<B>Appareil de</B> restitution photogrammétrique L'invention concerne un appareil de restitu tion photogrammétrique, utilisable en particu lier pour l'établissement de cartes au moyen de vues aériennes des terrains, permettant de déterminer la forme d'un objet à partir de deux clichés pris en deux points de vue différents et disposés sur un support, cet appareil com prenant une paire de tiges, chacune d'elles étant articulée d'une part en un point matérialisant le point de vue, et d'autre part sur un chariot de restitution pouvant subir des translations parallèles à un plan dit plan de référence,
et d'autre part au déplacement perpendiculaire à ce plan, un point de ce chariot matérialisant le point restitué, ledit appareil étant caractérisé par le fait que chacune des tiges comporte un dispositif d'éclairement envoyant un pinceau lumineux dont au moins un rayon est parallèle à la direction de l'axe de la tige, et une mar que est disposée sur le trajet du rayon de façon à être projetée sur le cliché correspondant. L'invention va maintenant être décrite en se référant à des modes de réalisation d'un ap pareil de restitution donnés à titre d'exemple.
La fig. 1 est une vue en perspective avec arrachement partiel d'un appareil de restitution selon l'invention. La fig. 2 est une vue schématique d'une partie de l'appareil représenté sur la fig. 1. Les fig. 3 à 6 représentent plusieurs varian tes de l'une des tiges avec ses deux miroirs as sociés, et la marque dont la projection doit se former sur le cliché correspondant.
L'appareil représenté sur la fig. 1 com porte un plan de référence 1 sur lequel sont fixées trois colonnettes 2, 3 et 4, sur lesquelles repose la partie supérieure de l'appareil, par l'intermédiaire de vis 5, engagées dans des man chons taraudés 6, et commandées par des bou tons 7.
La manaeuvre des vis 5 permet donc d'o rienter facilement la partie 8 qui supporte les clichés par rapport au plan de référence 1..
En vue de les orienter chacun dans leur plan, les clichés 9 et 10 sont placés sur des plateaux 11 et 12 tournant sur un support 13 dont la partie médiane 14 présente une forme générale de gouttière passant sous un pont 15 solidaire de la partie 8.
Une vis 16 traverse le pont 15 et s'engage dans un taraudage 17 à la partie inférieure de la gouttière. La vis 16 permet donc de régler la hauteur des clichés 9 et 10- par rapport à la partie 8 et par conséquent de tenir compte de la distance principale de la chambre de l'appa reil de prise de vue.
Les photographies 9 et 10 sont observées par un microscope binoculaire 18 qui com prend des miroirs 22, 23, 24 et 25. Il est monté sur des bras articulés 19 et 20 pivotant sur un axe 21 solidaire de la partie 8.
L'appareil comporte de plus deux tiges 26 et 27 matérialisant les rayons perspectifs ho mologues de l'espace correspondant aux clichés associés 9 et 10.
Chacune des tiges peut pivoter autour d'un point 28 ou 29 matérialisant les points de vue respectifs dans l'espace. Le pivotement de cha que tige est obtenu grâce à un système du type à la cardan constitué par des manchons 30 et 31 pivotant relativement à deux axes perpen diculaires 32 et 33.
Chacune des tiges peut coulisser d'autre part dans un manchon 34 ou 35 suspendu à la cardan sur un chariot 42. Le manchon 34 par exemple comprend un axe 37 pivotant dans des paliers 38, ces derniers étant solidaires d'un axe 39 perpendiculaire à l'axe 37, l'axe 39 tournant dans des paliers 40 solidaires du cha riot 42 qui est entraîné par un plateau 36.
Le chariot 42 peut être déplacé sur le pla teau 36 perpendiculairement au plan dé réfé rence 1, grâce à une vis 41 engagée dans un taraudage du chariot 42. Ce déplacement est guidé par deux tiges 43. La vis 41 prend ap pui sur le plateau 36, et en tournant la vis on fait bien entendu monter ou descendre le cha riot 42.
Le plateau 36 est articulé sur deux bielles 44 et 45, ces dernières étant elles-mêmes arti culées en 46 et 47 sur une pièce en losange 48, cette pièce est articulée sur deux bielles 49 et 50 pivotant sur les axes 51 et 52 du plan de référence 1.
La combinaison des bielles 44, 45, 49, 50, et de la pièce 48 permet des translations du plateau 36 sans aucune rotation.
Avec chacune des tiges 26 ou 27 est com biné un dispositif d'éclairement qui, dans le cas de la fis. 1, comporte une source ponctuelle 53 et un collimateur 54 dans la tige 26 corres pondante qui est alors creuse. La source ponctuelle 53 est placée au foyer du collimateur 54, il sort donc de la tige 26 un pinceau de rayons, parallèles entre eux et à l'axe de la tige. Ce pinceau atteint un miroir 55 sur lequel il se réfléchit pour subir une se conde réflexion sur un miroir 56 avant d'at teindre le cliché 9.
Un dispositif d'éclairement analogue est prévu dans la tige 27 pour envoyer un pinceau lumineux sur le cliché 10.
Dans le cas de la fis. 1, une marque 57 est disposée au centre du miroir 55, c'est-à-dire au point 28 autour duquel le miroir oscille grâce à sa suspension à la cardan. La marque 57 ne change donc pas de position au cours des mou vements du miroir 55.
Des pivotements du miroir 55 permettent de compenser les différences d'orientation en tre les clichés 9 et 10 au moment où ceux-ci ont été pris. Les mouvements d'orientation re lative qu'il faudrait donner aux clichés sur l'ap pareil, sont remplacés par les mouvements d'orientation des miroirs 55.
Les marques 57 se projettent en 58 sur les clichés 9 et 10 en des points homologues qui sont observés par le microscope binoculaire 18. Lorsque l'on déplace le plateau 36, on fait en même temps modifier les orientations des tiges 26 et 27, et on déplace les projections 58 des marques sur les clichés. On doit dépla cer simultanément le microscope binoculaire pour continuer l'observation.
De préférence on règle l'appareil, pour que la projection 58 de la marque se trouve au cen tre 59 de l'un ou l'autre des clichés lorsque l'une ou l'autre des tiges 26 et 27 est perpendi culaire au plan de référence 1, pour que les miroirs correspondants 55 et 56 soient paral lèles, et que pour que les clichés soient paral lèles au plan de référence.
On règle ensuite la hauteur des clichés 9 et 10, au moyen de la vis 16, pour que le con jugué 57a de la marque 57 dans le miroir 56 correspondant, soit à une distance du cliché égale à la distance principale p de la cham bre de prise de vue. Dans le cas où la marque serait entre le miroir 56 et le cliché correspon dant, la position des clichés serait réglée pour que la distance entre la marque elle-même et le cliché correspondant soit égale à p.
Les fig. 3 à 6 représentent des variantes de réalisation.
En effet, si la marque 57 est au centre du miroir 55, c'est-à-dire à l'intersection de ce miroir avec le rayon lumineux 60 situé dans l'axe de la tige correspondante 26 ou 27, il y a bien un rayon lumineux confondu avec l'axe de la tige 26 qui passe par la marque et qui va former une image de cette marque dans le plan de la photographie. Il n'est pas alors indispen sable d'utiliser un collimateur 54. Sur la fig. 3, le collimateur n'existe pas.
La fig. 4 représente le cas où la marque 57 est située sur le miroir 56. Dans ce cas, le mi roir 55 est fixe et c'est le miroir 56 qui peut osciller à la cardan autour de la marque 57. Le collimateur 54 n'est pas indispensable dans ce cas ; sans collimateur, il suffit que la tige sur l'axe de laquelle est placée la source ponctuelle 53 pivote autour d'un point de son axe coïnci dant avec le conjugué de la marque 57 dans le miroir 55. Le miroir 56 peut être monté à la cardan au moyen d'un dispositif analogue à celui qui a été utilisé pour le miroir 55 et qui comprend deux axes de pivotement 61 et 62 perpendiculaires entre eux.
La fig. 5 représente le cas où la marque 57 est située entre les deux miroirs. Dans ce cas, il est nécessaire d'avoir un collimateur 54 pour être sûrs qu'il y a toujours un rayon qui à l'origine est parallèle à l'axe de la tige 26 et qui passe par la marque 57. Le miroir 56 est fixe et c'est le miroir 55 qui est articulé à la cardan comme dans l'exemple représenté fig. 1.
Enfin, sur la fig. 6, on a représenté la mar que 57 après le deuxième miroir. Là encore la tige 26 doit comprendre un collimateur 54 pour envoyer un pinceau dé rayons parallèles qui se réfléchissent sur les deux miroirs, et on est alors sûrs que le rayon lumineux qui pas se par la marque 57 était parallèle à l'axe de la tige 26 au moment où il a quitté cette tige.
Dans le cas de la fig. 6, l'un quelconque des miroirs 55 et 56, ou bien ces deux miroirs, peuvent être montés oscillants avec un système à la cardan. L'appareil qui vient d'être décrit est utilisé de la façon suivante.
On place les clichés 9 et 10 sur leurs sup ports où ils seront orientés dans leurs plans pour tenir compte de la dérive de l'avion à par tir duquel les deux clichés ont été pris, à des moments différents.
Dans un appareil du type de celui repré senté sur la fig. 1, on fait basculer les miroirs 55 de façon à tenir compte de la différence des inclinaisons des clichés aux moments des prises de vues.
Il reste à observer les clichés au moyen du microscope binoculaire et à commander les dé placements des marques, en manoauvrant le pla teau 36 et le chariot 42, pour que les projec tions 58 des marques 57 soient situées en des points homologues des clichés.
L'observation est faite par le microscope binoculaire déplacé parallèlement au plan des clichés, en même temps que l'on déplace le pla teau 36.
L'appareil décrit ne nécessite donc pas de dispositif mécanique compliqué pour régler l'orientation relative des clichés 9 et 10, ceux- ci restant toujours dans leurs plans fixes. Il n'est pas besoin non plus d'index de visée dans le microscope binoculaire puisque l'index est constitué par la projection de chaque marque sur les deux clichés, projections que l'on fu sionne dans le microscope.
Les marques peuvent être constituées soit par une tache sombre, soit par l'enlèvement d'une petite partie de surface réfléchissante des miroirs 55 ou 56, et la marque apparaît alors en sombre sur les clichés.
On peut également envisager, dans le cas de la fig. 1 par exemple, de ne laisser subsis ter qu'une très petite partie de la surface ré- fléchissante du miroir 55 au centre de ce mi roir. Seuls sont réfléchis alors les rayons attei gnant le centre du miroir, qui constitue ainsi une marque lumineuse dont la projection apparaît en clair sur le cliché correspondant.
Enfin, le dispositif d'éclairement peut ne pas être disposé à l'intérieur des tiges 26 et 27 mais être fixé à l'extérieur de ces tiges, ou sur les tiges elles-mêmes, ou encore relié à celles-ci par tout système articulé assurant le parallélisme du faisceau ou du rayon utile qui frappe la marque, avec l'axe des tiges. L'im- portant étant seulement que le rayon atteignant la marque soit celui qui reste parallèle à l'axe de la tige correspondante à la sortie du disposi tif d'éclairement.