Matériel d'emballage antichoc et procédé pour la fabrication de celui-ci
La présente invention est relative au matériel d'emballage et, particulièrement, à celui destiné à protéger des chocs, en cours de manipulations et de transport, des objets fragiles.
Elle a pour objet un matériel d'emballage antichoc, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un coussin pneumatique destiné à servir d'appui élastique et d'amortisseur à l'objet emballé.
L'expérience montre que grâce à l'emploi de coussins pneumatiques, des objets même très fragiles se trouvent parfaitement protégés et à l'abri de toute brisure et détérioration, à la suite de chocs dans le cas de manipulations même brutales et d'une chute de l'objet ainsi emballé.
Un emballage incorporant ce matériel d'emballage peut ainsi comporter une structure externe rigide et, à l'intérieur de cette structure, un coussin pneumatique interposé entre cette structure et l'objet emballé aux divers endroits de cet objet susceptible de porter contre cette structure.
L'invention a également pour objet un procédé pour réaliser le matériel d'emballage, caractérisé en ce qu'il consiste à réunir deux feuilles en un matériau thermoplastique par soudure à chaud de manière à former au moins un alvéole étanche, cependant que l'on maintient à l'intérieur de chaque alvéole une pression supérieure à la pression qui s'exerce sur les faces externes des parois pour faire de cet alvéole un coussin pneumatique.
Pour convertir l'alvéole en coussin pneumatique, on peut ainsi admettre un gaz sous pression à l'intérieur de celui-ci ou bien créer une dépression sur les faces externes de ses parois, dans le cas d'emballage sous vide.
On assure ainsi un remplissage correct de cet espace malgré la compressibilité de l'air ou autre gaz qui le remplit.
Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple :
La fig. 1 est une vue de face du matériel d'emballage formé d'un ensemble de coussins pneumatiques formant une sorte de damier.
La fig. 2 en est une coupe transversale suivant la ligne 2-2 de la fig. 1.
La fig. 3 représente, à titre d'exemple, une lampe réceptrice de radio, en place'dans un emballage comportant le dispositif élastique et amortisseur des fig. 1 et 2.
La fig. 4 est une vue de face d'un autre ensemble de coussins pneumatiques.
La fig. 5 montre l'utilisation de cet en
semble dans la fabrication d'une bouteille à isolation thermique.
La fig. 6 est une coupe d'un autre emballage suivant l'invention, à un seul alvéole, destiné à recevoir un objet fragile tel qu'une lampe de radio.
Les fig. 7 à 14 représentent, chacune, un angle d'autres emballages avec housse pourvue de coussins pneumatiques.
La fig. 15 représente, en coupe, une variante de coussin pneumatique plissé en accordéon.
Les fig. 16 à 18 représentent, en coupe, deux groupes de coussins destinés à éviter des phénomènes de résonance.
Aux fig. 1 et 2 on a représenté un mode d'exécution d'un matériel d'emballage antichoc suivant l'invention et destiné à entrer dans la construction d'un emballage pour objet fragile.
Ce dispositif est formé de deux bandes 1 et 2 en une matière étanche, de préférence thermoplastique et scellable à chaud, par exemple en un chlorure de polyvinyle ou en polyéthylène. Ces deux bandes sont réunies l'une à l'autre par soudure sur leurs bords longitudinaux en 3 et 4, transversalement en 5 et 6 à leurs extrémités et, en outre, suivant des lignes transversales 7, 8 et 9. de manière à former des cavités ou alvéoles 10 remplis, chacun, d'un gaz, de préférence, à une pression plus élevée que la pression atmosphérique; cette pression peut éventuellement être réglable par des valves.
Chaque alvéole forme ainsi un coussin amortisseur C1 et le dispositif A1 constitue en fait un ensemble de tels coussins.
Le dispositif A1 peut être obtenu, par exemple, en prévoyant des bandes 1, 2 un peu plus longues que la longueur définitive du dispositif, ces bandes se prolongeant jusqu'en 1 1 (fig. 1),. Les deux bandes 1 et 2 sont réunies par soudure sur leurs bords longitudinaux 3 et 4 et suivant la ligne transversale d'extrémité 5, cependant qu'une valve ou autre élément 12 est introduit entre les deux bandes à leurs autres extrémités et celles-ci sont réunies également par soudure en 13, de part et d'autre de la valve.
Par cette valve, on admet, à l'intérieur du sac formé, de l'air ou un autre gaz à la pression désirée, et, cependant qu'on maintient cette pression, on réalise la ligne transversale de soudure 6 qui ferme le sac. I1 ne reste plus qu'à effectuer les lignes de soudures 7, 8 et 9 puis de découper le dispositif suivant la ligne transversale ab.
Une variante de procédé de fabrication qui s'apparente au mode opératoire ci-dessus, en ce sens que l'on crée dans les deux cas une différence de pression statique entre la pression régnant dans les alvéoles 10 et celle qui s'exerce sur les faces externes des parois de ces alvéoles, consiste à exercer une dépression sur ces faces externes, en utilisant, pour la soudure à chaud des parois, des électrodes creuses dont les cavités sont reliées à une machine à faire le vide.
On peut encore combiner les deux variantes précitées, c'est-à-dire à la fois admettre de l'air ou autre fluide sous pression dans les alvéoles à l'aide d'une valve 12 et faire un certain vide sur les faces externes des parois des alvéoles.
Un autre procédé de fabrication consiste à superposer à plat les deux bandes 1, 2 correspondant, en longueur, à celle du dispositif à obtenir, et à souder les deux bandes suivant toutes les lignes de soudure précitées, puis à gonfler chaque alvéole 5 individuellement en piquant dans l'une des parois de cet alvéole une aiguille creuse par laquelle sera admis dans l'alvéole de l'air ou un autre gaz sous pression.
Après le gonflage désiré, il suffit de retirer l'aiguille et de sceller le petit trou qu'elle a laissé.
Le dispositif Ai des fig. 1 et 2 sert à emballer un objet fragile, soit simplement en enroulant ce dispositif autour de l'objet, soit encore, après que l'objet a été ainsi entouré, en disposant le tout dans une structure rigide.
C'est ainsi que dans l'exemple de la fig. 3 une lampe de radio 14 est entourée du dis positif A suivant l'invention et l'ensemble est logé dans une boîte 15 en carton ou en quelque autre matériau convenable. La lampe 14 se trouve ainsi parfaitement protégée par les coussins pneumatiques qui l'entourent sur tout son pourtour.
Dans l'exemple des fig. 1 et 2, on a supposé que le dispositif A1 est formé à partir de deux bandes 1 et 2 distinctes, mais, éventuellement, il pourrait venir d'une seule bande repliée sur elle-même ou encore d'un tube aplati.
La fig. 4 représente une première variante
A2 du dispositif élastique et amortisseur, obtenu comme le précédent en superposant deux feuilles ou en rabattant sur elle-même une seule feuille. Les deux parois sont soudées non seulement sur leurs bords longitudinaux en 3a et 4a et sur les bords transversaux tels que 5a, mais encore suivant des lignes tranversales 7a, 8a... et un certain nombre de lignes longitudinales 14, ce qui donne ainsi un ensemble d'alvéoles ou de coussins C2 répartis à la fois en rangées et lignes transversales à la manière d'un damier.
Ce dispositif A2 permet l'emballage d'objets plus longs. Une application de ce dispositif est donnée à la fig. 5 où une bouteille 15 à isolation thermique et en verre est protégée par le dispositif A2 interposé entre cette bouteille et le corps métallique externe 16, dans l'espace laissé libre qui sépare, comme c'est le cas dans ce genre de bouteilles, le récipient proprement dit 15 de l'enveloppe.
La fig. 6 représente l'emballage d'une lampe de radio 17, emballage qui, ayant la forme d'un petit récipient, est constitué, en fait, par un seul coussin pneumatique C3 suivant l'invention, ménagé entre deux parois tubulaires coaxiales et concentriques 18 et 19 réunies sur leurs bords 20, qui forment une sorte de goulot susceptible d'être obturé, voire scellé, à l'aide d'un bouchon 21. On obtient ainsi un emballage très pratique et très efficace quant à la protection de l'objet 17.
Aux fig. 7 à 18, on a représenté l'invention appliquée à l'emballage d'un objet, désigné, sur ces figures, par M, cependant que par
D on a désigné une structure rigide externe et par H la paroi d'une housse entourant d'une manière hermétique l'objet ou ensemble M emballé.
Cette housse H est en une substance de préférence thermoplastique, telle que le chlorure de polyvinyle, le polyéthylène, etc. Elle enveloppe intégralement l'objet ou l'ensemble M à protéger et les diverses parois qui la constituent sont reliées les unes aux autres d'une manière rigoureusement étanche, par soudure directe des diverses feuilles constitutives, par exemple par soudure électrique à haute fréquence.
Ceci posé, dans l'exemple représenté à la fig. 7, il est prévu au voisinage d'un coin de l'ensemble M et sur deux faces de la housse
H, deux coussins pneumatiques C4 formés, chacun, de deux parois 22 et 23 réunies, en particulier par une soudure à chaud dans le cas d'une substance thermoplastique, sur tout leur pourtour, en 24, non seulement entre elles, mais également avec une pièce de renfort 25, rapportée par soudure en 26 sur la housse H.
Dans la variante représentée à la fig. 8, il n'est prévu qu'un coussin C5 qui entoure l'une des arêtes de l'ensemble M et de la housse H.
Ce coussin est formé de deux parois 27 et 28 réunies sur tout leur pourtour en 29 au pourtour de la pièce de renforcement 30, ellemême soudée en 31 et 32 à la housse H.
Dans les deux exemples ci-dessus, la pièce de renfort 25 ou 30 peut éventuellement être supprimée, c'est ainsi que la fig. 9 représente une solution à deux coussins C6 dont les parois 31 et 32 sont soudées entre elles en 33, les parois 31 étant par ailleurs soudées directement à la housse H en 34.
La fig. 10 représente un mode de réalisation encore plus simple, dans lequel des coussins tels que CC, prévus sur les diverses faces de- l'en- semble M sont constitués, chacun, par une seule paroi 35, soudée sur tout son pourtour en 36 à la housse H.
Dans l'exemple de la fig. 11, le coussin C8 chevauche le coin de l'ensemble M et de la housse H et est constitué par une seule paroi souple 37, soudée sur tout son pourtour, en 38, à la housse H.
La fig. 12 représente une variante de l'exemple précédent, dans laquelle le coussin
C9 est constitué par une paroi 39 soudée en 40 à la housse H et fixée par un prolongement périphérique 41 au châssis D à l'aide de pointes 42 ou autrement.
Dans les exemples des fig. 7 à 12, les coussins pneumatiques sont situés à l'extérieur de la housse H, mais ils peuvent aussi être situés à l'intérieur de cette housse comme représenté à la fig. 13 suivant laquelle deux coussins C10 sont logés entre la housse H et l'ensemble à protéger M, chacun de ces coussins étant formé de deux parois 43 et 44, réunies par soudure en 45, les parois 44 étant elles-mêmes réunies par soudure, en 46, à la housse H. Il pourrait être prévu des coussins à l'intérieur et à l'extérieur de la housse.
Les divers coussins décrits ci-dessus en combinaison avec une housse sont rapportés sur la paroi de cette housse par soudure mais, éventuellement, les coussins pourraient être amovibles ou encore être fixés à la paroi de la housse ou au châssis ou autre structure D par d'autres moyens qu'une soudure directe, par exemple par des liens, bandes ou autres entourant le coussin. Une telle solution est représentée sur la fig. 14 qui représente par ailleurs un mode d'exécution dans lequel des coussins C11, extérieurs à la housse H, sont constitués, chacun, par un tube 47 en tout autre matériau élastique, plissé en accordéon et contenant de l'air ou autre gaz à la pression atmosphérique ou à une pression plus grande. Chacun de ces coussins pneumatiques est fixé sur la housse H par deux bandes 48 et 49, dispo
sées en croix et fixées par leurs extrémités à ladite housse.
Les tubes plissés de l'exemple précédent pourraient être remplacés par des tubes C12
obtenus, comme représenté à la fig. 15, par la réunion, par soudure, de deux disques 50 et 50a, par l'intermédiaire d'une série de rondelles 51, ces éléments étant en une substance thermoplastique étanche.
Dans le cas où sont utilisés plusieurs coussins, ceux-ci peuvent avantageusement avoir des périodes propres de vibration différentes grâce à des caractéristiques élastiques différentes, du fait de la nature de leurs parois, de leurs dimensions ou des pressions internes, dans le but d'éviter toutes vibrations de résonance entre l'objet emballé et lesdits coussins. C'est ainsi que l'on peut prévoir:
soit des groupes de coussins disposés côte à côte en C13, C41, C15 (fig. 16), ces coussins pouvant être indépendants ou réunis par l'une ou par leurs deux parois 52, 53 ;
soit des groupes de coussins directement superposés C16 à C18 (fig. 17);
soit encore des groupes de coussins superposés en quinconce comme représenté en C'9,
C20... (fig. 18).
REVENDICATIONS :
I. Matériel d'emballage antichoc, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un coussin pneumatique destiné à servir d'appui élastique et d'amortisseur à l'objet emballé.