Machine destinée à communiquer à un patient des exercices passifs
La présente invention concerne une machine à communiquer à un patient des exercices passifs dans le but notamment de corriger son attitude et de normaliser son poids.
La machine selon l'invention comprend un bâti principal, une plate-forme montée de façon mobile sur ledit bâti, des moyens pour faire osciller ladite plate-forme dans un plan sensiblement horizontal, des moyens pour faire basculer ladite plate-forme, une paire de leviers articulés sur ladite plate-forme, un coussin rembourré porté par chaque levier, et des moyens pour faire osciller lesdits leviers et par suite lesdits coussins dans un plan sensiblement horizontal.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine suivant l'invention.
La fig. 1 en est une vue en plan;
la fig. 2 est une vue latérale quelque peu schématique de la machine de la fig. 1, sur laquelle on a enlevé des panneaux, etc., dans un but de clarté;
la fig. 3 est une vue latérale partielle de l'un des arbres de commande de la machine, montrant également les éléments associés, comprenant une poulie entraînée et des cames montées sur l'arbre ;
la fig. 4 est une vue partielle en perspective d'une forme des cames de la fig. 3 et d'un élément de commande de ladite came
la fig. 5 est une vue schématique en bout de l'arbre de commande de la fig. 3, de l'une des cames et de son élément de commande, montrant la disposition de ces éléments lorsque l'arbre tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre;
la fig. 6 est une vue analogue à la fig. 5, mais représentant les éléments tournant dans le sens des aiguilles d'une montre.
La machine représentée aux fig. 1 et 2 et constituant une table d'exercice désignée dans son ensemble par 10, comprend un bâti principal 20 et un bâti flottant 70 supporté par le bâti 20 de manière à pouvoir se déplacer par rapport à lui. Le bâti principal 20 comprend deux cadres latéraux 21 de forme générale rectangulaire reliés entre eux par des éléments latéraux (non représentés) de façon à constituer un ensemble de forme générale rectangulaire. A l'intérieur du bâti principal 20 sont fixés audit bâti de façon à en constituer une partie deux bâtis de support auxiliaires 22 et 23, constituant aussi des ensembles de forme générale rectangulaire supportant des dispositifs 30 de basculement et 50 d'oscillation, lesquels relient le bâti flottant 70 au bâti principal 20.
Le bâti flottant 70 comprend une plateforme plate 71, horizontale et rembourrée, à laquelle est suspendu le bâti de support auxiliaire ou berceau 72 formant un ensemble de forme générale rectangulaire fixé au bâti flottant 70.
Le dispositif d'oscillation 50 comprend un bras de levier 51 qui est relié au bâti flottant 70 en un point de façon à le supporter. Le bras 51 est articulé à son extrémité supérieure sur la plate-forme 71 à l'aide d'un palier 52 et il est articulé en un point intermédiaire de sa longueur au bâti principal 20 à l'aide d'un palier 53. L'extrémité inférieure du bras 51 est articulée par une bielle 54 de façon générale horizontale à un excentrique 55 entraîné en rotation par un moteur électrique 56 par l'intermédiaire d'une poulie 57, d'une courroie 59 et d'une poulie 58 montée de façon à pouvoir tourner en 60. Lorsque le moteur 56 fonctionne, l'excentrique 55 tourne autour du point 60, en imprimant à la bielle 54 un mouvement d'oscillation dirigé de façon générale dans le sens horizontal et qui est transmis au bâti flottant par le bras 51.
Le dispositif de basculement 30 comprend un bras 31 de façon générale vertical, qui est relié au bâti flottant 70 de façon à le supporter, en étant articulé sur un bras 32 de façon générale horizontal. Le bras 31 est articulé à son extrémité supérieure sur la plateforme 71 par un palier 33 et à son extrémité inférieure en 34 sur une extrémité du bras 32.
L'extrémité opposée du bras 32 est articulée sur le bâti principal 20 par un palier 35. Le bras 32 est articulé par une bielle 36, de façon générale verticale, à un excentrique 37 qui est entraîné en rotation par un moteur électrique 38 par l'intermédiaire d'une poulie 39, d'une courroie 41 et d'une poulie 40 tournant autour du pivot 42. Lorsque le moteur 38 fonctionne, l'excentrique 37 tourne autour du pivot 42 en faisant osciller la bielle 36 dans une direction de façon générale verticale, cette oscillation
étant transmise au bâti flottant 70 par les bras
32 et 31.
On voit donc qu'on peut faire osciller le
bâti flottant 70 longitudinalement dans un plan
horizontal par le dispositif d'oscillation 50 et -le faire basculer autour du palier 52 par le
dispositif de basculement 30, de façon simultanée ou indépendante.
Il est évident qu'on peut arranger les dispositifs 30 et 50 de toute façon désirée l'un par rapport à l'autre afin de pouvoir supporter le bâti flottant 70 en deux points selon toute combinaison désirée. C'est ainsi qu'on peut modifier à volonté la position du centre de rotation du basculement communiqué à la plateforme 71 et qu'elle n'est pas limitée au centre de la plate-forme, telle que représentée sur la fig. 1.
I1 est évident en outre qu'on peut avoir recours à d'autres dispositifs pour faire basculer ou osciller verticalement le bâti flottant 70.
Par exemple, on pourrait adopter à la place du dispositif 30 un dispositif qui communiquerait à l'ensemble du bâti flottant 70 et du bâti principal 20 un mouvement de basculement ou d'oscillation vertical par rapport au plancher.
On voit sur les fig. 1 et 2 que la plate-forme 71 est munie de deux palettes latérales 73 et 74, chacune d'elles étant articulée sur le berceau 72 afin de pouvoir recevoir un mouvement d'oscillation longitudinal par rapport à la plate-forme 71 selon deux combinaisons différentes de mouvements, indépendamment du fait que le bâti flottant 70 est immobile ou non par rapport au bâti principal 20. La palette 73 est portée par l'extrémité supérieure d'un levier 75 articulé en 76 à son extrémité inférieure sur le berceau 72. Le levier 75 est articulé par une bielle 77 de façon générale horizontale à un excentrique 78 qui est entraîné en rotation par un moteur électrique 79 par l'intermédiaire d'une poulie 80, d'une courroie 82 et d'une poulie 81.
En se référant également aux fig. 3 à 6, on voit que la poulie 81 est portée par un arbre 83 qui porte, indépendamment de l'excentrique 78, un second excentrique 84.
L'excentrique 78 est calé sur l'arbre 83 de façon à participer à sa rotation de sorte que lorsque le moteur 79 tourne, il tourne autour de l'axe de l'arbre 83 de façon à faire osciller la biellette 77 dans une direction générale horizontale, cette oscillation étant transmise par le levier 75 à la palette 73. Le second excentrique 84 est articulé sur la palette 74 par une timonerie (non représentée) analogue à celle comprenant la bielle 77 et le levier 75 à l'aide de laquelle la palette 73 est reliée à l'excentrique 78. L'excentrique 84 est monté de façon à pouvoir tourner sur l'arbre 83. Un collier 85 et une roue de commande 86, disposés de part et d'autre de l'excentrique 84, sont fixés sur l'arbre 83 de façon à participer à sa rotation.
L'excentrique 84 est donc disposé entre le collier 85 et la roue 86 qui coopèrent pour maintenir ledit excentrique en position sur l'arbre 83. La roue 86 présente une patte axiale 87 ayant en section transversale la forme d'un segment de 900 dont le centre coïncide avec l'axe de rotation de l'arbre 83. Cette patte 87 coopère avec une patte 88 formée sur l'excentrique 84 et ayant en section transversale la forme d'un segment de 900 ayant son centre sur l'axe de rotation de l'arbre 83.
L'excentrique 78 et la roue 86 sont calés sur l'arbre 83 et son montés l'un par rapport à l'autre de façon telle que lorsque le moteur tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, la patte 87 de la roue 86 vient en prise avec la patte 88 de l'excentrique 84 pour entraîner ce dernier de façon qu'il transmette un mouvement d'oscillation à la palette 74, en phase avec le mouvement d'oscillation transmis à la palette 73 par l'excentrique 78. Lorsque le moteur tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, la patte 87 de la roue 86 vient en prise avec la patte 88 de l'excentrique 84 afin que le mouvement d'oscillation transmis à la palette 74 soit décalé de 180t) avec le mouvement d'oscillation transmis à la palette 73 par l'excentrique 78.
Sur le sommet de chacune des palettes 73 et 74 sont fixés deux coussins rembourrés tels que 89 et 89a, et 91 et 91 a, respectivement, qui coopèrent avec le rembourrage de la plate-forme 71 pour en compléter la surface supérieure et qui peuvent être réglés latéralement par rapport à leurs palettes respectives et l'un par rapport à l'autre. Ainsi, on peut les rapprocher l'un de l'autre comme cela est représenté pour les coussins 91 et 91a ou les écarter l'un de l'autre comme cela est représenté pour les coussins 89 et 89a.
Sur une extrémité de la plate-forme 71 est fixée de façon amovible une barre en forme de poignée et repose-pieds 92 (voir fig. 1 et 2). I1 convient de remarquer que la barre 92 est munie d'une partie 93 que le patient peut serrer pendant l'exercice d'extension, qu'on décrira ci-après, et qu'elle est munie d'un coussin rembourré 94 sur lequel le patient peut de temps à autre reposer la tête, ses pieds ou la partie inférieure de ses jambes. La partie inférieure de la barre 92 (désignée en 95) est fixée de façon amovible et coulissante dans la plateforme 71 afin de pouvoir être réglée dans toute position désirée selon la taille du patient. Ce dernier peut donc être mis convenablement en position sur la table afin que l'exercice donné par les palettes et l'opération d'extension puissent être les plus efficaces.
La table peut servir de diverses façons à donner de l'exercice à un patient afin de cornger son attitude et de normaliser son poids.
Elle accomplit le rôle de quatre tables ou davantage analogues à celles qui ont été considérées jusqu'à présent comme convenables. Par exemple, elle peut (1) osciller rapidement dans le sens longitudinal et (2) basculer autour du palier 52 de façon à communiquer au patient reposant sur la plate-forme un mouvement alternatif soit dans le sens longitudinal soit dans le sens vertical, afin d'établir une circulation salutaire. Elle peut aussi (3) communiquer un exercice d'extension au patient reposant sur la plate-forme et dont les épaules touchent les palettes rembourrées 73 et 74. On peut obtenir un mouvement analogue d'extension (4) avec un patient dont les cuisses reposent sur lesdites palettes.
On peut également accomplir de façon analogue une torsion et un pétrissage de (5) soit les épaules, (6) soit les cuisses tandis que les palettes 73 et 74 oscillent en étant décalées de 1800. On peut accomplir d'autres exercices par diverses combinaisons de mouvements.
Si l'on désire donner au patient un exercice d'extension vers le haut à partir des épaules, ou un massage des épaules, le patient peut reposer sur la table avec les épaules sur les palettes rembourrées 73 et 74, et saisir la barre 93. Lorsque le moteur 79 tourne alors dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, de sorte que les palettes 73 et 74 oscillent en phase, le patient est soumis à un exercice salutaire d'extension. Si l'on désire communiquer aux épaules un exercice de torsion tandis que le patient repose dans la même position, on fait tourner le moteur 79 dans le sens des aiguilles d'une montre de sorte que les palettes 73 et 74 oscillent en étant décalées de 1800, ce qui produit un exercice de massage et de torsion grandement salutaire.
On réalise des exercices analogues de la région du bassin (destinés à détendre et allonger la totalité de la région de la moelle épinière et à détendre les muscles de la région sacro-iliaque, en vue de donner au patient une bonne attitude) en tournant le patient en sens contraire afin que ses pieds ou chevilles reposent sur le coussin 94 et ses fesses sur les palettes 73 et 74. On peut assurer un mouvement salutaire de basculement à l'aide du moteur 38 et une oscillation horizontale salutaire à l'aide du moteur 56.