Dispositif limiteur de l'amplitude des oscillations d'un oscillateur entretenu électromagnétiquement, pour mouvements d'horlogerie La présente invention se rapporte à un dispositif limiteur de l'amplitude des oscilla tions d'un oscillateur entretenu électromagné- tiquement, pour mouvements d'horlogerie.
Cette limitation s'opère de manière que le dit oscillateur ne puisse, en aucun cas, sous l'effet de perturbations telles que par exemple mouvements brusques, chocs, etc., ayant généralement pour conséquence principale une augmentation de l'amplitude de l'oscillation, dépasser l'amplitude admise au-delà de la quelle ils fermeraient intempestivement le con tact d'entretien des oscillations, ce qui aurait alors pour conséquence immédiate de redon ner aux oscillateurs une nouvelle impulsion de même sens le conduisant à parcourir ainsi, à nouveau, un arc supplémentaire d'oscillation important entraînant a) du fait des défauts d'isochronisme du système oscillant travaillant dans ces condi tions, une variation de la période d'oscillation et, par voie de conséquence, de réglage du mouvement d'horlogerie ;
b) une impossibilité pratique, démontrée par l'expérience, pour un oscillateur ayant ainsi perdu sa période de base de la retrouver de lui-même : une intervention extérieure est donc nécessaire sans laquelle la période modi- fiée se maintient et le réglage du mouvement est absolument fantaisiste.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, le schéma de principe d'un oscil lateur et deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est un schéma représentatif de principe d'un oscillateur ; la fig. 2 montre schématiquement la pre mière forme d'exécution, le limiteur étant au repos ; la fig. 3 montre le limiteur dans une de ses positions extrêmes ; la fig. 4 montre en perspective la seconde forme d'exécution, l'oscillateur étant au repos ainsi que le limiteur ; les fig. 5 et 6 montrent en perspective cette seconde forme d'exécution, le limiteur étant dans ses positions extrêmes.
La figure schématique 1 montre pour la compréhension de l'invention un oscillateur entretenu électromagnétiquement, utilisé dans les mouvements d'horlogerie.
L'oscillateur A (fig. 1) composé d'une masse pivotante en fer doux et d'un ressort de rappel dit spiral (non figuré au dessin) oscille entre les deux branches d'un électro aimant B.
L'entretien des oscillations, commandé comme on le verra plus loin par l'oscillateur lui-même, est assuré par un circuit électrique composé d'une pile Bl, d'un fil de connexion <I>B.,,</I> de la bobine<I>B3,</I> du fil de connexion B4, du contact C,<I>CI,</I> du fil de connexion B,5.
A chaque oscillation suivant le sens indi qué par la flèche et nommée ici montante (l'autre, par opposition, étant dite descen dante ), la goupille Ar solidaire de l'oscilla teur A vient en contact avec la lame de con tact élastique C, fixée par son extrémité C. sur le bâti du mouvement dont elle est isolée, et en l'entrainant l'applique contre la butée fixe<I>CI</I> isolée du bâti, fermant ainsi le con tact du circuit d'excitation de l'électro-aimant B.
Celui-ci devient le siège d'un champ ma gnétique dont une partie est transmise à l'os cillateur A qu'il aimante par induction l'oscillateur A tend alors à se placer dans l'axe du champ magnétique compris entre les deux pôles de l'électro-aimant, accélérant ainsi la rotation de l'oscillateur A.
Au cours de cette rotation, la goupille<I>AI</I> abandonne la lame de contact C qui n'ap puyant plus sur la butée<I>CI</I> ouvre le circuit, arrêtant ainsi la création du champ magnéti que dans l'électro-aimant, l'oscillateur conti nue alors librement son oscillation.
Au retour ou oscillation descendante aucun contact n'est établi, comme il est facile de s'en rendre compte, l'oscillateur dans ce cas ne reçoit des impulsions qu'à chaque oscillation dite montante . Lors de l'oscil lation montante suivante, le même cycle recommence, et ainsi de suite.
Le dispositif des fig. 2 et 3 comporte une pièce mobile dite limiteur<I>D</I> pivotant en D1, entramé alternativement dans un sens ou dans l'autre par l'oscillateur A grâce à la goupille A2 coopérant avec l'encoche D2 du limiteur<I>D,</I> suivant que l'oscillation est dans un sens ou dans l'autre.
L'amplitude du déplacement angulaire du limiteur D est limitée par deux butées fixes <B>El</B> et E,, placées de part et d'autre de<I>D.</I> Lorsque l'oscillateur fig. 1 démarre et par court son oscillation montante, il ferme le cir cuit électrique d'excitation de l'électro-aimant comme indiqué précédemment;
il reçoit une impulsion et continue son oscillation jusqu'à l'élongation maximum du ressort de rappel dit spiral . A ce moment, il repart en sens inverse, commençant ainsi son oscillation descendante , si, avant de revenir, pour une cause accidentelle il reçoit une impulsion exté rieure tendant à allonger son oscillation mon tante , il va parcourir un arc d'impulsion supplémentaire qui sera alors limité par la goupille A.
de l'oscillateur venant prendre ap pui contre la paroi extérieure D4 du limiteur D, appuyé par son bras D3 contre la butée fixe E,. L'oscillateur est ainsi empêché de poursuivre son mouvement oscillatoire, ce qui aurait pour effet, comme on l'a vu précédem ment, de fermer à nouveau le contact d'exci tation à un moment inopportun et avec les conséquences néfastes indiquées ci-dessus.
Cette position représentée à la fig. 3 est obtenue à partir de la fig. 2 par une rotation de l'oscillateur dans le sens de la flèche, rota tion par laquelle la goupille<B><U>A.,</U></B> sort de l'enco che D, et, après un tour presque complet de l'oscillateur, vient buter à l'extérieur de la dent D4.
L'oscillateur étant de ce fait arrêté repart en sens inverse, et effectue son oscillation descendante qui va le conduire à une posi tion symétrique en passant par le point d'équi libre où alors sa goupille A 2 venant s'enga ger dans l'encoche D., de<I>D</I> entraine ce limi teur dans l'autre sens où il pourra alors jouer symétriquement le même rôle si besoin est, bien que dans ce cas on ne craigne pas une fermeture du circuit d'excitation, celui-ci ne pouvant se fermer qu'en oscillation montante. Une fois la contraction maximum du ressort spiral atteinte, l'oscillateur amorce alors en sens inverse son oscillation montante , et ainsi de suite.
Naturellement dans la pratique on pré voira des moyens mécaniques classiques pour empêcher que lors d'un choc, par exemple, le limiteur ne puisse prendre intempestivement l'une de ses positions extrêmes sans que l'oscillateur ait accompli une oscillation cor respondante.
Les fig. 4, 5, 6 montrent en perspective une partie d'un mouvement comportant une seconde forme d'exécution du dispositif limi teur, objet de l'invention.
La fig. 4 représente l'oscillateur A au re pos, en position d'équilibre, le contact étant fermé. La cheville<I>A2</I> est libre dans l'encoche D2 du limiteur<I>D.</I> L'oscillateur entretenu oscillant alternativement dans un sens ou dans l'autre entraîne également par l'intermédiaire de la cheville A2 le limiteur D dont les dépla cements sont limités par des butées fixes<B>El,</B> E2. Si, pour une raison quelconque, l'oscilla teur A arrivant en fin d'une de ses oscillations reçoit une impulsion supplémentaire ayant pour effet de lui faire parcourir un arc égale ment supplémentaire,
il ne pourra dépasser l'amplitude fixée par le dispositif limiteur ob jet de l'invention (les fig. 5 et 6 suivant le sens de l'oscillation) sa cheville A2 venant alors prendre appui en D4 ou D5 contre le li miteur, lui-même appuyé contre la butée fixe E2 ou<B>El,</B> suivant le cas. L'oscillateur étant alors arrêté revient sous l'effet de son ressort spiral, ses oscillations reprenant alors une am plitude normale.
On voit bien, fig. 6, qu'il est impossible à l'oscillateur de venir fermer le contact en fin d'oscillation puisqu'en aucun cas son doigt A1 ne viendra coopérer avec la lame de con tact C.
Le limiteur pourrait être coulissant.