Sectionneur de charge à soufflage pneumatique La présente invention a pour objet un sectionneur de charge à soufflage pneumatique, comportant un bâti portant d'une part une par tie électrique constituée par des isolateurs-sup- ports, portant des contacts fixes et mobiles et d'autre part, une partie mécanique reliée par des bielles aux .contacts mobiles et constituée par un dispositif de commande et d'actionne- ment des contacts mobiles et d'au moins une pompe fournissant l'air nécessaire au soufflage.
Ce genre de sectionneur de charge à soufflage pneumatique est suffisamment connu pour qu'il soit inutile de le décrire plus en détail ici.
Dans leurs diverses réalisations actuelles, ces sectionneurs donnent généralement entière satisfaction dans le cas d'installations intérieu res, mais ne peuvent malheureusement pas être utilisés pour équiper des installations extérieu res dans lesquelles, à ce jour, seuls, des dis joncteurs, qui sont des appareils beaucoup plus coûteux et plus encombrants, peuvent être uti lisés.
La présente invention a pour objet un sec tionneur à soufflage pneumatique qui tend à remédier à cet inconvénient par le fait que les isolateurs-supports sont suspendus au bâti du sectionneur, les contacts fixes et mobiles étant portés par les extrémités inférieures de ces iso lateurs et par le fait que la partie mécanique de ce sectionneur, disposée au-dessus des pieds des isolateurs-supports, est protégée par une en veloppe dont le fond sépare la partie mécani que de la partie électrique et dont la partie su périeure présente la forme d'un toit.
Le dessin. annexé illustre, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution du sectionneur, objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en coupe suivant la ligne<I>I-1</I> de la fig. 2. La fig. 2 est une vue de dessus, le toit de l'enveloppe étant retiré et certaines parties ar rachées pour plus de clarté du dessin. Les fig. 3 à 5 sont des vues de l'enveloppe et du bâti respectivement suivant les lignes III- III, <I>IV-IV,</I> V-V de la fig. 2.
Selon le dessin annexé, le sectionneur à soufflage pneumatique comporte trois pôles montés sur un bâti commun constitué par une tôle 2 dont les bords relevés 48 portent des fers 1. Des isolateurs-supports 3 et 3a sont sus pendus à ce bâti. Chaque pôle comporte un contact mobile principal, constitué par un cou teau 5 pivoté sur un axe 6 porté par un support 7, fixé rigidement sur une borne de connexion 8 portée par la tête de l'isolateur-support 3. Cet isolateur 3 comporte un corps central 4 en une matière synthétique moulée et une chemise de protection 4a en porcelaine, résistant aux in tempéries.
Le corps 4 est fixé rigidement par son pied à la tôle 2 et porte la borne 8, tandis que la chemise 4a est simplement glissée sur ce corps et n'est soumise à aucun effort méca nique. L'espace 4b entre le corps 4 et la che mise 4a est rempli de compound.
Le couteau 5 coopère avec un contact fixe principal constitué par des mâchoires 9, portées par une borne de connexion 10 fixée rigidement sur la tête de l'isolateur-support 3a. Ce der nier comporte un corps interne 11 en une ma tière synthétique moulée et une chemise ex terne 12 de protection en porcelaine. Le corps interne 11 est fixé rigidement par son pied à la tôle 2 et porte, suspendue à sa tête, la borne 10. Par contre, la chemise 12 est glissée sur ce corps et n'est soumise à aucun effort mé canique.
Une matière compound remplit l'es pace lla restant entre le corps 11 et la che mise 12. Le corps interne 11 comporte un cy lindre central 13 dans lequel coulisse un pis ton 14 en- matière synthétique moulée. La tête de cet isolateur 3a présente un perçage axial 15 et la borne de connexion 10 comporte des canaux 16, disposés autour d'un contact pare étincelles fixe 17. Ce dernier est logé dans une tuyère 18 fixée sur la borne 10 et coopère avec un contact pare-étincelles mobile 19 porté par un bras 20 articulé sur l'axe 6 et soumis à l'ac tion d'un ressort 21.
Le piston 14 est relié mécaniquement à un arbre principal 22, porté par le bâti, et situé au-dessus de la tôle 2. L'arbre 22, formé d'un tube traversé par un arbre de manoeuvre M, est porté par des paliers 23.
Les couteaux 5 sont reliés chacun par un bras 25 et une bielle 24 en matière synthétique isolante moulée, à un arbre auxiliaire 26 por té par des paliers 27.
Dans la forme d'exécution représentée, à titre d'exemple, le sectionneur comporte un mécanisme provoquant l'enclenchement et le déclenchement brusque lors de l'actionnement de l'arbre principal. Ce mécanisme déjà décrit en détail dans le brevet No 316525, sera décrit ici seulement pour mémoire.
L'arbre principal 22 est relié mécanique ment à l'arbre auxiliaire 26 par l'intermédiaire d'un dispositif de liaison extensible élastique- ment (fig. 3) qui comporte d'une part deux res sorts d'enclenchement 28 et d'autre part une biellette 29 articulée sur un bras 30 solidaire de l'arbre 22. Cette biellette présente une lu mière 31 dans laquelle coulisse un ergot 32 porté par des bras 33, solidaires de l'arbre auxiliaire 26.
Le mécanisme présente encore un disposi tif de verrouillage de l'arbre auxiliaire (fig. 5), constitué par un levier 34 articulé sur un axe fixe 35 et présentant deux bras dont l'un porte une face d'accrochage 36 coopérant avec un bec 37 solidaire de l'arbre auxiliaire 26. Par contre, le second bras est soumis à l'action d'un ressort 38 et porte un doigt 39 engagé dans une lumière 40 pratiquée dans une biel- lette 41. Cette dernière est articulée sur un bras 42 solidaire de l'arbre principal 22.
Un ressort de déclenchement 43 (fig. 4), attaché en 44 au bâti et en 45 sur un bras 46 solidaire de l'arbre principal 22, tend à mainte nir cet arbre 22 dans une position angulaire pour laquelle les deux points d'attache 44 et 45 du ressort de déclenchement 43 sont situés sur une droite g passant par l'axe de cet arbre 22.
Enfin une serrure 47, (fig. 5) de type con nu et décrite dans la demande citée plus haut, maintient l'arbre 22 en position enclenchée (position représentée au dessin), contre l'ac tion du ressort de déclenchement 43.
\Le fonctionnement de ce mécanisme est en tout point semblable à celui du mécanisme dé crit dans le brevet cité, de sorte qu'il :est inutile de le décrire en détail ici. Il suffit de mentionner que l'enclenchement du sectionneur est obtenu par manoeuvre de l'arbre M, dans le sens de la flèche f (fig. 5). Cet arbre entraîne l'arbre principal 22, par l'intermédiaire de la serrure 47. Au cours de la première partie du dépla cement angulaire de cet arbre 22, le dispositif de verrouillage 36, 37 maintient l'arbre auxi liaire 26 dans sa position déclenchée, de sorte que les ressorts d'enclenchement 28<B>se</B> bandent.
Puis, l'arbre 22 continuant sa coursé, la biel- lette 41 provoque la libération du verrou 36, <B>37.</B> A cet instant, l'arbre auxiliaire 26 est ac céléré violemment par les ressorts 28, qui pro voquent ainsi la fermeture brusque des contacts principaux et pare-étincelles d'une part et d'au tre part, le recul du piston 14 jusque dans la position représentée par la fig. 1. La serrure 47 maintient alors les organes du sectionneur dans la position enclenchée représentée, "con tre l'action du ressort de déclenchement 43.
Pour provoquer le déclenchement, il suffit d'actionner l'arbre M en sens inverse de la flèche f, afin de provoquer la libération de la serrure 47 et de provoquer ainsi la séparation des contacts fixes et mobiles sous l'action du ressort de déclenchement 43 et par l'intermé diaire de la bielle 39 et de l'ergot 32 engagé dans la lumière 31. Au cours du déplacement des contacts mobiles, les pistons 14, actionnés par leur liaison mécanique, compriment l'air contenu dans les cylindres 13 et le refoulent à travers les buses 18.
La particularité du sectionneur décrit ré side donc dans le fait que la partie mécani que comprenant 1) l'arbre M, relié par la serrure 47 à l'ar bre principal 22 ; 2) l'arbre 26 relié à l'arbre 22 par le dis positif de liaison extensible ; 3) le ressort de déclenchement 43 ; 4) le dispositif de verrouillage 36, 37, 4.1, est séparée de la partie électrique comprenant a) les isolateurs-supports 3, 3a fixés au bâti et portant les contacts fixes prin cipaux et les contacts fixes pare-étin celles ;
b) les isolateurs-supports 3 fixés au bâti et portant les contacts mobiles principaux ainsi que les contacts mobiles pare- étincelles reliés par des bielles 24 en matière isolante à l'arbre auxiliaire 26 par la tôle 2 qui forme la paroi infé rieure d'un bac dont les parois latéra les 48 portent un couvercle amovible 49, présentant la forme générale d'un toit. Cette tôle 2 présente des ouver- tures 50 donnant passage aux bielles 24. L'extrémité supérieure de chaque bielle 24 se déplace à l'intérieur d'un couloir 51, fixé sur la tôle 2 et dont les parois latérales présentent seulement deux ou vertures pour donner passage à l'arbre 26.
De cette manière, la partie mé canique est entièrement protégée contre les intempéries. Les. essais effectués ont montré que le souf flage pneumatique peut aisément être. prévu suffisamment violent pour éviter un étirement dangereux de l'arc de rupture. 11 s'ensuit que la position inversée. du sectionneur (soufflage di rigé vers le bras) représenté au dessin et dé crit ci-dessus, n'influe pratiquement pas sur son pouvoir de coupure et ne favorise, en au cune manière, un réamorçage ou un court- circuit entre pôles, lors du déclenchement sous charge.
Comme représenté au dessin, le bac 2, 48 peut être prévu en une tôle suffisamment rigide pour constituer le bâti .et peut porter, sans dé formation appréciable, les isolateurs-supports. Ce bac est alors porté par des supports 56, par l'intermédiaire des fers latéraux 1, en forme de cornières, reposant sur des entretoises 52, so lidaires desdits supports 516. Ces derniers sont constitués par des fers profilés en forme de U ouverts vers le haut, de manière à constituer simultanément, d'une part, des chéneaux ré coltant et évacuant l'eau de pluie coulant le long des deux pans du toit et d'autre part, les organes d'appui du sectionneur.
Ces fers 56 sont munis d'attaches 53 solidaires, permettant la fixation des sectionneurs, par exemple, entre deux poteaux.
Le toit .est maintenu en position sur le bac 2, 48 par des dispositifs de retenue à ressort 54, 55. Une forme d'exécution du sectionneur à soufflage pneumatique a été décrite ici à titre d'exemple et en référence au dessin. annexé, mais il va sans dire que tous les organes et élé ments décrits peuvent sans autre être rempla cés par leurs équivalents. Ainsi, par exemple, la pompe, fournissant l'air pour le soufflage de l'arc, pourrait comporter un piston et un cy lindre métallique logés dans l'enveloppe pro tégeant le mécanisme du sectionneur.
En outre, ce cylindre pourrait être relié à la buse 18 par un canal axial traversant un isolateur-sup- port en porcelaine. On pourrait prévoir aussi une seule pompe disposée à l'intérieur de l'en veloppe et fournissant l'air de soufflage néces saire à tous les points de coupure que comporte le sectionneur. Dans la forme d'exécution re présentée, le soufflage pneumatique est toute fois rendu plus énergique, car la liaison entre le cylindre de la pompe et la buse 18 est très courte.
Le couvercle amovible 49 peut présenter la forme générale d'un toit à deux pans inclinés, comme représenté par le dessin, ou d'un toit à un seul plan incliné. En outre, ce toit peut être amovible et maintenu en position par des dis positifs de retenue 54, 55, comme représenté au dessin, ou articulé sur l'une des parois 48 du bac. Ce toit, de même que le fond 2 et les parois latérales 48 peuvent être prévus en mé tal ou une autre matière, par exemple, en ma tière isolante électriquement et imperméable à l'eau. Les couloirs<B>51</B> sont de préférence venus chacun d'une pièce par moulage -d'une matière à mouler isolante.