Aiguille hypodermique
La présente invention a pour objet une aiguille hypodermique, destinée à être montée sur une seringue hypodermique et comportant un culot présentant un trou conique destiné à coopérer avec 1'embout d'une seringue.
Les aiguilles hypodermiques doivent être maintenues rigidement sur 1'embout des seringues, de façon qu'il existe un joint efficace entre 1'embout de la seringue et le culot de l'ai guille prévu à cet effet. On a proposé divers types de fixations à poussoir et à vis. La présente invention vise à fournir une aiguille hypodermique d'une construction simplifiée et d'une fixation aisée de manière à diminuer le risque de contamination quand l'aiguille est montée sur la seringue.
L'aiguille hypodermique objet de l'inven- tion est caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif de fixation élastique destiné à coopérer avec une surface de fixation prévue à cet effet sur 1'embout de la seringue et pratiquement perpendiculaire à l'axe du culot et de la pointe creuse, ce dispositif étant agencé de manière à céder quand le culot est monté sur 1'embout de la seringue et présentant une surface de fixation tournée vers la pointe de l'ai- guille et agencée pour empêcher le culot de quitter 1'embout de la seringue quand le dispositif coopère avec la surface de fixation de cet embout.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem- ple, quatre formes d'exécution de l'aiguille objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue, partiellement en coupe, de la première forme d'exécution.
La fig. 2 est une coupe partielle par la ligne II-II de la fig. 1, montrant en outre 1'embout d'une seringue.
La fig. 3 est une vue de l'aiguille prise depuis la gauche de la fig. 2.
La fig. 4 est une vue de la seconde forme d'exécution de l'aiguille.
La fig. 5 est une coupe par la ligne V-V de la fig. 4.
La fig. 6 est une coupe longitudinale de 1'embout d'une seringue du type Luer à verrouillage.
La fig. 7 est une coupe de la troisième forme d'exécution de l'aiguille, agencée pour s'adapter à 1'embout selon la fig. 6.
La fig. 8 est une vue prise depuis la gauche de la fig. 7.
La fig. 9 est une coupe de la quatrième forme d'exécution de l'aiguille, montrant en outre un embout de seringue.
La fig. 10 est une vue prise depuis la gauche de la fig. 9.
La fig. 11 est une vue en plan de l'embout de seringue représenté à la fig. 9.
La fig. 12 représente schématiquement un mécanisme permettant d'étamper le culot représenté aux fig. 1 à 3 à partir d'un ruban de métal.
Les fig. 13 et 14 montrent schématiquement les divers stades de formation du culot à partir de ce ruban.
La première forme d'exécution de l'ai- guille représentée aux fig. 1 à 3 est destinée à coopérer avec un embout de seringue en acier inoxydable trempé qui comprend une broche conique 1 présentant des rainures 2 formant une paire de filets 3 à grand pas. La broche est percée, de la manière habituelle, pour permettre le passage du liquide de la seringue dans l'aiguille.
La pointe creuse 5 est fixée dans un culot étampé 6 au moyen d'un rivet tubulaire 7 à travers lequel passe la pointe 5, le rivet étant embouti dans l'extrémité frontale 8 du culot 6.
Le corps 9 du culot est conique, de manière à s'adapter à la broche 1, et il est évasé à son extrémité arrière pour constituer une pièce elliptique 10 formant prise pour les doigts. L'ex trémité arrière du culot forme, selon le petit axe de l'ellipse, une surface continue avec le corps conique 9, de façon à s'adapter étroitement à la broche 1, comme le montrent les fig.
2 et 3. A une extrémité de ce petit axe, le corps 9 du culot présente une saillie 11 forcée vers l'intérieur, de manière à former un rebord 12 tourné vers l'avant. Ainsi qu'on peut le comprendre d'après la fig. 2, la saillie 11 offre une faible résistance à l'avance du culot de l'aiguille quand ce dernier est monté sur la broche 1 et saute facilement sur les filets 3, mais le rebord 12, par son engagement avec les filets 3, empêche que l'aiguille soit retirée par un mouvement direct. Ainsi, le culot peut être vissé sur 1'embout en le tournant dans un sens, et il peut être enlevé de 1'embout en le tournant dans l'autre sens.
Le culot peut être formé à partir d'un ruban plat en acier inoxydable par le mécanisme représenté à la fig. 12. Ce mécanisme comprend une section supérieure 66 et une section inférieure 67 qui peuvent se déplacer verticalement relativement l'une à l'autre, de manière à faire engager des poinçons 15, 18, 21, 22, 23, 24, 25, 30, 32, 33, 34, 39 et 40 dans des matrices correspondantes 15A, 18A, 21A, 22A, 23A, 24A, 25A, 30A, 32A, 33A, 34A, 39A et 40A. Tous les poinçons et les matrices s'engagent ensemble en même temps, et entre chaque engagement un ruban 13 est avancé d'un pas. Les fig. 13 et 14 montrent les différents stades du procédé. Le ruban 13 est amené dans le mécanisme depuis la droite en regardant la fig. 12 et il est préalablement perforé de trous de position 14.
Le premier poinçon 15 étampe un disque 16 qui reste attaché au ruban 13 par deux ponts 17 seulement, diamétralement opposés. Le poinçon suivant, 18, présente un diamètre légèrement plus grand que le poinçon 15 et étampe un anneau 19 auquel le disque 16 reste attaché par les ponts 17, cet anneau étant lié au ruban 13 uniquement par des ponts 20. Le ruban avance maintenant au niveau du poinçon 21 qui forme une coupelle 22'dans le disque 16 en réduisant le diamètre extérieur de ce disque et en distordant l'anneau 19, comme représenté. Cette coupelle est successivement allongée par les poinçons 22, 23, 24 et 25, comme représenté en 26, 27, 28 et 29.
Le poinçon 30 commence la formation d'une ex trémité frontale 31 de diamètre réduit, et ce façonnage est continué par les poinçons 32, 33 et 34, comme représenté en 35, 36 et 37. La forme finale représentée en 38 est donnée par le poinçon 39, et le poinçon 40 coupe le culot ainsi formé à partir du disque 16 et retourne les bords pour former la pièce elliptique 10 constituant une prise pour les doigts, comme représenté en 41.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 4 et 5, le culot de l'aiguille est tourné dans du laiton et comprend un corps 42 présentant un trou 43 conduisant à un trou 44 dans lequel la pointe creuse (non représentée) est fixée. Le corps 42 présente des plats 45 diamétralement opposés pour former une prise pour les doigts, et l'extrémité arrière du corps 42 présente un collier 46 destiné à le renforcer.
Des plats 47 correspondant aux plats 45 sont ménagés dans ce collier, et deux fentes 48 sont taillées dans l'un de ces plats, parallèlement à l'axe du culot. Le métal restant entre ces fentes forme une patte 49 dont l'extrémité arrière est façonnée comme représenté en 50 et constitue un coin présentant une face inclinée lui permettant de passer sur des saillies, telles que des filets, présentes sur 1'embout d'une seringue. Cependant, la face frontale 51 est radiale et forme ainsi un arrêt monté élastiquement, agissant de la même manière que la saillie 11 de la première forme d'exécution (fig. 1 à 3).
La fig. 6 montre un embout de seringue du type Luer à verrouillage comprenant une broche 52 percée d'un trou 53 et présentant une conicité externe représentée en 54. La broche est encerclée par un manchon 55 fixé à la broche par des parties 56 et présentant deux filets intérieurs 57. Les fig. 7 et 8 montrent la troisième forme d'exécution de l'aiguille dont le culot est semblable au culot selon fig. 1 à 3 et formé par le même procédé, mais prévu pour s'adapter à 1'embout de seringue représenté à la fig. 6. Ce culot comprend un corps étampé conique 58 évasé à son extrémité arrière pour former une section carrée 59 bien visible à la fig. 8, et une saillie 60 est formée par pression vers l'extérieur à l'un des angles de cette section.
Ainsi, au centre de chaque côté de l'ex- trémité arrière carrée, le corps est en contact avec la broche 52 quand il est monté sur l'em- bout de la seringue, mais la saillie 60 se trouve suffisamment éloignée de l'axe de 1'embout pour venir s'engager avec l'un ou l'autre des filets 57 sur le manchon 55. Il est évident que l'ex- trémité arrière du culot constitue une prise pour les doigts.
Les fig. 9 et 10 montrent la quatrième forme d'exécution de l'aiguille, dont le culot est analogue au culot représenté aux fig. 7 et 8, mais présentant une saillie 61 pressée vers l'in- teneur au milieu d'un côté 62 de l'extrémité arrière carrée 63 du culot, de manière à pouvoir s'engager avec deux rainures 64 formées dans 1'embout 65. On voit à la fig. 11 que chaque rainure 64 fait un angle d'environ 5 degrés avec un plan perpendiculaire à l'axe de l'ai- guille et de l'embout.