<B>Procédé pour</B> modifier <B>au moins un</B> caractère dimensionnel <B>des</B> particules <B>d'une poudre</B> L'invention a pour objet un procédé pour modifier au moins un caractère dimensionnel des particules d'une poudre, caractérisé en ce que l'on enflamme au moins une charge for mée au moins pour sa plus grande partie, en volume, de gaz, et apte à détoner dans une chambre à laquelle fait suite un long canon, de manière à produire dans celui-ci une onde de détonation,
et en ce qu'on introduit des par ticules de la poudre en suspension dans le canon de manière que ladite onde agisse sur elles lors de son passage.
Les figures du dessin représentent chacune, à titre d'exemple, un appareil pour la mise en aeuvre de formes d'exécution du procédé selon l'invention dans lesquelles on utilise une charge explosive constituée par un mélange de gaz.
Dans l'appareil représenté à la fig. 1, on fait arriver un gaz combustible, par exemple l'acétylène, par un tuyau 10, et un gaz oxy dant, par exemple de l'air, par un tuyau 11, dans une chambre de mélange 12 dans laquelle les deux gaz forment en se mélangeant une charge gazeuse explosive apte à détoner qui ar rive par un court tuyau de communication 13 dans une chambre d'allumage 14 comportant une bougie d'allumage par étincelles 15. L'étincelle de la bougie d'allumage 15 enflamme la charge, ce qui provoque la formation d'une onde de détonation qui se propage dans un long canon 16 faisant suite à la chambre 14 et sort par son extrémité ouverte. L'étincelle de la bougie d'allumage 15 est produite par une bobine d'allumage .17, une batterie 18 et un rupteur 19 à came.
La fréquence des étincelles est réglée par un moteur à vitesse variable 20 qui fait tourner la carne du rupteur 19.
Une poudre est entraînée dans le gaz oxy dant arrivant par le tuyau 11, ou bien peut être entraînée dans le gaz combustible, de façon que les particules de poudre soient in troduites en suspension dans le canon 16 où les ondes de détonation successives produites par l'allumage de charges gazeuses successives dans la chambre 14 agissent sur ces particules lors de leur passage le long du canon 16, et modifient au moins un de leurs caractères di mensionnels.
Dans l'appareil représenté à la fig. 2, la poudre est introduite dans le tuyau d'admis sion 11 du gaz oxydant en provenance d'un réservoir 21 à débit réglé par un robinet 22. Un tuyau d'égalisation de la pression 23 part d'un point situé en amont du point 24 d7intro- duction de la poudre et aboutit dans l'espace situé au-dessus de la poudre dans le réservoir 21.
Pour réaliser un mélange intime du gaz combustiblç avec le gaz oxydant, on fait ar- @river le premier gaz dans la chambre de mé lange 12 de deux côtés opposés par des tuyaux <B>10</B> et<I>10a.</I> On favorise la formation des ondes de détonation au moyen d'une petite chambre d'allumage 14a de forme conique, de diamètre croissant entre une valeur relativement faible et une valeur sensiblement égale à celle du diamètre du long canon 16, faisant suite à cette chambre l4a. On a constaté que, lorsqu'on utilise une charge constituée par exemple d'oxygène et d'acétylène,
il y a lieu de disposer un organe de fermeture étanche au passage des gaz. De la chambre d'allumage et l'arrivée du gaz. De même, dans certains cas, par exemple lors qu'on traite des poudres très fines ou des pou dres de matière à bas point de fusion, il est avantageux d'introduire la poudre en aval de la chambre d'allumage, pour éviter qu'elle ne se dépose dans cette chambre. Dans ce cas on peut utiliser, par exemple, l'appareil repré senté à la fia. 3, dans lequel l'arrivée des gaz est commandée par des soupapes 25 actionnées à une fréquence donnée par un moteur 26 et une came 27.
Un raccord .28 en T entre la chambre d'allumage 14 et l'extrémité ouverte du long canon 16 faisant suite à cette cham bre comporte un tuyau d'admission qui sert à introduire les particules de la poudre en sus pension dans le canon. Les particules de poudre qui ont été sou mises à l'action des ondes de détonation sont projetées à grande vitesse par l'extrémité ou verte du canon 16.
Dans les appareils décrits on peut utiliser des charges explosives formées par un mélange de combustibles gazeux, tels que l'acétylène, l'hydrogène, le propane, le butane, le pentane et l'éthylène, et d'oxydants gazeux tels que l'oxygène ou l'air ou un mélange de ceux-ci.
Lorsque la fréquence des détonations pro duites dans les appareils décrits dépasse 7,8 avec un mélange d'oxygène et d'acétylène, et 70 avec un mélange d'air et d'acétylène, le canon 16 a tendance à se surchauffer et des retours de flamme et une combustion continue ont tendance à se produire. Théoriquement, la fréquence maximum n'est limitée que par le mécanisme faisant fonctionner les soupapes, dans le cas de l'appareil de la fig. 3, ou par la vitesse à laquelle les gaz peuvent être injec tés dans la chambre de mélange 12 entre les détonations successives, dans le cas des ap pareils des fig. 1 et 2.
Les ondes de détonation produites dans les appareils décrits pourraient, par exemple, être utilisées pour subdiviser les particules d'une poudre d'une matière cassante.
Ainsi, par exemple, dans une forme d'exé cution particulière du procédé, on pourrait in troduire en suspension dans le canon les parti cules d'une poudre de terre de diatomées et con duire le procédé de façon que ces particules soient subdivisées. On a par exemple obtenu de cette façon, à partir d'une poudre de terre de diatomées, ayant des particules de 1 à 10 microns, une poudre ayant des particules de 0,1 à 1 micron.
Dans une autre forme d'exécution du pro cédé on pourrait par exemple introduire en sus pension dans le canon les particules d'une poudre d'une matière métallique à point de fusion élevé telle que le chrome, le Cr-Ni-B, le tungstène, ou le molybdène, ou les particules d'une poudre d'un carbure à point de fusion élevé tel que le carbure de tungstène-cobalt, le carbure de bore, le carbure de silicium, le car bure de chrome ou de titane, ou encore les particules d'une poudre d'une matière telle que le nitrure de silicium, l'alumine ou le verre de borosilicate et conduire le procédé de façon à amener les particules à l'état sphéroïdal. Le diamètre des particules de la poudre pourrait par exemple atteindre 35 microns.
Dans ce cas on pourrait, par exemple utiliser un mé lange de gaz composé d'environ 45,5 d'oxygène, 45,5 % d'acétylène et 9 1% d'azote servant de véhicule entraînant la poudre intro duite dans l'appareil. Les particules rendues sphéroïdales peuvent être recueillies dans un liquide ou dans un milieu mou, pénétrable par les particules, tel qu'une paraffine.