Appareil <B>pour la mesure de l'écart</B> angulaire <B>de deux</B> points La présente invention est relative à un ap pareil pour la mesure de l'écart angulaire de deux points, cet appareil ayant pour but de permettre de déterminer avec précision, à des distances diverses, toutes les grandeurs visi bles à mesurer, telles que : hauteurs, largeurs, épaisseurs, etc...
L'appareil selon l'invention est du genre de ceux comportant un miroir plan fixe et un miroir plan mobile dont la surface réfléchis sante tourne autour d'un axe situé dans le plan de la surface réfléchissante du miroir fixe, chaque miroir présentant un bord dis posé suivant un plan commun perpendiculaire à cet axe, et des éléments indicateurs conte nant une graduation et un repère, l'un de ces éléments étant relié au miroir fixe, l'autre au miroir mobile. Il est caractérisé par le fait que les deux miroirs sont fixés respectivement dans deux corps au moins en partie cylindri ques susceptibles de tourner l'un dans l'autre sur leur axe commun qui coïncide avec l'axe de rotation du miroir mobile, et pourvus de fenêtres placées devant les surfaces réfléchis santes des miroirs.
Le dessin annexé représente à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'appareil pour la mesure de l'écart angulaire de deux points faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en coupe longitudi nale de l'appareil monté, les faces réfléchis- santes de ses deux miroirs étant contenues dans un même plan vertical.
Les fig. 2, 3 et 4 sont des vues en perspec tive illustrant, côte à côte, les trois éléments cylindriques de l'appareil.
Les fig. 5, 6 et 7 sont trois vues schéma tiques illustrant le mode d'utilisation de l'ap pareil pour la mesure d'une hauteur.
La fig. 8 est une vue schématique d'une page d'une table indiquant les dimensions à déterminer en fonction des écarts angulaires mesurés avec l'appareil.
La fig. 9 est une vue en perspective d'un accessoire permettant de faire, avec l'appareil de mesure, une visée horizontale.
En se reportant aux fig. 1 à 4, l'appareil de mesure représenté comporte une gaine cy lindrique 1, pourvue d'un fond 2 et dont la paroi est percée d'une fenêtre 3. Sur le fond 2, et en son centre, est prévu un axe 4 dont le rôle sera indiqué ci-après.
Les dimensions de la gaine cylindrique 1 sont déterminées de manière que cette gaine puisse être montée en rotation sur un corps cylindrique extérieur 5, percé, dans sa paroi, d'une fenêtre 6 ayant les mêmes dimensions que celles de la fenêtre 3. La position de ces deux fenêtres 3 et 6 est telle qu'elles peuvent être amenées en concordance. A son extrémité opposée à celle par laquelle il est introduit dans la gaine cylindrique 1, le corps cylindri- que extérieur 5 est pourvu d'une ceinture 7, graduée en degrés.
Dans le corps cylindrique 5 est monté, à l'aide de glissières par exemple, un miroir plan 8, dont le tain est rigoureusement dans un plan diamétral dudit corps cylindrique. Les dimensions et la position de ce miroir 8 sont déterminées de manière qu'il occupe en lon gueur la moitié de celle des fenêtres 3 et 6, sa largeur étant sensiblement égale à celle des- dites fenêtres.
Dans le corps cylindrique 5 est introduit, à rotation, un corps cylindrique intérieur 9, obturé par un fond 10 et pourvu d'une cein ture 11, graduée en minutes. Ce corps cylin drique intérieur est pourvu d'un miroir 12, identique au miroir 8, le montage de ce mi roir 12 étant tel que sa face réfléchissante et celle du miroir 8 puissent être contenues dans un même plan. Lorsque le corps cylindrique intérieur 9 est logé dans le corps cylindrique 5, la ceinture 11, graduée en minutes, est adjacente à la ceinture 7 graduée en degrés.
De plus, les graduations des deux ceintures 7 et 11 sont réalisées de façon que le zéro d'une graduation concorde avec le zéro de l'autre, lorsque les faces réfléchissantes des deux mi roirs 8 et 12 sont dans un même plan.
Pour la mesure d'une hauteur, par exem ple, le mode d'utilisation pratique de l'appa reil est le suivant En supposant (voir fig. 5 à 7) que l'on veuille mesurer la hauteur d'un arbre, l'opéra teur trace sur cet arbre, par exemple à la craie, une ligne de repère 13 située à une dis tance au-dessus du niveau du sol correspon dant à la hauteur à laquelle il tiendra l'appa reil au moment de la mesure. Il se porte en suite à une distance d , déterminée au choix, de l'arbre qu'il mesure.
Ceci fait, les deux miroirs de l'appareil étant dans un même plan, ce qui correspond aux repères zéro des deux graduations en de grés et en minutes qui doivent alors concor der, l'opérateur regarde l'arbre dans les deux miroirs, de façon que la moitié 14 de l'arbre soit vue dans le miroir 8, et la moitié 14' de ce même arbre, dans le miroir 12 (fig. 5). Il tourne ensuite les deux corps cylindriques 5 et 9 en sens inverses l'un par rapport à l'au tre, de manière à amener le trait de repère 13, vu dans le miroir 8, en concordance avec l'ex trémité supérieure de la partie 14' de l'arbre qu'il voit dans le miroir 12 (fig. 7).
Dans cette position de l'appareil, si l'on désigne par p l'angle que font entre eux les deux miroirs et que l'on peut lire sur les graduations des cein tures 7 et 11, on en déduit que l'angle que font les rayons incidents est x = 2 p, d'où il résulte que la hauteur à mesurer H est H=d tg 2p. d étant la distance horizontale mesurée entre l'opérateur et le pied de l'arbre dont la hauteur doit être déterminée.
Si l'on suppose que la distance d est égale à 10 m, que la ligne 13 a été tracée à 0,80 m au-dessus du niveau du sol et que les mesures lues sur les ceintures graduées 7 et 11, donnent un angle de 24 16', il suffit à l'opérateur de se reporter à la table illustrée schématiquement sur la fig. 8, pour détermi ner que la hauteur de l'arbre est de<B>11,316</B> m -f- 0,80 soit 12,1<B>1</B>6 m.
Etant donné la construction de l'appareil dont les miroirs plans sont placés rigoureuse ment dans l'axe de rotation, cet appareil ne présente aucune erreur systématique, de sorte qu'il n'y a aucune correction à apporter à l'appareil lors des mesures. La seule cause possible d'erreur est la dénivellation, dans le cas d'une visée faite sur une base non hori zontale.
Bien qu'il soit possible de remédier à cette cause d'erreur en procédant soit à une vi sée transversale, soit à deux visées faites à par tir de deux points situés l'un en amont et l'autre en aval, à égale distance de l'objet à mesurer, dont on doit prendre la moyenne arithmétique des résultats obtenus, l'une ou l'autre de ces méthodes peuvent encore laisser subsister des erreurs de l'ordre de 1 %. Pour éliminer complètement ce risque d'erreur, l'ap pareil est complété par un accessoire, constitué par un cadre 19,
en forme de triangle isocèle, pourvu, au sommet opposé à la grande base, d'une masse pesante 20, et pouvant être sus- pendu de manière oscillante, au milieu de sa grande base, à l'axe 4 porté par le fond 2 de la gaine cylindrique 1.
Il est possible avec cet accessoire, et ainsi qu'il résulte de la fig. 9, de déterminer une visée de base horizontale, étant donné que l'accessoire décrit est équili- bré de façon que, lorsqu'il est mis en station, l'opérateur fait une visée parallèle à l'horizon.