<B>Procédé pour</B> alimenter <B>une horloge</B> électrique On connaît déjà de nombreux types d'hor loges électriques, dans lesquelles un dispositif électrique, électro-aimant ou moteur synchrone, remplace les organes moteurs de l'horloge ou sert à réarmer automatiquement le ressort mo teur à des intervalles de temps déterminés.
Les dispositifs électriques de ces horloges sont alimentés soit par le réseau, soit par une source d'énergie électrique indépendante, telle qu'une pile. Ces deux systèmes présentent tous deux des inconvénients. Dans le cas de l'alimen tation par le réseau on se trouve le plus souvent en présence des difficultés dues au fait que les tensions des réseaux sont différentes, de sorte qu'il faut prévoir des montages auxiliaires pour que le dispositif électrique de l'horloge puisse être alimenté à des tensions différentes. Cela comporte évidemment une construction plus compliquée et, par suite, un prix de revient plus élevé.
Dans le cas de l'alimentation par une source indépendante, il est nécessaire de procé der périodiquement au remplacement de la pile, lorsqu'elle est usée, et l'on peut alors se trouver en présence de difficultés pour trouver une pile de même type et de mêmes caractéris tiques.
La présente invention a pour objet un pro cédé pour alimenter une horloge électrique, ca ractérisé en ce qu'on utilise un circuit oscillant accordé sur la fréquence des émissions d'un émetteur radiophonique, les tensions alternati- ves engendrées dans ce circuit étant redressées par un dispositif redresseur.
En considération du fait que, généralement les postes de radiodiffusion n'émettent que pen dant quelques heures de la journée, en moyenne pendant 10 heures, il est nécessaire de prévoir un accumulateur pour les horloges électriques qui doivent être alimentées d'une façon conti nue. Cet accumulateur préalablement chargé, branché aux bornes du dispositif redresseur, est rechargé au fur et à mesure qu'il se décharge par les courants redressés et alimente de façon continue l'horloge, même pendant les interrup tions des émissions radiophoniques.
Dans le cas des horloges électriques, dont l'organe moteur est un ressort qui est périodiquement rechargé par un moteur électrique à des intervalles de temps déterminés, l'accumulateur n'est plus né cessaire, le moteur électrique étant alimenté di rectement par le dispositif redresseur, et étant dimensionné de manière à pouvoir armer le res sort de l'horloge pendant la durée moyenne des émissions radiophoniques.
Le dessin annexé représente schématique ment, à titre d'exemple, quelques formes d'exé cution de l'objet de l'invention.
Sur le dessin la fig. 1 montre le circuit d'alimentation de l'horloge électrique selon le procédé de l'inven tion ; la fig. 2 montre une autre forme d'exécution de l'horloge alimentée selon le procédé de l'in vention ; la fig. 3 représente le circuit d'alimentation d'une horloge dont le ressort moteur est re chargé périodiquement par un petit moteur élec trique ; et la fig. 4 montre un dispositif redresseur qui peut être utilisé dans les circuits d'alimentation des fig. I à 3.
Sur les figures du dessin, les mêmes élé ments ont été désignés par les mêmes repères. En se rapportant à la fig. 1, les tensions alternatives des émissions radiophoniques sont captées par l'antenne A reliée à la terre E par l'intermédiaire de la bobine L, qui, avec le con densateur variable C en parallèle, constitue un circuit oscillant accordé sur la fréquence des émissions radiophoniques qu'on désire utiliser pour l'alimentation de l'horloge.
Il convient de remarquer que, générale ment, il suffit de faire varier la valeur de la ca pacité C pour pouvoir accorder le circuit oscil lant sur une vaste gamme de fréquences, mais si l'on veut, on peut également prévoir une bo bine L à inductance variable. D'autre part, lors que le circuit oscillant a été accordé sur la fré quence désirée, il n'est plus nécessaire de régler les valeurs de C ou de L.
Les tensions alternatives engendrées dans le circuit oscillant sont redressées par un disposi tif redresseur G, de sorte qu'aux bornes<I>PI</I> et P., du circuit on obtient une tension continue ondulée. Aux bornes <I>PI</I> et P, est branché un accumulateur B, constitué par un seul élément préalablement chargé. Aux bornes Kl et Kz est branché le dispositif électrique de l'horloge. Dans le cas de la fig. 1, l'horloge est pourvue d'un pendule qui porte un noyau N se dépla çant à l'intérieur d'une bobine S.
Celle-ci est périodiquement excitée par le courant dérivé des bornes Kl et K., lorsque l'interrupteur 1, commandé par les oscillations du pendule, est fermé. Les horloges électriques de ce type sont bien connues et, par conséquent, leur fonction nement ne sera pas décrit plus amplement ici. Le circuit comprend en outre un interrup teur principal H, qui sert à interrompre l'ali mentation, si l'on désire arrêter l'horloge. De plus, on peut brancher sur les bornes<I>PI</I> et P, du dispositif redresseur G un filtre, pour obte nir une tension continue plus uniforme. Ce fil tre peut être constitué par un condensateur Cl, comme indiqué à la fig. 1.
La fig. 2 représente une autre forme d'exé cution de l'horloge électrique. Ici, l'antenne est supprimée, et les tensions alternatives des émis sions radiophoniques sont captées par un cadre A. Pour tout le reste, le circuit est identique à celui décrit précédemment. Dans le cas de la fig. 2, l'organe moteur<B>dé</B> l'horloge est formé par un électro-aimant E, excité par la bobine S branchée sur le circuit d'alimentation. Entre les pôles de l'électro-aimant peut tourner l'ar mature polarisée R, solidaire du balancier de la montre, non représenté.
L'armature R com mande la fermeture d'un interrupteur 1, ainsi qu'il est indiqué par la ligne pointillée D, de manière que l'armature R reçoit périodique ment une impulsion qui entretient les oscilla tions du balancier.
La fig. 3 montre une autre forme d'exécu tion de l'horloge électrique. Dans ce cas, l'hor loge comprend un ressort moteur, logé dans le barillet F, commandé par un petit moteur élec trique M. Le circuit électrique d'alimentation est semblable à celui de la fig. 2, sauf qu'il ne comprend pas l'accumulateur B. Le moteur électrique M est branché directement entre les bornes<I>Pl</I> et Pz du dispositif redresseur G, et il est dimensionné de manière à pouvoir armer le ressort moteur, pendant la durée moyenne des émissions radiophoniques.
Le dispositif redresseur G des circuits dé crits ci-dessus est constitué par élément redres seur à cristal, n'exigeant pas de courant ni de tension de polarisation. On peut employer à cet effet une diode à oxydule de cuivre ou un trans istor à contacts ponctuels.
Considérons une installation selon la fig. 3 située près d'une grande ville ou d'un centre industriel équipé d'un poste émetteur puissant. La puissance captée suffira donc pour entrete- nir les oscillations du circuit oscillant et pour alimenter ce moteur M.
La fig. 4 représente un dispositif de redres sement qui peut être utilisé dans les circuits des fig. 1 à 3, pour redresser les deux alternances de l'onde. Ce dispositif redresseur est constitué par quatre éléments redresseurs GI à G4, mon tés en pont, deux points diagonalement opposés du pont étant reliés au circuit oscillant A-C, de sorte qu'on obtient les tensions redressées aux autres deux points diagonalement opposés du pont.