CH332988A - Circuit électrique comprenant au moins un dispositif semi-conducteur à jonction P-N - Google Patents

Circuit électrique comprenant au moins un dispositif semi-conducteur à jonction P-N

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CH332988A
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John Kircher Reymond
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Western Electric Co
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Description


  Circuit électrique comprenant au moins un dispositif semi-conducteur à jonction     P-N       La présente invention a pour objet un cir  cuit électrique comprenant au moins un dispo  sitif semi-conducteur à jonction     P-N.     



  On sait qu'il existe des dispositifs semi  conducteurs dont les caractéristiques de     con-          duction    inverse comprennent non seulement  une région à haute résistance, mais aussi une  région bien définie à tension pratiquement  constante ayant une conductance élevée.  



  Des dispositifs semi-conducteurs de ce  genre ont été déjà décrits par G. L. Pearson  et B.     Sawyer    dans un article   Diodes à al  liage de silicium à jonction     P-N   <I> ,</I> publié dans  la revue       Proceedings    of the IRE   de novem  bre 1951. Ces dispositifs comprennent un corps  unique d'une matière semi-conductrice pré  sentant deux régions de types de conductibilité  opposés, séparées par une étroite zone de tran  sition de la matière d'un type de conductibilité  à la matière du type de conductibilité opposé.  Une électrode forme une connexion électrique  pour chacune des deux régions.  



  Il est connu que les dispositifs semi-conduc  teurs bipolaires du genre susmentionné pos  sèdent des propriétés de conductibilité dissy  métriques, en d'autres termes qu'ils ont des  propriétés rectifiantes et que ces dispositifs  ont été dénommés diodes, ou redresseurs, à  jonction     P-N.       Parmi les substances plus communément  employées pour de tels dispositifs, il faut men  tionner le germanium et, plus récemment, le  silicium. Dans le cas du germanium, les pro  priétés utiles des dispositifs qui seront décrits  ci-après ne doivent pas être confondues avec  la résistance négative qui se manifeste dans  les diodes à, contacts ponctuels, lorsqu'on les  fait fonctionner en un point assez éloigné dans  la direction inverse.

   Cette résistance négative  est provoquée par des effets de température,  et cela, croit-on, n'est pas le cas pour les  caractéristiques à tension constante qui seront  décrites par la suite.  



  L'article cité plus haut décrit une propriété  des dispositifs à jonction     P-N,    qui n'avait pas  été utilisée auparavant, et propose de nou  veaux circuits pour l'exploiter. En d'autres ter  mes, la caractéristique de conduction inverse  des dispositifs à jonction     P-N    présente une  région à tension substantiellement constante,  inférieure à la tension de claquage, et cela  pour une vaste gamme de courants.

   Les prin  cipaux caractères de cette propriété sont que  le passage, dans la caractéristique de-     conduc-          tion    inverse, d'une très haute résistance à une  basse résistance pour les courants alternatifs,  à une tension approximativement constante,  est très brusque et que la tension inverse cri-      tique pour laquelle la caractéristique change  brusquement est très stable, non seulement  avec la durée de vie, mais aussi avec les varia  tions de température. De plus, cette tension  critique au   coude   de la caractéristique  peut être calculée d'avance, et, par une cons  truction appropriée, elle peut être obtenue pour  n'importe quelle tension désirée, de quelques  volts à un millier de volts.  



  Un moyen d'obtenir une tension critique  particulière est de contrôler le gradient de  concentration dans la zone de transition, par  exemple, soit en contrôlant la largeur de la  zone de transition, soit en réglant la     conduc-          tibilité    inhérente de la substance semi-conduc  trice employée, par exemple en réglant la  quantité d'impuretés ajoutées à la matière.  Avant la découverte et la réalisation, dues à       Shockley,    de cette région à tension constante  dans la caractéristique de conduction inverse,  la tension critique était tellement élevée, pro  bablement un millier de volts ou davantage,  que les dispositifs fonctionnant dans cette  condition inverse auraient été limités par des  effets thermiques, et auraient été probablement  détériorés.

   Maintenant, toutefois, on peut réa  liser des dispositifs avec des tensions inverses  critiques très basses, en leur donnant une  vaste application où une telle propriété est  utile.  



  On a avancé l'hypothèse que le brusque  passage d'une haute résistance inverse à une  faible résistance à tension substantiellement  constante, est dû à des effets semblables à  ceux qui ont été décrits par     Zener        (Proceedings     of the Royal Society, 523, Londres 1934)  pour la rupture des isolateurs.

   C'est pourquoi  ces dispositifs sont dénommés parfois   diodes       Zener         ,    et la tension inverse critique est dési  gnée comme  tension     Zener         .    Selon une autre  théorie, les liaisons qui maintiennent étroite  ment les électrons dans leur structure cristal  line sont brisées à un gradient de tension  critique, en libérant une avalanche d'électrons  qui servent comme transporteurs de courant.  Cependant, une connaissance exacte ou com  plète de la théorie qui explique ces nouvelles    propriétés n'est pas nécessaire à la compréhen  sion du présent mémoire.  



  Le circuit électrique selon l'invention com  prend au moins un dispositif semi-conducteur  à jonction     P-N   <I>;</I> il est caractérisé en ce que ce  dispositif présente une tension inverse critique  et est relié à un élément à conduction dissy  métrique monté en opposition par rapport à  ce     dernier    et en ce qu'il comprend une source  de tension délivrant une tension qui est, au  moins par intermittence, supérieure à la tension  inverse critique dudit dispositif à jonction     P-N.     



  Le dessin annexé représente, à titre d'exem  ple, quelques formes d'exécution de l'objet de  l'invention  la     fig.    1 représente un dispositif semi  conducteur à jonction     P-N,    monté dans un  circuit permettant de relever ses caractéristi  ques de conduction ;  la     fig.        1A    montre une coupe longitudinale  du dispositif semi-conducteur de la     fig.    1 ;  la     fig.    2 montre les caractéristiques de  conduction de plusieurs dispositifs à jonction       P-N,    caractéristiques obtenues au moyen du  circuit de la     fig.    1 ;

    les     fig.    3 et 4 représentent schématique  ment deux formes d'exécution de l'objet de la  présente invention ;  la     fig.    3A est un diagramme     tension-cou-          rant    relatif au circuit de la     fig.    3 ;  la     fig.    5 représente un circuit d'appel  complètement sélectif pour une installation à  quatre postes d'abonnés, ce circuit constituant  une autre forme d'exécution ;  les     fig.    6, 7, 8, 9 et 10 représentent d'autres  formes d'exécution de l'objet de l'invention,  dans lesquelles un dispositif semi-conducteur  à jonction     P-N    est monté en série avec un  second élément à conduction dissymétrique ;

    les     fig.    6A et 7A sont des diagrammes qui  serviront à expliquer les propriétés des circuits  des     fig.    6 et 7 ;  les     fig.    8A et 8B servent à expliquer les  propriétés du circuit de la     fig.    8 ;      les     fig.    9A à 9D servent à expliquer les  propriétés du circuit de la     fig.    9 ;

    la     fig.    9E est une variante du circuit de  la     fig.    9 ; et  les     fig.    11, 12, 13 et 14 montrent d'autres  formes d'exécution, dans lesquelles il y a une  connexion allant au/ou partant du point de  connexion d'un dispositif à jonction     P-N    et  d'un second élément à conduction dissymé  trique.  



  Le dispositif semi-conducteur 11, repré  senté à la     fig.    1, présente une jonction     P-N     formée dans un corps unique en une matière  semi-conductrice, dont une partie est du type  de conductibilité P et une autre partie est du  type de conductibilité N. A la surface de sépa  ration des parties de type P et de type N, le  corps 11 présente une mince zone de transition,  c'est-à-dire une zone dans laquelle la matière  passe progressivement d'un type de     conducti-          bilité    à l'autre type de conductibilité. Les  électrodes 12 et 13 constituent des connexions  ohmiques appliquées aux parties de type P  et de type N du corps 11.  



  Il convient de remarquer que la     fig.    1 ne  représente pas la structure réelle du dispositif  à jonction     P-N,    mais qu'elle est simplement une  représentation symbolique de ce dispositif. Ce  dernier peut être obtenu en tréfilant et en  modifiant la matière semi-conductrice.  



  La     fig.    1A montre une coupe longitudinale  d'un dispositif obtenu cette fois par un procédé  d'alliage, qui présente également les caracté  ristiques voulues dans le domaine de     conduc-          tion    inverse. Ce second dispositif est constitué  par un cristal homogène 14 de silicium de  type N, une électrode 15 d'aluminium étant  alliée au cristal en le chauffant et en le mettant  en contact avec l'aluminium. Ce type de dis  positif est décrit plus en détail dans l'article  de     Pearson-Sawyer    cité précédemment.

   Selon  une hypothèse qui a été avancée, la jonction       P-N,    ayant la configuration générale montrée  au dessin, serait formée pendant le cycle de  refroidissement et serait située entre le silicium  non fondu et l'alliage solidifié d'aluminium et  de silicium.    Une seconde électrode métallique 16, qui  peut être en or, est en contact avec la face  opposée du cristal 14. Le symbole     utilisé    à la       fig.    1 est employé dans toutes les autres figures  du dessin pour représenter d'une manière géné  rale un dispositif qui possède les caractéristi  ques qui seront décrites ci-après.  



  Au moyen du double inverseur 19     (fig.    1),  les tensions d'une polarité ou de l'autre de la  batterie 20 peuvent être appliquées au dispo  sitif à jonction     P-N    11. Au moyen de la  résistance variable 21, la valeur de ces ten  sions peut être variée. La résistance 22 limite  à une valeur convenable le courant qui tra  verse le     dispositif    11.  



  La     fig.    2 représente deux caractéristiques  typiques de deux de ces dispositifs, qui peu  vent être obtenues au moyen du circuit de  la     fig.    1. On a porté les valeurs des courants  et celles des tensions à une échelle logarithmi  que, afin de montrer plus clairement la région  de saturation dans le domaine de conduction  inverse. Dans la région de ce domaine qui est  comprise entre la tension zéro et le coude brus  que de chaque courbe, les caractéristiques cor  respondent à celles de résistances très élevées.  En effet, si l'on avait employé une échelle  linéaire, ces parties de courbe se seraient  réduites à des lignes verticales presque confon  dues avec l'axe des ordonnées représentant  les tensions.

   Dans la région située à droite de  la région précédente, la caractéristique devient  pratiquement horizontale ; autrement dit, le       dispositif    à jonction présente alors une faible  résistance aux courants alternatifs et cela sur  un vaste domaine de courants dans lequel la  tension reste pratiquement constante. Bien que       l'écart    entre les tensions     inverses        V,    et     V,     apparaisse nettement à l'échelle logarithmique  qui a été utilisée, il y a lieu de remarquer en  core que, si l'on avait employé une échelle  linéaire, il aurait été encore plus marqué.  



  Les dispositifs que l'on va décrire     utilisent     la caractéristique qui vient d'être décrite. Ainsi  qu'il a été dit, en construisant de manière  convenable le dispositif à jonction     P-N,    et,  surtout, en réglant de manière appropriée le      gradient de concentration dans la zone de  transition, on peut réaliser un dispositif pour  n'importe quelle valeur de     V,    choisie dans  une vaste gamme. Il y a lieu de remarquer  que les caractéristiques de conduction directe  sont les mêmes que celle des diodes conven  tionnelles à jonction     P-N    et ne     diffèrent    que  très peu entre elles.  



  Le dispositif semi-conducteur à jonction       P-N    représenté à la     fig.    3 est connecté en série  avec une source de tension 32 et avec un  élément 33 à conduction dissymétrique, qui  peut être constitué par une diode ordinaire,  soit du type à vide, soit du type à cristal. Cet  élément est monté de façon à empêcher le  passage des courants directs du dispositif à  jonction     P-N    31, la conduction directe dans  ce dernier     s'effectuant    à travers la jonction,  de la région de type P à la région de type N  lorsque la région N est plus négative que la  région P.

   La tension critique du dispositif à  jonction     P-N    est     V,    et la source de tension 32  produit des tensions d'une valeur supérieure  à     V,,    de manière intermittente. Un circuit de  charge 35 et une résistance 36 qui limite le  courant sont branchés en série avec le dispo  sitif à jonction     P-N    31 et avec l'élément à       conduction    dissymétrique 33. Pour toutes les  tensions positives, c'est-à-dire pour les tensions  qui polarisent-la région P positivement par  rapport à la région N, le dispositif à jonction       P-N    devient conducteur, mais la diode 33  empêche alors le passage du courant de la  source 32 vers la charge 35.

   Pour toutes les  tensions inverses, inférieures à     V,,    le dispositif  à jonction     P-N    31 devient une résistance très  élevée et empêche également le passage du  courant vers la charge. Toutefois, si la ten  sion appliquée au dispositif 31 devait dépas  ser,     dans    le sens négatif,     -V,.,    le dispositif  à jonction     P-N    fonctionnerait dans la région  de basse résistance à tension constante, et,  puisque la diode 33 fonctionne alors dans son  sens direct, le courant, limité par la résistance  36, passera à travers la charge.

   Un second  dispositif à jonction     P-N,    ayant les polarités  disposées dans le même sens, peut être branché  en série avec le premier dispositif. Dans cette    disposition, la tension critique totale est pra  tiquement la somme des deux tensions critiques.  



  La combinaison du dispositif à jonction       P-N    31 et de la diode 33, connectés en série,  bloque donc le passage du courant dans une  direction et le laisse passer dans l'autre di  rection, pourvu que les tensions appliquées  dépassent une valeur de seuil. La courbe carac  téristique de cette disposition est représentée  par la ligne en trait plein du diagramme de  la     fig.    3A. Une brusque transition de l'impé  dance, et donc de la conduction, est obtenue  au moyen d'éléments purement passifs qui ne  nécessitent pas d'être polarisés au moyen d'une  source de tension continue. De plus, le seuil  pour lequel cette transition a lieu dans la région  de tension inverse, est une tension négative  dans le cas décrit.

   Si le dispositif dissymétrique  33 était aussi un dispositif à jonction     P-N     présentant une région de tension constante  dans sa caractéristique inverse, ce second dis  positif devrait être choisi avec une tension  inverse supérieure à la tension positive maxi  mum qui peut être appliquée, si l'on désire  bloquer tout passage de courant dans la direc  tion directe du premier dispositif à jonction       P-N.    Si, toutefois, l'on désire que le courant  passe à travers le dispositif en réponse à des  tensions positives supérieures à une valeur de  seuil     V,,    et en réponse à des tensions néga  tives supérieures à -     V,

      il faut alors rempla  cer la diode 33 par un dispositif à jonction       P-N    semblable au dispositif 31, mais présentant  une tension inverse critique égale à  Ce dernier dispositif doit aussi être monté en  opposition pour les courants directs avec le  premier dispositif à jonction     P-N.    Avec ce  dernier montage, la courbe caractéristique de  la combinaison devient la courbe de la     fig.    3A  modifiée par la ligne pointillée.  



  Comme le circuit de charge 35 est monté  en série avec le dispositif à jonction     P-N    31  et avec la diode 33, le dispositif à jonction     P-N     et la diode agissent plutôt à la manière d'un  interrupteur qui permet que du courant tra  verse le circuit de charge lorsque l'interrupteur  est fermé, c'est-à-dire lorsque la tension inverse  critique du dispositif à jonction     P-N    est dépas-           sée.    Si la charge 35' (voir     fig.    4) et la résis  tance 36' limitant le courant sont branchées  en parallèle avec les éléments à conduction  dissymétrique 31' et 33', on obtient des carac  téristiques différentes.

   Le circuit de charge  absorbera du courant qui correspond linéaire  ment à la tension d'entrée fournie par la source  pour toutes les tensions positives qui pola  risent la diode 33' de façon qu'elle ait une  forte résistance, et pour les tensions négatives  inférieures à la tension inverse critique du dis  positif à jonction     P-N    31', qui polarisent  semblablement ce dernier dispositif. Pour les  tensions négatives supérieures à cette valeur  critique, le dispositif à jonction     P-N    31' limite  la tension appliquée à la charge et à la résis  tance en série, à une valeur à peu près égale  à celle de sa tension inverse critique, puisque  la diode 33', dans ces conditions, présente une  résistance très basse.  



  La     fig.    5 montre un circuit d'appel complè  tement sélectif se trouvant dans une installation  téléphonique comprenant quatre postes d'abon  nés réunis à une seule ligne. Le générateur 41,  dont une borne est mise à la terre, fournit une  tension d'appel dont la fréquence est de 20     cy-          cles/s    et la valeur efficace est de 90 V. Une  tension continue de polarisation, qui se super  pose au courant d'appel est fournie par l'ins  tallation d'alimentation du bureau central,  c'est-à-dire par la batterie 42, la polarité de  cette tension peut être inversée au moyen de  l'inverseur bipolaire 43.  



  Au moyen de l'inverseur 44, le courant  alternatif du signal d'appel et le courant con  tinu de polarisation peuvent être appliqués, à  travers le relais 40, à l'un ou à l'autre des  conducteurs de la ligne.  



  Les postes 45 à 48 des quatre abonnés  comprennent les récepteurs et les microphones  usuels et sont branchés sur les deux conduc  teurs 49 et 50 de la ligne, qui ne sont pas  mis à la terre. Chaque poste d'abonné est  pourvu d'un sonnerie de type ordinaire, bran  chée entre un des conducteurs de la ligne et  la terre. Deux sonneries, 51 et 52, sont connec  tées au conducteur 49 de la ligne et celles  des deux autres postes, 53 et 54, sont connec-         tées    à l'autre conducteur 50. Les     microtélé-          phones    des postes forment un circuit ouvert  lorsque le courant d'appel est     appliqué,    comme  cela se fait ordinairement.  



  La sonnerie de chaque poste est branchée  en série avec un dispositif à jonction     P-N    du  type décrit plus haut et une diode usuelle à  grande résistance inverse, montée en opposi  tion pour les courants directs. Sur la     fig.    5,  les dispositifs à jonction     P-N    des postes d'abon  nés sont indiqués par les     chiffres    55 à 58 et  les diodes par les     chiffres    59 à 62, respec  tivement.  



  Le fait que deux sonneries sont connectées  à un des conducteurs de la ligne, et les deux  autres à l'autre conducteur, permet d'obtenir  une présélection lorsqu'on applique le courant  d'appel à l'un ou à l'autre des conducteurs. Le  fait que le sens de branchement des dispositifs  à jonction     P-N    connectés au même conducteur  de la ligne n'est pas le même permet d'appli  quer la tension d'appel au poste voulu en  appliquant, au moyen du     commutateur    43, la  polarité correcte à la ligne du poste. que l'on  veut appeler.  



  On suppose que les dispositifs à jonction       P-N    ont à peu près la même tension critique  inverse de<B>-70</B> volts, ce qui     signifie    qu'à  cette tension leur caractéristique change brus  quement de pente. On suppose, en outre, que  la batterie 42 a une tension nominale de  48 volts et que la tension aux bornes du géné  rateur d'appel qui fonctionne à 20     cycles/s     est de 90 volts. Enfin, on prendra des sonne  ries de type courant ayant une résistance série  effective de 2000 ohms, et absorbant-un cou  rant de 3     mA.    Les pertes de la ligne ne sont  pas prises en considération.  



  Si, maintenant, on applique au conducteur  49, par rapport à la terre, la tension continue  de     -I-    48 volts et la tension alternative de  90 volts, la tension instantanée dans ce conduc  teur varie d'un maximum positif de     -I-175    volts  à un minimum négatif de - 79 volts, et, si  l'on tient compte de la chute de tension dans  la sonnerie, la variation de tension est alors  de     -I-115    volts à -19 volts, ce qui permet  d'obtenir le changement de caractéristique des      dispositifs à jonction     P-N.    Les sonneries 53  et 54 ne sont pas excitées, puisqu'elles sont  branchées entre le conducteur 50 et la terre.

    La sonnerie 52 reste également inactive, puis  que, dans la demi-alternance positive, la diode  60 bloque le courant et dans la demi-alternance  négative les crêtes de tension ne sont pas suf  fisantes pour amener le dispositif 56 dans l'état  de conduction inverse à tension constante. La  sonnerie 51, au contraire, est excitée car le  dispositif 55 est amené dans la région de ten  sion constante par les alternances positives.  (Pour une chute de tension de 60 volts aux  bornes de la     sonnerie,    dont 48 sont fournis  par le courant continu de polarisation, le dis  positif 55 est une basse résistance sur la plus  grande partie de la demi-alternance positive.)  En     manoeuvrant    l'inverseur 43, on applique  au conducteur 49 la tension continue de  - 48 volts et la tension alternative de 90 volts.

    Les valeurs des crêtes de tension sont mainte  nant     -I-79    volts et - 175 volts, respective  ment, et, dès lors, la sonnerie 52 est excitée  pendant la plus grande     partie    des alternances  négatives.  



  En     manoeuvrant    le commutateur 44, on  peut appliquer au conducteur 50, soit une ten  sion continue de     -I-    48 volts à laquelle est  superposée la tension alternative d'appel de  90 volts, soit une tension continue de -48 volts  à laquelle est superposée la même tension  d'appel ; il s'ensuit qu'une des deux sonneries,  53 ou 54, est excitée, à l'exclusion des autres.  En résumé, en appliquant une tension de   48 volts continus à l'un ou l'autre des con  ducteurs de la ligne, on obtient l'appel sélectif  de l'une des deux sonneries, et, par conséquent,  l'appel sélectif d'un des quatre postes d'abon  nés.  



  Le circuit d'appel sélectif décrit ci-dessus  est semblable, à certains égards, aux circuits  d'appel sélectifs qui utilisent des tubes à gaz.  Cependant, le circuit d'appel sélectif décrit plus  haut présente plusieurs avantages sur les cir  cuits employant des tubes à gaz. Ainsi, par  exemple, les dispositifs à jonction     P-N    peu  vent être prévus pour des tensions inverses    critiques comprises dans une gamme bien plus  grande que celle des tensions d'amorçage des  tubes<I>à gaz.</I> De plus, cette tension critique  peut être maintenue, par rapport à une valeur  déterminée, avec des tolérances plus serrées  que les tensions d'amorçage des tubes à gaz.

    Cela simplifie la construction des longs cir  cuits, puisqu'il ne faut prévoir, pour compen  ser les variations de la tension critique, qu'une  fraction relativement petite de la tension d'ap  pel fournie par le bureau central, ce qui laisse  disponible une plus grande fraction pour com  penser les pertes de la ligne. La construction  des sonneries est également simplifiée, puisque  la tension qui leur est appliquée est la diffé  rence entre la tension fournie par le central  et la chute de tension aux bornes des éléments  de sélection (éléments 55 à 62 sur la     fig.    5),  diminuée des chutes de tension provoquées  par les pertes dues aux fuites et dans la ligne.

    Les dispositifs     P-N    sont aussi très stables aux  variations de température ; ils sont robustes,  d'encombrement réduit et ont une longue durée  de vie. La     fig.    6 et le diagramme de la     fig.    6A  se rapportent à une autre forme d'exécution  dans laquelle un dispositif semi-conducteur 71.  à jonction     P-N,    du type décrit, est en série  avec une diode 72 à haute résistance inverse,  montée en opposition, dans un circuit redres  sant une alternance. Les signaux d'entrée néga  tifs provenant de la source 73, c'est-à-dire ceux  qui rendent négative la borne a par rapport  à la borne b, ne sont pas transmis par la  diode 72 de type courant qui, pour ces signaux,  est polarisée dans son état inverse.

   Les signaux  d'entrée positifs, inférieurs à la tension inverse  critique     V,.    du dispositif à jonction     P-N   <I>71,</I>  sont bloqués par ce dernier, de sorte que la  résistance de charge n'est parcourue par du  courant que si les signaux d'entrée sont positifs  et dépassent la tension inverse critique du dis  positif à jonction     P-N.    Lorsque le montage est  conducteur, la transmission se fait de façon  linéaire.  



  Les parties en traits pleins de la courbe  de la     fig.    6A représentent le courant dans la  résistance 74, et les lignes en pointillé repré  sentent la tension d'entrée. Si la diode 72 et      le dispositif à jonction     P-N   <I>71</I> sont tous deux  renversés, des résultats semblables sont obtenus  pour les crêtes des alternances négatives.  



  Dans le circuit de la     fig.    7, il y a deux  paires de dispositifs montés en opposition, 75  76 et 77-78 ; ils sont connectés de manière  à former un circuit redressant les deux alter  nances. La     fig.    7A montre la forme de l'onde  de sortie. L'adjonction de la seconde paire  de dispositifs 77-78 montés en opposition  permet aux tensions négatives qui dépassent  la tension inverse critique     V,    du second dis  positif à jonction     P-N    de faire passer un cou  rant dans la résistance de charge. La     conduc-          tion    dans la résistance de charge     Rr    est  unidirectionnelle, et a lieu pour des périodes  limitées.

   Les circuits représentés aux     fig.    6  et 7 peuvent être employés lorsqu'on veut  compter combien de fois des tensions sont  supérieures à une valeur déterminée (par  exemple dans des circuits comportant des  impulsions de bruit) ou lorsqu'on veut éviter  la transmission de tensions inférieures à une  valeur établie (par exemple dans des circuits  de transmission d'impulsions où il est désirable  de transmettre les impulsions qui dérivent d'un  signal, mais non celles qui résultent du bruit).  



  Les circuits décrits jusqu'ici illustrent des  dispositifs de contrôle qui emploient un dispo  sitif à jonction     P-N    ayant des caractéristiques  telles que celles décrites précédemment et dis  posé en série avec un second élément à     con-          duction    dissymétrique, qui peut ou non avoir  une région de tension constante dans sa carac  téristique. D'autres formes d'exécution seront  décrites maintenant.  



  Dans le montage de la     fig.    8, on emploie  dans un circuit quadripôle en T, un dispositif  à jonction     P-N    81, ayant une tension inverse  critique déterminée, connecté en série avec  une diode ordinaire 82 empêchant le passage  des courants directs du dispositif 81. Deux  diodes usuelles 83 et 84, semblablement orien  tées, forment les bras supérieurs du circuit  en T. La base du T est mise à la terre. Ce  circuit quadripôle fonctionne comme     atténua-          teur,    ainsi qu'on peut s'en rendre compte en    examinant les conditions de     cônduction    des       différents    éléments dissymétriques en réponse  aux tensions d'entrée positives et négatives.

   Les  signaux d'entrée positifs, au-dessous de la ten  sion inverse critique du dispositif à jonction       P-N,    sont transmis pratiquement sans pertes.  Pour ces signaux, en     effet,    les bras supérieurs  du circuit présentent une faible impédance et  la branche shunt présente une haute impé  dance.

   .Si le signal     positif    d'entrée devait dé  passer la tension inverse critique du dispositif  à jonction     P-N,    ce dernier fonctionnerait dans  la région à tension constante de sa caractéris  tique, et réduirait l'impédance shunt du circuit  en T, de sorte que le signal d'entrée positif  serait ramené à un niveau pratiquement égal  à la tension inverse critique du dispositif à  jonction     P-N.    En réponse aux signaux d'entrée  négatifs, le circuit présente une haute impé  dance d'entrée. Une certaine atténuation a lieu  puisque les diodes disposées dans les bras  supérieurs du T présentent une haute impé  dance en série et le bras shunt présente aussi  une résistance élevée, c'est-à-dire celle de la  haute résistance inverse de la diode 82.

   En  éliminant la diode 82 (voir     fig.    13), on obtient  une atténuation plus sensible des signaux d'en  trée négatifs.  



  Les     fig.    8A et 8B facilitent l'explication  du fonctionnement de ce circuit. Des figures  semblables peuvent être employées pour étu  dier les autres circuits et avoir de la sorte une  vision complète de leurs possibilités d'emploi.  



  Sur le diagramme de la     fig.    8A, on a tracé,  à une échelle logarithmique, la courbe de  l'impédance en courant alternatif de chaque  bras en fonction de la tension appliquée, posi  tive et négative, c'est-à-dire en fonction du  potentiel de la borne a par rapport à la  borne<I>b.</I> Les bras en série<I>A</I> et C ont chacun  la caractéristique d'une diode ordinaire, tandis  que le bras en parallèle B présente une brusque  variation d'une haute impédance à une basse  impédance, non pas pour une tension nulle,  mais pour une tension positive     V,,

      c'est-à-dire  pour la tension inverse critique du dispositif  à jonction     P-N.         La     fig.    8B donne une image visuelle de  l'impédance effective présentée par chaque bras  pour plusieurs gammes de tensions. Chaque  bloc de la     fig.    8B est disposé au-dessous de  la gamme de tensions correspondante de la       fig.    8A.

   Puisque l'impédance de chaque bras  peut être de l'ordre de quelques centaines de  milliers d'ohms ou seulement de quelques cen  taines d'ohms, avec un brusque passage d'une  valeur à l'autre, il convient, pour simplifier, de  désigner simplement ces impédances comme    élevées   ou   faibles      .    Pour bien faire res  sortir les variations qu'on peut obtenir au  moyen du circuit représenté, la figure indique  également les basses impédances qui existent  lorsque le dispositif à jonction     P-N    fonctionne  à basse résistance et à tension constante, et  ces impédances sont indiquées par   Z faible  (tension constante)      .    S'il n'y avait pas l'élé  ment 81, on n'aurait que deux impédances  possibles, une élevée et l'autre faible.

   En ajou  tant cet élément, on obtient une troisième  impédance possible.  



  Les     fig.    8A et 8B permettent de déterminer  facilement les caractéristiques de transmission  du circuit lorsqu'on connecte différentes char  ges aux bornes<I>c et d.</I> On va considérer main  tenant le cas où une charge     ZL    à haute impé  dance, de l'ordre de quelques centaines de  milliers d'ohms, c'est-à-dire de l'ordre des  impédances   élevées   du circuit est connectée  à sa sortie.

   Dans la région 1, le bras A et le  bras C du circuit en T, ainsi que la charge,  agissent à la manière d'un circuit diviseur de  tension, et la tension aux bornes de la charge  sera approximativement (pour     ZL    >     ZL        +Z,.)     
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    où     ZL,        Z_1    et     Zc    sont respectivement les impé  dances de la charge, du bras A et du bras C,  et ES est la tension appliquée aux bornes a  et b.  



  Dans la région<I>II,</I> la transmission d'énergie  vers la charge s'accroît notablement, et la ten  sion aux bornes de la charge est approximati  vement     E.s.    Dans la région<I>III,</I> la faible im-         pédance    shunt du bras B produit une atténua  tion considérable. En résumé, avec une charge  à   forte   impédance branchée aux     bornes    c  et d, les signaux d'entrée sont fortement atté  nués dans les régions<I>1 et 1l1</I> et peu dans la  région<I>II.</I>  



  Considérons maintenant le cas où la charge  est à faible impédance. L'atténuation sera, dans  la région 1, plus grande qu'elle ne l'était dans  le cas d'une haute impédance de charge. Dans  la région 11, l'atténuation sera inférieure à celle  de la région 1, mais quelque peu supérieure  à celle qui se produit avec une haute impé  dance de charge, car, dans le cas d'une charge  à basse impédance, l'effet des bras en série A  et C est relativement plus grand qu'avec une  charge à haute impédance. L'atténuation dans  la région<I>1I1</I> est sensiblement plus grande que  dans la région<I>II,</I> mais, là aussi, elle est supé  rieure à celle qui se produit avec une haute  impédance de charge.  



  Il y a lieu de remarquer qu'une impédance    élevée   est maintenue aux bornes d'entrée  et de sortie, indépendamment des valeurs de  la charge, pour toutes les valeurs de la tension  qui sont au-dessous de ces impédances  tombant à des valeurs relativement basses pour  des tensions positives d'entrée de valeur supé  rieure.  



  Le circuit de la     fig.    9, qui est un circuit  en a, permet d'obtenir d'autres variations dans  les caractéristiques de transmission ; il com  prend deux ensembles formés chacun par un  dispositif semi-conducteur à jonction     P-N    pos  sédant les caractéristiques inverses décrites et  monté en série avec une diode ordinaire arrê  tant les courants directs du dispositif à jonc  tion     P-N.    Dans ce circuit, un de ces ensembles  est monté dans chacun des bras en shunt A  et C. tandis que le bras en série comprend  un troisième dispositif à jonction     P-N    présen  tant également la caractéristique unique repré  sentée à la     fig.    2.

   Le bras d'entrée A présente  une haute impédance jusqu'à ce qu'une valeur  de la tension d'entrée, déterminée par la résis  tance inverse critique du dispositif à jonction       P-N    91, soit atteinte et, lorsqu'elle est dépas-           sée,    l'impédance de ce bras est fortement  réduite. Le passage du courant peut, si l'on  veut, avoir lieu à travers le dispositif 92 bien  au-dessous de cette valeur, en choisissant pour  ce bras un dispositif ayant une plus basse  tension inverse critique. Le point de conduction  pour le bras shunt de sortie peut être rendu  égal, plus grand ou plus petit que celui du  bras d'entrée, ce qui modifie de manière cor  respondante les caractéristiques de transmis  sion du circuit.  



  La façon d'expliquer utilisée pour la     fig.    8  peut être également utilisée pour la     fig.    9,  même si, dans le cas de la     fig.    9, il faut consi  dérer trois variables, c'est-à-dire les tensions  inverses critiques de chacun des dispositifs à  jonction     P-N    91, 92 et 93. La présence d'autres  variables exige simplement des figures sup  plémentaires pour étudier les caractéristiques  dans les différents cas possibles. Pour simpli  fier les raisonnements, les dispositifs 91 et 93  seront supposés avoir la même tension inverse  critique V,.. Dans le cas des     fig.    9A et 9B,  le dispositif à jonction     P-N   <I>92</I> a une tension  inverse critique V',. plus grande que V,..

   Les  caractéristiques de chaque bras sont montrées  à la     fig.    9A, tandis que la     fig.    9B montre les  impédances effectives des     différents    bras.  



  Dans la région 11 de la     fig.    9B, le bras C  sera ou ne sera pas une haute impédance ;  cela dépend de la valeur de sa tension inverse  critique et de la valeur de la haute impédance  du bras B. Cela est dû au fait que le bras C  n'est une basse impédance que si la tension à  ses bornes dépasse, dans le sens négatif, la  tension inverse critique du dispositif à jonc  tion     P-N    93. Par conséquent, l'impédance du  bras B peut être assez élevée pour abaisser la  tension aux bornes du bras C jusqu'à une  valeur qui est insuffisante pour maintenir très  conducteur le dispositif 93, de     sorte    que ce  bras constitue également une haute impédance.  



  Si une impédance de charge élevée est  branchée entre les bornes de sortie, le circuit  causera une grande atténuation dans la région 1,  à cause de la basse impédance en parallèle  du bras C. Si, dans la région II, le bras C    devient une haute impédance, l'atténuation     dé-          croit,    mais si ce bras est maintenu à une basse  impédance, l'atténuation augmente alors à une  valeur qui est même supérieure à celle de la  région 1. Un effet de division de tension est  obtenu dans la région<I>111,</I> la tension aux  bornes de la charge étant approximativement  
EMI0009.0016     
    où     E,s    est la tension d'entrée. L'atténuation  dans la région<I>IV</I> sera relativement basse,  sensiblement plus basse que dans chacune des  trois autres régions.  



  Des résultats semblables peuvent s'obtenir  avec une basse impédance de charge, bien que  l'atténuation dans chaque cas soit quelque peu  inférieure à celle obtenue avec une impédance  de charge élevée.  



  Les impédances d'entrée et de sortie sont  basses, pour l'un ou l'autre des types de ter  minaisons, pour toutes les tensions négatives  supérieures à     V,,    et elles sont élevées pour  toutes les tensions positives, ainsi que pour  toutes les tensions négatives inférieures à     TV,     Les     fig.    9C et 9D représentent le cas où  la tension inverse critique     V',,    du dispositif 92  est inférieure à la tension     V,    des dispositifs en  shunt.

   Le résultat est que, d'une part, il se  produit un changement marqué dans la carac  téristique de transmission pour les tensions  négatives dans une gamme très étroite de ten  sions comprises entre     V,    et     V%    et que, d'autre  part, la transmission est facile pour toutes les  tensions positives d'entrée. Cela apparaît clai  rement à la     fig.    9D.  



  En examinant cette figure, on peut voir que,  dans la région<I>II,</I> le circuit a une basse impé  dance série et de hautes impédances shunt,  ce qui produit la région de transmission facile       mentionnée    ci-dessus. Les régions<I>I</I> et<I>1I1,</I> qui  sont disposées de part et d'autre de la région 11,  sont identiques à celles correspondantes de la       fig.    9B et produisent une atténuation consi  dérable par rapport à celle causée par la ré  gion<I>II.</I> Cela offre des possibilités d'emploi  dans les installations de transmission à impul-           sions    codées,

   où il est désirable de     transmettre     les impulsions dans une ou plusieurs gammes       distinctes.    Ce circuit définit plusieurs gammes  distinctes sans     qu'il    soit nécessaire de prévoir  une source de tension produisant une polari  sation en courant continu et il n'utilise que  des éléments passifs.  



  Un dispositif présentant une région de  grande conductivité dans une gamme de ten  sions négatives seulement peut être utilisé  comme circuit   trieur   de tension. Pour  obtenir un tel circuit à partir du dispositif que  l'on vient de décrire, on ajoute la diode 94  représentée à la     fig.    9E. Ainsi il n'y a plus  de région à grande conductivité pour les ten  sions positives. Grâce à cette disposition, le  circuit de la     fig.    9E ne transmet avec un mini  mum de     pertes    que des tensions comprises  dans la gamme -     V,    à -     V',.     



  On peut aussi éliminer la diode 90, afin  que le circuit présente une faible impédance  de sortie dans la région<I>IV.</I>  



  Un circuit semblable est représenté à la       fig.    10. Les bras en série A et C de ce circuit  en T comprennent les dispositifs à jonction       P-N    95 et 97 qui sont en série avec une diode  ordinaire 96 ou 98, montée de façon à arrêter  les courants directs des dispositifs 95 et 97.  Les dispositifs à jonction     P-N    des deux bras  A et C sont montés en sens contraires l'un  par rapport à l'autre, comme indiqué à la  fi-. 10. Le bras en shunt comprend un troi  sième dispositif à jonction     P-N    99. Si, pour  ce circuit, on dessine des figures semblables  aux     fig.    8A à 8C et 9A à 9F, on voit que  ce circuit cause une atténuation élevée sur tous  les signaux d'entrée.

   Par un choix convenable  des dispositifs à jonction     P-N,    on peut obtenir  différentes combinaisons de hautes et basses  impédances d'entrée et de sortie. Ainsi, par  exemple, si les trois dispositifs ont tous trois  la même tension inverse critique     V,,    l'impé  dance d'entrée     Z11    sera élevée pour toutes les  tensions négatives ainsi que pour les tensions  positives inférieures à     V,,    et l'impédance de  sortie     Z22    sera élevée pour toutes les tensions  positives et pour les tensions négatives infé  rieures à -     V,

  .       Les     fig.    11 à 14 montrent des quadripôles  comprenant des dispositifs     semi-cônducteurs    à  jonction     P-N    et des diodes ordinaires à haute  résistance inverse montés en série avec ces  derniers. Dans chacun de ces circuits, il y a  au moins une connexion partant d'un point  de jonction disposé entre un dispositif semi  conducteur et la diode correspondante pour  aboutir à une borne extérieure du quadripôle.  Dans le circuit de la     fig.    11, la borne de sor  tie d est reliée au point de jonction du dispositif  à jonction     P-N    101 et de la diode 102.

   Un  troisième élément à conduction dissymétrique,  constitué par une seconde diode ordinaire 103,  est monté en série entre la borne d'entrée a  et le dispositif 101. Pour les signaux d'entrée  négatifs, c'est-à-dire pour les signaux qui ren  dent la borne a négative par     rapport    à la  borne b, la diode 103 et le dispositif à jonction       P-N    101 sont polarisés dans un sens tel qu'ils  présentent une forte résistance ; quant à la  diode 102, elle est polarisée de façon à pré  senter une faible résistance.

   La tension qui       apparait    entre les bornes<I>c et d</I> de sortie est,  par conséquent, pratiquement proportionnelle  au rapport de la résistance inverse élevée du  dispositif à jonction     P-N    101 à la somme de  la résistance inverse de la diode 103 et de la  haute résistance inverse du dispositif à jonc  tion 101. Si la tension aux bornes du dispositif  à jonction     P-N    devenait égale ou supérieure à  sa tension critique, cette tension deviendrait  pratiquement constante, et tout accroissement  subséquent de la tension aux bornes d'entrée  <I>a</I> et<I>b</I> apparaîtrait aux bornes de la diode 103.

    Puisque l'impédance en courant alternatif du  dispositif à jonction     P-N    est alors très basse,  une basse impédance en courant alternatif est  présente aux bornes de sortie<I>c et d</I> pour le  cas décrit ci-dessus. Cette impédance devient  d'une valeur très élevée lorsque la tension aux  bornes du dispositif à jonction     P-N    101 est  inférieure à la valeur de la tension inverse cri  tique.

   Des variations de tension aux bornes  d'entrée<I>a</I> et<I>b</I> peuvent donc produire des va  riations très sensibles et très grandes de l'im  pédance en courant     alternatif    entre les bornes  de sortie<I>c et d.</I> Lorsque la polarité de la      tension d'entrée est inversée, en d'autres termes,  lorsque la borne a devient positive par rapport  à la borne b, la diode 103 et le dispositif à  jonction     P-N    sont tous deux polarisés de façon  à être conducteurs, et la diode 102 est bloquée.  Aux bornes d'entrée est maintenue une haute  impédance, tandis qu'une basse impédance  apparaît entre les bornes de sortie.  



  La     fig.    12 montre un autre circuit em  ployant un     dispositif    semi-conducteur à jonc  tion     P-N    104 disposé en série avec une diode  usuelle 105, montée en opposition par rapport  au dispositif 104. Dans ce circuit, une des  bornes d'entrée, la borne a, est connectée au  point commun p. Ce circuit est un circuit en     n,     et pour les signaux d'entrée négatifs inférieurs  à la tension inverse critique du dispositif à  jonction     P-N    104 une atténuation sensible se  produit, tandis qu'une impédance élevée est  maintenue aux bornes d'entrée et aux bornes  de sortie par les diodes 105 et 106.

   Pour des  tensions de signal plus élevées, mais de même  polarité, la tension inverse critique du dispositif  à jonction     P-N    104 est atteinte, ce dernier  fonctionne à   tension constante  , permettant  ainsi une transmission d'énergie à travers le  circuit, avec une atténuation beaucoup plus  petite. Ce circuit peut, par conséquent, être  considéré comme une barrière. En renversant  la polarité du signal d'entrée, le circuit atténue  le signal d'entrée et présente une basse impé  dance d'entrée puisque tous les dispositifs 104  à 106 sont polarisés de façon à être conduc  teurs.  



  La     fig.    13 représente un autre circuit en T.  Du point de vue du montage, ce circuit est  semblable à celui de la     fig.    8, la seule diffé  rence étant que la diode 82 du circuit de la       fig.    8 a été omise dans le circuit de la     fig.    13.  Des signaux d'entrée positifs inférieurs à la  tension inverse critique du dispositif à jonction       P-N    109 sont transmis avec de faibles pertes  à travers les diodes en série 110 et 111.

   Si  cette tension critique est dépassée, la     conduc-          tibilité    du dispositif à jonction     P-N    provoquera  une limitation marquée, ou     écrêtage,    du signal  d'entrée. En réponse à des signaux d'entrée    négatifs, le circuit présente une grande impé  dance à son entrée, et il en résulte une forte  atténuation puisque les diodes 110 et 111 sont  bloquées et le dispositif à jonction     P-N    109  est débloqué.  



  La     fig.    14 montre un circuit semblable à  celui de la     fig.    12 sauf qu'une diode 112 a été  insérée entre le dispositif à jonction     P-N    106'  et la borne de     sortie.    c. Cette diode modifie  les caractéristiques de     transmission    du     circuit     de la     fig.    12 du fait que, pour toutes les ten  sions positives, le circuit présente une résis  tance série égale à la haute résistance inverse  de la diode 112, et de faibles résistances d'en  trée et de sortie causées par les deux diodes  107' et 108'.  



  Par contre, pour les tensions négatives in  férieures à la tension inverse critique du dispo  sitif à jonction     P-N    106', le bras en série     106'-          112    ainsi que les bras 107' et 108' ont des  impédances élevées. Pour les tensions négatives  supérieures à la tension     inverse    critique du  dispositif à jonction     P-N,    le bras en série a  une basse impédance, et, puisque les bras shunt  présentent toujours une impédance élevée, une       transmission    facile de l'énergie est rendue pos  sible depuis l'entrée vers la sortie.  



  Les circuits décrits ci-dessus ne constituent  que quelques exemples des possibilités d'em  ploi de la combinaison d'un dispositif semi  conducteur à jonction     P-N    du type décrit avec  une diode ordinaire, montée en opposition pour  les courants directs du dispositif à jonction       P-N.    Il est possible, d'autre     part,    de prévoir  d'autres montages, pour les dispositifs décrits  précédemment.  



  Ainsi, par exemple, la polarité de chacune  des diodes peut être inversée pour obtenir  des caractéristiques semblables avec des pola  rités opposées des tensions     appliquées.     



  Dans tous les exemples d'emploi d'un dis  positif à jonction     P-N    dont il a été question  ci-dessus, on a implicitement supposé que ces  dispositifs étaient protégés par des écrans  appropriés contre les effets de la lumière. Dans  certaines circonstances, il peut être avantageux       d'utiliser        l'effet    de l'éclairement du     dispositif     à jonction     P-N.    Dans ces cas, les circuits      comprendront les moyens, déjà connus dans  la technique, permettant d'obtenir les effets  désirés.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Circuit électrique comprenant au moins un dispositif semi-conducteur à jonction P-N, ca ractérisé en ce que ce dispositif présente une tension inverse critique et est relié à un élé ment à conduction dissymétrique monté en opposition par rapport à ce dernier, et en ce qu'il comprend une source de tension délivrant une tension qui est, au moins par intermittence, supérieure à la tension inverse critique dudit dispositif à jonction P-N. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Circuit selon la revendication, caracté risé en ce que ledit dispositif à jonction P-N est tel qu'il présente une caractéristique de conduction inverse à haute résistance lorsque des tensions inverses inférieures à ladite ten sion critique lui sont appliquées, et présente une caractéristique à tension pratiquement constante lorsque des tensions inverses supé rieures à ladite tension critique lui sont appli quées. 2. Circuit selon la revendication, caracté risé en ce que le dispositif à jonction P-N est constitué par une matière semi-conductrice. 3. Circuit selon la sous-revendication 2, caractérisé en ce que la matière semi-conduc trice est du silicium. 4.
    Circuit selon la sous-revendication 2, caractérisé en ce que la matière semi-conduc trice est du germanium. 5. Circuit selon la revendication, caracté risé par un dispositif destiné à être excité par un courant électrique et monté en série avec ledit élément et avec le dispositif à jonction P-N. 6. Circuit selon la revendication, caracté risé par un dispositif destiné à être excité par un courant et monté en parallèle avec ledit élément et avec le dispositif à jonction P-N. 7.
    Circuit selon la revendication, caracté risé en ce qu'il comprend plusieurs dispositifs destinés à être excités par un courant et montés en parallèle par l'intermédiaire d'autant d'en sembles tels que celui comprenant ledit élément monté en série avec ledit dispositif à jonction P-N. 8. Circuit selon la sous-revendication 7, caractérisé par des moyens capables d'appli quer des tensions d'une ou de l'autre polarité aux dispositifs montés en parallèle. 9. Circuit selon la sous-revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend au moins quatre desdits ensembles, deux au moins de ceux-ci étant montés en opposition par rap port aux autres. 10.
    Circuit selon la revendication, carac térisé en ce qu'il comprend deux bras disposés en série, chacun -de ceux-ci comprenant un élément à conduction dissymétrique disposé dans le même sens que l'élément de l'autre bras, et un bras en shunt disposé de manière à former un circuit en T avec les bras disposés en série. 11.
    Circuit selon la revendication, présen tant une paire de bornes d'entrée et une paire de bornes de sortie entre lesquelles sont con nectés un bras disposé en série et deux bras disposés en shunt de façon à former un circuit en n, caractérisé par un dispositif à jonction P-N dans le bras disposé en série, chacun des bras disposés en shunt comprenant un ensem ble tel que celui comprenant ledit élément à conduction dissymétrique relié audit dispositif à jonction P-N. 12.
    Circuit selon la revendication, carac= térisé en ce qu'il comprend deux bras disposés en série, chacun de ceux-ci comprenant un ensemble tel que celui comprenant ledit élé ment à conduction dissymétrique relié audit dispositif à jonction P-N, lesdits dispositifs à jonction étant montés en sens contraire l'un par rapport à l'autre et un bras en shunt, dis posé de manière à former un circuit en T avec les bras disposés en série et comprenant un dispositif à jonction P-N. 13.
    Circuit selon la revendication, compre nant une paire de bornes d'entrée et une paire de bornes de sortie, caractérisé en ce qu'il possède au moins une connexion partant d'un point de jonction disposé entre ledit dispositif semi-conducteur P-N et ledit élément à conduc- tion dissymétrique et aboutissant à une borne extérieure.
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