19.
Ces impulsions de durée déterminée 7'et d'amplitude déterminée, mais à fréquence de répétition variable, de la forme approximati- vement montrée par la fig. 5, courbe (d), sont appliquées au compteur 29 ; lequel produit en réponse à celles-ci une paire de potentiels unidirectionnels de coordonnées, de la manière décrite plus loin, les deux potentiels constituant conjointement un signal de commande s'appliquant à l'équipement indicateur de direction comprenant le générateur de trace 14 et l'oscillographe 15.
En supplément, à l'alimentation du convertisseur d'impulsions 28, le débit du dispo sitif 27 est appliqué à un dispositif d'alarme indiqué par le bloc 30. Ce dispositif d'alarme (non figuré en détail) est arrangé de telle sorte que dans le cas de défaillance de l'arran- gement modulateur 22 dans le traducteur 11, ou de l'oscillateur associé 23 à fréquence audible, ou dans le cas d'interruption de la ligne de transmission 12, l'arrêt des impulsions du dispositif 27 provoque l'actionnement d'un relais pour effacer l'indication de relèvement (incorrecte) sur l'oscillographe 17, et pour mettre en marche un signal d'alarme visuel ou audible.
Le récepteur-traducteur 18 est une réplique du récepteur-traducteur 13, à 1'exception de ce que le filtre correspondant au filtre 25, dans le récepteur-traducteur 13, est accordé à une fréquence de 2220 c/s, de manière à sélee- tionner le débit modulé du traducteur 17.
En se référant maintenant à la fig. 2, celle-ci illustre le circuit du générateur à fré- quence variable indiqué en 19 à la fig. 1. On verra que celui-ci est en principe une forme bien connue d'un oscillateur de relaxation.
Dans ce circuit, le condensateur 31 est chargé par une pentode 32 à courant constant, le taux de passage du courant de charge étant contrôlé par le potentiel à la grille 33. Le condensateur 31 se charge jusqu'à ce que le potentiel à ses bornes atteint une valeur pour laquelle il commence à se décharger à travers le tube thyratron 34, celui-ci étant devenu conducteur. Le tube 34 se dëionise et le proeessus se répète. Le débit du générateur est prélevé à partir de la borne 35, et il a la forme d'une onde en dents de scie dont la dé- rivée est négative pendant le balayage et po.. sitive pendant le retour, comme le montre la courbe (a) de la fig. 5.
Le potentiel de la grille 33 est égal à la différence arithmétique entre le potentiel de commande, lequel est appliqué à la borne 36 du générateur par le conducteur 9 (fig. 1) et ce qui est en fait un potentiel de contre-réaction dérivé du comp- teur de fréquence 20 (fig. 1) et appliqué à la borne 37 du générateur (fig. 2). Ce potentiel de contre-réaction, qui est proportionnel à la fréquence de sortie de l'oscillateur, sert à rendre linéaire la relation entre la fréquence de sortie et le potentiel de commande.
Un potentiel déterminé additionnel est appliqué à la borne 38 du générateur, de manière à garantir que le rapport de fréquence minimum de l'onde de sortie du générateur, sous le contrôle d'un potentiel variable appliqué à la borne ne ne puisse excéder un rapport prédéter- miné qui, dans le présent exemple, est approximativement de 5 : 1.
La fig. 3 représente le diagramme d'un circuit montrant les dispositions essentielles d'un compteur de fréquence, tel qu'il est indique en 20 et encore en 29, dans la fig. 1. Dans ce circuit, les impulsions de largeur uniforme, courbe (d) fig. 5, du convertisseur d'impultions associé (21 ou 28 de la fig. 1) sont appliquées à la borne d'entrée 39 pour surcharger le tube amplificateur 40, dont le cir- cuit d'anode comprend une résistance élevée 41.
Les variations de la tension d'anode du tube 40, ayant une forme d'onde représentée par la courbe (e), fig. 5, sont appliquées à la grille d'un tube eathodyne 42, à travers un réseau de filtrage à résistance et capacité, lequel comprend de préférence plusieurs cellules, mais qui, dans l'intérêt de la simplicité, est représenté par la fig. 3 comme comprenant une seule cellule se composant d'une résistance série 43 et d'une capacité 44 en dérivation. La tension de sortie prise sur la cathode du tube 42 est délivrée à la borne 45 et est un des potentiels unidirectionnels de cordon- nées devant être appliqué au générateur de trace 14 de la fig. 1.
Une partie de la tension d'anode du tube 40 est appliquée à travers la capacité 46 à la grille de commande du tube amplificateur 47, pour surcharger ce tube, lequel comporte également, dans son circuit d'anode, une résistance élevée 48. Les variations de la tension d'anode du tube 47, ayant une forme d'onde représentée par la courbe (f), fig. 5, sont appliquées à la grille d'un seeond tube eathodyne 49, à travers un réseau de filtrage à résistance et capacité similaire à eelui qui est associé au tube 42 et représenté sur le dessin par une simple cellule compre- nant une résistance série 50 et une capacité en dérivation 51.
La tension de sortie prise sur la cathode du tube 49 est délivrée à la borne 52 et proeure un autre des potentiels unidirectionnels de coordonnées devant être appliqué au générateur de trace 14 de la fig. 1.
Le potentiel de commande pour les grillesécrans des tubes 40, 47 est appliqué à la borne 53 de manière usuelle. L'alimentation à haute tension pour les anodes de tous les tubes est équilibrée par rapport à la terre, cet équilibre étant obtenu ici au moyen de deux résistances égales 54, 55 connectées en série entre les bornes marquées HT+ et HT-, le point de jonction 56 de ces deux résistances étant mis à la terre.
En plus de la fourniture des potentiels de coordonnées aux bornes 45, 52, dont tous les deux sont positifs par rapport à la borne HT, le compteur de fréquence produit à la borne 57 un potentiel qui est néga- tif par rapport à la terre, et qui est approprié pour être appliqué au générateur à fré- (lnenee variable à la borne 37 (fig. 2) pour des buts de contre-réaction.
Ce potentiel est dérivé du potentiomètre 58, lequel est connecté entre la terre et un point 59 sur la résistance de cathode du tube 42, le point 59 étant choisi de telle sorte que durant l'opération du comp teur de fréquence, le potentiel du point 59 ne devienne jamais positif par rapport à la terre.
Il sera bien évident que le potentiel de contre réaetion est utilisé seulement dans le cas où de tels compteurs de fréquence sont inclus dans les ensembles codeurs 11 et 14 sur la fig. 1.
Tandis que le modulateur 22 (fig. 1) peut prendre n'importe quelle forme électroméca- nique ou électronique connue de l'homme du métier, une forme préférée de modulateur est représentée à la fig. 4. Ce modulateur est du type à absorption. Il comprend une paire de triodes d'absorption 60, 61, dont les cathodes sont conjointement mises à la terre, tandis que les anodes sont connectées à travers les résistances 62, 63, respectivement aux bornes d'entrée 64 et 65 du signal à fréquence audi ble (non modulé) et aussi à travers les résistances 66 et 67 aux bornes respectives de l'enroulement primaire 68 du transformateur de sortie 69, l'enroulement secondaire du transformateur 69 étant connecté aux bornes de sortie 70, 71 du signal à fréquence audible modulée.
L'enroulement primaire 68 a son point milieu à la terre. Les anodes des triodes 60, 61 sont alimentées avec le courant d'exci- tation venant de la borne HT +, à travers la bobine à prise médiane 72 et les résistances respectives 62, 63. La bobine 72 est shuntée l, ar le condensateur 73 dont la valeur est telle que la combinaison bobine-condensateur résonne en parallèle et présente une impédance élevée à la fréquence du signal entrant à fré- quenee audible. Les grilles des deux triodes sont commandées par la borne 74, le conden sateur 75 et les résistances respectives 76 et 77,
par l'onde en dents de scie provenant de l'oscillateur à fréquence variable associé 19 tt'ig. 1), la résistance 78 étant connectée au circuit de cathode mis à terre pour servir de fuite à la grille, comme il est d'usage. L'am plitude de l'onde en dents de scie appliquée à la borne 74 doit être telle qu'elle rende les triodes 60 et 61 parfaitement conductrices approximativement durant la moitié de la pé- riode d'une dent de scie, par quoi durant cette demi-période le signal d'entrée à fréquence audible présent aux bornes 64 et 65 est sensiblement court-circuité avant qu'il ne puisse atteindre le transformateur de sortie 69.
Considérons maintenant le fonctionnement de l'installation dans son ensemble en se référant conjointement aux fig. 1 et 5. On verra que l'application de la tension nord transmise par le conducteur 9 vers l'oscillateur à fré- quence variable 19 provoque la génération d'une onde en dents de scie ayant la forme représentée par la courbe (d) de la fig. 5.
La fréquence de cette onde en dents de scie varie linéairement avec la grandeur de la tension nord En = M + Eo eos @, les constantes du circuit de l'oscillateur 19 et les valeurs de il. et Eo étant telles que la fréquence centrale If', correspondant à n = M (c'est-à-dire BtO eos 0 = 0), soit de 30 c/s dans cetexemple, la gamme de fréquence étant comprise entre la limite supérieure de 50 c/s (cors 19 et la limite inférieure de 10 c/s (cos @ =-1), e'est-à-dire une gamme de 5 : 1.
Cette onde en dents de scie, agissant sur le modulateur 22, déclenche des trains d'ondes à une fréquence audible de 1020 c/s, engendrés par l'oscillateur 23, de tels trains d'ondes étant représen- tés par la courbe (b) de la fig. 5. Ces trains d'ondes passent à travers le filtre 24, par la ligne de communication 12, et sont filtrés par le filtre 25. Les trains d'ondes choisis, après être quelque peu amplifiés au besoin, sont dé- testés dans l'amplificateur-détecteur 26, le débit du détecteur étant converti en impulsions pointues, telle qu'elles sont montrées par la courbe (c) de la fig. 5, au moyen du dispositif de conformation rectangulaire et de différentiation 27.
Ces impulsions pointues ont la même fréquence de répétition que le débit du générateur 19, mais elles ne sont pas suffisamment constantes en amplitude et en durée pour être appropriées à une conversion immédiate en une tension unidirectionnelle qui serait linéaire par rapport à la fréquence d'impulsion. Par conséquent, elles sont appliquées au déclenchement du convertisseur 28 du type phantastron, qui les convertit en impulsions positives de la forme représentée par la courbe (d) de la fig. 5.
Ces impulsions issues du convertisseur 26 ont la même frÚquence de répétition que le débit du générateur 19 et ont une durée constante T, les constantes des circuits étant choisies de telle sorte que T = 1/2 il', et leur amplitude étant fixe ; la forme de l'onde n'est cependant pas rectanglaire. Les impulsions de durée constante fournies par le convertisseur 28 sont applisuées au compteur de fréquence 29, dont le circuit est représenté par la fig. 3, ss laquelle on va se référer.
Dans le compteur de fréquence représenté par la fig. 3, les impulsions positives de durée constante venant du convertisseur 28 (fig. 1) sont appliquées par la borne 39 à la grille de commande du tube à vide tétrode 40, dont le circuit d'alimentation d'anode com- porte une résistance d'anode 41.
L'amplitude des impulsions appliquées est suffisamment grande pour surcharger le tube 40, avec le ré sultat que la tension de sortie de l'anode du tube 40 à une onde de la forme représentée par la courbe (e) de la fig. 5, en fait il constitue un train d'impulsions carrées unidiree tionnelles à la même fréquence de répétition J que les impulsions de commande appliquées à la borne 39, et d'une amplitude fixe A, déter- minée par la tension d'alimentation H. T. d'anode ;
la durée de la période de ces impulsions carrÚes est Úgale ss1/f-1/2F, Útant ainsi complémentaire aux impulsions de commande représentées par la eourbe (d) de la fig. 5, dans le sens que les sommets des impulsions (l'anode étant positive par rapport à la ea thode) occupent les intervalles entre les impulsions de commande successives. Ce train d'impulsions, dont on prend la valeur moyenne dans le réseau à capacité et résistance 43-14, donne un potentiel unidirectionnel continu d'amplitude égale à2 (2-f/F), lequel peut être écrit sous la forme- A/2M(M - E0 cos @).
Comme déjà mentionné, ce potentiel moyen est disponible à la borne 45 par le tube cathodyne 42.
Le tube tétrode 47 fonctionne d'une manière similaire au tube 40, exception faite de ce qu'il est surchargé par une partie du débit venant de l'anode du tube 40, en fait par les impulsions ayant une période d'une durée égale à 1 1, et produit à son anode un train d'impulsions carrées d'amplitude A, ayant une fréquence de répétition f et une pé- riode de durée égale à-.
Ce second train
2F d'impulsions est, par conséquent, complémen- taire à celui obtenu par le tube 40 et quand on prend la moyenne dans le filtre à résistance et capacité 50-51, il produit un second potentiel unidirectionnel continu d'amplitude Úgale ssA/2.f/F, lequel peut Útre Úcrit
A (M+eosQ). Ce second potentiel unidirectionnel est disponible à la borne 52 par le tube cathodyne 49. Done, en négligeant la perte dans les circuits cathodynes dans le ré cepteur-translateur 13,
il est évident que la paire de potentiel Ell et Es produits à la station radiogoniométrique 1 sont reproduits u la station indicatrice de direction comme po tentiels E"'et Es', lesquels diffèrent seulement de En et Es par un facteurA/2M. De même, les potentiels Ee et ex de la station radiogoniométrique, sont reproduits à la station indicatrice de direction comme des poten tiels Ee'et E, v'différant de Ee et E, scule- ment par le facteur A/2M. Par consÚquent, la trace 16 produite sur l'oscillographe distant 15 répétera fidèlement l'ordonnée angulaire de la trace 8 produite sur l'oscillographe local 7.
Les longueurs des deux traces peuvent même être égalisées par l'ajustement de la tension d'alimentation de 1'anode du eompteur de fréquence, pour rendre le facteur A
2M égal à l'unité.
Il est à noter que la largeur des impulsions débitées par le convertisseur d'impul tiens 23 (fig. 1) est d'une importance criti- que, toute déviation de la valeur/2 F modi- fiant les potentiels fournis par le compteur de fréquence de façon telle que l'angle et la trace résultants changent sur l'oscillographe distant.
En pratique, ceci indique que le convertisseur d'impulsions 23 doit être très bien stabilisé, particulièrement en égard à l'alimen- tation à tension élevée quand le convertisseur est du type à phantastron ; un fonctionnement satisfaisant a été obtenu avec cette alimentation à tension élevée par un circuit stabilisateur classique avec une constance de débit d'environ 1 /o.
Il est évident que la forme d'exécution déerite peut être modifiée pour prévoir des moyens séparés de télémesure pour chacun : les quatre potentiels produits à la station ra diogoniométrique ; un tel arrangement paraitrait, toutefois, assez dispendieux tant dans !'espace occupé dans le système de transmission des signaux que dans l'équipement tra docteur et récepteur-traducteur.
Il sera aussi évident que l'équipement indicateur de direetion situé à distance n'est pas nécessairement limité à l'usage d'un oscillographe à rayons eathodiques à défleetion électrostatique, mais qu'il peut être utilisé avec des bobines magnétiques de défleetion, ou d'autres formes d'indicateurs autres qu'un oscillographe, par exemple avec un compteur du type à mesure fie rapport avee une échelle de 360n.