Dispositif de verrouillage.
La présente invention est relative à un dispositif de verrouillage qui, tout en étant susceptible d'une utilisation plus ou moins générale est plus particulièrement conçu, pour commander à intervalles de temps déterminés une soupape ou un autre élément mécanique faisant partie d'un dispositif destiné à fournir des quantités prédéterminées de fluide pour compteurs de fluides.
Ce dispositif de verrouillage d'un élément monté de façon à pouvoir coulisser sur un support est caractérisé par le fait qu'il comprend un ressort repoussant élastiquement ledit élément dans une direction, un levier monté de manière à pouvoir osciller sur iedit support et dont une des extrémités vient en contact avec ledit élément lorsque celui-ci se déplace dans la direction opposée à l'action du ressort, ce qui provoque le pivotement du levier et le verrouillage dudit élément par des organes dudit levier, et par le fait qu'une broche formant butée est montée sur ledit support, de façon à maintenir ledit levier en position de verrouillage dudit élément.
Le dispositif suivant l'invention peut en core présenter, entre autres, les caractéristi- ques suivantes:
- un boîtier dont les dimensions sont ré duftes au minimum et mlmi d'éléments de verrouillage mobiles l'un par rapport à l'autre et coopérant entre eux, ces éléments de forme simple verrouillant de façon amovible un élément soumis à l'action d'un ressort et monté à l'intérieur du boîtier dans lequel il est guidé;
- un nouvel agencement des éléments coopérant entre eux, qui sont montés sur la même paroi du boîtier, respectivement à l'intérieur et à l'extérieur de celui-ci;
- un levier monté de manière à pouvoir oseiller et ageneé pour venir en contact de verrouillage avec une partie dudit élément soumis à l'action d'un ressort et commandé dans une direction par cet élément, lorsqu'il est déplacé vers sa position de repos, ainsi qu'une broche mobile qui coopère avec ledit levier pour le maintenir de façon amovible en position de verrouillage;
- une plaque de support maintenue par un ressort, d'un agencement nouveau, destinée à ladite broche de verrouillage et qui est extrêmement sensible à la commande d'un élément de déclenchement
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de la présente invention.
La fig. 1 est une vue en élévation latérale, avec arrachement partiel, du dispositif de verrouillage utilisé pour commander une vanne ou soupape dans un dispositif de distribution de quantités prédéterminées pour un eompteur de fluides.
Fig. 2 est une vue par-dessus avec coupe partielle du dispositif suivant l'invention, le couvercle du boîtier étant enlevé et l'élément soumis à l'action d'un ressort étant en position déverrouillée.
Fig. 3 est une vue analogue, l'élément soumis à l'action d'un ressort étant en position verrouillee.
Fig. 4 est une vue du dispositif vu pardessous.
Fig. 5 est une vue en coupe d'un détail suivant la ligne 5-5 de la fig. 3.
Selon la forme d'exécution représentée (fig. 1), un compteur 10 pour fluides comporte une enveloppe 12 destinée à recevoir un arbre de commande vertical agencé pour être relié à lin enregistreur (non représenté) monté rotativement sur un socle 16 fixé à l'extrémité supérieure de l'enveloppe 12. A l'intérieur du socle 16 est monté un dispositif de verrouillage 18. Ce dispositif de verrouillage comprend un mécanisme de déclenehement, commandé par l'enregistreur, qui sera décrit plus loin.
Une soupape 24 qui contrôle l'écoulement du fluide comporte une bride 36 boulonnée en 38 à une bride conjuguée 26, prévue sur le côté de sortie du compteur. Un dispositif d'actionnement 28 de la soupape est monté sur un des côtés du socle 16 et coopère avec l'arbre de commande 98 de la soupape, le fonctionnement du dispositif 28 étant commandé par le dispositif de verrouillage 18.
Le fond du boîtier 314 (fig. 2, 3 et 4) du dispositif de verrouillage 18 comporte une ouverture axiale 320, cette ouverture étant avantageusement, encore que non nécessairement, de forme rectangulaire. A l'intérieur du boîtier et dans le voisinage immédiat de cette ouverture, un levier de verrouillage 322 est monté de manière à pouvoir osciller par une de ses extrémités sur un pivot 324, fixé au fond du boîtier. Ce levier est placé dans un plan parallèle à ce fond et peu éloigné de lui et oscille dans ce plan. Il présente à l'extrémité par laquelle il est pivoté lin bras 326 de faible longueur, formant un angle avec lui et dirigé vers l'extérieur par rapport au pivot 324, c'est-à-dire vers la paroi cylindrique du boîtier. Le levier 322 est courbe et s'étend à partir du pivot 324 autour d'un des côtés de l'ouverture 320.
L'autre extrémité du levier est guidée de manière à glisser sur une patte 328 disposée au-dessus de lui et s'étendant radialement vers l'intérieur à partir de la paroi cylindrique du boîtier, sensiblement suivant le diamètre passant par le pivot 324. Sur un des côtés de la patte 328, le fond du boitier est percé d'un trou 330, au-dessus duquel s'étend l'extrémité du levier 322 lorsque ee dernier occupe la position dans laquelle il est représenté à la fig. 2. Le levier 322 porte un galet de verrouillage 332 monté sur un pivot 334 fixé dans ce levier à côté du pivot 324, sur le côté opposé à celui où est situé le bras de levier 326.
Une barre rectangulaire 336 est montée de manière à pouvoir coulisser dans des encoches 338 ménagées dans la paroi cylindrique du boîtier 314, de façon à pouvoir être déplacée suivant un trajet sensiblement perpendiculaire à l'axe de pivotement du levier 322. Ces encoches 338 s'ouvrent sur le bord supérieur de la paroi du boîtier et la barre 336 y est retenue par une plaque de couverture 340 (fig. 1) du boîtier et des vis 342 qui traversent des trous percés dans le fond du boîtier, comme on peut le voir à la fig. 4.
La barre 336 comporte à l'intérieur du boîtier 314, dans sa face inférieure, une échancrure longitudinale 344 dans laquelle pénètre le bras 326. Cette échancrure, à son extrémité du côté du dispositif 28, forme un épaulement ou butée 346 destiné à coopérer avec ]e bras 326 pour faire osciller le levier 322 dans le sens des aiguilles d'une montre pour amener ce levier de la position dans laquelle il est représenté à la fig. 2 dans celle de la fig. 3. A une distance appropriée de l'épaulement 346, une encoche 348 est formée dans la face interne de la barre 336 et une nervure longitudinale 350 est ménagée sur la même face de cette barre. Le galet 332 roule sur cette nervure au cours des déplacements longitudinaux de la barre 336.
A l'extérieur du boîtier est ancrée de fagon appropriée une des extrémités d'un ressort 352. L'autre extrémité de ce ressort est reliée à l'extrémité de la barre 336 opposée à celle qui est reliée au dispositif 28, de sorte que cellerci est élastiquement rappelée vers sa position normale déverrouillée dans laquelle un ergot de butée 366 que porte la barre est en contact avec la paroi du boîtier 314 (fig. 2).
Comme représenté à la fig. 4, dans le fond du boîtier 314 sont fixés deux supports 368 dans lesquels une tige 370 est montée de façon à ne pas pouvoir y tourner. Une plaque 372 comportant des oreilles 374, percées de trous au moyen desquels elle est montée de façon à pouvoir osciller sur la tige 370, entre les supports 368, porte à une certaine distance de cette tige un téton 376, dirigé vers le haut et traversant le trou 330 percé dans le fond du boîtier 314, pour coopérer avec le levier 322, ainsi qu'on va le décrire. Du côté opposé, par rapport au téton 376, de la tige 370, une extrémité d'un ressort 378 est fixée à une oreille 380 que porte la plaque 372 l'autre extrémité de ce ressort étant accrochée en 382 à la paroi du boîtier.
Un bras de forme incurvée 384 que comporte la plaque 372 contourne d'un côté l'ou- verture 320 ménagée dans le fond du boîtier 314 et deux doigts 386 ménagés à une certaine distance l'un de l'autre sur le bord interne du bras 384, s'étendant vers l'intérieur au-dessus de cette ouverture. : Le ressort 378 maintient normalement la plaque 372 appliquée contre la surface inférieure du fond du boîtier 314 en exerçant une traction sur oreille 380 de la plaque 372 parallèlement audit fond, le téton 376 pénétrant à l'intérieur du boîtier et s'étendant au-delà de la surface supérieure dudit fond 314.
On comprendra que quand les éléments du verrou sont dans la position dans laquelle ils sont représentés à la fig. 2, avec le galet 332 en contact avec la face lçatérale de la nervure 350 et l'extrémité du levier 322 s'étendant au-dessus du téton 376 avec l'extrémité supérieure duquel il est en contact, le ressort 378 est sous tension et tend à repousser le téton vers le haut, contre la face inférieure du levier 322, à travers le trou 330 ménagé dans le fond du boîtier 314.
Quand la barre 336 est déplacée vers la gauche, par le dispositif 28 par exemple, de la position qu'elle occupe à la fig. 2 dans celle qu'elle occupe à la fig. 3, le levier 322 oscille dans le sens des aiguilles d'une montre du fait que l'épaulement 346 vient en contact avec le bras 326, comme expliqué plus haut, et le contact avec le téton 376 cesse. Sensiblement en même temps, le galet 332 se déplace sur la nervure 350 dont il quitte l'extrémité pour pénétrer dans l'encoche 348.
A ce moment, le ressort 378 se contracte, du fait que l'extrémité du levier 322 ne s'étend plus au-dessus du téton 376, et fait osciller la plaque 372 sur la tige 370, l'extrémité supérieure du téton ou broche 376 venant derrière l'extrémité du levier 322, ce qui a pour conséquence de verrouiller de façon sûre ce levier et la barre 336 dans la position qu'ils occupent à l'encontre de l'action du ressort 352, ainsi qu'on peut le voir à la fig. 3. De préférence, comme représenté à la fig. 5, l'extrémité - du levier 322 est taillée en biseau en 323, ee biseau coopérant avec une encoche de verrouillage ménagée latéralement dans la broche 376 et servant à prévenir un déverrouillage accidentel.
Divers moyens peuvent être prévus pour provoquer le déverrouillage et amener la bro che 376 à libérer le levier 322. Dans l'exemple d'application de l'invention représenté à la fig. 1, on utilise à cet effet un tube 390 qui traverse librement un trou percé dans le centre du couvercle 340 et le trou 320 percé dans le fond du boîtier, où le tube repose sur les doigts 386 que comporte la plaque 372. Un disque 394 (fig. 1) est mobile verticalement sur des broches de guidage parallèles 396, fixées au couvercle 340, et comporte un trou central d'un diamètre moindre que celui du tube 390, de sorte que le disque est à chaque instant en contact avec ce tube. Un arbre de transmission de mouvement reliant le compteur et l'enregistreur traverse librement le tube 390 et le trou percé dans le disque 394.
Une tige de déclenchement 482, commandée par l'enregistreur, est disposée de façon que son extrémité inférieure soit placée inunédia- tement au-dessus du disque 394, et, à inter valises prédéterminés, quand la soupape 24 a été ouverte, cette tige est repoussée vers le bas, de façon à provoquer le déverrouillage du dispositif. Quand une partie quelconque du disque 394 est abaissée par la tige 482, le tube 390 est repoussé vers lé bas et fait osciller la plaque 372 à l'encontre du ressort 378, ce qui déplace la broche 376 vers le bas dans le trou 330. Le levier 322 est de cette façon libéré, et le ressort 352 ramène instantanément la barre 336 et les éléments du dispositif de verrouillage dans leurs positions res pectives de la fig. 2.
Dans ce cas, la barre 336 n'étant plus retenue par le dispositif de verrouillage 18 provoque le basculement du dispositif d'actionnement 28 de la soupape, lequel est agencé pour repousser à nouveau automatiquement la barre 336 dans sa position de verrouillage par le dispositif 18, de façon à effectuer ainsi la fermeture de la soupape 24 en deux temps. Le montage du disque 394 est effectué de telle façon que ce disque puisse entrer en action pour produire le déverrouillage du dispositif 18 chaque fois que le levier 482 vient le frapper en un endroit quelconque.
A l'aide de la description qui précède, on comprendra, en se référant au dessin annexé, la eonstruetion et le fonctionnement du dispositif de verrouillage suivant l'invention. On voit que l'invention fournit un mécanisme de verrouillage formé par un assemblage d'éléments mobiles logés dans un boîtier de dimensions minima. n a été constaté qu'un dispositif de verrouillage de ce type, encore qu'il soit d'une utilité plus ou moins générale, est particulièrement avantageux comme un ensemble de commande d'un fonctionnement sûr, pour régler à l'avance les dispositifs de distribution pour compteurs de fluides et analogues.
Dans ce genre d'article, on réalise une économie appréciable grâce au petit nombre de pièces relativement simples qui peuvent être fabriquées à peu de frais suivant des procédés usuels.
En outre, on notera que pour verrouiller le mécanisme, il est uniquement nécessaire de déplacer la barre 336 vers la gauche de la fig. 2 sans avoir à manlpuler d'autres éléments de l'ensemble pour maintenir le mécanisme en position verrouillée.