CH327364A - Procédé et installation pour le traitement d'alliages ferreux - Google Patents

Procédé et installation pour le traitement d'alliages ferreux

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CH327364A
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Pont A Mousson
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C21METALLURGY OF IRON
    • C21CPROCESSING OF PIG-IRON, e.g. REFINING, MANUFACTURE OF WROUGHT-IRON OR STEEL; TREATMENT IN MOLTEN STATE OF FERROUS ALLOYS
    • C21C1/00Refining of pig-iron; Cast iron
    • C21C1/10Making spheroidal graphite cast-iron

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  • Chemical & Material Sciences (AREA)
  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Materials Engineering (AREA)
  • Metallurgy (AREA)
  • Organic Chemistry (AREA)
  • Refinement Of Pig-Iron, Manufacture Of Cast Iron, And Steel Manufacture Other Than In Revolving Furnaces (AREA)

Description


  <B>Procédé et installation pour le traitement</B>     d'alliages   <B>ferreux</B>    La présente invention est relative au trai  tement d'un alliage ferreux,     notamment    de la  fonte et de l'acier, par l'introduction dans l'al  liage ferreux liquide d'au moins un élément  d'addition très oxydable et à basse tempéra  ture de vaporisation, tel que magnésium, cé  rium, calcium, etc., soit en vue d'une simple  désulfuration de cet alliage, soit pour l'obten  tion d'une fonte à graphite sphéroïdal ou d'un  alliage spécial à haute teneur en l'un ou plu  sieurs de ces éléments.  



  Ces éléments d'addition étant des corps  très oxydables et à basse température de vapo  risation par rapport à la température de l'al  liage ferreux liquide, il en résulte que, malgré  les précautions qui ont déjà pu être prises sui  vant divers procédés connus pour l'introduction  de ces éléments, telles que le fait d'opérer en  présence d'une atmosphère neutre vis-à-vis de  l'élément d'addition ou une alimentation for  cée de l'élément d'addition au sein de l'alliage  ferreux, combinée ou non avec l'atmosphère  neutre, les pertes par vaporisation et/ou com  bustion de l'élément d'addition sont considéra  bles et pratiquement incontrôlables.

   Il en ré  sulte, finalement, que pour une quantité don  née totale d'élément introduit, il subsiste dans  tous les cas et avec tous les procédés connus  une grande incertitude sur la teneur finale de  l'alliage en élément d'addition.    Ceci est tellement vrai qu'en pratique,  d'une coulée à l'autre, on constate dans les al  liages obtenus des     différences    de     comportement     et de caractéristiques considérables, obligeant  à un contrôle permanent de toutes les coulées  avec la     nécessité    de prendre des marges de  sécurité importantes.  



  L'invention permet de remédier aux incon  vénients des procédés connus et d'obtenir, à  coup sûr, les compositions désirées.  



  Elle est caractérisée en ce qu'on introduit  séparément l'élément d'addition et une poche  contenant l'alliage fondu dans une cuve sus  ceptible de résister à une pression interne, on  ferme cette cuve, on y introduit un gaz sous  pression pour y élever la pression à une valeur  au moins     égale    à la tension de vapeur dudit  élément d'addition à la température de l'alliage  fondu et l'on mélange par un brassage énergi  que l'alliage fondu et l'élément d'addition, tout  en maintenant la pression.  



  Le titulaire a constaté que,     grâce    à ce pro  cédé perfectionné, on diminue considérable  ment la proportion de perte en élément d'ad  dition par vaporisation et/ou combustion par  rapport à la quantité totale d'élément intro  duit.  



  Il en résulte que la teneur de     l'alliage    traité  en élément d'addition est beaucoup moins in  fluencée par les pertes que dans les procédés      connus et qu'on peut, à l'avance, pour une te  neur désirée, connaître avec une précision       suffisante,    la quantité totale d'élément d'addi  tion à introduire, compte tenu des petites per  tes, impossibles à éviter, dues à une évapora  tion partielle en élément d'addition au cours  du traitement -et des légères condensations sur  les parois du récipient de traitement.  



  L'invention concerne également une ins  tallation pour la réalisation dudit procédé et  caractérisée en ce qu'elle comporte une cuve  pourvue d'une ouverture à fermeture étanche  pour l'introduction d'une poche contenant l'al  liage à traiter et du ou des éléments d'addition,  un dispositif pour créer une pression sur cet  alliage dans ladite cuve après sa     fermeture     étanche et des moyens pour assurer le brassage  dudit alliage et du ou desdits éléments.  



  Au dessin annexé, donné uniquement à  titre d'exemple  la     fig.    1 est une vue en élévation, avec  coupe partielle, d'une forme d'exécution de  l'installation susdite ;  la     fig.    2 est une coupe horizontale suivant  la ligne 2-2 de la     fig.    1 montrant la cuve de  pression ouverte ;  la     fig.    3 est une vue, à plus grande échelle,  de la cloche à immersion de l'élément d'addi  tion ;  la     fig.    4 est une vue partielle en élévation  d'une première variante avec dispositif de bras  sage par induction ;  la     fig.    5 est une vue analogue d'une  deuxième variante ;

    la     fig.    6 est une vue en perspective de la  cloche à immersion de cette deuxième variante ;  la     fig.    7 est une vue en élévation partielle  d'une troisième variante ;  les     fig.    8 et 9 sont des coupes horizontales  suivant les lignes 8-8 et 9-9 de la     fig.    7, mais  à plus grande échelle ;  la     fig.    10 est une vue d'ensemble, avec ar  rachement partiel, d'une autre forme d'exécu  tion de l'installation pour l'application du pro  cédé suivant l'invention ;    la     fig.    11 est une coupe suivant la ligne  11-11 de la     fig.    10 ;

    la     fig.    12 est une vue en plan, avec arra  chement partiel, suivant la ligne 12-12 de la       fig.    10 ;  la     fig.    13 est une vue d'ensemble d'encore  une autre forme d'exécution de l'installation.  Dans l'exemple d'exécution représenté aux       fig.    1 à 3, un bâti 1 en fer profilé, en forme  générale de U, est scellé     dans    une fosse 2.  Sur la base de ce bâti est fixé un vérin à  simple effet 3 dont le piston 4 est muni, à sa  partie supérieure, d'un plateau 5 sur lequel re  pose une cuve 6 en acier.  



  Sur la face inférieure du piston 4 est admis  un     fluide    sous pression, alimenté par un con  duit 7 relié, d'une part, au vérin 3 et, d'autre  part, à un robinet à trois voies 8 comportant  un orifice d'évacuation 9 et un     orifice    d'admis  sion de fluide sous pression 10.  



  La cuve 6 est susceptible d'être obturée,  d'une manière étanche à sa partie supérieure,  au moyen d'un couvercle 11, fixé sur un cadre  12 pivotant dans un plan horizontal autour d'un  pivot 13 solidaire d'une pièce     13a    fixée à l'ex  trémité supérieure de l'une des branches verti  cales du bâti 1. L'autre extrémité de ce cadre  comporte une rainure en T, 14, dans laquelle  peut s'engager la tête correspondante d'une  pièce 15 fixée à l'autre branche du bâti, de  manière à former un quadrilatère indéfor  mable.  



  Sur la face supérieure du cadre 12 est fixé  un chevalet 16 supportant un vérin à double       effet    17 dans le corps duquel se déplace un  piston relié à une tige verticale 18 traversant  d'une manière étanche la partie supérieure du  couvercle 11.  



  Cette tige 1.8 est prolongée, au moyen d'un  manchon     181,        (fig.    1 et 3), par une tige 19 à  l'extrémité de laquelle est fixée une cloche 20  en graphite ou en métal ferreux convenable  ment revêtu d'un enduit réfractaire. Cette clo  che comporte quelques orifices 21, disposés à  sa partie supérieure. L'ouverture inférieure de  ladite cloche est obturée de manière amovible      au moyen d'une grille 22 maintenue par une  tige     22a    traversant la cloche de part en part.  



  Aux deux extrémités du vérin 17 aboutis  sent deux conduits 23 et     23,1    susceptibles  d'être mis en communication par un distribu  teur à tiroir 24, avec un conduit d'admission  25 de fluide sous pression, par exemple d'air,  ou un     conduit    d'évacuation 26. Le tiroir est  actionné, par exemple, à l'aide d'un électro  aimant 27 dont le circuit comporte un inter  rupteur 28.  



  Dans la cuve 6 est prévu un orifice 29 relié,  par une tuyauterie 30 et un robinet 31,à un  réservoir 32 de gaz comprimé à une haute  pression, supérieure à 20     kg/cm .    Ce gaz peut  avantageusement être un gaz inerte tel que de  l'argon. A ce réservoir 32 aboutit un conduit  33 relié à un robinet à trois voies 34 compor  tant un orifice 35 ouvrant sur l'atmosphère et  un orifice 36 relié par un conduit 37 à l'ori  fice de sortie d'un compresseur 38.  



  Par ailleurs, le couvercle 11 comporte, à sa  partie supérieure, un orifice 39 relié par une  tuyauterie 40 à un robinet 41 à trois voies dont  un orifice 42 débouche à l'extérieur, tandis que  l'autre 43 est relié par un conduit     43a    à un  réservoir 44 dans lequel règne une basse pres  sion de l'ordre de 1     kg/cm2.     



  Ce réservoir comporte un orifice de sortie  45, relié à travers un robinet d'arrêt 46 par une  tuyauterie 47 à l'orifice d'entrée du compres  seur 38.  



  Le fonctionnement de l'installation est le  suivant  Le couvercle 11 étant ôté     (fig.    2), on des  cend dans la cuve une poche 48 contenant une  certaine quantité de fonte ou autre alliage li  quide 49 à traiter, cette poche est centrée     dans     un trou 50 ménagé dans le fond de la cuve 6 et  ayant des dimensions correspondant à celles  de la poche 48.  



  Avant de refermer le couvercle 11, on ôte  la tige     22a    de la cloche 20 et l'on retire le  grillage 22. Sur ce grillage, on dispose une  plaque d'amiante 52 et la quantité de magné  sium et/ou autre élément d'addition nécessaire  au traitement. Ce ou ces éléments sont intro-         duits    sous forme, de préférence, de petits blocs  cubiques 53 de l'ordre d'une trentaine de milli  mètres de côté. Puis on replace la tige     22a    et  l'on referme la cloche 22.  



  On fait ensuite pivoter le cadre 12 de ma  nière à l'engager sur la tête de la pièce 15, ce  qui bloque en hauteur le couvercle 11.  



  Par la     manaeuvre    du robinet 8, la pression  est ensuite admise dans le vérin 3, ce qui fait  monter la cuve 6 qui vient s'appliquer de ma  nière étanche sur ledit couvercle 11.  



  On procède ensuite à l'évacuation de l'air  contenu dans la cuve 6 en ouvrant légèrement  le robinet 31 du réservoir 32 vers la cuve, le  robinet à trois voies 41 étant ouvert sur l'ex  térieur. Lorsque la cuve ne contient plus d'air,  on ferme le robinet 4.1 et l'on admet la pleine  pression d'argon dans la cloche de manière que  cette pression soit supérieure ou au moins égale  à la tension de vapeur de l'élément d'addition  ou de la tension la plus     forte    dans le cas de  plusieurs éléments d'addition, à la température  au moment de l'addition. Bien entendu, la  pression admise au vérin 3 doit être     suffisante     pour éviter des fuites au joint entre la cuve et  son couvercle.  



  On actionne ensuite le vérin pneumatique  17 par la fermeture de l'interrupteur 28, de  manière à faire descendre la tige 18 et la clo  che 20 dans le métal liquide. La course du  vérin est choisie telle que, en position infé  rieure, la cloche 20 est à proximité du fond de  la poche 48.  



  En fermant et ouvrant alternativement l'in  terrupteur 28, on peut faire monter et descen  dre la cloche dans le métal liquide ; cette opé  ration répétée plusieurs fois au cours de l'ad  dition permet de réaliser un brassage énergique  du métal liquide.  



  Lorsque le (ou les) élément d'addition ar  rive au contact du métal liquide, il fond et tend  à se vaporiser. Mais, comme la pression ré  gnant dans la cuve est supérieure à la tension  de vapeur de cet     élément    à la température con  sidérée, il reste     liquide.    En raison de sa faible  densité par rapport à celle de l'alliage traité,  l'élément liquide tend à surnager et les plongées  successives de la cloche 20 dans le métal assu-           rent    le mélange intime dudit élément avec la       totalité    de     l'alliage    contenu dans la poche.  



  Lorsque l'opération est terminée, on relève  une dernière fois la cloche 20. On     ferme    l'ar  rivée d'argon par le robinet 31 et l'on ouvre le  robinet 41 vers le réservoir 44, le robinet 46  étant fermé.  



  Ce réservoir doit avoir une capacité suffi  sante pour que, après détente de l'argon con  tenu dans la cuve, la pression résiduelle soit       négligeable    (de l'ordre de 1     kg/cm=).    On peut  alors ouvrir le couvercle 11 et retirer la poche  traitée pour effectuer la coulée.  



  Bien entendu, lorsque le traitement     est    ter  miné, on opère la récupération de l'argon. Pour  ce faire, on ferme le robinet 41, on ouvre le  robinet 46 et l'on met en route le compresseur  38 qui aspire le gaz du réservoir 44 et le     re-          comprime    dans la bouteille 32. Par l'orifice 35  du robinet 34, on peut injecter dans la bouteille  32 un complément de gaz sous pression en vue  de compenser les pertes inévitables qui se pro  duisent au bout d'un certain temps.  



  On donnera ci-après quelques exemples  d'essais du procédé suivant l'invention et qui  montrent bien que les résultats recherchés ne  sont obtenus que pour une pression de traite  ment au moins égale à la tension de vapeur de  l'élément d'addition à la température de trai  tement.    Dans tous ces exemples, on a traité 200 kg       de        fonte        et     d'addition est du magné  sium pur ajouté à raison de 0,10 0/0, soit 200 g.

    <I>Exemple 1</I>  On a traité une fonte ayant la composition  suivante en poids en dehors du fer  
EMI0004.0013     
  
    carbone <SEP> <B>....</B> <SEP> 3, <SEP> 75%
<tb>  silicium <SEP> <B>....</B> <SEP> 1, <SEP> 70,%
<tb>  manganèse <SEP> . <SEP> . <SEP> 0, <SEP> 08%
<tb>  phosphore <SEP> . <SEP> . <SEP> 0, <SEP> 04%
<tb>  soufre <SEP> <B>......</B> <SEP> 0,032%       La température de la fonte lors de son in  troduction dans la poche 48 était de 1440 C  lue au pyromètre optique sans correction       d'émissivité    (soit approximativement une tem  pérature vraie de 15000 C).  



  L'opération de mélange a duré 2 minutes,  la pression d'argon ayant été maintenue à une  valeur réduite comprise entre 3 et 5 kg.  



  Pendant ce temps, la cloche 20 a effectué  15 aller et retour.  



  La fonte, à la fin de l'opération, était à la  température lue de 1315 C.  



  L'analyse de la fonte a révélé que la quan  tité de magnésium retenue était de 0,01 0/0,  tandis que la teneur finale en soufre était de       0,017%.       Si l'on définit le rendement en magnésium par l'expression  
EMI0004.0016     
    où le     coefficient        i'    représente le rapport entre  les poids atomiques respectifs du magnésium  et du soufre, on obtient pour l'exemple précité       un        rendement        faible        de        11        %        environ.     



  L'examen     micrographique    révèle une struc  ture de graphite lamellaire et des caractéristi  ques mécaniques équivalentes à celles d'une  fonte grise courante.  



  <I>Exemple 2</I>  On a traité une fonte de composition sui  vante en plus du fer  
EMI0004.0027     
  
    carbone <SEP> <B>....</B> <SEP> 3, <SEP> 80%
<tb>  silicium <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 1, <SEP> 75%
<tb>  manganèse <SEP> . <SEP> . <SEP> 0, <SEP> 07,%
<tb>  phosphore <SEP> . <SEP> . <SEP> 0, <SEP> 04%
<tb>  soufre <SEP> . <SEP> . <SEP> _ <SEP> . <SEP> . <SEP> 0,026%       La température lue de la fonte au début de  l'opération était de 1420 C.  



  L'opération de mélange a duré 1 minute 30,  la pression d'argon ayant été maintenue entre  9 et 10     kg/cm=,    c'est-à-dire encore bien     au-          dessous    de la tension de vapeur du magnésium      à ladite température, tension qui est d'environ  13     kg/cm2    d'après la formule de Clapeyron,  pour le magnésium  
EMI0005.0002     
    T étant la température absolue (Ref. Basic.  Open     Hearth        Steelmaking,    édition 1951,  p. 537).  



  L'analyse chimique a montré que la teneur  en magnésium était de     0,010/0    et la teneur fi  nale en soufre de 0,008 0/0.  



  Le rendement en magnésium était de 23  toutefois, en raison de la teneur insuffisante en  magnésium retenu, le graphite était toujours  sous forme lamellaire.  



  <I>Exemple 3</I>  On a traité une fonte de composition sui  vante en plus du fer  
EMI0005.0006     
  
    carbone <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 3,73 <SEP> 0/0
<tb>  silicium <SEP> <B>....</B> <SEP> 1,72%
<tb>  manganèse <SEP> . <SEP> . <SEP> 0,07%
<tb>  phosphore <SEP> . <SEP> 0,04 <SEP> %
<tb>  soufre <SEP> <B>......</B> <SEP> 0,03%       La température lue de la fonte au début de  l'opération était de 1450 C.  



  L'opération a duré 1 minute 30, la pres  sion d'argon étant maintenue entre 11,5 et  12,6     kg/cm ,    c'est-à-dire légèrement au-dessous  de la tension de vapeur du magnésium  (13     kg/cm2).     



  La température finale lue était de     1280,)    C.  L'analyse chimique a révélé une teneur en       magnésium        résiduel        de        0,03        %        et        une        teneur     finale en soufre de 0,010 '0/0.  



  Le rendement en magnésium était de 45 0/0  et, au microscope, on a observé un mélange de  graphite sphéroïdal et de graphite lamellaire.  <I>Exemple 4</I>  On a traité une fonte de composition sui  vante en plus du fer  
EMI0005.0018     
  
    carbone <SEP> . <SEP> 3, <SEP> 74%
<tb>  silicium <SEP> <B>....</B> <SEP> 1, <SEP> <B>700/0</B>
<tb>  manganèse <SEP> . <SEP> . <SEP> 0, <SEP> 08%
<tb>  phosphore <SEP> . <SEP> 0, <SEP> 04%
<tb>  soufre <SEP> . <SEP> . <SEP> 0,036%       La température lue de la fonte au début de  l'opération était de 1465 Cet sa teneur en  soufre de 0,036 0/0..  



  L'opération a duré 2 minutes avec une  pression d'argon comprise entre 16 et 19 kg/       cm2,    c'est-à-dire supérieure à la tension de va  peur du magnésium (13     kg/cm2).     



  La température     finale    lue était de 13000 C.  L'analyse a révélé une teneur en     magné-          sium        retenu        de        0,04        %        et        une        teneur        finale        en     soufre de 0,007 0/0.  



  Le rendement était alors de 67 0/0 et le gra  phite était     sphéroïdal.     



  Cette fonte a été, suivant une technique       connue,        inoculée        avec    1     %        de        ferro-silicium    à       75        %        de        silicium,        ce        qui    a     donné        une        teneur          finale        en        silicium        de        2,

  43        %.        Une        éprouvette     de 25 mm d'épaisseur, coulée en sable sec, à  partir de la fonte ainsi obtenue, présentait, à  l'état brut de. coulée, une résistance à la trac  tion de 76     kg/cm2,

      un allongement à la     rup-          ture        de    4     %        et        une        dureté        Brinell        de        229.     <I>Exemple S</I>  On a traité une fonte ayant la composition  suivante en plus du fer  
EMI0005.0068     
  
    carbone <SEP> <B>....</B> <SEP> 3, <SEP> 75 <SEP> 0/0
<tb>  silicium <SEP> <B>....</B> <SEP> 1, <SEP> <B>800/0</B>
<tb>  manganèse <SEP> . <SEP> . <SEP> 0, <SEP> 07%
<tb>  phosphore <SEP> . <SEP> . <SEP> 0, <SEP> 04%
<tb>  soufre <SEP> ...... <SEP> 0,031%       La température lue de la fonte au début de  l'opération était de 14700 C.  



  L'opération a duré 2 minutes en présence  d'azote, la pression d'azote étant comprise entre  16 et 18     kg/cm2.     



  L'analyse a révélé une teneur en     magné-          sium        retenu        de        0,05        %        et        une        teneur        finale        en     soufre de 0,007 0/0.  



       Le        rendement        était        alors        de        70        '%        environ     et l'examen micrographique a révélé un gra  phite sphéroïdal ; les propriétés mécaniques de  la fonte à l'état brut de coulée étaient sensible  ment équivalentes à celles de la fonte obtenue  suivant l'exemple 4.  



  Les exemples 4 et 5 ci-dessus montrent que  l'application du procédé suivant l'invention per-      met d'obtenir des teneurs en magnésium assu  rant la présence du graphite sous forme     sphé-          roïdale,    grâce à des additions en magnésium       extrêmement        faibles        de        0,10        %.        En        outre,        l'em-          ploi    du magnésium à l'état pur assure une fa  brication économique.  



  Bien entendu, le brassage de la fonte ou  autre alliage ferreux au cours du traitement peut  être réalisé par d'autres moyens que celui dé  crit à propos du premier exemple.  



  A     là,        fig.    4 est représentée une première  variante dans laquelle le brassage est obtenu  par induction électrique, comme déjà connu en  soi. A cet effet, la cuve     6a    est pourvue intérieu  rement, d'un enroulement 54 convenablement  isolé de la paroi de la cuve et relié à un géné  rateur à haute fréquence 55. Le reste de l'ins  tallation est identique à celui de la     fig.    1.  



  A noter qu'en raison du brassage obtenu  grâce à l'enroulement 54, il n'est pas néces  saire de déplacer pendant le traitement la clo  che contenant le ou les éléments d'addition.  



  Les     fig.    5 et 6 sont relatives à une autre  variante dans laquelle la tige     18v    du vérin 17  supporte un moteur 56 qui entraîne en rota  tion la tige     19v.    La cloche     20b        (fig.    6) est pour  vue     d'ailettes    latérales 57, de sorte que, lors de  l'introduction de la cloche dans l'alliage à trai  ter, le brassage est réalisé grâce à l'entraîne  ment en rotation de cette cloche. Dans cette  variante, le reste de l'installation est identique  à celui du premier exemple.  



  Les     fig.    7 à 9 représentent une autre va  riante dans laquelle la cuve 60 a des dimensions       suffisantes    pour recevoir deux poches super  posées, dont une poche inférieure 58 au fond  de laquelle est disposé le magnésium en mor  ceaux 53. Le garnissage de     cette    poche com  porte des saillies 59 retenant un grillage 60  comportant des échancrures 61, destinées à co  opérer avec lesdites saillies 59.  



  Le magnésium est déposé au fond de la  poche 58 et le grillage est mis en place, les  échancrures étant en regard des saillies. Une       simple    rotation à gauche ou à droite permet de  verrouiller le grillage 60. Au-dessus de la poche  58 est placée une poche 62 à .quenouille 63  dont le levier 64 peut être actionné par un    plateau 65, fixé au bout de la tige     18     du vérin       17c'.    La course de ce vérin est, bien entendu,  appropriée au déplacement du levier 64.  



  Après avoir purgé et mis la cuve     6c    sous  pression comme dans l'exemple de la     fig.    1, il  suffit d'actionner le vérin     17c    pour ouvrir la  poche 62 à quenouille 63. Le métal se déverse  dans la poche 58 et le magnésium retenu tem  porairement par le grillage 60 fond progressi  vement en traversant le métal qui se trouve  brassé par suite du simple remplissage par gra  vité de ladite poche 58, et ce     suivant    une tech  nique bien connue en soi en fonderie.  



  On notera que,     dans    les divers exemples  précédents, on n'a pas tenu compte du temps  des opérations préliminaires au brassage : fer  meture de la cuve, purge de l'air contenu dans  la cuve et mise en pression de celle-ci avec le  gaz inerte, temps qui avait une durée de plu  sieurs minutes, de l'ordre de trois à cinq minu  tes. Au total, l'opération de traitement avait  une durée de l'ordre de cinq à sept minutes.  



  'On notera que la température du métal li  quide à traiter était mesurée avant la ferme  ture de la cuve, et aussitôt après sa réouver  ture.     Etant    donné les valeurs indiquées dans  les exemples donnés, on note une baisse de  température de l'ordre de 150 à     170,1    C, ce  qui, pour une température initiale de l'ordre  de 1450 à 1470 C, conduit à une température  finale de l'ordre de 1280 à     1320o    C.  



  Or, on sait que la qualité des pièces cou  lées est d'autant meilleure que l'opération de  coulée a été effectuée avec un métal plus  chaud, ayant une viscosité plus faible et, par  conséquent, une meilleure coulabilité. On sait  également que la coulée d'une fonte traitée au  magnésium ou produit similaire, en vue d'ob  tenir une fonte à graphite sphéroïdal, doit être  effectuée immédiatement après l'introduction  de l'élément d'addition.  



  Il est donc du plus grand intérêt d'avoir à  la fin du traitement une température de métal  aussi élevée que possible, sans être obligé de  surchauffer exagérément le métal avant le trai  tement, chauffage qui, outre l'augmentation de  prix de revient qu'il entraîne, provoque géné  ralement une oxydation non désirable du métal.      La titulaire a donc continué ses essais et  recherches dans le but de réduire le temps de  l'opération d'introduction du ou des éléments  d'addition, ce qui, par voie de conséquence,  diminue la chute de température et permet, en  partant d'une fonte à la même température,  d'obtenir une fonte plus chaude et plus apte à  la coulée.

   Or, au cours de ses recherches, la  titulaire a constaté que la pression gazeuse à  laquelle doit être soumis le métal au cours du  traitement peut être obtenue avec de l'air com  primé, au lieu de gaz neutre.  



  Les     fig.    10 à 12 représentent une installa  tion plus particulièrement adaptée, quoique non  exclusivement, pour le traitement en présence  d'air comprimé.  



  Dans cet exemple d'exécution, une cuve  101 en tôle de     forte    épaisseur et à fond bombé  est scellée dans le sol.     Cette    cuve est garnie,  intérieurement, d'un revêtement réfractaire  102. Dans le fond de la cuve sont soudées nor  malement, à la surface dudit fond, des tôles  103 de renforcement du garnissage réfractaire,  qui affleurent ledit garnissage de manière à  former une sole plane 104 et qui comporte des  saillies     104,1    servant de centrage pour une poche  105, également à paroi réfractaire et destinée  à recevoir le métal liquide 106. La partie su  périeure de la cuve forme un emboîtement co  nique 107 pourvu, extérieurement, d'une bride  108 à créneaux.  



  La cuve 101 est coiffée d'une cloche 109  de même diamètre interne, également en tôle  et pourvue d'un garnissage réfractaire analo  gue. Cette cloche comporte, à sa partie infé  rieure, une bride circulaire 110 s'étendant vers  l'extérieur et prolongée vers le bas par une  portée conique<B>111,</B> destinée à pénétrer dans  l'emboîtement 107. La surface externe de la  portée conique 111 comporte un logement cir  culaire 112 dans lequel est disposé un anneau  d'étanchéité 113 en un matériau élastique tel  que du caoutchouc et à section en forme de U,  d'un type connu, formant joint automatique.  



  Sur la bride 110 prend appui une     contre-          bride    de verrouillage annulaire 114 à section  radiale en forme de U, la branche supérieure  prenant appui sur la face supérieure de la    bride 110 et la branche inférieure étant pour  vue de créneaux qui ménagent des parties plei  nes de développement     circonférentiel    au plus  égal à celui des créneaux de la bride 108 et  qui, après avoir été engagés à travers ces cré  neaux, par un déplacement axial de la     contre-          bride,    sont destinés à venir prendre appui de  bas en haut sous les parties pleines de la     bride     108, à la suite d'une rotation de la contre  bride autour de l'axe longitudinal.  



  Les rotations de la contre-bride 114 sur la  bride<B>108</B> sont obtenues à l'aide d'un vérin à  double     effet    à air comprimé 115     (fig.    12) dont  le corps est     fixé    par une articulation 116 sur  la cloche 109, tandis que     l'extrémité    de la tige  de piston 117 est articulée en 118 sur la contre  bride 114.

   La course du     vérin    115 est telle  qu'elle fait tourner la     contrebride    114 d'un cer  tain angle, de sorte qu'elle est susceptible d'oc  cuper deux positions par rapport à la bride  108 : l'une dans laquelle ses parties pleines sont  en face des créneaux de la bride 108, c'est la  position d'ouverture ; l'autre dans laquelle les  dites parties pleines sont en face de celles de la  bride, c'est la position de     verrouillage.    Bien  entendu, les surfaces de contact     réciproque    de  la bride 108 et de la     contrebride    114 sont légè  rement inclinées ou hélicoïdales pour assurer  un serrage axial progressif au fur et à mesure  de la rotation de la     contrebride.     



  La cloche 109 est surmontée d'un carter  <B>119</B> communiquant avec l'intérieur de la cuve  par un alésage cylindrique 120. Ce carter est  fermé de manière étanche, à sa partie supé  rieure, par un couvercle 121. Dans ce     carter     est disposée une tige 122, articulée à son ex  trémité supérieure à un levier 123 claveté, à  son autre extrémité, sur un arbre 124 qui     tou-          rillonne    dans des paliers portés par le carter  119     (fig.    11). La tige 122 est pourvue, à la  hauteur de l'alésage 120, d'une collerette de  centrage 125 à surface latérale sphérique, cou  lissant dans ledit alésage et, à son extrémité  inférieure, d'un plateau 126.

   La portion infé  rieure de la tige et le plateau 126 sont recou  verts d'un revêtement réfractaire 127.  



  L'une des extrémités de l'arbre 124 sort à  l'extérieur du carter 119 par un joint étanche           128d    (fia. 11) et, sur cette extrémité, est claveté  un levier 128 à contrepoids 129. Ce levier est  articulé à l'extrémité de la tige 130 du piston  d'un vérin 131 dont le corps est articulé en  131a sur la cloche 109. Ce vérin 131 est d'un  type connu, à fonctionnement automatique de       va-et-vient.    Il est alimenté en fluide sous pres  sion par une tuyauterie 132.  



  Sur la cloche 109 est fixée une console 133  constituant un support pour un réservoir à air  comprimé 134. Ce réservoir est relié, d'une  part, par une tuyauterie 135 à travers un robi  net 136 de     manoeuvre    à une source d'air com  primé, par exemple un compresseur, non re  présenté, et, d'autre part, par une tuyauterie  137 à travers un robinet de     manoeuvre    138 à  l'intérieur de l'enceinte de la cuve.  



  On notera que, d'une part, la tuyauterie  137 est d'un diamètre relativement     important,     en vue de permettre une communication rapide  entre le réservoir 134 et l'intérieur de la cuve  et, d'autre part, la capacité du réservoir 134 est  telle qu'elle permet de remplir l'intérieur de la  cuve d'air comprimé à une pression au moins  égale à celle de la vapeur saturante du magné  sium ou autre produit d'addition à la tempé  rature du métal liquide, ou de celui des élé  ments d'addition, dans le cas où l'on envisage  d'en introduire plusieurs, qui a la plus forte  tension à cette température.  



  Par ailleurs, un conduit d'échappement de  fort diamètre 139, susceptible d'être obturé par  un robinet 140, est branché à la partie supé  rieure du carter<B>119.</B>  



  Enfin, dans la partie supérieure de la clo  che<B>109</B> est prévu un dispositif pour l'introduc  tion du ou des produits d'addition, de préfé  rence sous forme de lingots en barres. Ce dis  positif comporte une ouverture tubulaire 141  traversant la cloche et le réfractaire et débou  chant au-dessus de la poche de fonte 105. Cet  orifice est obturé, de l'extérieur, par un bou  chon amovible étanche 142.  



  On notera que cet orifice 141 se trouve dis  posé de telle sorte qu'il est placé immédiate  ment au-dessus du plateau 126 lorsque celui-ci  est dans la position haute     126,1,    représentée en  traits pointillés sur la fi-. 10.    Toute la partie supérieure du dispositif  comprenant la cloche 109, le carter 119 et le  réservoir 134, est mobile en hauteur au moyen  d'un câble 143 à contrepoids 144. Ce câble est  accroché en 145 au couvercle 121 et passe sur  une poulie folle 146 et sur un tambour d'en  traînement 147, montés sur une poutre 148  formant     flèche,    susceptible de pivoter sur un  support 149, autour d'un axe vertical.  



  Le fonctionnement de l'installation est le  suivant : la partie supérieure du dispositif étant  soulevée et dégagée par rotation de la poutre  148, on place dans la cuve 101 la poche 105  contenant le métal fondu 106 à traiter. Cette  poche est centrée entre les saillies     1041,    des  tôles 103. On replace ensuite la cloche 109 au  dessus de la cuve et on la fait descendre jusqu'à  engagement de la portée conique 111 dans  l'emboîtement 107 de la cuve 101. Le vérin  115 est actionné de manière à faire tourner la       contrebride    de verrouillage 114, ce qui solida  rise la cloche 109 avec la cuve 101. Le joint  ainsi formé est étanche grâce à la rondelle 113.  



  Le ou les éléments d'addition, par exemple  du magnésium, est ou sont introduits en 150       (fig.    10) par l'orifice 141. Comme à ce mo  ment la tige 122 est en position haute, le pla  teau 126 se trouve en 126a à proximité de  l'orifice 141 et reçoit ce ou ces éléments d'ad  dition et les empêche de tomber dans le métal  <B>106.</B> Le bouchon 142 est ensuite remis en place.  



  L'orifice d'échappement 139 étant fermé et  le réservoir 134 étant plein d'air comprimé, on  ouvre le robinet 138, ce qui met en communi  cation rapide le réservoir 134 avec l'intérieur  de la cuve.  



  Le robinet<B>138</B> est refermé lorsque la pres  sion d'air dans la cuve est au moins égale à la  pression saturante à la température du métal  liquide, puis le robinet 136 est ouvert pour per  mettre au compresseur de remplir à nouveau le  réservoir 134 pour une opération ultérieure.  



  On alimente alors le vérin 131 dont le pis  ton se trouve animé d'un mouvement de     va-et-          vient    provoquant ainsi un mouvement alterna  tif de haut en bas de la tige 122 et du plateau  126. Dès que le plateau 126 a suffisamment  démasqué l'orifice 141, les barres 150 de l'élé-      ment d'addition retenues dans ledit orifice tom  bent dans le métal 106 et fondent rapidement  à sa surface. A noter qu'au cours de son mou  vement de va-et-vient, la tige 122 ne se déplace  pas en translation rectiligne, mais décrit un  mouvement d'oscillation dans un plan passant  par le levier 123.

   Le mouvement du plateau  126 entre les positions limites     126Q    et     126U     brasse la fonte d'une manière très énergique,  assurant ainsi une dissolution rapide de l'élé  ment d'addition dans le métal. Il y a lieu de  préciser que pour assurer une bonne dissolu  tion, la vitesse de translation du plateau 126  doit être au moins de l'ordre de     quinze    cen  timètres par seconde.  



  Lorsque l'opération de brassage est termi  née, on arrête le mouvement du vérin 131, de  manière que le plateau 126 soit en position  haute 126Q, en dehors du métal. On ouvre le  robinet 140 d'échappement d'air pour suppri  mer la pression à l'intérieur de l'enceinte. Le  vérin<B>1,15</B> est     manoeuvré    en sens inverse pour  faire pivoter la     contrebride    114 dans le sens  du déverrouillage, et la cloche<B>109</B> est soulevée.  



  On notera qu'au lieu de prévoir une seule  cuve de traitement, on peut disposer autour du  support 149 deux ou plusieurs cuves inférieu  res<B>101</B> au-dessus de chacune desquelles peut  être amené successivement la cloche 109 par  une simple rotation de la flèche 148. Cette dis  position permet d'éviter les temps morts lors  de la mise en place et de l'enlèvement des  poches à traiter.  



  Dans une autre variante, représentée à la       fig.    13, le dispositif de levage est fixe et l'on  a prévu deux cuves inférieures     101Q    et     101t,,     placées sur un chariot 151, mobile sur des rails  entre deux butées 152, 153, chacune corres  pondant à la position du chariot pour laquelle  l'une ou l'autre des cuves est sous la cloche  109.  



  Grâce aux installations suivant les     fig.    10  à 13, on notera que la durée des opérations  préliminaires au traitement proprement dit du  métal par le magnésium ou autre élément d'ad  dition peut être considérablement réduite : le  verrouillage du couvercle sur la cuve devenu  automatique est très rapide ; la purge de l'air    contenu dans l'enceinte,     préalablemént    à la  mise sous pression, est supprimée et la mise  sous pression de la cloche est accélérée. Grâce  à cette réduction de temps, on évite ainsi une  perte de température appréciable de la fonte.  



  Par ailleurs, la titulaire a constaté au cours  d'essais que, lorsque le brassage est suffisam  ment énergique, comme c'est le cas avec les  installations des fi-. 10 à 13, la durée de l'in  troduction     effective    du magnésium ou autre  élément d'addition dans la fonte peut être no  tablement réduite. C'est ainsi qu'au lieu de  durer deux minutes et même plus, le temps de  brassage a pu être réduit entre 1 minute et  1 minute 15 secondes, ce qui réduit la perte  de l'élément d'addition, d'une part, par vapo  risation partielle et, d'autre part, par contact  direct, en surface du bain, de l'élément     liquide     avec l'air qui est oxydant.  



  On donnera ci-après deux exemples com  plets de traitement    <I>Exemple 6</I>    On a traité une fonte à l'aide du dispositif  ci-dessus en la soumettant à une pression d'air  comprimé dans les conditions suivantes  La quantité de fonte était de 200 kg et  l'élément d'addition du magnésium pur, ajouté  à raison de 0,10 %, soit 200 g.  



  La fonte avait la composition     suivante''en     poids, en dehors du fer  
EMI0009.0014     
  
    carbone <SEP> <B>....</B> <SEP> 3, <SEP> <B>85,0/0</B>
<tb>  silicium <SEP> <B>....</B> <SEP> 1, <SEP> <B>720/0</B>
<tb>  manganèse <SEP> . <SEP> . <SEP> 0, <SEP> <B><I>0501()</I></B>
<tb>  phosphore <SEP> . <SEP> . <SEP> 0, <SEP> 05%
<tb>  soufre <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> <B>... <SEP> 0,0160/0</B>       La température de la fonte lue avant la fer  meture de la cloche était de     1420o    C.  



  La durée totale de l'opération a été de  3 minutes et le brassage a duré 75 secondes,  avec une pression d'air comprimé comprise  entre 16 et 18     kg/cmL,    c'est-à-dire sensiblement  supérieure à la tension de vapeur saturante du  magnésium (13     kg/cm-'    environ).  



  La température lue à la fin de l'opération  était de     1350o    C, soit une chute de tempéra  ture de 700 C seulement.      L'analyse a révélé une teneur en     magné-          sium        retenu        de        0,044%        et        une        teneur        finale          en        soufre        de        0,

  008        %.        L'examen        micrographi-          que    a montré une fonte dont la totalité du gra  phite était sous forme sphéroïdale.  



  <I>Exemple 7</I>  On a traité 200 kg de fonte avec du ma  gnésium pur à raison de 0,100/0, soit 200 g.  L'analyse de la fonte était la suivante, en  dehors du fer  
EMI0010.0018     
  
    carbone <SEP> <B>....</B> <SEP> 3, <SEP> 60%
<tb>  silicium <SEP> <B>....</B> <SEP> 1, <SEP> 701%
<tb>  manganèse <SEP> . <SEP> . <SEP> 0, <SEP> 07%
<tb>  phosphore <SEP> . <SEP> . <SEP> 0, <SEP> 04%
<tb>  soufre <SEP> <B>......</B> <SEP> 0,0191)/o       La température lue avant la fermeture de  la cloche était de 1430 C.  



  La durée totale de l'opération a été de 2  minutes et demi et le brassage a duré 1 mi  nute, sous une pression d'air comprise entre  17 et 19     kg/cm2.     



  La température finale lue était de 1370 C,  soit une chute de température de 600 C seu  lement.  



  L'analyse chimique a révélé une teneur en       magnésium        retenu        de        0,049        %        et        une        teneur          finâle        en        soufre        de        0,0008        %.     



  L'examen micrographique a montré une  fonte dont la totalité du graphite était sous  forme     sphéroïdale.     



  Comme on le voit, la réduction notable de  la durée totale de l'opération permise grâce à  l'emploi du dispositif décrit ci-dessus a pour  effet de réduire la chute de température du  métal pendant le traitement dans une propor  tion importante de l'ordre de la moitié.  



  Bien entendu, dans le cas où, au lieu d'air  comprimé, on désirerait utiliser dans les instal  lations des     fig.    10 à 13 un gaz inerte, on récu  pérerait ce gaz en plaçant sur la sortie du robi  net 140 un dispositif de récupération tel que  celui représenté à la fi-. 1.  



  II est bien évident que le brassage pourrait  être réalisé par tous autres moyens quelcon  ques connus, par exemple par renversement du    métal d'une poche dans une autre, par barbo  tage d'un gaz, etc., sous la seule réserve que le  bain de métal soit maintenu sous pression.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé de traitement d'un alliage fer reux, par introduction dans cet alliage, à l'état liquide, d'au moins un élément d'addition très oxydable et à basse température de vaporisa tion, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'on introduit séparément l'élément d'addition et une poche contenant l'alliage fondu dans une cuve susceptible de résister à une pression interne, on ferme cette cuve, on y introduit un gaz sous pression pour y élever la pression à une valeur au moins égale à la tension de vapeur dudit élément d'addition à la tempéra ture de l'alliage fondu, et on mélange par un brassage énergique l'alliage fondu et l'élément d'addition, tout en maintenant la pression. II.
    Installation pour l'exécution du procédé suivant la revendication I, caractérisée en ce qu'elle comporte une cuve pourvue d'une ou verture à fermeture étanche pour l'introduction d'une poche contenant l'alliage à traiter et d'au moins un élément d'addition, un dispositif pour créer une pression sur cet alliage dans ladite cuve après sa fermeture étanche et des moyens pour assurer le brassage dudit alliage et dudit élément. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé suivant la revendication I, com prenant l'introduction de plusieurs éléments dans l'alliage, caractérisé en ce qu'on élève et maintient la pression dans la cuve à une valeur au moins égale à la tension de vapeur de celui desdits éléments qui a la plus forte tension. 2.
    Procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce que le gaz utilisé est un gaz neutre que l'on récupère lorsque le brassage est terminé. 3. Procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce que le gaz utilisé est de l'air comprimé. 4. Procédé suivant la revendication I, pour l'addition de magnésium à un alliage liquide, caractérisé en ce qu'on opère sous une pression de gaz supérieure à 13 kg/cm2. 5. Installation suivant la revendication II, caractérisée en ce que le dispositif pour créer la pression comporte en combinaison une source d'un fluide sous pression, raccordée à ladite cuve avec interposition d'un organe ob turateur de réglage et un orifice de sortie prévu sur cette cuve pour l'évacuation de l'air qui la remplit au départ. 6.
    Installation suivant la sous-revendication 5, caractérisée en ce qu'il est prévu un circuit de récupération du fluide, ce circuit compre nant en série : une tubulure susceptible d'être branchée sur cet orifice de sortie, un réservoir à basse pression et un compresseur relié, d'une part, audit réservoir et, d'autre part, à ladite source sous pression pour y refouler le fluide reçu dans ledit réservoir. 7. Installation, suivant la revendication II, caractérisée en ce que les moyens pour assurer le brassage sont constitués par un support des tiné à recevoir le ou les produits d'addition, ce support étant relié à travers un couvercle de la cuve étanche à un dispositif qui permet d'abaisser ce support dans l'alliage liquide et de l'y animer d'un mouvement de va-et-vient. 8.
    Installation suivant la sous-revendication 7, caractérisée en ce que ledit support consiste en un récipient qui est destiné à contenir le pro duit d'addition et qui porte, extérieurement, des palettes et est fixé sur l'arbre d'un moteur qui l'entraîne en rotation, ce moteur étant lui-même solidaire d'un dispositif qui permet de l'animer d'un mouvement de va-et-vient avec le réci pient. 9. Installation suivant la revendication II, caractérisée en ce que la cuve est pourvue d'un enroulement isolé électriquement et relié à un générateur de courant électrique à haute fré quence, de manière à permettre un brassage par induction. 10.
    Installation suivant la revendication II et la sous-revendication 5, caractérisée en ce qu'elle comporte en combinaison avec la cuve destinée à recevoir la poche amovible conte nant l'alliage liquide à traiter, une cloche qui est susceptible d'être fixée d'une manière étan che sur ladite cuve et qui est pourvue d'un ori fice obturable pour l'introduction de l'élément d'addition dans ledit métal liquide, d'un orifice obturable de sortie du fluide sous pression et d'un dispositif de brassage dudit alliage. 11.
    Installation suivant la sous-revendica- tion 10, caractérisée en ce que ladite cloche est pourvue d'une contrebride crénelée rotative entraînée par un vérin et la cuve comporte une bride crénelée contre la face inférieure de la quelle cette contrebride est engagée par pas sage de ses parties pleines à travers les cré neaux de la bride, puis par rotation. 12. Installation suivant la sous-revendica- tion 10, caractérisée en ce que la cloche com porte une surface conique d'emboîtement dans une portée correspondante de la cuve et l'une des deux surfaces coniques comporte un joint logé dans une rainure de cette surface. 13.
    Installation suivant la sous-revendica- tion 10, caractérisée en ce que le dispositif de brassage consiste en un plateau porté par une tige axiale articulée sur un premier levier inté rieur à la cloche et solidaire, par son axe d'os cillation qui traverse la cloche, d'un deuxième levier extérieur à la cloche et relié à la tige de piston d'un vérin dont le corps est articulé sur cette cloche. 14.
    Installation suivant la sous-revendica- tion 10, caractérisée en ce que la source du fluide sous pression consiste en un réservoir fixé sur la cloche à l'intérieur de laquelle il est relié par une canalisation de grande section avec obturateur. 15. Installation suivant la sous-revendica- tion 10, caractérisée en ce que la cloche est suspendue à un câble porté par une flèche. 16.
    Installation suivant la sous-revendica- tion 15, caractérisée en ce que ladite flèche est rotative, ce qui permet d'amener la cloche suc cessivement sur plusieurs cuves réparties autour de l'axe vertical de rotation de la flèche. 17. Installation suivant la sous-revendica- tion 10, caractérisée en ce que, sous la cloche, se trouve un chariot mobile portant au moins deux cuves.
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