Dispositif de soupape La présente invention se rapporte à un dispositif de soupape dans lequel l'écoulement à travers un passage reliant deux espaces contenant du fluide à des pressions différentes, est commandé par un or gane de soupape disposé de manière à coopérer avec un siège annulaire entourant l'extrémité de ce pas sage et poussé normalement, par exemple, au moyen d'un ressort ou d'un fluide sous pression,
vers le pas sage ou siège pour interrompre ou réduire l'écoule ment de fluide à travers le passage et dans lequel des moyens d'actionnement sont disposés de manière à être déplacés à partir d'une position zéro sous F'in- fluence d'un signal mécanique ou électrique pour venir en prise avec l'organe de soupape et déplacer celui-ci axialement en l'écartant du passage ou siège.
Dans des soupapes du type mentionné ci-dessus, par exemple des soupapes-témoins destinées à être associées à des servomoteurs ou mécanismes analo gues, il est désirable de commander la relation entre la vitesse d'écoulement de fluide d'un espace à l'autre par rapport à la différence de pression du fluide dans les deux espaces et le degré de déplacement axial de l'organe de soupape sous la commande des moyens d'actionnement. Ceci peut être réalisé par réglage de la course ou levée de la soupape.
Le terme le vée , comme il est compris dans le métier, se rap porte à la distance suivant laquelle l'organe de sou pape doit être déplacé axialement à partir d'une position zéro, ou la distance suivant laquelle les moyens d'actionnement doivent être déplacés à par tir d'une position zéro pour déplacer l'organe de soupape en vue d'établir la communication entre les deux espaces susdits.
Ainsi, le terme levée insuffisante (under-lap) définit une condition où l'organe de soupape prend une position zéro dans laquelle il est espacé d'une distance déterminée d'avance du passage entre lesdits espaces ou du siège annulaire entourant une extrémité du passage, de sorte que dans cette position zéro les deux espaces sont en permanence en communication l'un avec l'autre.
Le terme levée excessive (over- lap) définit une condition dans laquelle, lorsque l'or gane de soupape est du type à piston, ledit organe de soupape pénètre dans le passage et prend une position zéro à partir de laquelle il doit être déplacé axialement sur une distance prédéterminée pour s'écarter du passage et établir une communication entre lesdits espaces.
Dans une alternative, lorsque l'organe de soupape est du type muni d'une extrémité active ca pable de coopérer avec un siège annulaire entourant une extrémité du passage pour fermer ce dernier, par exemple, un organe de soupape champignon, le dit organe de soupape prend une position zéro dans laquelle il coopère avec le siège, et les moyens d'ac- tionnement prennent une position zéro par rapport à l'organe de soupape à partir de laquelle il doit être déplacé sur une distance prédéterminée avant de de venir efficace pour écarter l'organe de soupape de son siège et établir une communication entre les deux espaces susdits.
La présente invention a pour but de fournir un dispositif de soupape du type susmentionné qui soit de fabrication économique et dans lequel la levée peut être réglée facilement, tandis que la soupape fonctionne.
Le dispositif selon l'invention est caractérisé en ce que au moins le siège avec lequel l'organe de soupape est destiné à coopérer est formé dans un assemblage qui est mobile par rapport aux moyens d'actionnement, de telle façon que le mouvement de l'assemblage dans un sens à partir d'une position moyenne par rapport aux moyens d'actionnement oblige ces derniers à coopérer avec l'organe de sou pape de manière à déplacer ledit siège par rapport à l'organe de soupape en vue de fournir la condition de levée insuffisante,
et le déplacement de l'assem blage dans le sens opposé à partir de la position moyenne par rapport aux moyens d'actionnement oblige le siège à coopérer avec l'organe de soupape pour faire prendre à celui-ci une position relative par rapport au siège et aux moyens d'actionnement correspondant à celle requise pour la condition de levée excessive.
De préférence, un des espaces est muni d'une enveloppe et l'autre espace est formé dans l'assem blage de soupape qui est disposé de façon réglable dans ladite enveloppe dans un passage ménagé dans celle-ci qui communique avec ledit espace mentionné en premier lieu.
Dans une forme d'exécution particulière, deux soupapes telles que celles décrites ci-dessus, peuvent être avantageusement incorporées dans un seul dis positif de soupapes, l'un des deux espaces associé à chaque soupape étant commun aux deux et étant agencé de manière à être relié à un dispositif sensible à la pression, l'autre espace associé à une soupape étant agencé de manière à être relié à une première source de fluide sous pression et l'autre espace asso cié à l'autre soupape étant agencé de manière à être relié à une seconde source de fluide sous pression différente de celle de la première source.
Dans une forme d'exécution préférée, un dispo sitif de soupape destiné à relier sélectivement un dispositif sensible à la pression, par exemple un dis positif d'actionnement (actuator) à une source de fluide sous pression ou à l'échappement, comprend une enveloppe comportant un passage formé à tra vers celle-ci, deux assemblages de soupape sembla bles s'étendant dans ledit passage à partir des extré mités opposées de celui-ci pour laisser un premier espace entre les extrémités intérieures des assembla ges, un passage formé dans l'enveloppe et agencé de .manière à placer le premier espace en communi cation permanente avec le dispositif sensible à la pression,
un second espace formé dans chaque assem blage de soupape, deux autres passages formés dans l'enveloppe et agencés l'un pour mettre en commu nication le second espace d'un assemblage en com munication avec la source et l'autre pour mettre en communication le second espace de l'autre assemblage avec l'échappement, un passage formé dans chaque assemblage pour s'étendre entre le premier espace et le second espace associé, un organe de soupape as socié à chaque assemblage et disposé de manière à pouvoir fermer le passage formé dans l'assemblage de soupape associé,
des moyens d'actionnement dis posés dans le premier espace et agencés de manière à être déplacés d'une position zéro sous l'influence d'un signal mécanique ou électrique pour venir en prise avec l'un ou l'autre des organes de soupape en vue de le déplacer par rapport au passage associé dans l'assemblage, et des moyens pour régler la posi tion d'au moins un des assemblages axialement dans le passage pour commander la levée de la soupape constituée par l'un des assemblages,
c'est-à-dire la grandeur du mouvement des moyens d'actionnement requis dans le sens destiné à ouvrir l'autre passage dans ledit assemblage avant que le second espace ménagé dans celui-ci soit en communication avec le premier espace ou la grandeur du mouvement des moyens d'actionnement requis dans le sens destiné à fermer l'autre passage dans ledit assemblage avant que l'organe de soupape associé ne ferme l'autre pas sage ménagé dans celui-ci.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution et des variantes du dispo sitif faisant l'objet de la présente invention.
La fig. 1 est une vue en coupe par la ligne 1-1 de la fig. 2 d'un dispositif de soupape comprenant deux soupapes représentées dans leur position de levée zéro.
La fig. 2 est une vue en plan partiellement bri sée du dispositif de la fig. 1.
La fig. 3 est une vue à plus grande échelle d'un détail de la fig. 1, les soupapes étant réglées pour une levée insuffisante.
La fig. 4 est une vue semblable à la fig. 3 mon trant les soupapes réglées pour une levée excessive. La fig. 5 est une vue semblable à la fig. 1 d'une deuxième forme d'exécution. Les fig. 6 à 10 montrent plusieurs variantes de soupapes pouvant être incorporées dans les dispositifs représentés aux fig. 1 et 5.
Les dispositifs de soupapes qui vont être décrits sont destinés à établir une communication entre une extrémité d'un espace cylindrique d'un dispositif d'actionnement à piston et cylindre et une alimenta tion de fluide sous pression ou une liaison d'échappe ment selon le cas, dépendant du sens suivant lequel un élément de commande est déplacé. Tout moyen approprié de rappel est prévu pour solliciter cons tamment le piston du dispositif d'actionnement vers l'extrémité de l'espace cylindrique susmentionné, l'alimentation de fluide sous pression à cette extré mité de l'espace cylindrique obligeant le piston à se déplacer contre l'action des moyens de rappel.
Dans la première forme d'exécution représentée aux fig. 1 et 2, le dispositif de soupape comprend un corps formé de deux parties supérieure et infé rieure désignées en 1 et 2 respectivement, chaque partie étant de section transversale carrée, les deux parties étant disposées de manière à être assemblées avec leurs axes alignés, au moyen de brides carrées 3 et 4 venues de fabrication, de sorte que deux des côtés de chaque bride coïncide avec deux des côtés de la partie respective du corps.
La bride 4 sur la partie inférieure 2 est plus épaisse que celle sur la partie supérieure 1 et chaque bride 3 et 4 comporte un logement carré 5 dans sa face d'accouplement dans laquelle s'ouvre un alésage cylindrique 6 formé axialement à travers les parties respectives du corps 1 et 2. Un passage 7 formé dans la partie du corps correspondante, parallèle à l'alésage 6, s'ouvre éga lement dans le logement 5 dans chaque bride, et com munique à proximité de son extrémité extérieure et fermée avec une rainure annulaire 8 ménagée dans la paroi de l'alésage 6.
La rainure est agencée dans la partie supérieure 1 de manière à être mise en com munication permanente avec l'espace cylindrique du dispositif d'actionnement (non représenté), au moyen d'un passage 9 dirigé radialement, ménagé dans la partie 1 du corps.
Un assemblage de soupape (décrit ci-après) est coulissé dans chaque alésage 6 de façon à former un ajustage libre, les deux assemblages étant exactement pareils et séparés l'un de l'autre par un ressort 10 partiellement annulaire dont l'espace libre est dirigé vers l'angle le plus éloigné 11 (fig. 2) de la chambre carrée 12 formée par les deux logements 5, ce ressort ayant ses deux bords supérieur et inférieur inclinés vers l'intérieur en bas et en haut respectivement, comme représenté en 13. Le ressort 10, lorsqu'il n'est pas tendu, est ajusté serré dans les parties d'ex trémité des alésages respectifs 6 dans les parties 1 et 2 et la chambre 12 carrée est entourée par un joint étanche 14.
Chaque assemblage de soupape comprend un siège 15, un guide 16, un organe de soupape 17, un organe d'appui 18 et un ressort 19. Le siège 15 est un anneau comportant une face intérieure 20 conique ayant la même inclinaison que le bord adja cent 13 du ressort 10, sa face extérieure 21 étant con tenue dans un plan normal à l'axe de l'anneau, sa surface cylindrique extérieure 22 formant un ajus tage libre dans l'alésage 6 dans la partie du corps et ses surfaces cylindriques intérieures 23 étant co axiales avec la surface extérieure 22, mais de beau coup plus petit diamètre. La surface extérieure 22 est rainurée circonférentiellement en 24 de façon à loger un anneau d'étanchéité 25.
Le guide de sou pape 16 est un cylindre court ayant son extrémité extérieure 26 montée librement dans l'alésage 6 mé nagé dans la partie du corps et étant rainurée circon- férentiellement en 27 pour loger un anneau d'étan chéité 28 tandis que son extrémité intérieure 29 est de plus petit diamètre et formée d'une ou de plusieurs rainures diamétrales 30. Elle comporte également un trou axial 31 qui s'élargit quelque peu à son extrémité intérieure, comme représenté en 31a.
L'organe de soupape 17 est une tige cylindrique qui a le même diamètre que l'alésage intérieur 23 du siège 15 et s'ajuste gras dans l'alésage 31 ménagé dans le guide 16, mais est beaucoup plus long que celui-ci, portant à son extrémité intérieure une tête 32 dont la base est de plus petit diamètre que la partie élargie 31a de cet alésage 31, mais de plus grand diamètre que la surface cylindrique intérieure 23 du siège 15. La tête 32 a une forme conique, l'angle du cône étant de 90 . L'organe d'appui 18 est constitué par un cylindre court d'un diamètre tel qu'il soit libre dans l'alésage 6 et il présente une rainure circonférentielle 33 pour loger un anneau d'étanchéité 34.
Un loge ment 35 cylindrique s'étendant axialement est formé à partir de l'extrémité intérieure de l'organe d'appui 18, ce logement présentant des gradins en 36 jusqu'à un diamètre plus petit à son extrémité fermée. Une ou plusieurs rainures diamétrales 37 sont formées à travers l'extrémité intérieure de l'organe d'appui 18 dont la longueur axiale est telle que lorsque le siège 15, le guide 16 et l'organe d'appui 18 sont assemblés bout à bout, la face intérieure du siège 15 s'appuie sur le ressort 10 et la face extérieure de l'organe d'appui 18 est placée juste à l'intérieur de l'extrémité extérieure de l'alésage 6.
Les différentes pièces sont assemblées en faisant tout d'abord passer la tige de l'organe de soupape 17 dans l'alésage axial 31 du guide 16 et en plaçant ensuite le siège 15 contre la face intérieure du guide 16, de sorte que la tête conique 32 de l'organe 17 vient en prise en 38 avec le siège constitué par le bord suivant lequel la face extérieure 21 du siège 15 ren contre la surface cylindrique extérieure 23 de celui- ci. Le siège 15 et le guide 16 sont fixés ensemble au moyen de vis 39 dans une position coaxiale et l'as semblage ainsi formé est inséré dans l'alésage res pectif 6 de sorte que la face intérieure 20 du siège 15 s'appuie sur le bord adjacent 13 du ressort 10.
Une cuvette 40 est ensuite montée sur l'extrémité extérieure de l'organe de soupape 17 et le ressort hélicoïdal 19 est engagé par son extrémité dans la cuvette 40. Finalement, l'organe d'appui 18 est inséré dans l'extrémité extérieure de l'alésage 6, de sorte que l'autre extrémité du ressort 19 est reçue dans la partie 36 de plus petit diamètre de son logement axial 35 et une plaque 42 d'extrémité est ensuite fixée sur l'extrémité extérieure de la partie correspondante du corps, de sorte que l'assemblage de soupape ne peut pas être sorti de l'alésage. Les extrémité des rainures 37 sont placées opposées à la rainure annulaire 8 formée dans la paroi 'de l'alésage 6 de la partie res pective du corps.
En outre, la rainure annulaire 43, qui est définie par les extrémités adjacentes du siège 15 et du guide 16, est placée opposée à un passage 44a ou 44b formé à travers la partie correspondante du corps 1 ou 2 respectivement, le passage 44a (su périeur) étant relié à une source de fluide sous pres sion, tandis que l'autre passage 44b est une liaison d'échappement qui peut mener à une région de basse pression telle qu'un drain ou autre décharge à l'atmo sphère.
La chambre carrée 12 formée par le logement 5 dans les faces d'appui des brides 3 et 4 sur les parties 1 et 2 respectivement, comporte, fixé dans celle-ci, un transducteur à cristal qui consiste en deux pla ques 45 de sels Rochelle coupées en X à 450, collées ensemble avec une couche 46 de feuille d'argent entre elles. Celle-ci est enduite de graphite pour as- surer une liaison électrique avec le cristal. Les sur faces extérieures du cristal sont également revêtues d'une feuille en 47 et le tout est plongé dans une matière telle que celle vendue sous la marque de fabrique Alkathene pour le rendre étanche et l'isoler.
Les axes électriques des deux plaques 45 sont disposés perpendiculairement l'un à l'autre, de sorte qu'une flexion apparaît lorsque des potentiels oppo sés sont appliqués aux couches intérieure et exté rieure 46 et 47. Le cristal est monté dans la chambre 12 avec trois de ses angles placés entre des tampons de raidissement 48 et serré de telle manière que toute flexion du cristal est limitée au quatrième angle in diqué en 49. Une monture 50 est fixée sur cet angle du cristal et porte un marteau 51 en forme de tige qui est disposée coaxialement aux deux organes de soupape 17 opposés.
La longueur du marteau 51 est telle que dans une position moyenne des deux as semblages de soupape dans les alésages respectifs 6, les extrémités respectives du marteau 51 viennent juste en contact avec les sommets des têtes coniques 32 des organes de soupape 17 lorsque ces têtes 32 viennent en prise avec les sièges correspondants 38. Des moyens pour appliquer une tension électrique aux feuilles 46 et 47 du cristal comprennent dans chaque cas une borne 52 traversant un manchon 53 en une matière isolante, fixée de manière étanche dans une ouverture appropriée ménagée dans la base d'une cavité circulaire 54 percée dans la base du logement 5 de la bride 4 dans la partie inférieure 2 du corps.
La connexion électrique partant de chaque borne 52 à la couche respective 46 et 47 se fait de la manière habituelle au moyen d'une bande flexible 55. Lorsqu'un signal d'une polarité est appliqué à la feuille 46 et un signal d'une polarité opposée est appliqué à la feuille 47, le marteau 51 se déplace vers le haut sensiblement axialement dans l'alésage 6 tandis que lorsque le signal appliqué aux feuilles respectives 46 et 47 est de la polarité opposée, le marteau 51 se déplace dans le sens opposé.
Le degré de mouvement requis des organes de soupape 17 est extrêmement petit, c'est-à-dire ne dépasse pas 0,125 mm (5/1000"), de sorte que le déplacement du marteau 51 est également extrême ment petit et il est nécessaire de s'assurer que les organes de soupape opposés 17 soient disposés cor rectement par rapport au siège associé 38 et au mar teau 51 lorsque celui-ci se trouve dans sa position médiane ou zéro. Le réglage de la position des as semblages de soupape dans leurs alésages respectifs 6 est effectué au moyen d'une vis de réglage 56 dis posée dans chacune des plaques d'extrémité 42, de sorte qu'elle peut être vissée dans celle-ci pour s'ap puyer sur la face extérieure de l'organe d'appui res pectif 18.
Grâce à l'existence du ressort partiellement annulaire 10, il est possible, en réglant les vis 56, de déplacer les assemblages de soupape l'un vers l'autre à partir de leur position moyenne de condition de levée zéro, comme représenté à la fig. 1, vers la posi tion de levée insuffisante représentée à la fig. 3, le ressort 10 étant, par là, sollicité et obligé de se con tracter quelque peu. Lorsque les extrémités du mar teau s'appuient sur les têtes 32 des organes de sou pape 17, les sièges 38 s'écartent des têtes 32 asso ciées d'un degré contrôlé par le réglage des vis 56 en vue de fournir la condition de levée insuffisante dans les deux assemblages représentés à la fig. 3.
L'effet opposé peut être réalisé en réglant les vis 56 de façon à permettre aux assemblages de s'écarter l'un de l'autre à partir de leur position moyenne vers la position représentée à la fig. 4 soit sous l'influence du ressort 10, soit de la pression du fluide dans la chambre 12, de sorte que les têtes 32 des organes de soupape 17 restent appliqués contre les sièges 38 et sont écartées de l'extrémité associée du marteau 51 d'une distance déterminée par le réglage des vis 56, de sorte que le marteau 51 présente un certain jeu, c'est-à-dire qu'il doit être déplacé d'une petite distance avant de venir en prise avec la tête 32 pour soulever celle-ci de son siège.
Ceci est la condition de levée excessive. En outre, les deux assemblages de soupape, conjointement avec le ressort 10, peu vent être déplacés en bloc dans l'un ou l'autre sens axialement par rapport aux alésages 6 ménagés dans les parties 1 et 2. De cette manière, il est possible de fixer les réglages fins nécessaires des deux orga nes de soupape 17 pour fournir la condition désirée de levée insuffisante, levée excessive ou levée zéro, alors que les soupapes sont en fonctionnement.
Le fonctionnement du dispositif de soupape dé crit ressort clairement de la description qui précède, mais on mentionnera brièvement que les organes de soupape 17 sont tous deux disposés avec leurs têtes 32 alignées en prise avec leurs sièges 38 lorsque le marteau 51 se trouve dans sa position médiane, tan dis que, en même temps, les extrémités du marteau 51 viennent juste en contact avec les sommets des têtes 32 des organes 17 lorsqu'un signal est appliqué aux feuilles respectives 46 et 47 du cristal, le marteau 51 se déplace vers le haut et déplace l'organe de soupape supérieur 17 en l'écartant de son siège.
Une communication est ensuite établie entre la source (non représentée) de fluide sous pression et le pas sage 23 traversant le siège 15, de sorte que du fluide sous pression peut s'écouler dans l'espace à l'intérieur du ressort 10 partiellement annulaire et, de là, à travers la chambre 12 dans les passages 7 ménagés dans les parties 1 et 2 du corps, le fluide sous pres sion s'écoulant ensuite dans les deux rainures annu laires 8 ménagées dans la paroi des alésages 6.
On remarquera que le fluide sous pression peut alors s'écouler vers le dispositif d'actionnement à travers le passage 9, tandis que, en même temps, il agit sur les extrémités supérieure et inférieure de l'organe de soupape supérieur 17, de sorte que les pressions de fluide sur cet organe sont compensées. De façon semblable du fluide sous pression a accès au logement 35 ménagé dans l'organe d'appui inférieur 18, de sorte que les pressions de fluide agissant sur l'organe de soupape inférieur 17 sont également équilibrées. Cet organe de soupape inférieur 17 reste, par consé quent, en contact avec son siège 28 sous l'action du ressort associé 19.
Lorsque des potentiels de signes opposés sont appliqués aux feuilles respectives 46 et 47, le mar teau 51 se déplace vers le bas et déplace l'organe de soupape inférieur 17 de son siège établissant par là une communication entre l'espace dans le ressort 10 partiellement annulaire et le passage 44b conduisant à la liaison d'échappement, l'organe de soupape supé rieur 17 étant, dans ce cas, maintenu en contact avec son siège 38 sous l'action de son ressort 19.
Lorsque les assemblages de soupape sont réglés de manière à fournir la condition de levée insuffisante, les têtes 32 des organes 17 sont toujours espacées de leur siège associé 38 lorsque le marteau 51 se trouve dans sa position médiane ou zéro et le déplacement du mar teau 51 dans un sens provoque le déplacement d'un organe 17 qui s'écarte davantage de son siège, tandis que l'autre organe de soupape se déplace vers son siège élevant ou abaissant ainsi la pression d'entraî nement appliquée au piston du dispositif d'actionne- ment et conjointement avec la poussée constante de rappel du dispositif d'actionnement, faisant faire le déplacement à ce dispositif dans le sens désiré.
Lors que les assemblages de soupape sont réglés de ma nière à fournir la condition de levée excessive à la fig. 4, le mouvement du marteau 51 dans un sens ou dans l'autre aura un certain jeu avant de soulever un des organes de soupape 17 de son siège associé 38.
Pour éviter des fuites de fluide sous pression, les têtes des vis de réglage 56 dans les plaques d7ex- trémité 52 sont recouvertes par des chapeaux 57 fixés sur ces plaques avec interposition d'anneaux d'étan chéité 5 8.
Une seconde forme d'exécution du dispositif de soupape est représentée à la fig. 5 et est semblable en bien des points à celle représentée aux fig. 1 et 2. Dans ce cas, le dispositif comprend une enveloppe en deux parties désignées en 118 et 119 respective ment, dans laquelle les deux parties sont espacées axialement l'une de l'autre par un noyau de fer 120 du type en forme de pot, de section axiale en E, la branche centrale 121 de ce noyau étant disposée co- axialement aux parties 118 et 119 et le tout étant assemblé d'une façon étanche.
Le noyau 120 est ponté par un disque d'armature 122 qui est porté sur un ressort à lame 123 et mobile axialement par rapport à l'enveloppe de soupape. Un marteau 124, en forme de tige, s'étend à travers un alésage 125 formé coaxialement dans la branche 121, fait saillie de l'armature 122 et est relié à celle-ci et à un ressort à lame 123 à une extrémité, l'autre extrémité du mar teau étant fixée à un autre ressort à lame 126 à tra vers lequel il fait saillie, de telle façon que le mouve ment axial du marteau 124 et de l'armature 122 s'oppose à l'action des ressorts 123 et 126 qui sont fixés à leurs extrémités au noyau 120 par des bou lons 127.
Chaque partie 118 et 119 est alésée axia- lement en 128 et 129 respectivement pour recevoir un assemblage de soupape qui, comme dans la forme d'exécution précédente, comprend un siège 130, un guide de soupape 131, un organe de soupape 132, un organe d'appui 133 et un ressort 134. Dans ce cas, le ressort 134 est en forme de croisillon ou de croix dont les branches sont engagées dans des enco ches 135 formées dans la paroi annulaire sur l'ex trémité intérieure de l'organe d'appui 133. Ce ressort 134 agit de la même manière que le ressort hélicoïdal 19 de la première forme d'exécution en vue de pous ser l'organe de soupape 132 contre son siège.
Un organe d'ajustage ou bouchon 136 est vissé dans l'extrémité extérieure de l'alésage dans chaque partie pour s'appuyer contre la face arrière de l'or gane d'appui 133 de manière à régler la position de l'assemblage de soupape dans l'alésage 128 ou 129 contre l'action d'un ressort. Ainsi la position de l'as semblage de soupape peut être réglée tandis que la soupape est utilisée pour fournir la condition de levée excessive ou levée insuffisante comme désiré.
Dans cette forme d'exécution, le ressort commandant la po sition de l'assemblage de soupape est un ressort an nulaire plat 137 qui est fixé dans l'enveloppe et qui est muni de plusieurs fentes ménagées dans sa cir conférence intérieure, son bord marginal intérieur étant agencé de manière à venir en prise avec l'ex trémité intérieure du siège 130 pour s'opposer au mouvement vers l'intérieur de l'assemblage de sou pape. La branche 121 du noyau 120 est entourée par une bobine 138 dont les conducteurs sont amenés à l'extérieur de l'enveloppe. Lorsqu'un courant élec trique traverse la bobine, l'armature 122 est attirée vers le noyau 120 et produit un mouvement axial correspondant du marteau 124.
Dans cette disposition, les soupapes sont réglées à la condition de levée zéro en faisant passer tout d'abord un courant d'intensité déterminée d'avance à travers la bobine 138 pour faire prendre à l'arma ture une position moyenne ou zéro contre l'action des ressorts à lame 123 'et 126. La position axiale des assemblages de soupape dans leurs alésages res pectifs est ensuite réglée au moyen des bouchons 136 de sorte que la tête conique de chaque soupape 132 fait juste contact avec l'extrémité respective du marteau 124.
La position des assemblages de sou pape dans leur alésage respectif 128 et 129 peut ensuite être réglée au moyen des bouchons<B>136</B> à une position de levée insuffisante ou de levée excessive correspondant à celle représentée aux fig. 3 et 4 res pectivement comme désiré. Ce réglage peut être ef fectué alors que les soupapes sont utilisées.
Pendant le fonctionnement de cette forme d'exé cution, un signal ayant la forme d'un courant élec trique est superposé au courant fixe et selon la pola rité dudit signal, augmente ou réduit l'effet dudit courant pour forcer l'armature 122 et le marteau 124 à se déplacer axialement par rapport à l'enve loppe dans un sens ou dans l'autre pour pousser l'une ou l'autre des soupapes 132 hors de son siège contre l'action du ressort 134 et d'amener le passage<B>139</B> extérieurement en liaison à un dispositif d'actionne- ment soit en communication avec l'entrée basse pres sion 140, soit avec l'entrée haute pression 141.
Dans cette disposition où l'on désire que le dépla cement des soupapes soit une fonction linéaire du signal appliqué à l'enroulement 138 dans le troisième exemple, on comprendra qu'une telle fonction linéaire peut être réalisée par une construction appropriée des ressorts à lame 123 ou 126 ou toute autre sus pension appropriée qui peut être employée.
Grâce à la construction des organes de soupape et des sièges tels que décrits, les forces non équili brées exercées sur lesdits organes de soupape par le fluide et qui doivent par conséquent être dépassées par le dispositif d'actionnement, sont réduites à une valeur très basse.
L'assemblage de soupape représenté à la fig. 6 convient pour être utilisé dans une construction telle que celle représentée aux fig. 1 et 5 et est similaire sous bien des rapports aux assemblages décrits en référence à la fig. 1 et des mêmes chiffres de réfé rence sont utilisés pour indiquer les parties sembla bles. Dans ce cas, la longueur axiale du guide de soupape 16 est plus grande que celle de l'organe de soupape 17 et le guide est fileté adjacent à son extré mité extérieure pour engager l'extrémité intérieure de l'alésage 6 de l'enveloppe 2 qui est filetée d'une façon correspondante.
L'organe d'appui 18a est un bouchon fileté qui est vissé dans un alésage 16a mé nagé dans l'organe de guidage 16 pour s'appuyer contre le ressort 19. Lorsque l'assemblage est dis posé dans l'alésage 6, sa position axiale peut être facilement réglée pour commander la levée en le vis sant dans ou hors de l'alésage d'un degré déterminé d'avance. La compression du ressort 18 peut être commandée en réglant la position de l'organe d'appui 18a dans l'alésage 16a. Dans ce cas, le ressort par tiellement annulaire 10 décrit en référence à la fig. 1 n'est pas nécessaire.
L'assemblage représenté à la fig. 7 est semblable à celui décrit en référence à la fig. 6, mais dans ce cas l'élément de soupape 17 est du type à piston dont l'extrémité active indiquée en 32a est cylindrique et agencée de manière à coopérer avec le siège annulaire 38. Comme l'organe de soupape est du type à piston, le siège 15 est formé d'une pièce avec le guide 16. On remarquera que l'assemblage ainsi formé n'est pas compliqué à fabriquer.
L'assemblage représenté à la fig. 8 est sensible ment le même que celui de la fig. 7, mais dans ce cas l'organe de soupape comporte un passage 17a coaxial, de sorte que les pressions de fluide sur cet organe 17 sont équilibrées. Dans ce cas, les passages 7 dans les parties 1 et 2 du corps (fig. 1) ne sont plus nécessaires, ni les passages ménagés dans l'as semblage pour mettre l'extrémité arrière de l'organe 17 en communication avec celle-ci.
La fig. 9 repré sente un assemblage de soupape comportant un organe de soupape du type champignon dans lequel l'extrémité active 32 est formée à partir d'une bille d'acier et est munie d'un prolongement axial 32b et un rebord 32c pour commander les forces sur l'or gane apparaissant lorsque du fluide s'écoule au-delà du siège 38. Le guide de soupape 16 est venu de fabrication avec le siège 15 et a une forme sensible ment cylindrique présentant une extrémité filetée ex térieurement pour l'ajustement de l'alésage 6 de l'en veloppe.
La tige de l'organe de soupape 17 s'étend à travers un passage coaxial 142 qui s'élargit à son extrémité extérieure pour former une petite chambre 143 fermée par un bouchon 144 en une matière iso lante de l'électricité à travers lequel passe un man chon métallique 145 dans lequel est vissée une vis d'arrêt 146 qui sert à limiter la course de l'organe de soupape 17. Le passage 142 est élargi à son ex trémité inférieure pour former une chambre 147 qui est agencée de manière à être mise en communication avec une source de fluide sous pression et l'extré mité intérieure du passage 142 est de diamètre légè rement réduit pour fournir le siège de soupape 38 destiné à coopérer avec l'extrémité active 32 de l'or gane 17.
Le diamètre de l'extrémité intérieure du passage 142 peut être légèrement réduit comme décrit ou il peut être élargi selon que la soupape doit être utilisée comme soupape d'échappement ou d'admis sion. Le but est de fournir un déséquilibre hydro statique qui ferme la soupape avec une charge dé terminée d'avance, habituellement très petite. Un passage d'équilibrage 148 traverse le guide 16 de la face d'extrémité intérieure de celui-ci jusqu'à la chambre 143 pour équilibrer les pressions de fluide sur l'organe de soupape 17. La fig. 10 représente un assemblage de soupape dans lequel le guide 16 est sensiblement cylindrique avec le siège 15 venu de fabrication.
Le guide 16 est fileté extérieurement pour son ajustage dans l'alésage 6 ménagé dans l'en veloppe en vue de régler le jeu de la soupape et l'organe de soupape 17 qui est cylindrique avec un passage d'équilibrage coaxial 17a qui le traverse, s'étend à travers le passage coaxial 148a qui s'ouvre à son extrémité extérieure dans une petite chambre 149 et à son extrémité intérieure dans un espace 150 agencé de manière à être mis en communication avec une source de fluide sous pression au moyen du pas sage 151. La chambre 149 est fermée par un organe d'arrêt réglable ou bouchon 152 présentant un pas sage 153 le traversant et une tige 154 s'étendant à travers ce passage 153 avec frottement gras et avec jeu à travers le passage d'équilibrage 17a.
La tige 154 est munie entre ses extrémités d'un élargisse ment en forme de lame 155 qui doit constituer le marteau et qui est agencée de telle manière que lors du déplacement de la tige 154 elle vient en prise avec l'extrémité inférieure de l'organe de soupape 17 pour le soulever de son siège. La même tige 154 traverse un assemblage de soupape similaire disposé en face de celui qui est représenté.
Dans ces formes d'exécution représentées aux fig. 8 et 10, où un passage d'équilibrage traverse l'élément de soupape 17, l'extrémité du marteau destiné à venir en prise avec l'élément de soupape . est façonnée de telle manière que lorsqu'il vient en prise avec l'organe de soupape le passage d'équili brage n'est pas fermé.
Les parties d'enveloppe 1 et 2 (fig. 1) ou 118 et 119 (fig. 5) peuvent être, si on le désire, isolées élec triquement l'une de l'autre, de sorte que le contact entre les extrémités du marteau et de l'organe de soupape associé peut être détecté en reliant les par ties d'enveloppe chacune au même pôle d'une source de courant continu et connectant le marteau à l'autre pôle de celle-ci.
Ainsi, lorsque l'assemblage est réglé, un courant électrique circule dans le circuit et peut être utilisé pour fournir une indication de cette condition jus qu'à ce que l'organe de soupape vienne en contact avec le marteau.