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Montre-bracelet-réveil Les montres-bracelets pour dames sont en général plus petites que celles pour hommes. Leur grandeur maximum n'est pas définie mais la pratique horlogère la fixe approximativement au diamètre 23 mm pour les mouvements ronds. Pour les mouvements dits de forme la plus grande dimension est habituellement inférieure à 23 mm. Si l'on tente de grouper dans cet espace les organes d'un mouvement simple et les organes d'un réveil comme cela a été fait jusqu'à présent dans des montres-bracelets-réveils pour hommes, on ne peut aboutir, faute de place, qu'à une très mauvaise solution.
Ou bien le mécanisme du réveil est sacrifié au profit du mouvement horaire et la sonnerie devient nettement insuffisante ; ou bien le mouvement horaire est sacrifié au profit du réveil et devient très petit, très coûteux et imprécis ; ou enfin on aboutit à un compromis tout aussi mauvais entre ces deux extrêmes. En particulier le faible volume du marteau donne une durée de sonnerie notoirement insuffisante et une fréquence de frappe si rapide qu'elle étouffe la sonorité de la membrane. De plus, il est souvent impossible de situer la butée de frappe comme il le faudrait, faute de place, ou parce qu'il y a en général incompatibilité entre les emplacements possibles pour le marteau et ceux néces- saires à une mise en vibration favorable de la membrane.
La présente invention vise à éliminer dans une large mesure ces obstacles et à fournir une construction utilisable pour réaliser une montre- bracelet-réveil pour dame.
Elle a pour objet une montre-bracelet-réveil, par exemple pour dame, comportant un marteau de sonnerie et qui est caractérisée en ce que la trajectoire de la partie efficace de ce marteau se trouve au-dessus d'au moins un des organes suivants : balancier, axe de balancier, ancre ou roue d'échappement du mouvement horaire, roues de finissage (c'est-à-dire roue de grande moyenne, de petite moyenne et de champ) barillet du mouvement horaire, barillet du mouvement de réveil, et en ce que le niveau supérieur de cette partie ne dépasse pas le plan supérieur du mouvement de la montre.
La fréquence d'oscillation du marteau dépend, pour un couple moteur donné, de son moment d'inertie par rapport à son axe de rotation. Dans ce moment d'inertie, le rayon intervient au carré (à la deuxième puissance), par conséquent, plus on éloigne de son axe de pivotement la matière du marteau, plus il est possible d'en réduire la masse. Nous appelons partie efficace du marteau celle qui contri-
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bue le plus à la formation de son moment d'inertie.
Les dessins annexés montrent, à titre d'exemple, cinq formes d'exécution de la montre faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en plan de la première forme d'exécution, montrant un marteau oscillant au-dessus du palier du balancier.
La fi-. 2 est une coupe selon 2-2 de la fig. 1.
La fig. 3 est une vue en plan de la seconde forme d'exécution, montrant un marteau passant à la fois au-dessus du palier du balancier et d'un des barillets.
La fig. 4 est une vue analogue de la troisième forme d'exécution.
La fig. 5 est une coupe partielle de la quatrième forme d'exécution.
La fi-. 6 est une vue en plan correspondant à la fi-. 5.
La fig. 7 est une coupe partielle de la cinquième forme d'exécution.
La fig. 8 est une vue en plan correspondant à la fig. 7.
Sur les fig. 1 et 2, un marteau 1 pivote sur un tenon 2 vissé ou chassé dans une platine 3 ; il est entraîné en oscillation par une ancre de réveil 4 au moyen d'une goupille 5 traversant la platine 3 par une ouverture 6. Cette goupille est fixée au marteau, tandis qu'elle est libre dans l'ancre. Elle pourrait, inversement, être fixée à l'ancre et libre dans le marteau. L'ancre de réveil 4 pivote sur un prolongement 7 du tenon 2 et coopère avec une roue d'ancre de réveil 8. Lorsqu'il passe de la position représentée en traits mixtes, D, à la position en traits pleins E de la fig. 1, le marteau met en vibration une membrane 9 (fig. 2) en frappant contre un plot 10.
Ce marteau oscillant au-dessus d'un palier supérieur 20 du balancier 11, est dégagé dessous pour permettre le passage du balancier 11, du spiral 12, du coq 13, de la raquette 14 et du coqueret 15, tandis qu'il est largement biseauté dessus. Un verrou à ressort 16 fixé à demeure par un rivet 17 au corps du marteau 1 permet de l'enlever très rapidement. En effet, on le saisira en introduisant une des branches de brucelles dans un évidement 18 (fig. 1), laquelle éloignera le verrou 16 d'une saignée 19 pratiquée dans le tenon 2. On voit immédiatement par le dessin que la remise en place est tout aussi aisée.
Dans cette construction, le niveau supérieur du marteau 1 (donc de sa partie efficace) ne dépasse pas le plan supérieur du mouvement, dont la hauteur n'a pas subi d'augmentation, par rapport à une montre de même type mais sans réveil, du fait de la disposition adoptée pour le marteau et du raccourcissement de l'axe du balancier, qui peut être réalisé sans inconvénient pour le mouvement.
Dans la fig. 3, le marteau 21, dont la forme est très découpée, pivote en 22. Il est entraîné en oscillation par une ancre de réveil 23 qui coopère avec une roue d'ancre de réveil 24 au moyen d'une goupille 25, exactement de la même manière que celle décrite pour la fig. 2.
Deux bras 26 et 27 du marteau se réunissent à une partie efficace 28 qui frappe contre un plot 29. Ils sont situés de part et d'autre d'un pont 30 dans lequel pivotent des roues 31 et 32 pour seconde au centre. Le niveau supérieur du pont 30 détermine la hauteur maximum du mouvement; le marteau ne dépasse pas ce niveau.
Lorsque le marteau oscille, le bras 27 passe au-dessus du palier 33 du balancier 34 et l'autre bras 26 avec la partie efficace 28 passe au-dessus du palier 35 du barillet du mouvement horaire 36 et du rochet de barillet 37, tandis qu'il ne recouvre en permanence qu'une partie du barillet du réveil 38 et du rochet du réveil 39.
Le verrou à ressort décrit dans les fig. 1 et 2 peut évidemment s'adapter à cette exécution. L'invention peut s'appliquer à une montre sans seconde au centre. La fig. 4 en est un exemple.
Le marteau 41, pivotant en 42, frappe contre un plot 40 et oscille par-dessus le balancier 43, le coq 44 et un pont de rouage 45
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dans lequel pivotent des roues de finissage 46, 47, 48, dont la roue de grande moyenne 46 intentionnellement déplacée en 49, permet une réduction de l'épaisseur du pont de rouage par rapport au pont de barillet 50. Le coq 44 peut toujours, sans difficulté, être situé à un niveau inférieur à celui du pont de barillet 50. Son niveau correspond ici à celui du pont de rouage 45. Le marteau passe au-dessus des organes 43 à 49 sans augmenter l'épaisseur du mouvement. Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 5 et 6, le verrouillage du marteau est assuré comme suit.
Un tenon 61, chassé dans la platine 62 et sur lequel pivote librement le marteau 63, comporte une rainure 64 dans laquelle est introduite une fourche 65 d'une clavette 66 formant ressort, laquelle limite le déplacement du marteau 63 dans le sens de la hauteur. La clavette 66 est logée dans un passage rectiligne 67 ménagé dans le marteau 63. Elle est maintenue dans sa position de verrouillage, dans le sens longitudinal par une goupille 68 solidaire du marteau 63 et pénétrant dans un trou 69 de la clavette 66, et dans le sens vertical par des ailettes débordantes 70 et 71 accrochées sous des saillies 72 et 73 du marteau 63 qui les recouvrent.
La forme arquée de la clavette assure sa fixation sans jeu d'une part, et permet, d'autre part, de libérer le marteau de la façon suivante : il suffit de presser la clavette en 74 par exemple, avec un outil 75, ce qui la dégage de la goupille 68, et de la retirer dans le sens de la flèche 76. Les fig. 7 et 8 représentent une autre variante du verrouillage du marteau.
Une tige 81 chassée dans le marteau 82 est ajustée librement dans le trou d'un tube 83. L'extrémité 84 de la tige 81, dépassant le tube 83, pivote dans un pont inférieur 85 et dirige l'extrémité inférieure 86 du tube 83 sur laquelle pivote l'ancre de réveil 87. Le pont inférieur 85 dans lequel pivote la tige 81 du marteau 82 limite en même temps le déplacement du tube 83 vers le bas, tandis que vers le haut le déplacement est limité par un épau- lement 88. Le tube 83 traverse librement la platine 89. Il est guidé en haut par un pont supérieur 90 et comporte une fente latérale 91 dans laquelle s'introduit une clavette à ressort 92 solidaire du marteau 82.
Cette clavette 92, logée dans un passage 93 pratiqué dans le marteau 82, se maintient d'elle-même dans sa position de verrouillage sous l'effet élastique de sa forme arquée, et rend le marteau solidaire du tube 83 aussi bien en rotation qu'en hauteur. L'orientation de son plan 94 l'empêche de sortir accidentellement de sa position verrouillée. Son déplacement est limité par un épaulement 96 du marteau 82 contre lequel vient Buter une saillie 97. Pour supprimer l'effet du verrouillage, on déplace la clavette 92 dans le sens de la flèche 98, au moyen de brucelles par exemple.
La partie efficace du marteau pourrait aussi, dans une autre forme d'exécution, osciller dans un découpage d'un pont. Dans tous les cas, la partie efficace du marteau doit osciller au-dessus de l'un au moins des organes suivants : balancier, axe de balancier, ancre du mouvement, roue d'échappement du mouvement, roues de finissage, barillet du mouvement horaire, barillet du mouvement de réveil, et le niveau supérieur de cette partie efficace ne doit pas dépasser le plan supérieur du mouvement, de telle sorte que la présence du marteau dans l'épaisseur du mouvement n'entraîne pas une augmentation de la hauteur de ce dernier.
Dans tous les exemples décrits, le moment d'inertie du marteau pourrait être augmenté si celui-ci était exécuté totalement ou partiellement en métal ou autre matériau lourd (par exemple carbure de tungstène de densité 16 à 17 g/cm3).
On remarquera que les montres décrites permettent d'éliminer dans une large mesure les obstacles mentionnés dans le préambule V# en réduisant la masse du marteau ; 21, en logeant la partie efficace du marteau dans des portions autrement mal utilisées de l'espace du mouvement ;
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30 en gagnant au profit d'organes essentiels de l'espace pris sur celui qu'occuperait un marteau de construction habituelle.