<B>Appareil pour</B> maintenir <B>une relation déterminée</B> entre les vitesses de deux pièces entraînées indépendamment La présente invention a pour objet un ap pareil pour maintenir une relation déterminée entre les vitesses de deux pièces entraînées indépendamment et dont l'une au moins est entraînée par un moteur hydraulique, compre nant des pompes de mesure entraînées à des vitesses correspondant respectivement à celles des deux pièces, un conduit de communication de commande de pression conduisant de la sor tie d'une pompe de mesure à l'entrée de l'au tre pompe de mesure, une soupape de com mande agencée pour commander le débit volu métrique du fluide traversant le moteur hydrau lique et, par là,
la vitesse de ce moteur, et un dispositif sensible à la pression comprenant au moins une pièce sensible à la pression agencée pour être commandée par la pression dans le conduit de commande de pression et pour commander ainsi la soupape de commande afin qu'elle tende à maintenir égaux les débits volumétriques du fluide respectivement vers le conduit de commande de pression et à partir de ce conduit, à travers les pompes de mesure. ' On connaît déjà un tel appareil.
Un appareil de ce type destiné à maintenir avec précision toute relation désirée entre les vitesses de deux pièces entraînées indépendam ment peut être défavorablement affecté par des changements de la charge ou lorsque le ré glage de l'appareil est altéré pour modifier la vitesse. On connaît un appareil d'ans lequel les modifications indésirables de la relation de vi tesse par suite de variations dans la charge et/ou la vitesse peuvent être réduites ou évitées. Un tel appareil peut comprendre des moyens tendant à réduire les changements de vitesse produits par des modifications des conditions de fonctionnement.
Dans des appareils du type décrit, il peut être avantageux de produire un décalage déter miné de la phase entre les deux pièces entraî nées indépendamment, par exemple de faire varier la tension ou le mou d'un tissu s'éten dant entre ces pièces et, par exemple, entraîné par l'une d'elles. La présente invention vise à obtenir un appareil présentant des moyens grâ ce auxquels des décalages de phase déterminés peuvent être effectués et maintenus pendant une durée déterminée entre les deux pièces en traînées indépendamment.
L'appareil objet de l'invention est caracté risé en ce qu'il comprend des moyens de com mande de phase comprenant un dispositif de déplacement d'un fluide, reversible et norma lement stationnaire, au moyen duquel un vo lume déterminé de fluide peut être forcé dans le conduit de commande de pression ou retiré de ce conduit indépendamment du courant à travers les pompes de mesure, de manière que lesdits moyens de commande de phase produi sent et maintiennent, dans des conditions dé terminées, un décalage de phase déterminé entre les deux pièces entraînées indépendam ment.
Ces moyens de commande de phase peu- , vent être actionnés manuellement ou comman dés automatiquement par un dispositif sensible à un signal, par exemple un signal reçu d'un mécanisme influencé par une ou plusieurs con ditions de fonctionnement de l'appareil ou exer çant une commande de ces conditions.
Les moyens de commande de phase per mettant de forcer le fluide dans le conduit de commande de pression ou de retirer le fluide de ce conduit peuvent être d'un type quelcon que. Ils peuvent être réalisés par exemple, sous forme d'un piston ou de son équivalent, suscep tible d'être déplacé manuellement et/ou auto matiquement dans un cylindre à deux extrémi tés, les chambres comprises des deux côtés du piston communiquant respectivement avec le conduit de commande de pression et avec un conduit de retour du courant qui relie la sortie de la pompe de mesure placée à l'extrémité sortie du conduit de commande de pression à l'entrée de la pompe de mesure placée à l'ex trémité entrée dudit conduit de commande de pression.
D'une autre manière, les moyens de com mande de phase peuvent être constitués par une pompe de mesure présentant une capacité cons tante ou une capacité susceptible d'être modi fiée, agencée pour être actionnée manuellement et/ou automatiquement.
Le dessin annexé représente schématique ment et à titre d'exemple, deux formes d'exé cution de l'appareil selon l'invention.
La fig. 1 se rapporte à la première forme d'exécution et la fig. 2 à la seconde.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 1, l'appareil comprend deux moteurs hydrauliques<I>A</I> et<I>B</I> entraînés indépendamment par un fluide hydraulique qui leur est envoyé respectivement par des pompes. hydrauliques A1 et BI entraînées indépendamment.
La pom pe<I>Al</I> envoie le fluide hydraulique provenant d'un conduit d'aspiration<I>A</I><B>2</B> dans un conduit de sortie A3 communiquant avec l'entrée du moteur hydraulique<I>A.</I> Le conduit<I>A</I><B>2</B> com munique librement avec un conduit C qui est en communication libre avec un réservoir de fluide<I>Cl.</I> La sortie du moteur<I>A</I> communique par un conduit AI avec le conduit C, une sou pape de sûreté A5 à ressort étant placée entre les conduits A3 et A4 et agissant quand la pres sion dans le passage A-j dépasse une valeur de sécurité déterminée.
De même, la pompe<I>BI</I> assure le passage de fluide hydraulique depuis le conduit C par un conduit B2 et envoie le fluide dans un conduit B3 vers l'entrée du moteur B dont la sortie est reliée par un passage B4 au conduit C.
On suppose que la pompe<I>AI</I> est entraînée par un moteur à vitesse constante, la vitesse de fonctionnement de ce moteur et/ou la capa cité de la pompe étant réglables par une com mande indiquée en A'@, de sorte que pour tout réglage de la pompe<I>A</I> I et de son moteur d'en traînement, le moteur hydraulique A est en traîné à une vitesse constante déterminée.
On suppose que la pompe<I>BI</I> est entraînée par un moteur qui peut être aussi à vitesse constante, cette pompe présentant un débit de sortie tel que dans les conditions de fonction nement normales le moteur B soit entraîné à la vitesse déterminée requise présentant la re lation désirée avec 1a vitesse du moteur A quand une quantité notablement inférieure à la quantité totale de fluide fourni par la pompe BI passe à travers le moteur<I>B.</I> Une soupape de sûreté B-;
à ressort est prévue entre les con duits B-3 et B4 pour empêcher l'établissement d'une pression dangereuse dans le conduit B".
La relation désirés entre les vitesses des moteurs<I>A et B</I> est maintenue par le fonction nement d'une soupape de commande D à tra vers laquelle un courant commandé de fluide hydraulique peut s'établir depuis le conduit B3 vers un conduit<B>Dl</B> relié au conduit C. Cette soupape D comprend un corps présentant une lumière d'entrée D<B>2</B> communiquant avec le pas- sage B3 et conduisant dans une chambre in-" terne D-3 dans ce corps.
La chambre interne D3 communique avec une chambre de sortie Dl à travers une lumière D5 dont la section trans versale effective peut être modifiée au moyen d'une pièce de soupape E dont une extrémité est constituée par un piston<B>El</B> soumis à la pression régnant dans une chambre E2, alors que l'autre extrémité est soumise à l'action d'un ressort E3. L'extrémité inférieure du pis ton<B>El</B> est susceptible de restreindre ou de fer mer la lumière D5. L'ensemble de ces organes constitue une soupape sensible à la pression régnant dans la chambre E2.
Il est évident que la vitesse de rotation du moteur B peut être commandée en réglant la quantité de fluide hydraulique que la pièce de soupape E laisse échapper du conduit B:3, et aussi que la position de cette pièce E est dé terminée par la pression dans la chambre E2.
Le moteur A est agencé pour entraîner positivement, au moyen d'une chaîne F, une pompe de mesure à déplacement<I>FI</I> agencée pour aspirer le liquide depuis le conduit -C et l'envoyer dans un conduit de communication G de commande de pression. Le moteur B est agencé pour entraîner positivement, par une chaîne H, une pompe de mesure à déplacement <I>HI</I> similaire à la pompe<I>FI.</I> Le conduit de communication G relie la sortie de la pompe de mesure<I>FI</I> à l'entrée de la pompe de me suré<I>HI</I> dont la sortie est connectée au con duit C. La capacité des pompes<I>FI</I> et<I>HI</I> est susceptible d'être réglée, le réglage se faisant au moyen d'un levier de commande F-' <I>ou</I> H2.
Le conduit de communication G est con necté en un point proche de l'entrée de la pom pe<I>HI</I> (qui pourrait être dans cette entrée), à un conduit GI qui mène à la chambre de pression E2 de la soupape<I>D.</I> En outre, une soupape de retenue J et une soupape dé sûreté <I>JI</I> sont montées entre l'entrée et la sortie des pompes<I>FI</I> et<I>Hl</I> respectivement.
Un conduit F3 relie le conduit G à une pompe de mesure FI qui constitue des moyens de commande de phase et qui est disposée en tre les conduits<I>G et AI.</I> Cette pompe P est agencée pour être commandée manuellement par un levier F5, de manière que le fluide puisse être forcé dans le conduit G ou retiré de ce conduit par l'opération du levier F5.
Lors du fonctionnement, supposons que le levier F5 soit maintenu stationnaire et que la pompe A1 et/ou la vitesse du moteur qui l'en traîne soient réglées de manière à entraîner le moteur A à une vitesse déterminée. Les pom pes de mesure<I>FI</I> et<I>HI</I> sont également réglées pour que leurs capacités aient entre elles la re lation déterminée voulue pour que la pompe <I>HI</I> assure le passage de la même quantité de fluide que la pompe<I>FI</I> quand la vitesse du mo teur B présente la relation déterminée avec la vitesse du moteur A.
La capacité de la pompe BI est telle qu'elle permet au moteur<I>B</I> d'être entraîné à la vitesse requise en relation avec le moteur A, le surplus du liquide s'échappant par la soupape D. Dans les conditions de fonc tionnement normales, on voit que le moteur B est maintenu à tout instant à une vitesse pré sentant la relation voulue avec la vitesse du moteur A, par le fonctionnement automatique de la soupape D, puisque toute réduction de la vitesse du moteur B et, par suite, de la pompe <I>HI</I> au-dessous de la vitesse désirée entraîne une augmentation de pression immédiate dans la chambre E2 et, par conséquent, la fermeture de la soupape D, afin que la vitesse du mo teur B augmente.
De même, si 1î, vitesse du moteur B augmente au-dessus de la valeur dé sirée, la pression dans la chambre E2 est ré duite et la soupape D s'ouvre pour réduire la vitesse du moteur B. On peut noter qu'en pra tique le fonctionnement de la soupape D tend à être si rapide et sensible que cette soupape empêche pratiquement la rupture de la relation désirée entre lies vitesses. Les deux moteurs A et B sont agencés pour entraîner des pièces non représentées.
Il est visible également que la relation de vitesse entre les moteurs<I>A et B</I> peut être ré glée à toute valeur désirée dans un domaine déterminé, par des réglages appropriés des ca pacités relatives des pompes<I>FI</I> et<I>HI,</I> tandis que la sensibilité de la commande dans tout domaine des relations de vitesse peut être mo difiée en faisant varier les capacités de ces pompes dans le même sens et d'une même va leur.
Si l'on désire, pendant le fonctionnement, modifier la relation de phase entre les moteurs <I>A</I> et<I>B,</I> on peut y parvenir en faisant tourner le levier F5 d'un angle déterminé, de manière que la pompe de mesure F4 force un certain volume de liquidé dans le conduit G ou retire ce volume de ce conduit.
-On voit que cette opération produit un mouvement de la pièce de soupape E pour augmenter ou réduire la vitesse du moteur B relativement à celle du moteur A, jusqu'à ce qu'une quantité de liquide correspondant à celle forcée dans le conduit G ou retirée de ce conduit ait été respectivement retirée du conduit ou forcée dans ce conduit par le changement relatif correspondant de la phase entre les pompes de mesure<I>FI et HI.</I>
L'appareil comprend encore un orifice ré glable G<B>2</B> pour l'échappement du liquide, com muniquant avec le conduit G et permettant également de modifier la relation entre les vi tesses qui doit être maintenue entre les mo teurs<I>A</I> et<I>B.</I>
Dans la seconde forme d'exécution repré sentée à la fig. 2, l'appareil comprend une pompe hydraulique K agencée pour être en traînée par un moteur à vitesse constante, la capacité de la pompe et/ou la vitesse du mo teur étant réglables. La pompe K envoie le fluide hydraulique, à partir d'un conduit d'as piration<I>L</I> communiquant avec un réservoir<I>LI</I> pour le fluide, dans un conduit M menant à l'entrée d'un moteur hydraulique N. La sortie du moteur N communique par un conduit O avec l'entrée d'un second moteur hydraulique P dont la sortie communique avec le conduit L, les moteurs N et P étant agencés pour entrainer des pièces non représentées. .
La capacité du moteur N est plus grande que celle du moteur P, dé sorte que si la tota lité du fluide hydraulique provenant du mo teur N s'écoule à travers le moteur P, ce der nier tourne à plus grande vitesse que le moteur <I>N.</I> Une soupape de commande<I>D</I> similaire à celle décrite dans la première forme d'exécu tion de l'appareil commande l'échappement du fluide hydraulique à partir du passage O, et tend à maintenir une relation de vitesse déter minée entre les moteurs N et P. On peut voir qu'une lumière d'entrée<I>D<B>2</B></I> de la soupape<I>D</I> est connectée au passage O, tandis qu'une chambre de sortie<B>Dl</B> est connectée par un conduit<B>Dl</B> au conduit<I>L.</I>
Des pompes de mesure Q et R sont en- tramées respectivement par les moteurs N et P au moyen de chaines <I>NI</I> et<I>PI,</I> la pompe<I>Q</I> as pirant le liquide dans le conduit L et l'envoyant dans un conduit S de commande de pression menant à l'entrée de la pompe R dont la sor tie est reliée au conduit L. La capacité de cha cune des pompes Q et R peut être réglée à di verses valeurs au moyen de leviers<I>QI</I> et RI respectivement, et le conduit S est relié à une chambre de pression E<B>2</B> dans la soupape D.
Une soupape de sûreté<I>SI</I> est montée en parallèle avec la pompe de mesure R pour protéger cette dernière contre une augmenta tion dangereuse de la pression dans le con duit S, et une soupape de retenue S<B>2</B> est éga lement montée en parallèle avec 1-a pompe R pour la protéger contre une dépression pou vant survenir dans le conduit S qui pourrait introduire de l'air dans l'appareil.
Des moyens de commande de phase sont disposés entre les conduits S et L. Ils com prennent un cylindre T dont une extrémité est connectée au conduit S et l'autre extrémité au conduit<I>L.</I> Un piston<I>TI</I> monté d'ans le cylin dre<I>T</I> est maintenu par un ressort T2 en en gagement avec un organe de réglage fileté TI présentant un bouton de commande P.
En réglant l'organe T3# le piston<I>TI</I> peut forcer le fluide dans le conduit S ou retirer du fluide de ce conduit, un changement corres pondant de la relation de phase entre les mo teurs N et P étant ainsi produit, de la même manière que le levier F% de la première forme d'exécution produit un changement de phase entre les moteurs<I>A</I> et<I>B.</I>
Il est évident que le levier F% (fig. 1) ou l'organe T' (fig. 2), au lieu d'être actionnés à la main, peuvent être commandés automatique ment. En outre, dans la première forme d'exé cution selon la fig. 1, la pompe Fg peut pré senter une capacité variable, de manière qu'en modifiant sa capacité, on modifie la relation entre un mouvement déterminé du levier F5 et le changement dans la relation de phase en tre les moteurs<I>A</I> et<I>B.</I>