Compteur d'impulsions La présente invention concerne les comp teurs d'impulsions comportant des éléments bi naires pouvant prendre deux positions, une position de repos et une position de travail.
Un compteur binaire comporte générale ment un certain nombre de groupes numérotés de 1 à 1V, chaque groupe pouvant prendre deux positions, une position de repos et une posi tion de travail. Le groupe de rang p sert à marquer, suivant sa position de travail ou de repos, la valeur 1 ou la valeur O du pleine chif fre, compté à partir de la droite, du nombre d'impulsions de commande à enregistrer, écrit en numération binaire: il représente donc 21,-i ou .O.
Le compteur selon l'invention est caracté risé en ce que les impulsions à compter sont ap pliquées sous la forme de deux séries d'impul sions de polarité différente sur une chaîne com prenant plusieurs groupes de deux relais comp teurs, dont l'un est mis au travail au début d'une impulsion et l'autre à la fin de la même impulsion, une deuxième impulsion les faisant revenir au repos, le premier élément au début de l'impulsion et le second à la fin de l'im pulsion.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, deux formes de réalisation d'un compteur binaire suivant l'invention. La figure 1 représente schématiquement deux groupes d'éléments d'un compteur binaire.
La figure 2 donne le schéma de trois grou pes d'éléments d'un compteur binaire pouvant fonctionner en additif ou en soustractif.
Dans la description ci-dessous la lettre R, suivant le numéro d'un contact de relais, in dique le contact établi lorsque le relais est au repos (non excité), et la lettre T, le contact établi lorsque le relais est au travail.
Dans la figure 1, le premier groupe d'éléments binaires comporte essentiellement deux relais compteurs 11 et 12, le premier avec un jeu de contacts 111, le second avec deux jeux de contacts 121, 122. Les impulsions à comp ter agissent sur un dispositif à deux cames Cl et C. reliées mécaniquement et qui ferment si multanément deux interrupteurs Il et Iz. Il s'en suit que pour chaque impulsion à compter, les deux interrupteurs Il et Ifournissent respecti vement une impulsion positive et une impulsion négative. ' Le second groupe d'éléments binaires est constitué comme le premier ;
il comporte le relais 21 avec son jeu de contacts 211 et le relais 22 avec ses deux jeux de contacts 221, 222, le contact mobile du premier jeu 221 étant connecté au contact de travail de 121, et celui du second jeu 222 au contact de repos 122. Le fonctionnement du dispositif représenté dans la figure 1 est le suivant Le groupe étant supposé au repos, l'arrivée d'une impulsion en fermant l'interrupteur h mettra au travail le relais 1 par suite des con nexions + batterie, h, 121 R, enroulement de 11, - batterie.
Toutefois le relais 12 n'est pas alimenté, la tension que sa seconde borne reçoit par le contact<B>111</B> T et l'interrupteur Il étant positive. Ce n'est qu'à la fin de l'impulsion caractérisée par la rupture du contact h que, cette tension positive disparaissant, il se trouve alimenté en série avec le relais 11 et qu'il vient au travail.
L'impulsion suivante agit par l'intermé diaire de l'interrupteur Iz par suite des con nexions - batterie, Iz, 122 T, enroulement de 12, -f- batterie, ce qui maintient le relais 12 nu tra vail, tandis que le relais 11, dont l'enroulement est à la tension négative de la batterie par ses deux bornes, revient au repos. A la fin de l'im pulsion, la rupture du contact L fait retomber le relais 12.
Pendant cette impulsion le relais 21 du se cond groupe se trouve alimenté par le contact de travail du jeu de contacts 121 comme le re lais<B>Il</B> l'était pendant la première impulsion par le contact de repos du même jeu et le comportement du second groupe est identique à celui du premier groupe lors de la première impulsion.
Dans la fig. 2 est représenté un compteur binaire à trois groupes d'éléments pouvant fonctionner à volonté comme additif ou sous tractif. Chaque groupe d'éléments comporte deux relais compteurs 11 et 12, 21 et 22, 31 et 32 correspondant aux relais 11 et 12 delafig. 1. Chaque groupe d'éléments comporte, en outre, un troisième relais 13, 23, 33 commandé au moyen d'une clé K et dont le rôle est de provo quer le passage du fonctionnement additif du compteur en fonctionnement soustractif. Ces relais 13, 23, 33 sont munis de trois jeux de contacts 131, 132, 133 ; 231, 232, 233 ; 331, 332, 333.
Les seconds relais 12, 22, 32, comportent un troisième jeu de contacts 123, 223, 323 qui, combiné avec le troisième jeu de contacts 133, 233, 333, permet d'assurer la liaison entre les groupes successifs.
Dans la position de travail des relais 13, 23, 33, le compteur fonctionne en additif ; ce fonc tionnement en compteur additif est le suivant La première impulsion en provoquant la fermeture des contacts Il et I., met sur travail le relais 11, puis la fin de l'impulsion met au travail le relais 12 comme il a été décrit ci- dessus pour les relais 11 et 12 de la fig. 1.
Le second groupe de relais n'est pas affecté puisque ses circuits de liaison avec les con tacts h et Iz sont coupés en 121 et 123 pen dant la durée de l'impulsion.
La deuxième impulsion fait revenir au re pos les relais 11 et 12 du premier groupe, ce dernier à la fin de l'impulsion, et met au tra vail le relais 21 du deuxième groupe par suite des connexions -f- batterie, h, 121 T, 131 T, 221 R, en roulement de 21, - batterie, et le relais 22 est mis au travail à la fin de l'impulsion.
La troisième impulsion met au travail le premier groupe de relais et le second groupe n'est pas affecté.
Après la troisième impulsion les deux premiers groupes sont au travail et le troisième au repos. La quatrième impulsion fait revenir au re pos le relais 11 par le circuit - batterie, h>, 122 T, 111 T, enroulement de 11, - batterie.
A la fin de l'impulsion le relais 12 revient au repos.
De même le groupe 2 revient au repos par suite des connexions - batterie, h, 133 T, 123 T, 132 T, 222 T, 211 T, enroulement de 21, - batterie. Le troisième groupe passe sur travail ; au début de l'impulsion le relais 31 est excité par le circuit suivant + batterie, Ii, 121 T, 131 T, 221 T, 231 T, 321 R, enroulement de 31, - batterie, et le relais 32 est mis au -travail à la fin de l'impulsion.
Les groupes suivants ne sont pas affectés, leurs circuits de liaison avec Il et h étant cou pés en 321 et 323 pendant la durée de l'im pulsion.
Le fonctionnement additif est donc bien obtenu.
Dans la position de repos des relais 13, 23 et 33, on obtient le fonctionnement soustractif, qui est le suivant Si tous les groupes de relais binaires sont au repos, l'arrivée d'une impulsion met tous les relais au travail.
Si on prend les groupes de relais dans l'état où ils se trouvent, dans le fonctionnement ad ditif, après l'enregistrement de la quatrième im pulsion, c'est-à-dire que les groupes 1 et 2 sont au repos et le groupe 3 au travail, l'arrivée d'une impulsion met au travail les deux pre miers groupes, les relais 11 et 21 au début de l'impulsion, les relais 12 et 22 à la fin de l'im pulsion, par suite des connexions + batterie, Il 121 R, enroulement de 11 - batterie ; + batterie, h, 133 R, 123 R, 131 R. 221 R, enroulement de 21, - batterie.
Le troisième groupe est mis au repos, le relais 31 au début de l'impulsion par le circuit - batterie, 122 R, 132 R, 222 R, 232 R, 322 T, 311 T, enroulement de 31, - batterie ; et le second relais 32 est mis au repos à la fin de l'impulsion.
Les relais suivants ne sont pas affectés, leurs circuits de liaison avec Il et h étant cou pés en 321 et 323. On a donc bien un fonction nement soustractif.
Le compteur binaire qui vient d'être dé crit peut comporter un grand nombre de grou pes, le nombre de ces groupes dépendant du nombre des impulsions ou des trains d'impul sions à enregistrer ; avec p groupes on peut enregistrer 2h-1 impulsions ou trains d'impul sions.
Les relais 13, 23, 33, peuvent être rempla cés par un relais unique commandant simulta nément les contacts<B>131,</B> 132, 133, 231, etc...
Il a été supposé que les impulsions provo quent la fermeture simultanée des contacts Il et Iz au moyen de deux cames reliées mécani quement, mais il est évident que les contacts Il et L peuvent être fermés simultanément par tout autre dispositif, en particulier ces contacts peuvent faire partie d'un même relais com mandé par les impulsions à enregistrer.