Appareil régulateur de vitesse pour un moteur hydraulique La présente invention a pour objet un appareil régulateur de vitesse pour un moteur hydraulique dont la vitesse de rotation varie proportionellement avec le débit du liquide pas sant à travers ce moteur. Elle a pour but de fournir un appareil simple et au moyen du quel la vitesse d'un tel moteur hydraulique puisse être commandée, entre d'étroites limites lorsque cela est nécessaire.
L'appareil faisant objet de la présente in vention est caractérisé en ce qu'il comprend une pompe de dosage desmodromiquement en traînée par ledit moteur et disposée de ma nière à pomper du liquide dans un passage de pression de commande, un dispositif à orifice de commande permettant au liquide de s'écouler à partir dudit passage et avec un débit commandé par ce dispositif, et des moyens .sensibles à la pression régnant dans le passage de commande et agencés de manière à commander automatiquement le débit de liquide à travers ledit moteur, conformément à la pression régnant dans le passage de com mande, de façon à maintenir la vitesse de ce moteur à une valeur déterminée fonction de cette pression.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, deux formes d'exécution et une variante de l'appareil faisant l'objet de l'invention. La figure 1 est le schéma d'une première forme d'exécution destinée à commander la vitesse d'un moteur hydraulique dans lequel le couple est toujours de même sens.
La fig. 2 :est le schéma d'une variante de la première forme d'exécution, permettant d'obtenir une commande plus sensible et plus exacte ; et la figure 3 est le schéma d'une deuxième forme d'exécution destinée à commander un moteur hydraulique dans lequel le sens du couple est susceptible d'être inversé.
La forme d'exécution représentée à la fig. 1, comprend une pompe A disposée de fa çon à être entraînée par des moyens moteurs appropriés, non représentés, à une vitesse ap proximativement constante et à aspirer du fluide à partir d'un passage B pour le débiter dans -un passage de sortie C, et un moteur hydraulique D, qui est disposé de façon à rece voir du fluide sous pression à partir d'un pas sage d'admission<I>CI</I> communiquant avec le passage C, tandis que son passage d'échappe ment E communique avec le passage B.
Le mo teur hydraulique D est relié à une pompe F3 par un mécanisme d'entraînement desmodro- mique comprenant des roues à chaîne<I>F et FI</I> et une chaîne F2. La pompe F-3 est une pompe de dosage disposée de manière à aspirer du fluide à partir du passage B et à fournir ce fluide dans un passage G qui constitue un pas sage de pression de commande.
Le passage G communique avec le passage B à travers un dispositif à orifice de commande H, de type bien connu, qui comporte des moyens à l'aide desquels la chute de pression à travers l'ori fice est maintenue constante, indépendamment de la pression régnant à tout instant d'un côté ou de l'autre de cet orifice.
De tels moyens connus peuvent par exemple comprendre une soupape de commande d'écoulement disposée en série avec l'orifice de commande et agencée de façon à être sensible à la pression régnant d'un côté ou de l'autre de cet orifice, par exem ple de son côté amont. Le dispositif à orifice de commande H est réglable au moyen d'un organe de commande<I>HI</I> à l'aide duquel la section transversale effective de son orifice peut être modifiée à volonté, de manière à permettre de régler le débit passant à travers cet orifice.
Le passage C communique à travers un passage C2 avec le côté d'admission d'une sou pape de dérivation comprenant un carter J contenant un piston<I>JI,</I> sur l'extrémité infé rieure duquel agit un ressort L2. Ce piston est disposé de manière à commander un orifice de transfert J3 ménagé dans le carter J et qui est intercalé entre une chambre d'admission <I>JI</I> communiquant avec le passage C2 et une cham bre d'échappement<B>P</B> communiquant avec le passage<I>B</I> à travers un passage BI. Un réser voir
B2 pour le fluide communique avec le passage B afin d'assurer que ce passage soit toujours maintenu rempli. L'extrémité supé rieure du piston<I>JI</I> est soumise, à travers un passage GI à l'action de la pression qui règne dans le passage G, et on comprendra donc que la soupape de dérivation J commande l'échap pement du fluide à partir du passage C et à travers le passage C2 sous dépendance de la pression régnant dans le passage G.
De la sorte, si à un instant quelconque la vitesse du moteur F, et par conséquent celle de la pompe de dosage F3 augmente, provo quant ainsi un accroissement de la pression dans le passage G, le piston<I>JI</I> est automati- quement déplacé vers le bas de manière à ouvrir l'orifice de transfert J3 plus largement et à permettre ainsi au fluide de s'échapper du passage C2 avec un plus grand débit et de ramener la vitesse du moteur D à sa valeur correcte. On comprendra qu'en pratique la vitesse du moteur D est ainsi maintenue ap proximativement constante.
Une soupape de décompression H2 est dis posée en parallèle avec le dispositif à orifice de commande H et est réglée de manière à s'ouvrir à une pression déterminée et supérieure à la pression de travail normale dans le pas sage de pression de commande G, de façon à servir de soupape de sûreté pour empêcher la production de pressions dangereuses dans des circonstances anormales.
De plus, une soupape de décompression P est aussi disposée entre les passages<I>CI</I> et<I>B</I> et est agencée de manière à s'ouvrir à une pression déterminée et dépassant la valeur maximum normale, de façon à empêcher la production de pressions dangereuses dans le passage<I>CI.</I>
Dans la variante représentée à la fig. 2, la disposition générale des pièces et le fonc tionnement de celles-ci sont identiques à ceux décrits en référence à la fig. 1, sauf qu'une soupape de réduction de pression C3 est in tercalée dans le passage C2. Cette soupape est réglable au moyen d'un dispositif de réglage C-1, mais son réglage n'est pas retouché pen dant le fonctionnement normal de l'appareil.
Avec cette variante, on voit donc que dans des conditions données la chute de pression à travers la soupape J,<I>JI</I> peut être beaucoup plus faible que dans la forme d'exécution dé crite en référence à la fig. 1. La soupape J,<I>JI</I> présentera par conséquent, pour un débit vo lumétrique déterminé, un orifice de transfert J3 de section transversale proportionnellement aug mentée et le débit linéaire à travers cet orifice sera réduit de façon correspondante.
La sou pape a donc tendance à n'être pas influencée par des effets dits marginaux provoqués par le débit du fluide à travers la soupape et va riant avec ce débit et elle a par conséquent tendance à commander ce débit avec une plus grande exactitude et avec une meilleure sensi bilité, en fonction de la pression régnant dans le passage G.
La deuxième forme d'exécution représen tée à la fig. 3 comprend une pompe A, un mo teur hydraulique D et une pompe de dosage F3, ces éléments étant disposés et accouplés de la façon décrite en référence aux fig. 1 et 2 pour la première forme d'exécution et pour la variante de celle-ci. Cependant, dans cette deuxième forme d'exécution, le passage C2 com munique avec une chambre d'admission K mé nagée dans un carter KI d'une soupape de commande double comportant une seconde chambre d'admission K2 avec laquelle com munique le passage de sortie E du moteur D, ce passage ne communiquant donc pas direc tement avec le passage G.
Une chambre de sortie K3 est disposée à l'intérieur du carter KI de la soupape, entre les deux chambres d'admission K et K2. Cette chambre de sortie communique avec les deux chambres d'ad mission à travers des lumières de transfert K4 respectivement K5. Les lumières K4 et K5 sont respectivement commandées par les par ties extrêmes K6 et K7 d'une soupape K8 en forme de piston montée pour glisser à l'inté rieur du carter KI. Un ressort L agit sur l'ex trémité inférieure de la soupape
K8 dont l'extré mité supérieure est soumise à l'action de la pression régnant dans le passage G.
La chambre .de sortie K3 communique avec le passage<I>B</I> à travers un passage B3 et on se rend compte qu'un déplacement vers le bas de la soupape K8 a pour effets simultanés de fer mer la lumière<I>K5</I> et d'ouvrir la lumière K4 et vice versa.
Comme dans la forme d'exécution et la variante décrites en référence aux fig.1 et 2, la communication entre le passage G et le passage B est commandée par un orifice de commande H. Cependant, dans cette deuxième forme d'exécution, l'organe de commande<I>HI</I> de cet orifice de commande est soumis à l'ac tion d'un mécanisme qui modifie le réglage de l'orifice suivant une loi déterminée en fonc tion de la rotation du moteur D.
Ce mécanisme est schématiquement repré- senté comme étant constitué par une came M montée sur un arbre<I>MI</I> portant une roue à engrenage hélicoïdal M2 qui engrène avec une vis sans fin M3 montée sur un arbre M4, l'ar bre M4 portant une seconde roue à engrenage hélicoïdal M5 qui engrène avec une vis sans fin M6 disposée de façon à âtre entraînée par une roue à chaîne M7,,au moyen d'une chaîne M$ et à partir de l'arbre de la pompe de do sage F3.
Un tel mécanisme est par exemple destiné à commander la vitesse de déplacement d'un organe susceptible de se déplacer selon une course limitée et telle qu'il achève son dé placement dans un sens lorsque le moteur D a tourné d'un angle suffisant pour faire faire par exemple un tour à la came M, de sorte que cette came, en commandant l'orifice H, commande la vitesse du moteur D pendant tout ce déplacement, et par exemple de ma nière à provoquer une accélération au cours de la première partie du déplacement et une décélération pendant la dernière partie de ce déplacement.
On comprendra en outre que soit que, à tout instant donné, le moteur entraîne une charge, soit que la charge ait tendance à en traîner le moteur par son inertie, la soupape K8 se déplace de façon à assurer que le moteur soit entraîné avec le couple voulu ou de fa çon à assurer l'application du couple de frei nage approprié au moteur, par une contre- pression et de façon à maintenir .à tout instant la vitesse appropriée qui peut âtre nécessaire.