Dispositif automatique de vérification de compteurs.
La présente invention, due à Jacques
Pelpel et Georges Quenouille, est relative aux dispositifs automatiques de vérification de compteurs, notamment de compteurs d'élee- tricité.
On connaît des dispositifs de vérification de compteurs à l'aide d'un compteur étalon dans lesquels au moins le eomptage du nombre de tours du compteur à vérifier a lieu par voie photo-électrique. Un exemple de ces dispositifs est représenté schématiquement sur la fig. 1. Sur cette figure, 1 représente l'arbre d'un compteur d'électricité que l'on veut vérifier, dont le disque 2 porte sur sa tranche brillante une tache colorée 3, ne réfléchissant pas la lumière. Le compteur à vérifier pour rait être également un compteur d'eau, de gaz ou de fluide quelconque, à condition que sa partie tournante présente un élément qui soit visible de l'extérieur; cet élément pouvant être un disque ou un dispositif équivalent, tel qu'un cylindre à facettes par exemple, calé provisoirement ou à demeure sur l'arbre du compteur.
Une source lumineuse 4 projette sur la tranche du disque 2 un faisceau 5. Ce e fais- ceau lumineux, après réflexion sur la tranche du disque, est concentré sur une cellule photoélectrique 6 par une lentille 6'. Cette cellule photo-électrique est alimentée par une source de tension continue 7 à travers une résistance 10.
Lorsque la tache colorée 3 passe sur le faisceau lumineux 5, le flux lumineux du faisceau réfléchi devient plus faible. I1 se produit une variation de tension aux bornes de la résistance 10.
Ces variations de tension, après amplifica- tion convenable dans l'amplificateur 8, commandent l'aetionnement d'un dispositif éleetromécanique 9 qui provoque la mise en route automatique de diverses opérations de vérification, telles que: démarrage du compteur étalon et arrêt du compteur à vérifier et du compteur étalon lorsque le nombre de tours prédéterminé du disque du compteur à vérifier a été atteint.
Ces dispositifs donnent lieu quelquefois à des irrégularités de fonctionnement par suite de l'éclairage plus ou moins fort du lieu où on opère la vérification, et à cause des réflexions parasites provoquées par le compteur lui-même suivant qu'il est ou non muni de son boîtier de fermeture ou encore suivant les dimensions de la fenêtre derrière laquelle passe le disque.
La présente invention a pour but surtout d'éliminer ces divers inconvénients.
Elle a pour objet un dispositif automatique de vérification de compteurs, à l'aide d'un compteur étalon, compteurs dont la partie tournante présente un élément qui est visible de l'extérieur et qui est pourvu d'une tache colorée, dispositif dans lequel un fais ceau lumineux réfléchi par cet élément est concentré sur une cellule photo-électrique. Ce dispositif est caractérisé en ce que, d'une part, le faisceau lumineux est interrompu à fréquence constante et que, d'autre part, la tension alternative aux bornes de la résistance de sortie de la cellule photo-électrique est transformée en deux tensions continues, égales et opposées, dans deux circuits dont l'un a une grande constante de temps, tandis que l'autre a une faible constante de temps.
La fig. 2 représente un exemple de réalisation de l'objet de l'invention.
Sur cette figure, les nombres 1, 2, 3, 4, 5, 6, 6', 7, 9, 10 ont la même signification que Sur la fig. 1.
15 est un disque muni d'encoches ou de trous, tels que 11, 11,, entraîné à vitesse constante par un moteur 16. Le faisceau lumineux continu, issu de la source 4 et d'une lentille 13, est transformé en un. flux lumineux alternatif par la rotation du disque 15.
Dans ces conditions, la cellule photo-élee- trique 6 émet un courant alternatif dont la fréquence est égale à la fréquence d'obturation du flux lumineux 5. La tension alternative aux bornes de la résistance 10 est transmise par l'intermédiaire d'un condensateur 12 aux bornes d'entrée d'un amplificateur 18, accordé à la fréquence de ladite tension alternative. Les bornes de sortie de cet amplificateur alimentent l'enroulement primaire d'un transformateur 21 à à deux enroulements selon daires 14 et 14'.
Le secondaire 14 est branché, par -l'inter- médiaire d'non redresseur 19, aux bornes d'un circuit 22, comprenant résistance et capacité, dont la constante de temps est grande (par exemple de l'ordre de 20 s.).
Le secondaire 14' est branché par l'inter médiaire d'un redresseur 20 aux bornes d'lm circuit 23, comprenant également résistance et capacité, mais dont la constante de temps est faible (par exemple de l'ordre de 0,1 s.).
Les circuits 14 19 02 et 14'-20-23 sont respectivement disposés pour que les deux tensions continues recueillies aux bornes 28-29, d'une part, 30-31 d'autre part,
soient égales on valeur absolue (lorsque la tranche brillante du disque 2 du compteur à
vérifier passe devant le rayon lumineux 5),
et de polarités opposées. Dans ce cas, leur
résultante est donc nulle.
Lorsque la tache colorée 3 du disque du
compteur à vérifier passe devant le faisceau lumineux 5, la tension continue aux bornes
30-31 du circuit à faible constante de temps
varie pratiquement d'une manière instan
tanée, tandis que la tension continue aux
bornes 28-29 du circuit à grande constante
de temps varie très peu. Aux bornes 28-31
une tension continue apparaît au moment du
passage de la tache colorée 3 devant le fais
ceau 5.
Cette tension continue est appliquée à la
grille de commande 24 d'une lampe thermo
ionique 25 dont la tension-plaque est fournie
par la source 17.
Chaque impulsion de tension reçue sur la
grille 24 de la lampe 25, excite un relais 26
connecté entre la plaque de cette lampe, d'une
part, et deux résistances 32, 33, d'autre part.
Chaque fois que le relais 26 est excité, son
contact 27 se ferme (ou s'ouvre), ce qui com
mande l'actionnement d'un dispositif électro
mécanique 9 qui, ainsi qu'on l'a précédem
ment indiqué, provoque, au début de la me
sure, le démarrage d'un compteur étalon, et,
lorsque le nombre de tours prédéterminé du
disque du compteur à vérifier a été atteint,
provoque l'arrêt du compteur à vérifier et du
compteur étalon.