Machine à monter les brosses La présente invention se rapporte à une machine à monter les brosses.
Une des opérations essentielles de la fabri cation mécanique des brosses réside dans la formation des loquets de matières de garnis sage (soies, crins, fibres synthétiques ou végé tales), puis leur insertion dans les trous des manches des brosses. Les dispositifs qui, dans les machines à monter, remplissent ces fonc tions sont communément appelés inséreurs.
Dans les machines utilisant les inséreurs connus, les matières de garnissage préalable ment coupées en bottes de longueur déterminée sont placées dans un magasin attenant à la ma chine où le dispositif de prise de pincées vient les prendre pour en former le loquet et l'insé rer dans les trous du manche de la brosse.
La machine à monter les brosses selon l'in vention comporte un inséreur présentant une partie mobile dans laquelle une languette, commandée séparément, se meut en va-et-vient dans un canal longitudinal, partie mobile qui est déplacée entae une position rétractée, où elle reçoit un loquet coupé dans une nappe de fibres continues et une barrette découpée dans une bande de métal, et une position de travail où le loquet, après avoir été plié sous forme de touffe par la languette, est inséré par celle- ci avec la barrette dans un trou de la monture de la brosse,
caractérisée en ce que ladite par tie mobile de l'inséreur présente vers son ex trémité libre un premier trou transversal @cou- pant ce canal, et un second trou transversal situé au-delà du premier par rapport à ladite extrémité, ce second trou partant dudit canal et débouchant sur une face latérale de ladite partie mobile, ces deux trous étant disposés, dans la position rétractée de l'inséreur, en re gard respectivement du canal de sortie d'une tête d'injection de la nappe de fibres et d'un outil à découper une barrette ;
en ce qu'un couteau de sectionnement des loquets est monté de façon à se mouvoir entre la tête d'injection de la nappe de fibres et la partie mobile de l'in- séreur ; en ce que ladite partie mobile est fixée à la bobine mobile d'un organe électromagnéti que parcourue par un courant électrique con tinu et montée dans un champ magnétique ;
et en ce qu'un circuit électronique commandé par des impulsions électriques provenant d'une cel lule photoélectrique est agencé de façon à in verser le sens de ce courant continu à chaque impulsion, ce qui déplace rapidement cette bo bine et la partie mobile de l'inséreur de la posi tion rétractée à la position de travail et inver sement. Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de la machine objet de l'invention.
La fig. 1 en est une vue en élévation avec coupes partielles montrant la disposition des organes essentiels.
La fig. 2 est une coupe verticale de l'en semble de la tête d'injection.
La fig. 3 est une vue en perspective du mé canisme d'entraînement des cames de com mande des pinces d'immobilisation et du cou teau de sectionnement de la nappe de matière de garnissage, le carter de la tête d'injection étant coupé.
La fia. 4 est une coupe horizontale passant par le canal d'injection du mécanisme de com mande des pinces de serrage et de sectionne ment de la nappe de fils.
Les fi-. 5 et 6 montrent l'une des pinces de serrage de la nappe et sa came de com mande dans les positions correspondant au ser rage de la nappe et à son passage libre respecti vement.
La fig. 7 est une vue en élévation, et la fig. 8 une coupe verticale par VIII-VIII de la fig. 7 de la partie mobile de l'inséreur.
La fig. 9 est une coupe verticale passant par l'axe de l'inséreur montrant l'organe électro magnétique de commande de la partie mobile monté au-dessus de la table et la disposition du poinçon de découpage des barrettes.
La fi-, 10 montre, à plus grande échelle, un détail de la fig. 9.
La fig. 11 est une coupe horizontale, à plus grande échelle, par<I>XI-XI</I> de la fig. 9, mon trant les organes de commande du poinçon et du dispositif d'avance de la bande de métal.
La fig. 12 est un schéma simplifié montrant le mode d'alimentation d'une bobine mobile et le dispositif d'inversion du sens de courant à partir de l'arbre principal de la machine.
La fi-. 13 est un schéma du circuit électro nique d'alimentation en courant continu des bobines mobiles et d'inversion de sens de ce courant. Les fig. 14 à 19 sont des coupes schémati ques montrant le fonctionnement de l'inséreur, la partie mobile et la languette étant représen tées dans diverses positions au cours de la mise en place d'une touffe.
La machine représentée dans son ensemble sur la fig. 1 comprend un bâti comportant une table 1 évidée pour laisser passer les organes de commandes de deux chariots 2 et 3, se dé plaçant dans deux directions perpendiculaires parallèlement à la table 1, laquelle supporte-le mécanisme d'insertion 4, la tête d'injection comprenant le tambour d'avancement 5 de la nappe de matière de garnissage et le dispositif 6 de réglage de la longueur des loquets avec son moteur de commande 14, le dispositif d'avance de la bande de métal et le mécanisme de sectionnement 423 des barrettes dans cette bande.
Au-dessous de la table 1 sont prévus le tambour de matière de garnissage 8 et son mo teur d'entraînement 9, le dispositif tendeur 10 maintenant sous tension constante la nappe continue 11 de matière de garnissage, et les commandes des chariots 2 et 3 et de la bielle 13 actionnant la languette d'insertion.
Le manche percé de trous 15 à garnir est maintenu dans un porte-ouvrage 16 du type fixe, qui est connu en soi, monté directement sur le chariot supérieur 3 et directement au- dessous du mécanisme d'insertion 4. Le dépla cement des chariots 2 et 3 peut être commandé par cames de la façon usuelle.
La nappe 11 est formée d'un certain nom bre de brins identiques de matière synthétique de garnissage enroulés parallèlement et sans torsion sur le tambour 8. Etant donné les di mensions importantes que doit présenter le tambour 8, pour éviter des remplacements trop fréquents dus à la cadence de marche élevée de la machine, laquelle peut insérer jusqu'à 1000 touffes à la minute, il est nécessaire de commander la rotation du tambour 8 en vue d'assurer un déroulement régulier de la nappe 11 de matière de garnissage. Cette rotation à vitesse convenable est assurée par le moteur 9 et le réducteur de vitesse à vis tangente et roue creuse 17.
La nappe 11 de matière de garnissage se rend directement à la tête d'injection qui est montée de façon amovible sur la table 1, par l'intermédiaire d'un berceau 20, sur lequel elle coulisse. Ce montage permet d'enlever facile ment la tête d'injection de la machine soit pour l'inspecter et la nettoyer, soit pour la rempla cer par un autre mécanisme utilisant des bottes de fibres naturelles selon la technique connue.
La tête d'injection comprend essentielle ment (fig. 2) le tambour d'avancement 5, au tour duquel la nappe 11 fait un tour mort et contre lequel elle est maintenue appliquée par un galet presseur 21, un canal d'injection 22, deux pinces 23 et 24 respectivement fixe et mobile, situées de part et d'autre de l'inséreur 4, le mécanisme 6 de coupe des loquets, le mécanisme de réglage de la longueur de ces loquets avec son moteur de commande 14 et le mécanisme 25 d'entraînement et de contrôle de la rotation du tambour d'injection 5.
Ce dernier comporte deux moteurs électri ques identiques 26 et 27 ayant un arbre com mun 28 au milieu duquel est calée une vis sans fin 29 en prise avec une roue tangente soli daire du tambour d'avancement 5. La division en deux moteurs élémentaires du moteur d'in jection a pour but d'obtenir le couple néces saire à l'injection de la nappe dans l'inséreur tout en réduisant au minimum l'inertie de la partie tournante. Ceci permet d'obtenir des dé marrages rapides et des arrêts brusques permet tant la cadence de marche élevée.
La rotation des moteurs 26 et 27 est contrôlée électroni- quement par un procédé classique, qu'il n'y a pas lieu de décrire ici, et cette rotation est con trôlée par un disque 30 percé de trous disposés suivant un même cercle, disque tournant entre une cellule photoélectrique 31 et une lampe d'excitation 32. Les impulsions électriques qui prennent naissance lors du passage d'un trou du disque 30 entre la lampe et la cellule peu vent, par exemple, être envoyées dans un compteur électronique à accumulation faisant partie du dispositif de commande précité.
L'ensemble formé far le tambour 5 et son mécanisme d'entraînement 25 est solidaire d'un carter 33 fixé lui-même sur l'embase 34 de la tête d'injection coulissant sur le berceau 20. Ce carter contient les organes moteurs assurant le déplacement dans la direction OX de la partie mobile du mécanisme 6 de coupe des loquets lorsque la longueur de ceux-ci est variable.
Cette partie mobile comporte un boîtier 35 (fig. 3) coulissant dans la direction OX sur des glissières 36 fixées au carter 33, boîtier por tant à sa partie avant (à gauche sur les fig. 2 et 3) la pince mobile 24 et le couteau rotatif 37 de sectionnement des loquets, lequel s'ap puie sur la face avant de la pince 24. Le boî tier 35 est traversé comme le carter 33 par le canal d'injection 22 partant tangentiellement du tambour 5, et qui comporte entre le boîtier 35 et le carter 33 une partie élastique 22a sus ceptible de s'allonger pour permettre les dépla cements du boîtier 35.
Ces déplacements sont assurés par le moteur électrique 14 qui répond à des moyens de commande quelconques, par exemple un galet roulant sur une came à paliers avançant pas à pas d'un tour pour une garni ture de brosse complète, ainsi qu'il est connu dans cette technique.
L'agencement est tel que le déplacement du boîtier 35 assure, quelles que soient leurs lon gueurs, le centrage des loquets dans l'inséreur.
Le moteur 14 entraîne un réducteur de vi tesse à vis sans fin et roue tangente 38-39, la quelle roue 39 est solidaire d'un écrou 40 monté à rotation dans le carter 33 et qui co opère avec une vis 41 fixée sur la face arrière (à droite sur la fig. 2) du boîtier 35. La rota tion dans un sens ou dans l'autre du moteur 14 provoque donc le déplacement dans la direction OX, parallèlement au canal d'injection 22, du boîtier 35 et des organes qu'il porte.
Le boîtier 35 sert de support, ainsi qu'il a été dit précédemment à la pince mobile 24 de serrage de la nappe 21 et au couteau rotatif 37 de sectionnement de cette nappe. Ce dernier est monté en bout d'un arbre 42 (fig. 3) sup porté dans le boîtier 35 par deux paliers con venables et qui reçoit. son mouvement d'un arbre parallèle 43 par l'intermédiaire d'un train d'engrenages 44, 45 et 46. L'arbre 43 porte à son extrémité extérieure au boîtier 35 dirigée vers l'inséreur (à gauche sur les fig. 3 et 4) un joint d'accouplement 47 à l'aide du quel il est accouplé à un bout d'arbre cannelé extérieurement 48.
Ce dernier coulisse dans un manchon 49 tournant par l'intermédiaire de paliers convenables dans le bâti de la machine. Le manchon 49 porte à son extrémité opposée à l'arbre 43 un pignon à chaîne 50 qui est en traîné en rotation par le moteur principal de la machine. A leurs extrémités adjacentes, les ar bres 43 et 48 portent respectivement deux cames 51 et 52 coopérant avec deux galets 53 et 54 solidaires des parties mobiles des pinces de serrage 23 et 24 de la nappe 11 qui vont maintenant être décrites.
Chacune de ces pinces, identique à l'autre, comprend (fig. 5 et 6) une cage 55 immobile dans laquelle coulisse un piston 56 repoussé par un ressort 57 dans la direction de la came de commande 51 ou 52, le galet 53 ou 54 étant porté par l'extrémité dudit piston opposée au ressort 57. Le piston 56 est percé d'une ouver ture transversale 58 dans laquelle passe une barrette 59 solidaire de la cage 55, un jeu suf fisant étant ménagé dans le sens axial du pis ton pour permettre le mouvement de celui-ci.
Le fil formé par les brins de la nappe 11, res serrée dans le canal d'injection 22 aboutissant à la pince 24 portée par le boîtier 35, passe au-dessous de la barrette 59 constituant le mors fixe de la pince et il est donc serré entre la barrette 59 et le fond de l'ouverture 58 du piston 56 (fi-. 6) lorsque le piston 56 est nor malement repoussé par le ressort 57 ; il est, au contraire, libre lorsque le bossage de la came 51 (ou 52) repousse le piston à l'intérieur de la cage 55. L'ouverture des deux pinces se produit simultanément juste avant l'avancement d'une longueur de nappe 11 correspondant à un lo quet, lequel est détaché de la nappe par le couteau rotatif 37 calé sur l'arbre 42 lorsque les deux pinces se sont refermées.
Entre les pinces 23 et 24, exactement ali gnées dans un plan horizontal, se déplace l'in- séreur proprement dit qui passe rapidement d'une position supérieure ou rétractée, où s'ef fectue l'injection d'un loquet et l'introduction d'une barrette, à une position inférieure ou de travail pour l'insertion d'une touffe dans un trou du manche. L'inséretir comprend, comme dans les machines à monter connues du type à barrettes, deux parties principales animées de mouvements distincts. La partie recevant les loquets et formant la touffe sera appelée par la suite partie mobile , l'organe servant à pous ser la touffe et sa barrette de fixation dans le trou du manche recevant le nom de lan guette .
La partie mobile 62 de l'inséreur est formée de deux pièces 63 et 63a (fig. 7 et 8) assemblées l'une contre l'autre de toute façon appropriée et ménageant entre elles un canal 64 dans lequel se déplace la languette 65 (fig. 9). Les deux pièces 63 et 63a sont percées l'une en face de l'autre et perpendiculairement à l'axe du canal 64 d'un trou 71 qui, à la po sition supérieure de la partie mobile 62, est situé dans le prolongement de l'axe du canal. d'injection 22 et des pinces 23 et 24.
Le trou 71 communique en son milieu avec un trou cy lindrique 72 prévu à l'extrémité inférieure de la partie mobile pour le passage d'un loquet plié et les intersections entre les trous 71 et 72 sont arrondies en 73 pour faciliter le pliage des loquets.
La pièce 63 est amincie en 74 afin de per mettre au nez du poinçon découpant la barrette de fixation, qui sera décrit ci-après, de venir aussi près que possible du canal 64 dans lequel doit être introduite la barrette. Pour permettre cette introduction, la pièce 63 est percée dans sa partie amincie 74 d'un trou rectangulaire 75.
On remarquera que la solution de conti nuité qui existe dans les inséreurs connus en vue d'admettre latéralement la matière de gar nissage, est supprimée dans l'inséreur qui vient d'être décrit, l'admission de la matière continue se faisant en bout perpendiculairement à la face latérale de la pièce<I>63a</I> à travers le trou 71.
La partie mobile 62 (fig. 1 à 9) de l'insé- reur est montée verticalement au-dessus du chariot 3 portant le manche 15, de façon à coulisser dans une glissière 402 fixée par tout moyen approprié au bâti de la machine. Ce bâti comprend une traverse 401 montée au- dessus de la table et percée d'un orifice 403 laissant passer la partie mobile 62 et l'extré mité supérieure de la glissière 402.
Sur cette traverse 401 est monté, par l'intermédiaire d'une pièce diamagnétique 404 un organe électromagnétique 405 de commande de la par tie mobile 62 de l'inséreur. Cet organe com prend un axe creux 406 en fer doux fixé à son extrémité supérieure par l'intermédiaire d'un joint magnétique, au centre d'un pot, en forme de cloche 407, en fer ou en acier doux, de façon que les axes géométriques de l'axe 406 et du pot 407 soient confondus. La partie infé rieure 406a de l'axe creux est épanouie radia- lement vers l'extérieur de façon à former avec la paroi intérieure du pot 407 un entrefer cir culaire de faible largeur constante. Sur l'axe 406 et à l'intérieur du pot 407 est fixé un enroulement d'excitation 408.
Une bobine mobile dont la carcasse en ma tière isolante 409 présente une joue intérieure est fixée par son centre au moyen de deux bri des 410 et 411 sur l'extrémité supérieure de la partie mobile 62 de l'inséreur. Un enroulement à spires jointives 412 est prévu à la périphérie de cette carcasse. A l'intérieur de l'axe creux 406 est montée une fourrure en métal dia- magnétique 413 dans laquelle se déplace une tige formant piston 414.
A l'extrémité infé rieure de ce piston est montée la languette 65 se déplaçant .dans le canal 64 de la partie mo bile, et l'extrémité supérieure du piston est ac couplée par le coulisseau 78, se déplaçant dans la glissière verticale 415, à la bielle de com mande 13 de la languette. A l'extérieur de la fourrure 413, la tige-piston 414 est guidée par une glissière fixe<I>415a.</I>
Les barrettes sont obtenues par découpage d'une bande de métal convenable à l'aide d'un mécanisme à commande électromagnétique re présenté à la fig. 11. Ce mécanisme comprend le poinçon 110, l'outil à découper 111 péné trant dans l'enfoncement 74 de l'inséreur 62 et un dispositif d'avancement de la bande de mé tal qui progresse horizontalement dans le sens de la flèche f de la fig. 11 et pénètre dans l'outil 111, ainsi qu'il sera décrit ci-après, sous l'action des organes électromagnétiques 428 et 429.
Le poinçon 110 (fig. 9 et 11) est fixé à l'extrémité d'un poussoir 113a se déplaçant dans un guide 114a monté au-dessous de la traverse 401 supportant l'organe électromagné tique 405. Le poussoir 113a porte latéralement deux ergots 416 qui peuvent coulisser entre les doigts d'une fourche 417 prévue à l'extrémité d'un levier 418 pivotant autour d'un axe fixe 419. A son extrémité opposée, le levier 418 est articulé au moyen d'une fente allongée (non représentée) et d'un axe 420 à une chape 421 portée par une tige 421a.
Cette dernière est solidaire d'une bobine 422 se déplaçant dans l'entrefer - annulaire d'un dispositif électro magnétique 423, analogue au dispositif 405 qui a été décrit en regard de la fig. 9, et elle coulisse axialement dans l'axe de ce dispositif, ce dernier est excité par un enroulement 424.
En vue de maintenir la barrette découpée par le poinçon dans le canal 64 de la partie mobile et éviter sa chute tant qu'elle n'est pas entrainée vers le bas par la languette 65, on a prévu sur la partie mobile 62, du côté opposé au poinçon, un bossage 425 dans lequel est monté un petit piston 426 chargé par un res sort 427 (fig. 10). Lorsque la partie mobile 62 de l'inséreur occupe sa position supérieure ou rétractée, ce piston 426 est aligné avec le poin çon 110, et la barrette est ainsi comprimée entre le poinçon et le piston 426.
Le dispositif d'avance de la bande de métal fournissant les barrettes comprend deux pinces fonctionnant alternativement ; l'une, fixe, est commandée directement par le poinçon; l'au tre, mobile, est actionnée par deux organes électromagnétiques 428 et 429 analogues aux précédents et comportant chacun une bobine mobile se déplaçant dans un champ magnétique annulaire. La pince fixe (fig. 11) comprend un mors 430 guidé dans une glissière convenable du bâti et pénétrant dans la paroi du guide 431 de la bande de métal, afin de serrer cette bande contre la paroi opposée.
Ce mors 430 est soli daire d'un ressort à boudin de compression 430a dont l'extrémité opposée prend appui contre un talon 432 solidaire du poussoir 113a du poinçon. La longueur du ressort et la course du poussoir sont telles que le canal de passage de la barrette dans le guide 431 soit complètement dégagé par le mors 430 lorsque le poussoir 113a occupe sa position à gauche sur la fig. 11.
La pince mobile comprend une mâchoire 433, coulissant dans une glissière convenable solidaire du bâti de la machine et un mors 434 entraîné par la mâchoire 433 dans son mouve ment de glissement, mais rappelé par des res sorts 435 dans une position libérant le canal de passage de la bande de métal dans la mâ choire 433. A l'encontre de l'action de ces res sorts agit un poussoir 436 solidaire de la bo bine mobile du dispositif électromagnétique de commande 429 et qui prend appui contre l'ex trémité libre du mors 434.
L'extrémité de la mâchoire 433 la plus éloignée du poinçon est fixée par tout moyen approprié à une tige creuse 437 dont l'autre extrémité porte la bo bine mobile du dispositif électromagnétique de commande 428, l'agencement étant tel que la bande de métal, passant à travers la tige creuse 437, s'engage en quittant cette tige dans le canal de passage prévu dans la mâchoire 433, puis dans le guide 431 et, après être passée au droit de la pince fixe, pénètre dans l'outil à découper 111 monté en regard du poinçon 110 sur le côté de la partie mobile de l'inséreur.
En raison de la réponse rapide des organes électromagnétiques de commande à bobine mo bile du type décrit, et de la possibilité de modi fier à volonté l'instant de leur actionnement, ainsi qu'il sera montré ci-après, ces organes permettent de disposer d'un temps relativement long pour introduire la nappe de fibres 11 dans l'inséreur 62, couper un loquet à longueur, dé couper et introduire une barrette dans le canal 64.
Fonctionnement <I>général de la machine</I> Un tambour de matière de garnissage 8 étant en place sur la machine, on fait passer la nappe de fibres 11 sur le galet tendeur 18, on enroule cette nappe autour du tambour d'avancement 5 sur lequel elle doit faire un tour mort, puis on l'engage dans le canal d'in jection 22 et dans la pince mobile de section nement 24 de la tête d'injection. Ceci fait, on tend convenablement la nappe 11 en faisant tourner le tambour 8 dans le sens approprié et l'on solidarise ce tambour à son moteur de commande 9. On met en place une bobine de métal, puis on déroule l'extrémité de la bande que l'on fait passer à travers la tige creuse 437, dans la mâchoire 433 de la pince mobile pour la conduire à travers le guide 431, dans l'outil à découper 111.
Après avoir fait faire à la machine un tour ou deux à vide pour assu rer la mise en place correcte de la bande de métal et de la nappe de matière de garnissage 11 et avoir assuré la tension de celle-ci, on place dans le porte-ouvrage 16 les manches vierges qu'il doit normalement contenir et l'on peut alors démarrer la machine dans ses con ditions normales de marche après avoir amené le premier trou du premier manche dans l'axe de l'inséreur.
Les bobines d'excitation 408 et analogues des divers organes de commande électromagné tiques 405, 423, 428 et 429 sont alimentées en permanence à partir d'une source de courant continu pendant toute la durée de fonctionne ment de la machine. On fait passer dans la bo bine mobile 412 un courant de commande cir culant dans un sens déterminé de façon à main tenir cette bobine et la partie mobile 62 de l'inséreur dans leur position haute, représentée à la fig. 9, dans laquelle la bride supérieure 410 bute contre l'axe creux formant noyau 406 de l'organe électromagnétique 405. Dans cette position, les fibres du loquet provenant du canal d'injection 22 sont injectées latéralement par la tête d'injection dans le trou 71 de la partie mobile, comme on le décrira ci-après.
Dès la mise en marche de la machine, le premier trou du manche à garnir étant placé dans l'axe de l'inséreur, le dispositif comman dant la position de la tête d'injection en fonc tion de la longueur des loquets a actionné le moteur 14, lequel a déplacé la tête d'injection pour 1-'amener dans la position correcte et dans laquelle le couteau de sectionnement 30 est placé à une distance de l'axe de l'inséreur égale à la moitié de la longueur du loquet.
Au moment où le dispositif électronique de commande provoque l'entraînement en rotation du tambour d'avancement 5 par les moteurs 26 et 27, les pinces 23 et 24 s'ouvrent et comme le trou 71 prévu dans la partie mobile de l'inséreur 62 est à ce moment dans l'axe du canal d'injection 22 sur lequel les pinces sont alignées, la matière de garnissage peut donc pénétrer dans ce trou et se- trouve supportée de chaque côté par l'une des pinces 23 et 24. Les moteurs 26 et 27 entrainent en rotation le disque 30 percé de trous situé entre la lampe excitatrice 32 et la cellule photoélectrique 31.
Les impulsions qui prennent ainsi naissance sont appliquées au dispositif électronique de commande qui arrête les moteurs 26 et 27 dès que la longueur de matière de garnissage cor respondant à la longueur du loquet à insérer a été déroulée. Peu après, les cames 51 et 52 laissent les pinces 23 et 24 se refermer sous l'action des ressorts 57, puis le couteau rota tif 37 intervient aussitôt et sectionne le loquet.
Au début de cette période pendant laquelle la partie mobile 62 de l'inséreur occupe sa position supérieure, la languette commandée par la bielle 13 occupe également sa position haute, le poinçon 110 occupe sa position gau che (sur la fig. 11), la bobine mobile 422 étant parcourue par un courant de commande ap proprié, la pince fixe est donc ouverte, tan dis que l'organe électromagnétique 429 main tient fermée la pince mobile, solidaire de l'or gane électromagnétique 428, pince qui est im mobilisée dans sa position la plus éloignée de l'outil 110.
Dès le début<B>de</B> la course de des cente de la languette 65, le sens du courant est inversé dans la bobine 422, ce qui déplace vers la droite (sur la fig. 11) le poinçon 110 et le mors 430 de la pince fixe. Ce dernier sous l'ac tion du ressort 430a serre progressivement la bande de métal dans son guide 431 pour la maintenir immobile dans l'outil à découper 111, et à la fin de sa course le poinçon 110 découpe une barrette qui pénètre latéralement dans l'inséreur par le trou 75 et est maintenue dans le canal 64 entre le poinçon et le petit piston 426 (fig. 14).
Peu après la languette qui des cend vient au contact de la barrette découpée et l'entraine vers le bas de la partie mobile, occupant toujours sa position haute, et dès que ce contact est effectué le courant est in versé dans la bobine 422 ; le poinçon revient alors en arrière (fig. 15) et la pince fixe s'ou vre.
Peu après, le sens de circulation du cou rant traversant la bobine 412, de l'organe électromagnétique 405 actionnant la partie mo bile 62 de l'inséreur, est inversé, l'inséreur des cend avec les fibres du loquet (fig. 16) et ses becs viennent s'appliquer contre le manche 15 pendant. que la barrette poussée par la languette met en place la touffe dans le manche (fig. 17).
Dans cette position, la bride 411 de fixation de la bobine 409 bute contre la pièce inter médiaire 404 fixant l'organe 405 à la traverse 401 du bâti. Avant que la languette n'atteigne son point mort bas, le courant est à nouveau inversé dans la bobine 412 et la partie mobile de l'inséreur remonte à sa position supérieure (fig. 18), puis la languette 65 ayant poussé à fond la touffe 182 dans le trou du manche remonte à sa position haute (fig. 19).
L'avance de la bande de métal se fait pen dant que la pince fixe est ouverte (poinçon occupant sa position à gauche sur la fi-. 9). A cet effet, le courant est inversé dans la bo bine mobile de l'organe électromagnétique 428, de sorte que la bande de métal arrivant dans la direction f, et serrée dans la pince mobile par le poussoir 436, avance de la longueur d'une barrette, réglée par la course de la bo bine de cet organe 428.
Dès que l'organe élec tromagnétique 423 est entré en action pour fermer la pince fixe et découper une barrette, le courant est inversé dans l'organe électroma gnétique 429 ce qui ouvre la pince mobile sous l'action du ressort 435 rappelant le mors 434 contre le poussoir 436 qui s'est rétracté, puis le courant est inversé à nouveau dans la bo bine de l'organe 428, ce quia pour effet de faire reculer la pince mobile ouverte, la bande de métal étant maintenue à ce moment par la pince fixe fermée ; enfin le courant est in versé de nouveau dans l'organe électromagné tique 429, ce qui, par l'intermédiaire du pous soir 436, ferme la pince mobile sur la bande de métal en vue de sa prochaine avance.
Dans la période qui suit l'insertion d'un lo quet, et avant que se produise l'impulsion<I>SI</I> déclenchant la mise en marche des moteurs 26 et 27, c'est-à-dire pour un angle de rotation de l'arbre principal compris entre 2500 et 3200 environ, les cames commandant le déplace ment des chariots 2 et 3 amènent le second trou du manche à garnir dans l'axe de l'insé- reur. Le cycle qui vient d'être décrit se repro duit alors. Alimentation des bobines mobiles.
On peut, bien entendu, alimenter en cou rant continu les bobines mobiles des divers organes électromagnétiques et inverser le sens de circulation du courant dans ces bobines par tout moyen connu ;toutefois il est avanta geux d'utiliser le dispositif représenté schéma tiquement sur la fig. 12 qui permet de modi fier très facilement les instants auxquels les différents organes sont actionnés. Ce dispositif est commandé électroniquement par voie opti que depuis l'arbre principal 161 de la machine.
Pour chaque organe électromagnétique à ac tionner, est calé sur cet arbre 161, ou sur un arbre tournant en synchronisme à la même vi tesse que lui, un disque 200a percé de deux trous 201a passant entre une cellule photoélec trique<I>202a</I> et une lampe excitatrice 203a. On obtient ainsi par tour, sur l'anode de la cellule, deux impulsions utilisées pour inverser le sens de circulation du courant dans la bo bine mobile et dont la phase peut être variée à volonté en modifiant le calage du disque 200a sur l'arbre 161 et l'écart angulaire entre les deux trous 201a. Ces deux impulsions sont amplifiées et appliquées à des circuits électro niques qui seront décrits en détail en regard de la fig. 13.
Les impulsions produites par la cel lule photoélectrique<I>202a</I> sont d'abord am plifiées dans un amplificateur de cellule<I>204a</I> connecté à un basculeur électronique 205a dont l'état est modifié à chaque impulsion lui parvenant. Ce basculeur actionne, à cha que changement d'état, un amplificateur diffé rentiel 207a et un dispositif de commande réversible 208a alimenté par un réseau tri phasé et comportant des tubes à gaz fournis sant suivant l'état du basculeur soit un courant continu<I>il</I> traversant la bobine mobile 412 dans un sens, soit un courant continu i2 tra versant la bobine mobile dans le sens opposé.
L'impulsion fournie par le disque 200a, calé sur l'arbre principal, ou sur un arbre tournant à la même vitesse, est appliquée à un amplificateur de cellule classique et parvient en 218 sous forme d'impulsions SI (fig. 13) à un multivibrateur bistable ou basculeur symé trique du type classique comportant deux trio des 221 et 222.
On sait qu'un tel dispositif présente deux états stables, chaque triode 221 ou 222 étant conductrice lorsque l'autre est bloquée et in versement, le changement d'état ou bascule étant provoqué par l'injection simultanée d'une impulsion négative sur les deux plaques des deux triodes. La plaque de la triode 221 est connectée à la grille d'un tube séparateur 223 de sorte qu'après réception d'une impulsion<I>SI</I> provenant de l'amplificateur 204a, le poten tiel de la plaque de la triode 221, qui est ap pliqué à la grille de commande du tube 213, varie de sorte que la tension au point A, qui est connecté à la plaque du tube 223 varie à chaque impulsion<I>SI.</I>
La tension au point A qui est situé à l'en trée de l'amplificateur différentiel 207 est ap pliquée à la grille 251a de la double triode à cathodes couplées 251 de cet amplificateur par l'intermédiaire de la résistance 252. La grille 251b de cette double triode est connectée à la masse. Dans chacun des circuits anodiques de cette double triode sont montés respective ment deux potentiomètres 253 et 254 sur les quels sont prélevées les tensions de réglage commandant les deux thyratrons 255 et 256 montés en opposition et alimentant une bobine mobile telle que 412.
Le conducteur 257 relié à l'anode du thy- ratron 255 est connecté à la phase 1 d'un ré seau triphasé à 400 p./sec. tandis que le con ducteur 258 relié à la cathode du thyratron 256 est connecté à la phase 2 du même réseau. La tension appliquée sur la grille du thyratron 255 de la voie de commande I alimentant la bobine 412 dans le sens de la flèche f1 pro vient par l'intermédiaire du transformateur 259 d'un tube triode 260 sur la grille duquel est appliquée une tension sinusoïdale en quadra ture avec la tension de la phase I. Cette tension est obtenue à l'aide du transformateur 261 dont le primaire est connecté entre les phases 2 et 3 du réseau triphasé à 400 p./sec.
La tension con tinue prélevée sur le potentiomètre 254 vient se superposer à travers le secondaire du transfor mateur 261 à la tension sinusoïdale à 400 pé riodes et fournit ainsi l'élément variable per mettant d'amorcer de façon connue l'amorçage du thyratron 255 de la voie 1 de commande. La voie 11 permettant d'alimenter la bobine 412 dans le sens de la flèche f2 à partir de la phase 2 comporte des circuits analogues à ceux qui viennent d'être décrits, que l'on a schématisés pour ne pas surcharger la fig. 13 par un rectangle 262.
La facilité avec laquelle on peut, grâce aux dispositifs de commande électromagnétiques qui ont été décrits, modifier les temps aux quels la partie mobile de l'inséreur 62 est amenée de sa position supérieure ou rétractée à sa position inférieure ou de travail, où se fait l'insertion de la touffe, et la grande rapidité de déplacement qui leur sont propres permet tent de disposer d'un temps relativement long pour faire pénétrer dans l'inséreur la nappe de fibres 11, sectionner un loquet, dé couper et y introduire une barrette.
Il est pos sible par un simple réglage du calage du disque 200a commandant les mouvements de la par tie mobile 62 de faire remonter les becs de l'inséreur de façon qu'ils libèrent la matière de garnissage juste avant que la touffe soit com plètement insérée dans le trou du manche par l'intermédiaire de la barrette.
Ceci permet, en utilisant un porte-ouvrage fixe, de bien enfon cer la touffe dans son logement par l'intermé diaire d'une commande positive et d'assurer un transfert complet de la barrette des extrémités des becs dans le trou, ce que ne permettent pas fréquemment, particulièrement avec des man ches en matières dures, les porte-ouvrages mo biles qui se déplacent avec la languette à la fin de l'insertion et, de ce fait, sont sujets à des rebondissements dus aux ressorts qu'ils comportent.
On voit que la machine qui vient d'être décrite permet, grâce à l'utilisation directe d'une nappe de fibres continue, à la forma tion des loquets au fur et à mesure des be soins, et surtout à leur coupe à la longueur exacte, de réaliser une importante économie de matière de garnissage, elle supprime égale ment l'opération de profilage de la surface brossante. La commande électronique et élec tromagnétique des organes mobiles permet de réduire considérablement les temps de réponse de ces organes et par conséquent d'accroître d'une façon importante la cadence de marche, laquelle atteint facilement mille loquets à la minute.
Bien que l'on ait supposé que la nappe 11 de matière de garnissage faisait un tour mort autour du tambour d'avancement 5 avant de pénétrer dans le canal d'injection 22, on pour rait dans une variante accroître l'angle d'en roulement afin de réduire le glissement éven tuel entre ce tambour et la matière de garnis sage. On pourrait à cet effet utiliser un dis positif dans lequel la nappe 11 en quittant le galet 18 du dispositif tendeur, passe dans une première gorge du tambour 5, revient en ar rière pour s'enrouler sur un second tambour la dirigeant vers une seconde gorge du tambour 5, en suivant une direction sensiblement pa rallèle à celle suivie lors de sa première admis sion et fait autour de ce tambour 5 un tour mort avant de pénétrer dans le canal 22.