Posemètre à cellule photoélectrique
La présente invention a pour objet un posemetre à cellule photoélectrique comprenant un galvanomètre à cadre mobile muni d'une aiguille alimenté en courant continu par ladite cellule, et un cadran amovible.
Ce posemètre est caractérisé en ce que ledit cadre mobile est disposé autour d'un noyau échancré et entre les pôles également échancrés d'un aimant permanent muni de shunts magnétiques réglables, le tout de façon que les déplacements angulaires de ladite aiguille soient toujours égaux entre eux, quelle que soit l'intensité lumineuse extérieure, pour des variations de cette intensité de raison géométrique.
Selon une première variante d'exécution, le cadran peut être étalonné pour une sensibilité d'émulsion donnée. Il peut être imprimé sur ses deux faces, et servir ainsi pour deux sensibilités d'émulsion. Chaque face de ce cadran peut comporter une série d'échelles concentriques, chacune étalonnée pour une vitesse courante d'obturation donnée (par exemple: 1/10, 1/25, 1/50, 1/100, etc...). Chaque échelle peut ainsi être étalonnée et chiffrée en valeurs de diaphragme, en fonction de la lumière reçue par la cellule.
Ce dispositif permet de lire instantanément, sous l'aiguille du posemètre, la valeur du diaphragme à utiliser pour l'émulsion pour laquelle le cadran a été établi.
Inversement, selon une seconde variante d'exécution, une série d'échelles concentriques correspondant chacune à une ouverture de dia pliragme, et étalonnée en valeurs de temps d'obturation peut être imprimée sur le cadran.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de la présente invention, deux variantes et des schémas explicatifs.
La fig. 1 est un ensemble de courbes caractéristiques des cellules photoélectriques.
Les fig. la et lb, sont des schémas d'une échelle de graduations non rectifiées, et d'une échelle de graduations rectifiées.
La fig. 2 est une vue de face partiellement en coupe de la forme d'exécution du posemètre.
La fig. 3 est une vue partielle de la fig 2 représentant le galvanomètre.
La fig. 4 est une vue partielle de la première variante représentant un cadran de posemètre.
La fig. 5 est une vue partielle de la deuxième variante représentant également un cadran de posemètre.
On sait que l'échelle de numérotation des diaphragmes utilisés en photographie est établie de telle façon que, d'un chiffre au suivant, la quantité de lumière admise dans la chambre diminue de moitié-; autrement dit, si l'on passe d'un diaphragme au diaphragme supérieur (moins ouvert), il faudra, pour obte nir un cliché de même densité qu'avec le diaphragme précédent, une intensité lumineuse double, ou un temps de pose double, ou une émulsion de sensibilité double de celle qui aura été précédemment utilisée.
Comme l'intensité lumineuse extérieure s'impose à l'usager, et qu'il ne peut être question de changer constamment d'émulsion, le posemètre décrit a été conçu avec la sensibilité d'émulsion comme paramètre.
La fig. 1 montre les courbes de cellules photoélectriques, où les intensités lumineuses sont portées en abscisses et l'intensité électrique fournie par la cellule en ordonnées. Sur la figure, on voit que les courbes normales C et
C'forment un coude p, p' respectivement.
Ce sont ces coudes qui, sur les cadrans des posemètres non rectifiés, obligent à porter sur les échelles des graduations plus écartées au milieu, plus serrées vers les extrémités (fig. la). Le galvanomètre à masses polaires et noyau échancrés redresse ces courbes jusqu'à obtenir la droite CO, comme on le verra plus loin. Ce redressement de la courbe de la cellule photoélectrique permet de réaliser sur chaque échelle des graduations équidistantes (fig. lb).
Le posemètre se compose essentiellement d'un galvanomètre G et d'une cellule photoélectrique H protégés par un volet 1 en matière translucide pouvant pivoter autour d'un axe horizontal 2-2' fixé dans le boîtier 3 (figuré en coupe sur la fig. 2) sous l'action d'un ressort 4. Le volet 1 porte intérieurement un embrèvement de forme sensiblement rectangulaire dans lequel peut prendre place un cache opaque 5. Lorsque les pièces sont dans la position représentée en trait plein sur la fig. 2, le cache 5 met la cellule H au repos en interceptant toute lumière. Si le volet 1 est ouvert (position 1' en trait mixte sur la fig. 2), la lumière extérieure est admise intégralement et le posemètre peut être utilisé en mesurant la lumière réfléchie par le sujet.
En retirant le cache 5 et en replaçant le volet 1 en position fermée, on ne laisse pénétrer jusqu'à la cellule H qu'une proportion de lumière rigoureusement déterminée (dans la pratique, 18 /o) grâce à l'épaisseur et à la teinte du volet. Le posemètre fonctionne alors pour la mesure en lumière incidente. I1 est orienté en principe vers la source lumineuse.
De toutes façons, la cellule H débite sur le cadre mobile 6 par les fils conducteurs 7 et 7' et à travers une résistance de tarage 8.
Le cadre mobile 6, pivotant en O, avec l'aiguille 9 qui en est solidaire, dévie linéairement grâce à une forme spéciale des masses polaires
P et P' de l'aimant, et grâce à sa propre forme échancrée. Pour diminuer la sensibilité du galvanomètre au voisinage des points p et p' de la fig. 1, le noyau central 10 porte une large échancrure 10a ; cette échancrure a son action renforcée par celles des échancrures Pa et P'a des masses polaires P et P'. L'échancrure 1 Oa du noyau 10 est telle que la sensibilité du galvanomètre permettrait de faire une lecture comme si la courbe de la cellule était la courbe
C" de la fig. 1, le point p étant alors en p".
On a intentionnellement exagéré cette échancrure pour diminuer la sensibilité du galvanomètre dans la zone centrale au point de pouvoir utiliser des cellules présentant un fort coude p. Or, la courbe idéale de lecture est la droite CO, ne présentant aucun coude au point pO homologue des coudes p, p' et p". Le redressement de la courbe sera obtenu grâce aux shunts S et S', dont il sera question plus loin de façon détaillée. Les échancrures Pa et P'a des masses polaires P et P' sont orientées selon un axe Z-Z' oblique par rapport à X-Y qui est l'axe de la zone de sensibilité maximum du galvanomètre par concentration maximum du flux magnétique sur le cadre 6, concentration compensant la faible énergie de la cellule, alors faiblement éclairée.
Au contraire, le profil, convenablement échancré en Pa et P'a, des masses P et P', se traduit par une diminution de flux, lequel passe par un minimum sur l'axe Z-Z' corres pondant à la position de l'aiguille 9 au milieu de l'échelle (les posemètres antérieurs présentaient, ainsi qu'on l'a dit, en cette zone centrale de l'échelle de lecture, une dilatation des graduations, resserrées aux ailes de l'échelle).
Pour reconcentrer le champ et rétablir la linéarité de l'échelle (droite CO de la fig. 1), on a prévu deux shunts réglables S et S'. Cette reconcentration est d'ailleurs modérée car, dans cette partie de leur courbe, les cellules dispensent une énergie sensiblement croissante.
Le shunt S peut tourner autour du point O' selon les flèches w et w'; il peut, en outre, être rapproché ou éloigné du noyau 10 suivant les flèches v et v'. I1 permet donc de renforcer le flux dans la zone Z0 de la fig. 1, et ce renforcement compense partiellement l'affaiblissement exagéré dû aux échancrures 10a,
Pa et P'a. Ce renforcement pourra être dosé en intensité par le réglage longitudinal du shunt
S, et son point d'application pourra être déplacé entre les points zO et z'O (fig. 1) par sa rotation autour de son axe O' (fig. 2).
Ce réglage (qui se fait lors de la mise au point du posemètre à sa fabrication), permet de localiser à volonté l'action du flux sur le point p (ou homologue) de la courbe C (ou homologue), ce point étant pratiquement placé plus ou moins haut ou plus ou moins bas de la courbe, selon la cellule utilisée. Le régleur du posemètre est ainsi complètement maître du réglage de la zone centrale ZO : en intensité par le réglage longitudinal du shunt S, en direction par le réglage w-w' de la rotation du même shunt autour de son axe O'.
Le shunt S', fixé sur la masse polaire P', sert à renforcer le champ agissant sur le cadre mobile 6 dans la zone Z'O de la courbe de la cellule, de façon que l'inclinaison de la partie supérieure de cette courbe puisse toujours être amenée à coïncider avec la droite idéale CO.
Ce dispositif uniquement magnétique réalise une échelle linéaire sans aucun recours à un procédé mécanique auxiliaire.
L'équipage mobile du galvanomètre effectue donc des déplacements angulaires égaux entre eux pour des variations successives d'augmentation ou de diminution de lumière de raison géométrique 2 (loi de succession des chiffres standard des ouvertures de diaphragmes 2, 28, 4, 56, 8, etc...) et l'écartement linéaire requis des graduations des différentes échelles précitées est ainsi rendu possible, quelle que soit l'intensité lumineuse extérieure.
I1 est, dès lors, possible d'utiliser la translation ou la rotation autour du point d'intersection des axes X-Y, X'-Y' du cadran 1 1 étalonné en lecture directe des diaphragmes suivant plusieurs échelles concentriques correspondant chacune à un temps d'ouverture donné de l'obturateur : 1/25, 1/50, 1/100, 1/200 de seconde (fig. 4), ces vitesses n'étant d'ailleurs pas limitatives.
Bien entendu, l'encombrement du posemètre limite les déplacements du cadran, qui doivent se limiter à trois ou quatre divisions dans l'état actuel de la technique, soit une ou deux de chaque côté d'une position médiane.
On remédie à cet inconvénient relatif en imprimant les deux faces des cadrans interchangeables. On obtient ainsi des cadrans portant au total les échelles correspondant à huit ou dix émulsions différentes, alors qu'avec un galvanomètre ordinaire à échelle non linéaire, un cadran ne pouvait être utilisé que pour une seule émulsion par face.
En admettant par exemple un déplacement de deux divisions à droite et autant à gauche (c'est-à-dire deux diaphragmes), pour chaque face du cadran, et en admettant une sensibilité double d'une division à la suivante, un cadran, imprimé sur ses deux faces peut donc servir pour des émulsions dont la sensibilité peut varier dans le rapport de 1 à 16 au moins en considérant les deux faces du cadran. Mais ces nombres ne sont pas absolument limitatifs, puisque le posemètre pourrait recevoir tour à tour plusieurs cadrans oscillants, interchangeables.
La fig. 2 montre une échelle de repères des sensibilités portés sur le bord du cadran mobile
11, et se déplaçant devant un repère B gravé sur une partie fixe du posemètre, de façon à permettre un réglage facile et sûr de la position du cadran pour une émulsion donnée.
Un doigt 12, solidaire du cadran, mais dépassant extérieurement l'appareil, permet à l'usager d'effectuer aisément le déplacement du cadran. Des alvéoles prévues sur une partie fixe du boîtier du posemètre, peuvent recevoir des butées arrêtant le cadran sur deux positions extrêmes, par exemple l'une pour une émulsion de couleur, relativement lente, l'autre pour une émulsion en noir et blanc, sensiblement plus rapide.
Ce dispositif accessoire permet un réglage instantané, sans risque d'erreur, pour un usager utilisant, par exemple, simultanément,
deux caméras chargées d'émulsions différentes.
Le cadran 1 1 est représenté sur la fig. 2 où il est tracé en superposition sur le galvanomètre G et centré sur l'intersection des axes
X-Y et X'-Y'. Cette disposition permet une
réalisation mécanique plus pratique, car le point d'accrochage du cadran est distinct de l'axe de montage du galvanomètre, plus diffi
cilement accessible.
Dans un but de simplification, il n'a été représenté, sur la fig. 2, que deux échelles de
vitesses d'obturation (1/25 et 1/50); il est évi
dent qu'en pratique le cadran porterait plu
sieurs échelles comme le montre la fig. 4. L'axe
de rotation du cadran 1 1 est, par construction,
solidaire du galvanomètre, et le cadran peut
osciller de droite à gauche. L'encoche 13 si
tuée sur l'axe X'-Y' du cadran oscillant inter
changeable représente le logement de l'axe so
lidaire du galvanomètre et servant de point
d'appui et de rotation pour ledit cadran.
La partie inférieure du boîtier 3 porte une
fente limitée en n-n' et située dans le plan du
support du cadran; cette fente a une largeur
suffisante pour permettre l'introduction du ca
dran 11.
On réalise ainsi un posemètre photoélec
trique à lecture directe instantanée par ca
drans interchangeables, mais dont chaque ca
dran peut être utilisé par translation dans son
propre plan pour plusieurs sensibilités d'émul
sion.
Ceci a été rendu possible grâce à la pré
sence, sur ces cadrans mobiles, d'une ou de plusieurs échelles dont les graduations indiquant la succession des diaphragmes sont toutes équidistantes entre elles.
Cette équidistance est elle-même conditionnée par une forme spéciale des masses polaires de l'aimant du galvanomètre assurant une certaine loi de variation du champ magnétique dans lequel se meut le cadre mobile. Cette loi est telle que les écarts de déviation de l'aiguille sont égaux entre eux chaque fois que l'intensité lumineuse mesurée par la cellule a augmenté dans le rapport de 2 à 1.
En d'autres termes, les écarts successifs, égaux entre eux, de l'aiguille représentent les valeurs de la progression géométrique de raison 2 de la lumière.
Donc, chaque translation d'une division du cadran mobile dans le plan de celui-ci, dans un sens ou dans l'autre, permet une lecture instantanée du diaphragme, pour une émulsion de sensibilité moitié ou double suivant le sens du déplacement, ceci restant vrai pour des déplacements intermédiaires ou supérieurs.
La fig. 5 montre une variante du cadran oscillant destinée spécialement à la prise de vues cinématographiques. Les vitesses d'obturation des diverses caméras pour un nombre d'images-seconde donné (seize par exemple), n'étant pas toujours égales suivant les marques d'appareils, on a établi un cadran gradué à sa partie inférieure en vitesses d'obturation permettant de régler ce cadran exactement à la vitesse d'obturation correspondant à la caméra utilisée (par exemple 1/32 de seconde).
Sur ce cadran, différentes échelles de diaphragmes ont été portées, et correspondent à différentes sensibilités d'émulsions couramment utilisées.
On peut ainsi faire la lecture directe instantanée du diaphragme à employer.
Photoelectric cell light meter
The present invention relates to a light meter with a photoelectric cell comprising a galvanometer with a movable frame provided with a needle supplied with direct current by said cell, and a removable dial.
This light meter is characterized in that said movable frame is arranged around a notched core and between the also notched poles of a permanent magnet provided with adjustable magnetic shunts, all so that the angular displacements of said needle are always equal between them, whatever the external luminous intensity, for variations of this intensity of geometric reason.
According to a first variant embodiment, the dial can be calibrated for a given emulsion sensitivity. It can be printed on both sides, and thus serve for two emulsion sensitivities. Each face of this dial may include a series of concentric scales, each calibrated for a given current shutter speed (for example: 1/10, 1/25, 1/50, 1/100, etc.). Each scale can thus be calibrated and quantified in diaphragm values, according to the light received by the cell.
This device makes it possible to instantly read, under the exposure meter needle, the value of the diaphragm to be used for the emulsion for which the dial has been established.
Conversely, according to a second variant embodiment, a series of concentric scales each corresponding to an aperture of the diaphragm, and calibrated in shutter time values can be printed on the dial.
The appended drawing represents, by way of example, an embodiment of the object of the present invention, two variants and explanatory diagrams.
Fig. 1 is a set of characteristic curves of photoelectric cells.
Figs. 1a and 1b, are diagrams of a scale of non-rectified graduations, and of a scale of rectified graduations.
Fig. 2 is a front view partially in section of the embodiment of the light meter.
Fig. 3 is a partial view of FIG. 2 showing the galvanometer.
Fig. 4 is a partial view of the first variant showing a light meter dial.
Fig. 5 is a partial view of the second variant also showing a light meter dial.
We know that the numbering scale of diaphragms used in photography is established in such a way that, from one figure to the next, the quantity of light admitted into the chamber decreases by half; in other words, if we go from a diaphragm to the upper diaphragm (less open), it will be necessary, to obtain a photograph of the same density as with the previous diaphragm, a double light intensity, or a double exposure time, or an emulsion of double sensitivity of that which will have been used previously.
As the external light intensity is imposed on the user, and there can be no question of constantly changing the emulsion, the exposure meter described was designed with the emulsion sensitivity as a parameter.
Fig. 1 shows the curves of photoelectric cells, where the light intensities are plotted on the abscissa and the electric intensity supplied by the cell on the ordinate. In the figure, we see that the normal curves C and
They form a bend p, p 'respectively.
It is these elbows which, on the dials of non-rectified exposure meters, require graduations to be placed on the scales further apart in the middle, tighter towards the ends (fig. La). The galvanometer with polar masses and indented core straightens these curves until the line CO is obtained, as we will see later. This straightening of the curve of the photoelectric cell makes it possible to produce equidistant graduations on each scale (fig. Lb).
The light meter essentially consists of a galvanometer G and a photoelectric cell H protected by a shutter 1 made of translucent material which can pivot about a horizontal axis 2-2 'fixed in the housing 3 (shown in section in FIG. 2) under the action of a spring 4. The shutter 1 internally carries a recess of substantially rectangular shape in which an opaque cover 5 can take place. When the parts are in the position shown in solid lines in FIG. 2, the cover 5 puts the H cell at rest by intercepting any light. If the shutter 1 is open (position 1 'in phantom in fig. 2), the exterior light is fully admitted and the exposure meter can be used by measuring the light reflected by the subject.
By removing the cover 5 and replacing the shutter 1 in the closed position, only a strictly determined proportion of light (in practice, 18 / o) is allowed to penetrate as far as cell H (in practice, 18 / o) thanks to the thickness and the shade of the shutter. The light meter then operates for incident light measurement. It is in principle oriented towards the light source.
In any case, the cell H delivers on the movable frame 6 via the conducting wires 7 and 7 'and through a calibration resistor 8.
The mobile frame 6, pivoting in O, with the needle 9 which is integral with it, deflects linearly thanks to a special shape of the pole masses
P and P 'of the magnet, and thanks to its own indented shape. To reduce the sensitivity of the galvanometer in the vicinity of the points p and p 'of FIG. 1, the central core 10 carries a wide notch 10a; this notch has its action reinforced by those of the notches Pa and P'a of the pole masses P and P '. The notch 1 Oa of the core 10 is such that the sensitivity of the galvanometer would allow a reading to be taken as if the curve of the cell were the curve
C "of FIG. 1, the point p then being at p".
This notch was intentionally exaggerated to decrease the sensitivity of the galvanometer in the central area to the point that cells with a strong p-bend could be used. However, the ideal reading curve is the straight line CO, having no bend at the point pO homologous to the bends p, p 'and p ". The straightening of the curve will be obtained thanks to the shunts S and S', which will be discussed further. far in detail. The notches Pa and P'a of the pole masses P and P 'are oriented along an axis ZZ' oblique with respect to XY which is the axis of the zone of maximum sensitivity of the galvanometer by maximum concentration of the magnetic flux on frame 6, concentration compensating for the low energy of the cell, then dimly lit.
On the contrary, the profile, suitably indented in Pa and P'a, of the masses P and P ', results in a decrease in flow, which passes through a minimum on the ZZ' axis corresponding to the position of the needle. 9 in the middle of the scale (previous exposure meters presented, as has been said, in this central zone of the reading scale, an expansion of the graduations, tightened to the wings of the scale).
To reconcentrate the field and restore the linearity of the scale (line CO in fig. 1), two adjustable shunts S and S 'have been provided. This reconcentration is moreover moderate because, in this part of their curve, the cells dispense a markedly increasing energy.
The shunt S can rotate around the point O 'according to the arrows w and w'; it can, moreover, be brought closer or further from the core 10 according to the arrows v and v '. I1 therefore makes it possible to reinforce the flow in the zone Z0 of FIG. 1, and this reinforcement partially compensates for the exaggerated weakening due to the notches 10a,
Pa and P'a. This reinforcement can be measured in intensity by the longitudinal adjustment of the shunt.
S, and its point of application can be moved between the points zO and z'O (fig. 1) by its rotation around its axis O '(fig. 2).
This adjustment (which is done during the development of the exposure meter when it is manufactured), makes it possible to locate at will the action of the flow on the point p (or homologous) of the curve C (or homologous), this point being practically placed higher or lower or lower or lower on the curve, depending on the cell used. The light meter adjuster is thus completely in control of the adjustment of the central zone ZO: in intensity by the longitudinal adjustment of the shunt S, in direction by the adjustment w-w 'of the rotation of the same shunt around its axis O'.
The shunt S ', fixed on the pole mass P', serves to reinforce the field acting on the mobile frame 6 in the zone Z'O of the curve of the cell, so that the inclination of the upper part of this curve can always be made to coincide with the ideal line CO.
This only magnetic device achieves a linear scale without any recourse to an auxiliary mechanical process.
The mobile unit of the galvanometer therefore performs equal angular displacements between them for successive variations of increase or decrease in light of geometric reason 2 (law of succession of the standard digits of the apertures of diaphragms 2, 28, 4, 56, 8 , etc ...) and the required linear spacing of the graduations of the various aforementioned scales is thus made possible, whatever the external light intensity.
I1 is, therefore, possible to use the translation or the rotation around the point of intersection of the axes XY, X'-Y 'of the dial 1 1 calibrated in direct reading of the diaphragms according to several concentric scales each corresponding to a time d aperture given of the shutter: 1/25, 1/50, 1/100, 1/200 of a second (fig. 4), these speeds are not, moreover, limiting.
Of course, the size of the light meter limits the movements of the dial, which must be limited to three or four divisions in the current state of the art, ie one or two on each side of a central position.
This relative drawback is remedied by printing both sides of the interchangeable dials. One thus obtains dials bearing in total the scales corresponding to eight or ten different emulsions, whereas with an ordinary nonlinear scale galvanometer, a dial could only be used for one emulsion per face.
By admitting for example a displacement of two divisions to the right and as many to the left (that is to say two diaphragms), for each face of the dial, and by admitting a double sensitivity from one division to the next, a dial, printed on both sides can therefore be used for emulsions the sensitivity of which can vary in the ratio from 1 to 16 at least considering the two sides of the dial. But these numbers are not absolutely limiting, since the light meter could receive in turn several oscillating, interchangeable dials.
Fig. 2 shows a scale of sensitivity markers worn on the edge of the mobile dial
11, and moving in front of a mark B engraved on a fixed part of the exposure meter, so as to allow easy and secure adjustment of the position of the dial for a given emulsion.
A finger 12, integral with the dial, but protruding from the outside of the device, allows the user to easily move the dial. Cells provided on a fixed part of the light meter housing can receive stops stopping the dial in two extreme positions, for example one for a color emulsion, relatively slow, the other for a black and white emulsion, substantially faster.
This accessory device allows instant adjustment, without risk of error, for a user using, for example, simultaneously,
two cameras loaded with different emulsions.
The dial 1 1 is shown in FIG. 2 where it is drawn in superposition on the galvanometer G and centered on the intersection of the axes
X-Y and X'-Y '. This arrangement allows a
mechanical realization more practical, because the hooking point of the dial is separate from the mounting axis of the galvanometer, more diffi
easily accessible.
For the sake of simplification, it has not been shown in FIG. 2, that two scales of
shutter speeds (1/25 and 1/50); he is evi
tooth that in practice the dial would wear
these scales as shown in fig. 4. The axis
of rotation of the dial 1 1 is, by construction,
integral with the galvanometer, and the dial can
swing from right to left. Notch 13 if
killed on the X'-Y 'axis of the inter-oscillating dial
changeable represents the housing of the axis so
lidaire of the galvanometer and serving as a point
support and rotation for said dial.
The lower part of the housing 3 carries a
slot limited in n-n 'and located in the plane of the
dial support; this slit has a width
sufficient to allow the introduction of the AC
dran 11.
A photoelectric light meter is thus produced.
instantaneous direct reading by AC
interchangeable drans, but each ca
dran can be used by translation in its
own plan for multiple emul sensitivities
if we.
This was made possible thanks to the pre
sence, on these mobile dials, of one or more scales whose graduations indicating the succession of diaphragms are all equidistant from one another.
This equidistance is itself conditioned by a special shape of the pole masses of the magnet of the galvanometer ensuring a certain law of variation of the magnetic field in which the mobile frame moves. This law is such that the deviations of the needle are equal to each other each time the light intensity measured by the cell has increased in the ratio of 2 to 1.
In other words, the successive differences, equal to each other, of the needle represent the values of the geometric progression of reason 2 of the light.
Therefore, each translation of a division of the mobile dial in the plane thereof, in one direction or the other, allows an instantaneous reading of the diaphragm, for an emulsion of half or double sensitivity depending on the direction of movement, this remaining true for intermediate or higher displacements.
Fig. 5 shows a variant of the oscillating dial intended especially for cinematographic shooting. The shutter speeds of the various cameras for a given number of frames per second (sixteen for example), not always being equal according to the brands of cameras, we established a graduated dial at its lower part in speeds of shutter allowing this dial to be set exactly to the shutter speed corresponding to the camera used (for example 1/32 of a second).
On this dial, different diaphragm scales have been worn, and correspond to different sensitivities of commonly used emulsions.
It is thus possible to make instantaneous direct reading of the diaphragm to be used.