<B>Procédé pour produire des sons et appareil pour la</B> mise <B>en</B> aeuvre <B>de ce procédé</B> L'invention concerne un procédé et un appareil de production de sons qui peuvent être écoutés ou enregistrés à volonté, et plus particulièrement de production d'enregistre ments musicaux originaux, qui peuvent être obtenus directement sous forme de piste sonore avant d'avoir été joués par des musiciens.
Avant l'invention, l'expression musicale a été limitée par les sons fixes caractéristiques émis par un instrument de musique acoustique donné. Le compositeur et l'adaptateur d'un morceau de musique ont considéré comme acquis que certains instruments de musique sont immuables, du fait que les sons caracté ristiques qu'ils émettent sont déterminés par leur forme de construction. Ce facteur de rigidité impose une limite s'opposant à la liberté totale de la production musicale suivant les idées du compositeur ou de l'adaptateur. Il a été proposé de remédier à cette difficulté, inhérente à la musique provenant d'instruments acoustiques, en traçant à la main des ondes sonores et en les photographiant pour établir une piste sonore.
Quoique l'établissement direct d'une piste sonore, en la traçant à la main, pro cure une nouvelle liberté musicale permettant de s'affranchir de la sujétion imposée par le jeu caractéristique des instruments, ce procédé n'a jamais été appliqué dans une large mesure, car il est pénible et laborieux. L'invention a pour objet un procédé et un appareil de production de sons procurant une nouvelle liberté musicale permettant de s'affran chir de la sujétion imposée par le jeu caracté ristique des instruments sans avoir à exécuter le travail pénible et laborieux de tracer chaque note à la main.
L'invention est basée sur la théorie connue, d'après laquelle la qualité d'un son, tel que celui d'une note de musique, qui permet de recon naître qu'il a été émis par un instrument de musique donné, et même par un musicien donné est une combinaison de certains des éléments suivants de la musique: a) Une fréquence audio primaire soutenue, qui peut être une fréquence unique ou comporter une série d'harmoniques. Les amplitudes rela tives de chacune de ces fréquences peuvent varier entre zéro et 1 % de la fréquence de l'amplitude maximum de la série, y compris la fréquence fondamentale.
Plusieurs fréquences fondamentales différentes et leurs séries respec tives d'harmoniques peuvent comporter simul tanément la fréquence audio soutenue de base.
b) Un décalage de la fréquence audio soutenue de base, dont des exemples sont les porte-voix des instruments à cordes, les effets de trémolo, 1' extinction des notes frappées, et les effets d'évanouissement du vibrato, etc. c) Une progression des amplitudes varia bles instantanées qui comportent l'élément de toucher dans la restitution d'une note de musique donnée. Cette enveloppe d'ampli tudes successives ne comportent pas d'éléments séparables permettant de distinguer le tou cher résultant de la nature et de la forme de construction de l'instrument de musique et le toucher caractéristique de l'expression, lorsque la note est jouée par le musicien.
Le contour de l'enveloppe peut être encore com pliqué par la réverbération acoustique qui apparaît aussi en partie sous forme de succes sion de variations de l'amplitude instantanée. Lorsqu'on joue d'un instrument de musique, le son naturel est émis à la fréquence choisie sous forme d'une progression de variations d'amplitudes déterminée par le toucher du musicien et par le toucher qui résulte de la forme de construction de l'instrument en question. Ce toucher combiné peut être observé sur un oscilloscope par la forme fibreuse du contour de l'enveloppe.
d) La durée et l'instant d'arrivée (en dési gnant ainsi la phase de la piste où la note commence à apparaître) s'exprimant en lon gueurs physiques qui peuvent être réglées de la manière suivante: par exemple, il y a lieu de considérer l'enveloppe de la frappe d'un piano qui monte rapidement jusqu'à un maxi mum, au moment où le marteau rencontre le feutre, puis peut s'éteindre pendant une durée de 6 secondes suivant la note choisie. Le contour caractéristique, mais contracté, de l'enveloppe est le même dans le cas d'une note de fréquence plus élevée qui dure 1 seconde. Il est évident qu'on n'obtient pas le contour nécessaire de l'enveloppe en retranchant ou supprimant une valeur de 5 secondes de la longueur du contour de 6 secondes.
De plus, il est évident que la position de l'instant d'arrivée d'une note sur une piste sonore donnée est une longueur phy sique commode équivalente à une relation dans le temps entre des notes de musique qui peuvent former un assemblage d'enregistrement.
Dans une mise en oeuvre particulière du procédé suivant l'invention, on se sert d'un contour d'enveloppe établi conformément à l'élément de son correspondant à une pro gression des amplitudes instantanées du son, pour régler une représentation d'un son soutenu, de sorte que le résidu du courant à fréquence audio se conforme au contour de l'enveloppe. Le résidu de la représentation du son continu peut alors être enregistré pour indiquer les instants d'arrivée sur la piste d'un enregis trement.
La représentation d'un son soutenu peut consister en un courant électrique, une piste sonore physique, ou un enregistrement magné tique du son et un procédé quelconque appro prié peut servir à interrompre la représentation du son soutenu jusqu'à ce que son résidu corresponde à la note voulue, puis à enregistrer la représentation résultante ainsi modifiée.
La représentation du son soutenu corres pondant à la composante de fréquence audio primaire du son forme une matière première musicale caractéristique d'un instrument de musique effectif ou imaginaire à la volonté du compositeur. La représentation du son soutenu est interrompue suivant le contour de l'enveloppe qu'on désire, qui fournit la com posante de toucher de la musique, en laissant subsister un résidu de la représentation qui peut être enregistré et réenreg'ïstré suivant des intervalles de temps choisis à volonté et repré sentés par des distances linéaires sur une piste sonore.
L'invention a pour but de permettre au compositeur de musique de choisir en toute liberté un ton caractéristique quelconque et indépendamment, mais aussi, en toute liberté un toucher ou timbre caractéristique quel conque, sans être limité aux combinaisons fixes de caractéristiques qu'on peut obtenir avec des instruments de musique choisis. Les notes d'une composition musicale ne doivent pas être émises suivant une succession spéciale dans le temps de notes, et chaque note peut être émise individuellement et adaptée à la volonté du compositeur ou de l'adaptateur, avant d'être mélangée avec d'autres notes de la composition.
Un avantage qui résulte de la possibilité d'émettre des notes individuellement sans avoir à tenir compte d'une succession quelconque de notes dans le temps, consiste dans le fait qu'il est possible de réaliser la synchronisation de la musique enregistrée sur la piste sonore d'un film cinématographique avec l'enregistre ment optique du film. Cette synchronisation est souvent demandée par le compositeur et l'adaptateur, elle ne pouvait généralement pas être obtenue à cause de la difficulté de faire jouer la vraie musique, c'est-à-dire la musique jouée acoustiquement par les musiciens, en relation synchronisée, déterminée, avec la scène enregistrée optiquement sur la pellicule.
Lorsqu'on enregistre de la vraie musique sur une piste sonore, elle peut être complètement inutilisable, si même une faible portion est mal exécutée, si la position de l'instant de son arrivée est incorrecte, si sa relation de pas est inexacte, si elle est mal combinée avec les réflexions acoustiques, ou si elle est mal exécutée de toute autre manière. Il est impossible de réaliser la perfection de la musique finalement enregistrée en la partageant en fragments pouvant être édités des enregistrements de la musique élémentaire, car les musiciens ne peuvent pas exécuter d'une manière satisfaisante des fragments d'un morceau en faisant complè tement abstraction du contexte musical.
De même, étant donné que les diverses instrumenta tions d'une orchestration se confondent en une onde complexe dans un milieu unique, tel que l'air ou la voie d'enregistrement, il est impossible pratiquement d'obtenir une traduc tion donnée de l'édition d'un élément défectueux de musique vraie . Il était donc nécessaire, soit de répéter l'enregistrement entier ou d'accepter un enregistrement d'une qualité inférieure à celle d'une exécution normale. L'expression piste sonore sert à désigner ci-après, une piste établie sur un matériel susceptible de recevoir un enregistrement sonore.
L'expression large piste sonore désigne une piste établie sur un matériel tel qu'un ruban magnétique, un film photographique ou analo gue susceptible de recevoir un enregistrement sous forme de signaux de densité variable, disposés sur une largeur permettant d'effacer à la main facilement des portions du volume enregistré d'un signal.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'appareil selon l'invention et des variantes.
La fig. 1 en est une vue en perspective. La fig. 2 est un schéma de l'appareil repré senté à la fig. 1.
Les fig. 3 et 3a sont des schémas d'une première forme d'exécution du - générateur polyharmonique apériodique de l'appareil.
La fig. 4 est un schéma du rotateur de phase de l'appareil.
La fig. 5 est un schéma d'une seconde forme d'exécution du générateur polyharmonique apé riodique, destiné à être utilisé sans l'appareil de la fig. 2.
La fig. 6 est une tabelle des sources de signaux locaux d'harmoniques indésirables de décalage de phase susceptibles d'être engendrés par les amplificateurs quadratiques du générateur poly- harmonique de la fig. 5.
La fig. 7 est un graphique des pourcentages en volume des fréquences élémentaires, qui permettent de reconnaître le caractère d'un instrument de musique donné, et dont un exem ple est celui des pourcentages d'une note de hautbois.
La fig. 8 est un schéma d'enregistreur magné tique à piste sonore double.
La fig. 9 représente un dispositif enregistreur magnétique à piste sonore multiple de répé tition.
La fig. 10 représente une autre combinaison d'éléments de contour de signaux à utiliser dans l'appareil de la fig. 2.
La fig. 11 représente une troisième combi naison d'éléments de contour de signaux à utiliser dans l'appareil de la fig. 2.
Suivant la fig. 1, l'appareil peut être disposé sur une table 1, d'une manière commode à utiliser par un compositeur. La partie supérieure 2 de la table se trouve à une hauteur convenant au compositeur assis devant elle pour faire fonctionner l'appareil. Un oscillateur audio 3, un générateur polyharmonique 4 et un tableau de distribution principal 5 sont disposés sur une tablette 6 disposée au-dessus de la partie pos térieure de la table 1. Une autre tablette 7 sup porte un haut-parleur d'audition 8.
La partie supérieure 2 de la table 1 supporte des éléments d'enregistrement magnétique, qui se composent de pistes multiples avec tête de prise de son 9, tête d'effacement 10, tête d'enregistrement 11, ruban magnétique 12, roues dentées de com mande 13 accouplées avec des roues dentées de commande 14, 15 portant une bande de réplique 16 synchrone du type d'une pellicule. Un oscilloscope 17 en saillie sur la partie supé rieure de la table suivant un angle d'observation commode comporte une rainure de guidage 18 d'une feuille transparente 19 sur laquelle est disposé un contour d'enveloppe opaque 20. Une image fluorescente 21 d'un signal super sonique apparaît derrière la feuille 19.
Une photo-cellule 22 disposée dans un couvercle à charnière 23 ne laissant pas passer la lumière peut être tirée de haut en bas par un bouton 24 pour capter photo-électriquement les impul sions lumineuses interrompues, résultant de la courbe de contour 20' qui recouvre le spot en mouvement qui forme l'image 21. On peut composer la musique sous forme d'enregistre ment en réglant l'oscillateur audio 3 à une fréquence correspondant au son fondamental d'une note d'une partition de musique.
En transmettant la fréquence choisie dans le générateur polyharmonique 4, on peut entendre les caractéristiques d'un instrument de musique qu'on désire en réglant les amplitudes des harmoniques spécifiés 25 qui sont engendrés dans le générateur 4, et en écoutant le son combiné qui en résulte par le haut-parleur 8 mis en circuit sur le tableau de distribution principal.
On prépare ensuite la restitution de la note unique qu'on désire en traçant un contour d'enveloppe 20 sur la feuille 19, par exemple au moyen d'un crayon gras, et en le posant sur l'oscilloscope 17 sur lequel apparaît une image d'une forme d'onde pure d'un signal super sonique de l'oscillateur. En fermant le cou vercle 23, la photo-cellule 22 transmet une source de ruptures dans le signal supersonique par rapport au contour chaque fois que le balayage se répète, et ces ruptures servent à régler les intensités instantanées de la note de la manière décrite ci-après. Mais l'image du signal super sonique de l'oscilloscope est supprimée sur l'écran, jusqu'à ce qu'un balayage unique soit déclenché par le réglage du balayage unique de l'oscilloscope.
Un bouton-poussoir d'au dition déclenche le mouvement de - balayage horizontal unique du contour suivant la cons tante de temps de balayage choisie. Chaque fois que le bouton d'audition indique que le balayage de l'oscilloscope a la durée choisie, la tension de sortie du générateur polyharmonique 4 est transmise au haut-parleur 8 aux intensités instantanées correspondant à l'enveloppe 20. En reformant les contours de l'attaque et de l'extinction de l'enveloppe 20, on peut obtenir à volonté des notes de musique.
Lorsqu'on a obtenu une note satisfaisante, on peut l'enregistrer sur le ruban magnétique 12, aussi souvent qu'il est nécessaire de le faire dans la partition. En mettant en circuit l'enregis trement automatique au tableau de distribution principal 5, on peut déclencher l'enregistrement de la note à l'instant précis où elle prend naissance conformément à des repères de répli que indiqués par une flèche 26, en enregistrant d'avance des impulsions de déclenchement du balayage sur une piste sonore spéciale 16 prévue à cet effet.
D'autres notes peuvent être préparées de la même manière et enregistrées sur la même piste du ruban 12 dans des positions en quinconce ou se recouvrant à volonté en rejouant l'enre gistrement par la tête 9 et en le réenregistrant en même temps par la tête 11, sous forme mixte avec une série supplémentaire de positions d'une nouvelle note. En même temps, si on le désire, on peut effacer par la tête 10 l'enregistrement capté par la tête 9. De plus, la possibilité d'effec tuer des enregistrements et des réenregistrements mixtes grâce à la capacité à pistes multiples transversales du groupe de têtes 9, 10 et 11 permet d'écouter des notes simultanées dans la préparation des cordes.
La fig. 2 est un schéma sous forme de rectan gles de l'appareil de la fig. 1. Suivant la fig. 2, l'oscillateur audio 3 alimente le générateur polyharmonique 4, de la manière décrite en détail plus loin. Les contours d'enveloppe qui peuvent être basés sur les contours de forme fibreuse des oscillogrammes de notes de musique sont inscrits sous forme de courbe 20 sur la feuille 19. La feuille est disposée de façon à recouvrir l'image lumineuse 21 qui apparaît sur le tube cathodique 28 de l'oscilloscope 17 et qui provient de l'oscillateur supersonique 27 connecté aux plaques de déviation verticale 30.
Les plaques de déviation horizontale 31 de l'oscilloscope sont connectées à un des pôles d'un interrupteur 32, qui peut être réglé dans la position de la fig. 2 pour enregistrer les si gnaux provenant de l'enregistreur 35 de déclen chement du balayage dans une tête d'enregistre ment 34. Les notes rejouées par la tête 34 peuvent alors être transmises par l'interrupteur 32 amené dans la position du côté gauche de la fig. 2, de façon à faire passer la décharge dans le dispositif de balayage unique de l'oscil loscope. L'interrupteur 32 dans sa position du côté droit peut encore connecter l'oscillateur 27 à la tête 34 pour effacer les signaux précités. Les balayages uniques peuvent être déclenchés à la main par un bouton poussoir 35.
Le réglage de la base de temps du dispositif de balayage unique de l'oscilloscope est courant en élec tronique et n'est pas représenté pour ne pas compliquer la figure schématique. L'enre gistrement du signal de déclenchement du balayage unique se combine avantageusement avec l'enregistrement d'un signal de réglage de la durée du balayage dont l'amplitude est réglée de façon à établir pendant la répétition du jeu, une tension de polarisation dans la grille d'un tube connecté de façon à fonctionner sous forme de résistance variable qui détermine la constante de temps d'un condensateur combiné avec le dispositif de balayage de l'oscilloscope précité. On peut donc enregistrer d'avance les instants du commencement et le temps pendant lequel se prolonge une enveloppe d'un contour donné.
La durée du balayage unique est comprise à peu près entre 0,1 et 10 secondes, pour une synthèse musicale moyenne.
Au lieu d'analyser les contours inscrits sur l'écran du tube de l'oscilloscope par un dispositif électronique, on peut faire un relevé électro statique direct du spot en mouvement en traçant la courbe du contour au moyen d'une substance conductrice et en connectant le commencement de la courbe à un interrupteur électronique qui, de son côté commande un élément de trans mission variable 37. On donne la préférence à l'analyse du contour, fig. 2, par une photo cellule (photo multiplicateur), car on obtient plus facilement un relevé précis du contour.
On peut tracer le contour de l'enveloppe 20 sur la surface d'une feuille translucide 19, ou le former par une feuille découpée, et le main tenir dans la rainure de guidage 18 entre la photo-cellule 22 et le tube cathodique 28, dans la position 29. Le signal de la photo-cellule 22 peut être connecté par un interrupteur 36, de façon à commander l'élément variable de transmission qui peut être commandé séparé ment par les signaux de contour d'un détecteur 38 de l'enveloppe audio par un interrupteur 39.
A cet effet, on peut transmettre les sons d'une source sonore captée par un microphone 40 et amplifiée par un amplificateur 41 par l'inter médiaire d'un interrupteur 42 au détecteur 38 qui redresse le signal sonore de façon à engen drer une forme d'onde correspondant à son enveloppe. L'interrupteur 42 peut aussi trans mettre le signal audio à un élément de réglage 43 du gain électronique, qui est connecté à l'entrée du générateur polyharmonique 4.
La sortie de l'élément de transmission variable 37 est connectée à un mélangeur de volume 44 auquel sont encore connectés les signaux de répétition provenant de la tête 9. Les deux signaux ainsi mélangés sont transmis à un amplificateur d'enregistrement 45, dont la sortie peut être reliée par un interrupteur 46 à la tête 11. Lorsqu'il existe plus d'une piste unique, les signaux enregistrés d'avance corres pondant au contour provenant d'un dispositif à tête double 9 peuvent être transmis par un second interrupteur 47, de façon à commander l'élément 37.
On donne la préférence à un élément d'en registrement magnétique, tel que le ruban magnétique 12, commandé de la manière habi tuelle dans la direction indiquée par un moteur 48, déterminée par un dispositif de réglage du moteur 49 du type réversible.
La tête d'effacement 10 est actionnée par l'oscillateur 27 par l'intermédiaire d'un interrup teur 50. Un interrupteur 51 indépendant de l'interrupteur 50, transmet le signal de l'image de réglage 21. Un interrupteur 52 sert au réenre- gistrement avec des contours d'enveloppe super posés en connectant le dispositif de répétition audio à l'amplificateur 41, par l'interrupteur 42 à l'élément de réglage du gain 43.
Tous les interrupteurs numérotés ci-dessus et ceux de transmissions supplémentaires envi sagées non représentées et décrites plus loin, sont disposés sur le tableau de distribution prin cipal 5, fig. 1 et 2. Pour ne pas compliquer le schéma, certaines des connexions partant du tableau 5 et y aboutissant ne sont pas représen tées, mais sont disposées dans les trajets directs ainsi que l'indique le schéma.
Le haut parleur d'audition 8 et un amplifi cateur 53 peuvent être connectés par un inter rupteur 54 à un signal quelconque de l'installa tion.
La fig. 3 représente le schéma d'une forme de réalisation du générateur polyharmonique 4 des fig. 1 et 2, qui, de préférence, est du type apériodique. Par le procédé ordinaire permet tant d'engendrer des harmoniques, on choisit par des circuits résonants disposés à la sortie d'un élément de transmission non linéaire, les fréquences qui comportent l'harmonique qu'on désire. Mais ce procédé ne permet d'arriver qu'à une partie des résultats à obtenir, car les har moniques choisis exigent un nouveau réglage des circuits résonants chaque fois que la fré quence fondamentale varie.
Il ressort de la des cription qui précède que cet accord à la. main d'harmoniques multiples variables n'est pas réalisable pratiquement.
Suivant la fig. 3, l'onde de la forme fonda mentale voulue appliquée au dispositif de réglage électronique 43 du gain est transmise à l'entrée d'un amplificateur apériodique en qua drature 55, dans lequel des décalages de phase multiples établissent une tension de sortie dans le conducteur 56, et une tension de sortie dans le conducteur 57, qui diffèrent l'une de l'autre par un décalage de phase constant d'environ 900 par rapport à la gamme de fréquence audio. De plus, il doit être bien entendu que les deux signaux en quadrature à la sortie ne sont pas dans un rapport de phase fixe avec la fréquence de l'entrée.
Les signaux des conducteurs 56 et 57 sont transmis à des amplificateurs d'inversion de phase 58 et 59. Les tensions de sortie à quatre phases qui en résultent sont transmises en qua drature à une ou plusieurs couronnes potentio- métriques virtuelles entourées par une circonfé rence 60 sur le dessin. Il est évident pour les spécialistes de l'électronique, qu'on peut dériver un nombre quelconque à volonté de sources de signaux de tension polyphasés des connexions établies avec des résistances formant les cou ronnes schématiques représentées.
Le tableau 61 de la fig. 3 indique la valeur en degrés de chaque segment de résistance autour de la couronne potentiométrique multipliée par une constante appropriée. La figure schématique 3A repré sente une connexion triphasée, étant entendu qu'on peut connecter de la même manière un nombre de phases quelconque, à volonté, à des prises de courant appropriées. Les connexions de l'exemple triphasé choisi alimentent le groupe de redresseurs 62, 63 et 64, qui sont découplés à l'égard des effets d'intermodulation de charge par des résistances 65, 66 et 67.
La tension de sortie 68, sous forme de courant continu pulsa- toire, est transmise à un amplificateur quadra tique approprié 69, polarisé de façon à engen drer l'onde 70 du troisième harmonique de la tension d'entrée de l'élément 43 de réglage du gain, au moyen de l'amplification non linéaire des harmoniques d'ordre supérieure 71 en pointillé. Le dispositif de réglage du volume 72 alimentant le conducteur de sortie 73 est découplé par une résistance 74 à l'égard de réseaux analogues et de dispositifs de réglage du gain de chacun des autres harmoniques.
Le nombre effectif de réseaux redresseurs poly- phasés est égal à celui des harmoniques néces saires, ce nombre étant de préférence, égal à dix. Un redresseur est nécessaire pour chaque fré quence devant s'ajouter à la fréquence fonda mentale. Dans le cas d'un générateur engendrant dix harmoniques, le nombre total de redresseurs est égal à 54.
Suivant la fig. 4, qui représente schématique ment les détails d'une forme de réalisation d'un amplificateur apériodique quadratique 55 du circuit de la fig. 3, le signal d'entrée est transmis à deux ou plusieurs amplificateurs échelonnés de décalage de phase 75 et 76. Chacun des circuits successifs 77, 78, 79 de la cascade représentée provoque un décalage de phase maximum de <B>1800.</B> Les constantes de décalage de phase sont choisies de façon à empiéter légèrement sur le décalage de phase maximum d'un étage au commencement du mouvement de décalage de l'étage suivant à une fréquence donnée.
Dans le cas des trois étages en cascade représentés on peut obtenir un décalage de phase total à la sortie, d'environ 4200 par rapport à la phase d'entrée dans une gamme de fréquence de 30 à 10 kc par seconde. De la même manière, la cascade 80, 81 et 82 est destinée à retarder la cascade 77, 78 et 79 d'un angle de phase de<B>900</B> par rapport à la bande de fréquence audio qu'on désire.
La fig. 5 représente schématiquement un autre dispositif apériodique engendrant des poly- harmoniques, dans lequel on fait prendre à la tension d'entrée de la fréquence choisie une amplitude constante par un dispositif de réglage électronique du gain 83, et on la transmet dans une des deux sortes d'amplificateurs quadra tiques 84 et 85. Ainsi qu'il est connu en électro nique, la tension de sortie contient dans le conducteur 86 la fréquence d'entrée, et son second harmonique.
La fréquence d'entrée ali mente aussi un étage de sortie 87, à la sortie de cathode, dont la tension de sortie est réglée par un potentiomètre 88 et est connectée par une des résistances de découplage 89 à une borne de sortie 90 commune à tous les harmoniques? La tension de sortie 86 de l'amplificateur qua dratique 84 est transmise à un étage 91 couplé par la cathode par l'intermédiaire d'une résis- tance 92. Cette tension de sortie 86 contient la fréquence d'entrée amplifiée en opposition de phase et est annulée dans la résistance 92 par une fréquence fn provenant de la cathode de l'étage 87, par l'intermédiaire d'une résistance 93 d'annulation de phase.
La fréquence restante 2fn est l'harmonique qu'on désire et est réglée dans l'étage 91 couplé par la cathode, par un potentiomètre 94 pour être transmise à la borne de sortie commune 90.
Les deux fréquences de sortie fn et 2fn apparaissant aux cathodes des étages 87 et 91 sont découplées .respectivement par des résis tances 95 et 96 et sont transmises à l'entrée de l'amplificateur quadratique 85. Ainsi qu'il est facile de le voir, la fréquence de sortie de l'hétérodyne ainsi formée, se compose des fré quences fn, 2fn, 3fn et 4fn. La fréquence 3fn est transmise à un troisième étage de sortie harmo nique 97, tandis que les fréquences fn,
2fn et 4fn sont mises hors de phase par des résistances 98, 99 et 100. La fréquence 4fn à mettre hors de phase est prélevée dans l'étage 101, dérivé de la fréquence hors de phase de sortie 102 d'un étage quadratique 103, semblable à l'étage 84, mais alimenté par le second harmonique de l'étage 91, tandis que les autres fréquences sont annulées par les cathodes des étages précédents. Des étages engendrant des harmoniques sup plémentaires connectés de la même manière que les étages 84 et 85 peuvent être utilisés comme dans les étages 103 et 104.
Les fréquences dérivées localement pour un générateur à neuf harmoniques sont indiquées dans le tableau de la fig. 6. La première colonne de ce tableau indique la fréquence d'entrée, la deuxième le type d'étage à utiliser (d'après la fig. 5), la troisième les harmoniques supprimés et la qua trième les harmoniques conservés. Il est évident, d'après ce qui précède, que les fréquences de mise hors phase, nécessaires pour les harmo niques de rang impair dépendent de combinai sons dans lesquelles des harmoniques de rang pair de fréquence plus élevée sont engendrés en même temps.
Il est évident de plus, que les procédés de formation d'harmoniques, apério diques, électroniques décrits permettent de faire apparaître les harmoniques à volonté, tandis que la fréquence fondamentale de déclenchement peut être réglée indépendamment ou éliminée, fonction qui est avantageuse dans la synthèse totale des sons et de la musique.
Si on considère de nouveau la fig. 2, la des cription donnée ci-après concerne un mode d'exécution des opérations permettant de com poser de la musique suivant le procédé décrit: On enfile le ruban magnétique ordinaire 12 en le faisant avancer par la roue dentée 13. On ouvre l'interrupteur d'enregistrement 46. On prépare des feuilles de réplique de la partition musicale qu'on désire. On examine chaque note et on transcrit celles du même ton, et devant être exécutée de la même manière par un instru ment donné. On ajoute des intervalles de syn chronisation de rotation qu'on peut trouver dans des tables indiquant le rapport entre les durées de la piste sonore avec l'orchestration ordinaire.
Puis on marque sur le ruban 12 les notes transcrites séparées par les intervalles de temps qui conviennent, au moyen d'un crayon gras ou analogue. On arrête le mouvement du ruban dans chaque position de ces marques, on trans met magnétiquement au moyen de l'interrup teur 32 des signaux séparés de déclenchement du balayage à une piste séparée du ruban 12 par la tête 34 et on fait revenir le ruban dans sa position de départ. Puis on règle l'oscillateur 3 au moyen d'un graphique qui fait correspondre les fréquences électroniques aux notations musi cales et on écoute le ton choisi dans le haut parleur 8. On règle l'intensité du générateur polyharmonique 4 de façon -à introduire les divers harmoniques nécessaires.
Les amplitudes des divers harmoniques qui, comme dans le cas du hautbois, peuvent être plus grandes que celle du son fondamental sont indiquées sous forme de graphique dont un exemple est donné par les pourcentages de la fig. 7. L'onde complexe soutenue engendrée par le générateur poly- harmonique 4 subit des variations dans l'élément de transmission variable 37, qui, de son côté, est commandé par les tensions de fonctionne ment de la photo-cellule 22.
En ce qui concerne la courbe 21, apparaissant sur l'oscilloscope, l'élément de transmission variable 37 se com pose de deux parties: un amplificateur de gain variable et un circuit de déclenchement qui peut être connecté de façon à commander cet ampli ficateur. La combinaison est choisie de façon à intégrer les impulsions et à être conductrice dans la région rectangulaire visible au-dessous du contour 20 et à mettre en circuit des tensions d'effacement ou de suppression lorsque le spot quitte cette région et se trouve au-dessus du contour d'enveloppe 20 du tracé.
L'élément de transmission variable est une combinaison de deux circuits connus. Un des circuits consiste dans un étage amplificateur de gain variable, de préférence du type modulé, équilibré. Le second circuit consiste en un circuit de déclenchement qui peut être connecté de façon à polariser l'amplificateur de gain variable au-delà de sa tension de coupure lors que les deux déclencheurs occupent une de leurs deux positions à deux étages. Des trajets de commutation non représentés sur la fig. 1, établis par le tableau de distribution principal 5 permettent à des signaux basse fréquence pro venant de sources telles que, par exemple l'oscil lateur 3 ou à des signaux amplifiés dans l'ampli ficateur d'enregistrement 45 de commander l'étage de modulation équilibré précité.
On peut aussi transmettre des impulsions de déclenche ment appropriées provenant de la photo-cellule 22 ou d'une autre source au circuit de déclenche ment précité, commuté de façon à polariser cet amplificateur de la manière indiquée. La com mutation donne lieu évidemment à du bruit, mais les fréquences du bruit sont toutes de nature supersonique et, par suite, inaudibles. Les impulsions qui déclenchent le circuit de déclenchement proviennent de la ou des photo- cellules situées en face du tube cathodique. Suivant une forme de réalisation, le cycle des opérations est le suivant. On déclenche l'opéra tion de balayage unique et le spot se trouve du côté droit de l'écran.
L'impulsion du commen cement arrive et le charge de balayage fait passer le spot (obscur) du côté gauche de l'écran. Le balayage commence. Il existe toujours un signal supersonique (provenant du générateur de polarisation). Pendant un balayage donné, ce signal fait dévier le spot verticalement, de façon à former une trame d'exploration horizontale. Toute ligne opaque, telle que celle du crayon gras précité, placée entre le spot et la photo- cellule provoque une interruption du courant passant dans la cellule. Cette impulsion est transmise au circuit de déclenchement. Les relations entre le spot et la courbe commandent la transmission sur la base d'une modulation de l'impulsion dans le temps.
Lorsque le balayage commence, le spot doit se trouver au-dessus de la courbe, car tous les contours avantageux sont tracés de façon à partir de la partie inférieure de la surface de la trame. Les tubes de déclen chement sont à l'état indiqué ci-dessus et la transmission par l'étage amplificateur est inter rompue. Lorsque le spot rencontre pour la pre mière fois la courbe tracée du contour, l'impul sion de la photo-cellule qui en résulte déclenche les tubes de déclenchement et le second état stable, et la transmission commence par l'inter médiaire de l'étage amplificateur. Cet état per siste jusqu'à ce que le spot rencontre de nouveau la courbe pendant son trajet de retour dans le sens vertical.
II en résulte que les déclencheurs sont redéclenchés dans leur position de coupure, et la transmission s'interrompt. Le spot continue son mouvement jusqu'à la partie supérieure de l'écran et revient sur la courbe en engendrant deux nouvelles impulsions de croisement et de recroisement et en provoquant une nouvelle petite fraction de la transmission. Ces frac tions de transmission correspondent à la sur face instantanée située au-dessous de la courbe de contour. II en résulte que le son complexe soutenu engendré est effacé ou supprimé pen dant que le spot de balayage se trouve au-dessus du contour, et le résidu ainsi obtenu se transmet pour être enregistré par le procédé décrit.
La vitesse des commutations est déterminée par la fréquence de l'oscillateur supersonique 27. La durée pendant laquelle l'opération de com mutation commandée par le contour est inter rompue est déterminée par la durée d'un balayage unique. La base de temps détermine ainsi la durée de la note et l'enveloppe du contour détermine l'amplitude de la note à chaque instant. L'intégration des impulsions variables de commutation dans l'élément 37 est obtenue exponentiellement suivant un procédé connu en électronique. On met en train le balayage unique de l'enveloppe en appuyant sur le bouton de commande 35 et on prépare ainsi le son complexe combiné provenant des élé ments 3 et 4, qu'on peut écouter à la sortie du haut parleur 8.
On peut modifier le contour de l'enveloppe 20 au crayon gras jusqu'à ce que la note de musique ait les qualités précises qu'on désire. On obtient l'intensité d'enregistrement correcte en réglant le dispositif de réglage mélangeur 44. On connecte la tension de sortie de l'amplificateur d'enregistrement 45 pour l'enregistrer par l'interrupteur 46 et on amène l'interrupteur de balayage unique 32 dans la position du côté gauche de réglage automatique au moyen du signal de déclenchement de la tête 34. Puis on effectue un enregistrement par la tête 11 au cours duquel les signaux antérieure ment enregistrés de l'instant du commencement sur le bord du ruban donnent la certitude que l'enveloppe occupe une position précise à chaque répétition dans la partition de la note qui a été ainsi adaptée.
D'autres fréquences de la même frappe et de même nature peuvent être obtenues en règlant simplement l'oscillateur audio 3. On peut effacer l'enregistrement antérieur des signaux de déclenchement du balayage en met tant en circuit l'oscillateur 27 par l'interrup teur 32 et effectuer un nouvel enregistrement de l'instant du commencement de la note. On écoute la nouvelle note provenant de l'élément de transmission variable 37 sous forme de mélange avec le signal de répétition de la tête 9. Si elle donne satisfaction, on la réenregistre sur la même piste par la tête 11, en même temps qu'un effacement intermédiaire par la tête 10, en effectuant une superposition virtuelle d'un enregistrement supplémentaire.
Il est évident que le nombre de réenregistrements, avant qu'une perte excessive provoquée par le bruit détruise la gamme dynamique, peut être limité. Le nombre de notes de hauteur différente qu'on peut préparer par le procédé précité est égale ment limité. Ce procédé peut être modifié en groupant toutes les notes non simultanées qui doivent posséder la même structure harmonique et la même enveloppe suivant chacun des tons prescrits dans la partition. On marque au crayon sur le ruban les instants de commence ment nécessaires et on enregistre ensuite par la tête 34 tous les signaux de déclenchement du balayage.
On pose le ruban magnétique sur les marques de commencement et on le ramène en arrière pour y incorporer une accélération. Le signal de l'oscillateur audio 3 est enregistré à chaque ton nécessaire pendant une durée plus longue que la durée prévue des notes finales.
On peut ainsi enregistrer plusieurs sons fonda mentaux en réduisant par suite le nombre des opérations de réenregistrement. La répétition par la tête 9 provoque la commutation de ces divers sons soutenus enregistrés par l'interrup teur 32, de façon à alimenter le générateur polyharmonique 4 par l'intermédiaire de l'am- plificateur 41, de l'interrupteur 42 et du dispo sitif de réglage du gain 43, et ces sons entourés par le contour de l'enveloppe sonore préparée et réenregistrés par la tête 11, ainsi qu'il a été décrit.
Les signaux des intervalles de temps déclenchent la série complète des périodes d'é vanouissement de l'enveloppe d'un type utilisé dans la partition en réenregistrement des notes de fréquences différentes sur la même piste en une seule opération.
Au cours de la synthèse des notes de certains instruments, tels que le piano, dans lesquels les sons résonnent simultanément sur trois cordes, on peut obtenir une structure en harmonique semblable en exécutant le réenregistrement. Ce résultat peut être obtenu en connectant simul tanément le détecteur 38 (connexion non repré sentée) à une très basse fréquence provenant de l'oscillateur audio 3, l'interrupteur 39 étant fermé.
La modulation en amplitude à basse fréquence ainsi obtenue engendre des fréquences différentielles avec chacune des fréquences des notes complexes à l'intérieur de l'eveloppe, qui doivent être réenregistrées. On peut obtenir d'autres effets en harmoniques en introduisant cette modulation en amplitude au moment où s'effectue l'enregistrement des notes fondamen tales soutenues.
On obtient des effets de triples cordes en enregistrant d'avance trois fréquences complexes superposées et légèrement décalées, chacune, de la précédente enregistrée. Les enregistrements triples des cordes soutenues recouvrent chaque position où doivent apparaître les notes. On enregistre les signaux triples de déclenchement du balayage et on répète les enregistrements préliminaires des notes soutenues, par l'intermé diaire de l'élément de transmission variable 37, qui les renferme dans une enveloppe donnée de frappes de piano à réenregistrer de la manière décrite.
La fig. 8, qui représente schématiquement une variante d'une portion des dispositifs d'en registrement de la fig. 2, comporte simplement en double les têtes magnétiques de répétition, d'effacement et d'enregistrement, et les inter rupteurs qui les accompagnent. Les avantages de cette variante apparaissent du fait que toutes les opérations d'enregistrement synthétique pré citées s'effectuent en double sur chaque piste et qu'on effectue des opérations de mélange triples. On peut réaliser la synthèse des cordes et pré parer des enregistrements d'instruments mul tiples. Alors qu'on a représenté un ruban magnétique 12, on donne la préférence à un large ruban magnétique à double piste.
Mais lorsqu'on emploie un simple ruban magnétique, on peut enregistrer des pistes multiples au moyen des têtes 105, 106 et 107. On obtient une grande souplesse en rendant les têtes mobiles latéralement pour les faire fonctionner sur plu sieurs pistes.
On peut obtenir un autre avantage en effec tuant des enregistrements successifs superposés sans opérations intermédiaires d'effacement. L'appareil d'enregistrement permet ainsi d'ap pliquer le nouveau procédé d'enregistrement sur piste double, de la manière suivante: On suppose sur la fig. 8 que les mêmes notes doivent être enregistrées sur les deux pistes, et qu'il est avantageux d'y superposer une seconde succession de notes se recouvrant. A cet effet, sans effacement partiel par le courant de pola risation supersonique, et par suite sans distor sion de l'enregistrement existant, on reconnecte la tête 107 au lieu de la tête 105, et on transmet le signal de répétition par l'intermédiaire des éléments 109, 45, 46 pour l'enregistrer par la tête 11.
Puis on règle l'intensité du réenregistre- ment ainsi obtenu, possible dans la tête 11, de façon à ne rien ajouter ni retrancher de l'enre gistrement existant sur la piste au-dessous de la tête 11, en mettant hors circuit le dispositif d'effacement <B>108.</B>
Au cours de cette opération, on peut intro duire la seconde succession de notes précitée par l'intermédïaire de l'élément de transmission variable 37, et superposer ainsi l'enregistrement de ces notes sur la piste au-dessous de la tête 11. Cette nouvelle opération a pour but de permettre à la répartition des positions de polarisation successives des particules sur le ruban d'enregis trement, qui comporte les enregistrements anté rieurs, de modifier d'une manière appropriée le centre de fonctionnement du signal de polari sation supersonique de l'enregistreur, de façon que l'enregistrement supplémentaire nouveau puisse comporter la répartition magnétique pré citée.
Les avantages du procédé décrit sont encore notablement augmentés par le dispositif d'en registrement à répétition à ruban magnétique multiple représenté sur la fig. 9. Un cylindre de pression fou 110, qui peut être dégagé, permet de commander simultanément les boucles mul tiples de ruban magnétique dans la direction de la flèche 111. Le moteur 112 de commande des boucles peut être séparé de la commande au moteur principal de l'enregistrement de l'ins tallation. Les têtes magnétiques<B>113</B> peuvent remplir les fonctions de répétition, d'enregistre ment et d'effacement. Les connexions et com mutations correspondantes ne sont pas repré sentées, car elles sont connues dans les installa tions d'enregistrement.
Le dispositif à boucles multiples permet d'enregistrer d'avance plusieurs notes préparées d'un type quelconque, et la totalité, ou une partie de ces notes peuvent être écoutées simultanément, tandis que les débuts individuels de chaque note peuvent être changés de place à la main en faisant varier les positions relatives des boucles correspondantes. Ce pro cédé a encore l'avantage de permettre d'écouter en totalité une partie des orchestrations ou des cordes, tandis qu'on peut faire ressortir un élément indésirable, en mettant hors circuit la piste défectueuse.
Il est évident que les avan- tages précités peuvent aussi être obtenus dans la variante schématisée sur la fig. 8, au moyen de plusieurs têtes qui combinent chacune les fonc tions des têtes 105, 106 et 107, en permettant ainsi d'enregistrer un nombre de pistes sensible ment égal à celui de la fig. 9. Les mouvements de renversement successifs du moteur d'enregis trement et du ruban magnétique 12 procurent la même facilité que des boucles sans fin de ruban.
On donne la préférence au dispositif à pistes et têtes multiples remplaçant les têtes 105, 106 et 107 et ce dispositif est représenté sur la fig. 1. La variante qui consiste dans la combinaison à boucles multiples de la fig. 9 est avantageuse lorsqu'il est nécessaire d'obtenir une extrême précision et perfection des enregistrements syn thétiques.
Si on considère de nouveau la fig. 1, en envisageant l'enregistrement sur piste multiple, le procédé est décrit ci-après en tant que s'ap pliquant à la préparation de . notes de musique de la nature d'un instrument de percussion. On effectue un enregistrement à fréquence audio relativement élevée. On combine au cours du réenregistrement une seconde fréquence qui ne diffère du premier enregistrement que d'un petit nombre de cycles. Ces enregistrements doivent former une piste totale enregistrée, plus longue que la longueur de piste nécessaire à la note frappée choisie.
Le commutateur 52 transmet ces deux fréquences à la répétition par l'inter médiaire du démodulateur 38, fig. 2. La basse fréquence de sortie ainsi obtenue est transmise par l'élément 39, de façon à commander l'élé ment de transmission variable 37. En même temps, on règle l'oscillateur audio, de façon à obtenir la fréquence fondamentale nécessaire, et les pourcentages d'harmoniques prescrits sont amenés par l'élément 37 à l'intérieur du contour de l'enveloppe qui est balayée au moment où son exploration est déclenchée par les impulsions provenant de la tête 34.
La combinaison avec les modulations précitées à basse fréquence fait naître des fréquences différentielles, ainsi qu'il est connu en électronique, et il en résulte une sonnerie enharmonique qui peut être enre gistrée. Deux modifications sont apportées aux dispositifs existant au moment de l'enregistre- ment de la note d'enveloppe, à savoir on règle la base de temps antérieure à une valeur égale sensiblement à 10 % de sa valeur antérieure,
et on règle la fréquence de l'oscillateur à une valeur un peu plus élévée. On répète la note d'en veloppe sur toute sa longueur et on la réenre- gistre en même temps que la note d'enveloppe plus courte de 10 %, en les faisant commencer au même instant dans leur réenregistrement mixte. L'effet de percussion peut être réglé entre des limites étendues, en choisissant le ton de frappe ou onde complexe contenue dans la courte enveloppe.
Un autre mode d'opération qui permet d'ob tenir des effets de trémolo du type à modulation en fréquence consiste à enregistrer d'avance la fréquence fondamentale nécessaire, de sorte que l'enregistrement est plus long que la note finale qu'on désire, en modulant en amplitude sa répé tition avec une basse fréquence audio, et cet enregistrement commande directement l'élément de transmission 37, en faisant passer la répéti tion par la tête 9, par les éléments 52, 41, 42, 43 et 4 pour la moduler dans l'élément 37, ainsi qu'il a été décrit. Le résultat est réenregistré sur une piste adjacente.
On mélange les deux enregistrements et on les transmet au générateur polyharmonique avec les pourcentages prescrits. On réenregistre les ondes résultantes modulées en fréquence dans l'élément de transmission 37 dans l'enveloppe préparée, sur le groupe de pistes par la tête 34 dans des positions détermi nées par l'intervalle de temps.
Des effets de vibrato peuvent être inscrits dans le contour de l'enveloppe. On peut aussi enregistrer d'avance deux fréquences fondamen tales légèrement différentes et transmettre les répétitions par les éléments 52, 41, 42, 38, l'interrupteur 39 (connexions non représentées) à l'élément harmonique 4, le contour de la fréquence complexe modulée en amplitude ainsi obtenue étant formé dans l'élément 37, confor mément à l'enveloppe donnée.
Un autre mode d'opération consiste à faire usage d'enveloppes de notes émises, caractéris tiques de certains instruments, tels que la trom pette, tandis que la structure harmonique choisie est caractéristique d'une catégorie complètement différente d'instruments, tels que le violon. On peut faire varier la structure harmonique au cours de l'exploration de l'enveloppe. Les enre gistrements préparés de cette manière ne peuvent être obtenus par aucun instrument de musique existant et présentent un grand intérêt pour les producteurs de musique.
Un autre mode d'opération consiste à modifier les sons provenant d'un microphone. Suivant ce procédé, on peut extraire des formes d'enveloppe de sources sonores réelles , les utiliser pour modifier d'autres sources sonores réelles et obtenir ainsi de nouvelles combinaisons sonores. Les enveloppes qui renferment la source sonore réelle peuvent être formées dans l'élément démodulateur 38 ou par redressement d'un signal de commande supersonique à onde por teuse à double bande latérale supprimée et les enveloppes réelles ainsi obtenues peuvent servir à entourer complètement les nouvelles formes d'onde complexes, telles qu'elles peuvent être dérivées du chant ou de la parole soutenus.
Un autre mode d'opération encore consiste à effacer tangentiellement une fréquence soute nue enregistrée en faisant varier l'intensité de la limite d'effacement suivant les contours à appliquer, en en effectuant l'effacement à la vitesse d'enregistrement par des moyens élec troniques. Suivant la fig. 2, on peut obtenir le signal formant le contour d'effacement à partir du courant de sortie de la photo-cellule 22 qui est connectée à l'amplificateur d'enregistre ment 45, dont l'oscillateur de polarisation 27 est déconnecté et la tête d'enregistrement 11 remplissant la fonction d'un élément d'efface ment.
On peut aussi obtenir l'effacement de l'oscillateur 29 soumis à une intensité de trans mission variable, en faisant arriver le signal par l'intermédiaire de l'interrupteur 51 à l'élément 37 qui effectue les suppressions correspondant au signal de formation du contour provenant de la photo-cellule 22. L'élément de transmission variable peut être connecté à l'entrée des signaux de commande à des signaux audio qui peuvent être dérivés d'enregistrements antérieurs ou de l'entrée d'un microphone, et le résidu de sortie de l'oscillateur de l'élément 37, après amplification, sert par l'intermédiaire de l'élé ment 45 à supprimer la fréquence soutenue antérieurement enregistrée suivant le contour ou les signaux audio utilisés.
La fréquence soutenue, enregistrée d'avance, peut être du type com plexe, ainsi qu'il a été décrit, et l'enregistrement du résidu dont le contour a été formé est répété de la manière habituelle. Mais la fré quence antérieurement enregistrée peut être une fréquence supersonique à modulation sonore, dont le résidu, une fois son contour formé, est répété par l'intermédiaire du démodulateur 38, tandis que la fréquence audio résultante sert à un nouvel enregistrement ou à une audition de la manière habituelle.
Suivant la fig. 10, une variante possible du dispositif photoélectrique de balayage du tracé ou contour des enveloppes qu'on désire, de la fig. 2, et consistant dans les éléments 17 à 24 et 28 à 37 consiste dans le procédé d'effacement direct d'une large piste d'un enregistrement du son soutenu qui a été préparé. On enregistre d'avance le son soutenu sur une boucle de large ruban magnétique 114 par une tête magnétique 115 de large piste. On dispose un cache découpé 116 ou élément équivalent sur la boucle immo bile comme l'indique le tracé en pointillé 117.
On efface au moyen d'une plume 118 actionnée par un courant alternatif ou continu ou aimantée toutes les stries de l'onde complexe qui a été enregistrée, sauf celles de la région protégée par le cache de l'enveloppe voulue de la note qu'on désire. On enregistre la boucle restante du résidu d'enregistrement, qui comporte la note qu'on désire, aussi souvent que la note doit apparaître dans l'enregistrement synthé tique de la musique qui doit être assemblé. Le moteur de commande 48 principal de l'enregis trement de la fig. 2 ou un dispositif équivalent d'accouplement ou synchrone est utilisé sur la fig. 10 au point 18.
On donne la préférence à un accouplement synchrone pour déterminer avec précision la position de l'instant du commence ment de chaque note à réenregistrer. Quoique cette variante de la disposition des éléments dans le dispositif permette d'appliquer le procédé décrit, on ne la choisit pas de préférence, du fait qu'une forme d'enveloppe spéciale est néces- saire pour chaque variation de la durée d'extinc tion ou longueur d'une note donnée.
Une autre variante de l'exploration photo électrique d'un tracé ou contour de l'enveloppe qu'on désire consiste dans le dispositif de la fig. 11 que l'on préfère à celui de la fig. 10, et qui n'est pas la variante à choisir de préférence de l'exploration photoélectrique de formes d'enveloppes.
Suivant la fig. 11, on enregistre un signal de commande d'un oscillateur 120 pendant un tour de la boucle magnétique 121 au moyen d'une tête 122 à large piste. On modifie à la main l'enregistrement du signal de commande qui engendrerait un signal de sortie redressé soutenu sortant d'un amplificateur et d'un redresseur 123 par des suppressions, au moyen d'une plume magnétique à effacer. Le contour nécessaire de l'enveloppe peut être un élément découpé" 124 disposé de façon à guider le, mouvement de la plume à effacer 118 sur l'enregistrement immo bile. On marque la position précise du commen cement sur le ruban par un crayon gras et cette marque correspond à l'instant du commence ment sur le ruban d'enregistrement assemblé.
Le moteur de commande principal de l'enregis trement est en relation par une transmission 125 avec le mouvement de la boucle 121, par l'inter médiaire d'un élément de changement de vitesse 126 et d'un élément de commande de réduction de vitesse 127. La combinaison de ces éléments permet de déterminer avec précision l'instant du commencement d'une enveloppe de forme simple, tandis qu'on peut choisir directe ment des durées de l'enveloppe entre des limites étendues par l'élément de commande de réduc tion de vitesse 127.
L'effacement de l'enregistre ment du signal de commande lorsqu'il n'est pas masqué par le cache découpé de la forme d'enve loppe qu'on désire, permet à l'élément de trans mission variable du gain 37 de transmettre une fréquence soutenue d'un oscillateur à fréquence audio avec une enveloppe sensiblement de la même forme effacée que dans le signal de com mande.
Quoique l'instantanéité de la répétition des dispositifs d'enregistrement magnétiques soit particulièrement avantageuse dans l'assemblage d'enregistrement et de réenregistrement des éléments musicaux, les opérations peuvent s'ef fectuer avec des éléments d'enregistrement à disques modifiés d'une manière appropriée.
Lorsque l'enregistrement s'effectue sur des disques, la position précise et la mise en place des divers instants de commencement des notes à enregistrer s'effectue en enregistrant d'avance des notes préparées en séries disposées concen triquement sur un disque initial comportant des repères de réplique périphériques appropriés, et en réenregistrant les notes choisies sur un second disque d'enregistrement accouplé syn- chroniquement avec l'autre.
On prépare les notes de musique à réenregistrer par le procédé et les dispositifs décrits à propos des fig. 1 et 2 en se servant du bouton poussoir à main de mise en train du balayage représenté.
Quoique le procédé d'enregistrement sur disques décrit ci-dessus implique deux voies d'enregistrement et de répétition, et des plateaux rotatifs comportant des dispositifs de commande enclenchés, il est possible d'effectuer les mêmes opérations avec un seul plateau rotatif et une seule voie d'enre gistrement en combinaison avec deux ou plu sieurs pick-ups de répétition, et des dispositifs de mélange qui alimentent la tête d'enregistre ment remplissant des fonctions de réenregistre- ment en relation concentrique.
Le disque à repères des notes enregistrées d'avance telles qu'elles sont préparées a un diamètre plus grand que celui qui doit recevoir les réenregistrements assemblés des notes. Le disque de plus petit diamètre est ainsi superposé au disque initial de plus grand diamètre, qui est repéré à la main par rapport au premier, suivant les positions précises du commencement des notes, ainsi qu'il a été indiqué.
Lorsqu'il existe des notes se recouvrant dans la musique d'ins truments à cordes, etc., les opérations de réenre- gistrement impliquent le passage de la surface du disque supérieur à celle du disque inférieur et extérieur et inversement, et la facilité de la détermination de la position et de l'échange des enregistrements est avantageuse.
Dans le cas de procédés optiques d'enregis trement, le procédé décrit peut s'appliquer, au moyen de plusieurs phonographes à pellicule fonctionnant en synchronisme avec des dispo sitifs de mélange et de réenregistrement, ainsi qu'il est connu dans la pratique de la cinémato- graphie. Il est nécessaire, avec ces dispositifs, d'effectuer d'abord un enregistrement, et un traitement d'une série de pellicules des fréquences soutenues, possédant toutes les caractéristiques de hauteur et des instruments, prescrites dans la partition de musique à assembler.
On assemble des longueurs appropriées de ces sons soutenus suivant les intervalles nécessaires relatifs indi qués dans la partition de musique, pour toutes les notes qui ne doivent pas être en position simultanée dans l'enregistrement final. On pré pare des bobines supplémentaires de longueurs de pellicule optique de fréquence soutenue, sépa rées par des intervalles appropriés pour les por tions de la partition de musique qui comporte des notes se recouvrant. En transmettant les signaux de répétition des bobines de phono graphe à pellicule à l'élément de suppression du contour et à la combinaison des éléments 17 à 37 de la fig. 2, chaque fréquence peut être suppri mée à un résidu près de la frappe appropriée déterminée par la forme du contour et enregis trée sur l'enregistrement final.
Le déclenche ment du balayage unique s'effectue de préfé rence en transmettant le signal de répétition au circuit de déclenchement du balayage unique de l'oscilloscope, ainsi qu'il a été décrit à propos de la fig. 2.
Un autre moyen d'effectuer l'opération de suppression du contour par le procédé décrit consiste à appliquer un élément opaque sur les pistes sonores optiques des bobines préparées des enregistrements de la fréquence soutenue choisie. L'élément opaque peut être appliqué à la main par une plume, un pinceau ou un aérographe d'après des caches ou gabarits de contours déterminés par l'expérience ou par l'étude des contours des amplitudes des sons, dont un exemple consiste dans les enregistre ments à surface variable des films cinématogra phiques des sons des instruments de musique mécaniques.
Un autre moyen encore d'effectuer l'opéra tion consiste à préparer des enregistrements sonores d'une fréquence de réglage dont on fait varier l'amplitude au moment de l'enregistre ment suivant des contours dérivés électronique- ment des signaux de réduction du bruit , qui prennent naissance dans les enregistrements optiques cinématographiques et ont été déclen chés par le captage de sons d'un instrument de musique mécanique. On traite les contours de fréquence de réglage ainsi enregistrés et on les rassemble sous forme de collection convenant à l'assemblage des bobines précitées de fréquences soutenues dans des positions relatives appro priées prescrites par la partition.
Pour la répé tition, on connecte les fréquences soutenues de façon à les transmettre par un élément de trans mission variable, qui est commandé par les signaux synchrones de répétition provenant de la bobine du contour de la fréquence de réglage décrite ci-dessus. On réenregistre le résidu résul tant des fréquences soutenues en relation de mélange avec une répétition simultanée supplé mentaire des bobines de fréquences soutenues se recouvrant et des bobines du contour de la fréquence de réglage, ainsi qu'il est nécessaire dans l'assemblage de la partition de musique. II est évident que l'opération de mise en place des instants de commencement des contours de la fréquence de réglage s'effectue à la main au moment de la coupe des bobines de pellicule au cours de leur préparation.
Pour pouvoir réenregistrer les sons qui se recouvrent sur les bobines qui ont été préparées de la manière décrite, il est nécessaire de prévoir en double l'élément de suppression et la combi naison décrites pour chacun des dispositifs de phonographe à pellicule fonctionnant simulta nément. On mélange les fréquences de sortie multiples des résidus préparés de chacune des bobines suivant les intensités qui conviennent, et on les réenregistre optiquement au moyen d'un enregistreur normal du son sur une pelli cule. On traite l'enregistrement ainsi obtenu en vue de la répétition suivant la pratique cinéma tographique.
Il doit être bien entendu que le terme enre gistrement concerne des pistes sonores pouvant être jouées, disposées sur un élément d'enregis trement approprié, tel que des pistes sonores d'enregistrement mécanique, magnétique ou optique sur des disques, rubans, fils ou pelli cules.